Comment réintroduire le débat sur la question du réchauffement climatique ? (2)

March for Science By: Molly Adams - CC BY 2.0

Face à l’unanimisme et à l’intolérance préoccupante en matière d’écologie, essayons de partir de faits et d’observations scientifiques pour tenter de réintroduire le débat.

Par Johan Rivalland.

Après la question générale du climat, tentons d’examiner le lien entre évolution des températures et émissions de CO2, toujours à partir d’éléments épars recueillis au fil de lectures diverses et prenant en référence des études scientifiques. Toujours avec la même démarche : ne nullement prétendre détenir des vérités, mais signaler des éléments factuels provenant de données scientifiques et semblant entrer en contradiction avec les affirmations entendues au quotidien ici ou là avec un certain unanimisme qui ne semble pas accepter a priori la contradiction.

Et en s’appuyant sur des arguments de scientifiques que l’on entend peu, l’habitude étant désormais de prétendre ou de considérer que la communauté scientifique est unanime ou quasi-unanime dans ses postulats relatifs au réchauffement climatique. De quoi interroger le citoyen ordinaire en quête de recherche de repères sur ces questions. Avec à charge, une nouvelle fois, la possibilité pour ceux qui manifestent leur désaccord sur tel ou tel point d’apporter des éléments scientifiques qui seraient en mesure d’avancer le contraire. Une invitation au débat, en somme.

Evolution des températures et émissions de CO2 (2)

– Comme nous le relevions précédemment, l’incertitude sur les données conduit à émettre des hypothèses de variation des températures allant de 1,5 à 4,5 °C sur un siècle, avec pour horizon 2050.

– Le CO2 est considéré scientifiquement comme faisant partie des facteurs ayant un impact sur le réchauffement climatique.

– Selon le physicien François Gervais, en dépit des importantes émissions de CO2, la température n’est pourtant montée que de 0,4°C au cours des trois derniers quarts de siècle.

– En effet, 60 % de la hausse d’1°C depuis un siècle est intervenue entre 1910 et 1945, période durant laquelle les émissions de CO2 étaient 6 à 10 fois inférieures à ce qu’elles sont aujourd’hui.

– Concrètement, le nombre de molécules de CO2 est passé de 3 à 4 parmi 10 000 molécules d’air.

– Cet accroissement a de surcroît permis d’enrichir la planète de 18 millions de kilomètres carrés de végétation supplémentaires en à peine plus de trente ans, soit largement plus que la surface du Sahara, ou l’équivalent de 33 fois la surface de la France métropolitaine.

Johan Norberg relève par exemple qu’en Europe, la zone forestière a augmenté de plus de 0,3 % par an entre 1990 et 2015, et qu’aux États-Unis elle augmente de 0,1 % chaque année. En Chine, ce sont plus de deux millions d’hectares supplémentaires par an, tandis que le taux annuel de déboisement a diminué de 70 % depuis 2005 en Amazonie.

– Le CO2 apparaît ainsi davantage comme un fertilisant que comme un polluant.

– La quantité accrue de gaz carbonique dans l’atmosphère favorise la photosynthèse. De ce fait, les rendements agricoles n’ont en outre jamais été aussi élevés.

– Par ailleurs, la France n’est responsable que de 0,9 % du 0,01 % de CO2 supplémentaire.

-Réduire de 20 % les émissions françaises de CO2 éviterait donc à la planète de se réchauffer de… 0,0004°C.

– Ces dernières années, les seules augmentations constatées en Chine et en Inde ont été 100 fois supérieures aux réductions françaises.

– De fait, comme le révèle l’Indice de Performance Environnementale du Yale Center For Environnemental Law and Policy, les lieux les plus pollués de la planète ne sont pas Londres, New-York ou Paris, mais des villes comme Pékin ou New Dehli et « la richesse apparaît comme un déterminant majeur de la performance environnementale ». Les pays arrivant en queue de classement étant Haïti, le Soudan, le Libéria et la Somalie.

– Le progrès technologique a permis aux usines de réduire sensiblement leurs émissions de gaz, tandis que les voitures sont devenues plus propres.

– Une voiture en mouvement cause aujourd’hui moins de pollution que n’en causait en 1970 une voiture garée, moteur coupé, à cause des vapeurs d’essence.

– En outre, hormis quelques variations ponctuelles, la température globale n’augmente plus depuis une quinzaine ou vingtaine d’années selon le mathématicien Benoît Rittaud.

– Selon lui, on sait désormais qu’aux échelles séculaire et millénaire, l’évolution des températures précède de plusieurs centaines d’années celle du CO2. Il n’y a donc pas de preuve a priori que les émissions industrielles de CO2 mèneraient tout droit à une catastrophe écologique de grande ampleur.

– Les premiers mouvements écologistes, au début des années 1970, promouvaient la crainte d’un refroidissement climatique, attribué aux émissions industrielles, en particulier de sulfates, risquant de conduire à la diminution de la quantité de CO2. Or, celui-ci est non seulement indispensable à la vie, mais est un excellent engrais pour les plantes.

– À la fin des années 1970, devant le constat du mécanisme de désulfuration, le récit s’est inversé, au profit de la thèse du réchauffement, de nouveau attribuée aux émissions industrielles.

– Ce récit a été dramatisé dans le débat public dès cet instant, sans tenir compte des fortes incertitudes inhérentes aux modèles scientifiques de l’époque.

– Le catastrophisme a été de mise et s’est renforcé au début des années 1990 sous l’influence d’hommes médiatiques comme Al Gore.

– La réduction promue de la part du nucléaire (peu coûteux et qui n’émet pas de CO2) entre en contradiction avec les énergies intermittentes, peu fiables et très onéreuses, qui posent d’autres problèmes environnementaux considérables.

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.