Le « capitalisme vert » monétise l’air que nous respirons

Pour sauver la Terre de la fournaise programmée dans laquelle elle serait précipitée « si on ne fait rien », va-t-on devoir taxer l’air que nous respirons ?

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Breath by Kellymarie Stamper (CC BY-NC-ND 2.0)

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Le « capitalisme vert » monétise l’air que nous respirons

Publié le 15 juillet 2019
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Par Jacques Henry.

Dans le monde néolibéral qui a tout monétisé il restait l’air que l’on respire à classer dans la catégorie profitable de la monétisation. Pour arriver à cette extrémité idéologique il aura fallu des années de préparation psychologique pour faire admettre au public qu’il était opportun de monétiser l’air et en particulier l’un de ses composants mineurs, le gaz carbonique.

Le prétexte, soigneusement préparé par les instances onusiennes avec l’aimable collaboration d’une multitude d’organisations non-gouvernementales, collaboration consentie ou imposée, était de sauver la Terre de la fournaise programmée dans laquelle elle serait précipitée si « on ne faisait rien » pour le climat.

S’appuyant sur des bases scientifiques erronées ou inexistantes, les organismes officiels onusiens ont obtenu carte blanche de clubs sectaires comme « les hommes de Davos » ou le groupe de Bilderberg pour pratiquer inlassablement depuis plusieurs décennies un conditionnement de l’ensemble des populations afin qu’elles deviennent consentantes à l’impôt « pour » le climat, ouvrant ainsi la grande porte au profit en faisant payer ces populations afin d’avoir accès à ce qui était jusqu’alors gratuit : l’air que l’on respire.

Ce processus a suivi à la lettre le cheminement idéologique de l’Église catholique décadente de la fin du Moyen-Âge. Il faut aujourd’hui, comme ce fut le cas aux XIVe et XVe siècles, acheter le droit de respirer comme l’Église vendait des indulgences pour avoir le droit au salut de l’âme, au repos éternel et à la résurrection. Ce ne seront plus des morceaux de papier distribués par le Vatican contre de la monnaie sonnante – si possible en or – mais des « crédits carbone », des droits d’émission de carbone, des obligations vertes de toutes sortes, et naturellement des taxes appliquées à tout produit de consommation courante qui provoque un rejet de carbone dans l’atmosphère, c’est-à-dire presque tout ! Toutes les institutions financières se préparent activement à cette véritable révolution car il y a très gros, très très gros à gagner.

Dans la ligne de cette idéologie totalitaire chaque individu sera taxé car lui-même respire et contribue donc aux émissions de CO2 et le capitalisme vert, de Davos à Wall Street, c’est-à-dire des deux côtés de l’Atlantique a déjà songé à instituer ce type de taxe. De plus une campagne malthusienne honteuse prend de l’ampleur car faire des enfants est une source supplémentaire de CO2.

Dans le même ordre d’idées il faudra éliminer tout objet, tout équipement, toute consommation gros producteurs de CO2 et les remplacer par d’autres objets, d’autres équipements et d’autres consommations compatibles avec cette nouvelle religion malgré le fait que cette mutation, appelée ironiquement « croissance verte », produira infiniment plus de CO2 que ce qu’il en est aujourd’hui.

L’enjeu planétaire et mercantile de cette nouvelle idéologie qu’est en réalité le capitalisme vert se heurtera inévitablement à l’attitude de tous les pays qui ont d’autres préoccupations que de réduire leurs émissions de carbone. Tous ces pays, répartis entre l’Amérique du sud et l’Asie en passant par l’Afrique, ne réduiront pas leurs émissions de carbone, ni ne paieront une quelconque taxe, ni ne se hasarderont à Wall Street ou à Londres pour jouer au grand casino des crédits carbone.

Sans la mise en place d’une gouvernance mondiale autoritaire, cette mafia climatique, depuis Al Gore, Davos, les ONGs « philanthropiques » et les élites capitalistes, continuera à se réunir en voyageant dans des jets privés pour profiter de plages de sable fin à l’ombre des cocotiers en peaufinant, au cours de « conférences vertes », la prédation du plus grand nombre pour le profit de la plus restreinte communauté financière.

Enfin, l’autre objectif inavoué de cette idéologie verte est de sauver le capitalisme néo-libéral moribond. L’enthousiasme suscité auprès de centaines de millions de personnes, essentiellement dans les pays développés, pour sauver la planète est le résultat d’une manipulation des opinions par ces puissances financières non pas pour sauver le climat mais pour en profiter, non pas pour sauver la nature et la biodiversité mais pour financiariser ces deux derniers sujets d’intérêt dans l’unique but de réaliser des profits se comptant en centaines de milliers de milliards de dollars, de livres ou d’euros.

Pour illustrer le propos mentionné plus haut, à savoir que de nombreux pays ne se plieront jamais aux injonctions du capitalisme occidental, la Chine, par exemple, doit avant toute chose gérer plus de 1,3 milliard d’habitants et le sauvetage du climat ou de la planète n’est pas sa préoccupation première, et de très loin. Il suffit d’examiner la production d’énergie électrique de ce pays :

Comment peut-on imaginer que la Chine, l’Inde ou encore l’Indonésie mettent en place une taxe carbone ? Et à l’échelle mondiale, paradoxalement, il en est de même :

La seule solution pour « sauver le climat » ou « sauver la biodiversité » en réduisant la production de carbone est simple : provoquer une dépression globale qui réduira la consommation de tous les biens de 50 % et détruira 98 % de la fortune fantôme des élites globalisées qui tentent de monétiser l’air que nous respirons.

Le « Green New Deal » proposé par la représentante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez mettrait en œuvre – uniquement aux USA – la pharaonique somme de 93 000 milliards de dollars pour décarboner l’économie américaine. Si cette somme ne vous parle pas elle représente 600 000 dollars par foyer fiscal américain selon l’Office du Budget du Congrès américain. Alexandria Ocasio-Cortez semble ignorer quelles seront les conséquences d’un tel programme, et pourtant non : elle les connait, et c’est l’objectif poursuivi par tous ces partisans fanatiques du réchauffement du climat d’origine humaine.

Un tel programme va provoquer des dommages irréparables dans les économies des pays occidentaux, et pas seulement aux USA. Le niveau de vie des citoyens de la majorité des pays de l’OCDE va inévitablement diminuer dans des proportions encore difficiles à imaginer. J’ai mentionné ci-dessus une chute de la croissance économique de 50 %, c’est une figure optimiste !

L’urgence – il faut que tout soit mis en place dans les 12 ans qui viennent – rendra très rapidement cette politique totalement hors de contrôle, et à la misère dans laquelle les peuples seront plongés s’ajoutera une dégradation tout aussi irréversible de l’environnement afin de produire massivement les matériaux nécessaires à cette transition énergétique. L’avenir n’est plus « vert » mais très noir…

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  • Un texte qui commence bien mal avec ce conspirationnisme onusien, comme si nos instances autant internationales que nationales étaient si bien organisées et machiavéliques, et si peu suivistes et opportunistes.
    Je n’ai pas de commentaire sur le reste du texte, je ne l’ai pas lu.

    • Nos jugements sont conditionnés par les informations dont nous disposons.
      Pour comprendre un peu mieux ce qui se joue, quelques livres…
      « Cet étrange monsieur Monnet » (Bruno Riondel) qui dépasse largement le cadre de la conqtruction européenne.
      « La super-classe mondiale contre les peuples » (Michel Geoffroy)
      « Les raisons cachées du désordre mondial »(Valérie Bugault)
      D’autres remontent plus loin l’histoire de la matrice idéologique qui a engendré les mouvements totalitaires dont l’écologisme est le dernier avatar. La plupart des organes internationaux servent cette idéologie appelée mondialisme ou encore Nouvel Ordre Mondial.

    • En quoi ces taxes exagérées et abusives sur le CO2 ne seraient-elles pas néolibérales ❓ Elles n’ont rien de libéral.
      L’auteur aurait du utiliser le terme de turbolibéral, ce serait sans-doute passé.
      j’ai aussi buté sur le terme utilisé, mais dans le fond, est-ce si faux ❓
      C’est une accroche, qui ne plait à tout le monde.

    • Une communauté d’intérêts n’a pas besoin de machiavélisme ni de complotisme onusien ou pas, même si l’ONU est effectivement complétement pourrie et corrompue .

      • Une communauté d’intérêts peut se nommer « conjuration » (plutôt sue complot qui suppose un intérêt et des acteurs bien définis).
        Rien de tel pour elle, que de brandir l’accusation de « complotisme » pour se protéger…
        Concernant l’ONU, il convient de distinguer l’Assemblée Générale Nations Unies des multiples agences onusiennes.

    • Je suis d’accord avec vous Cachou. L’inutilité et l’impuissance des instances internationales versus les défis et drames de ce monde sont souvent pointées du doigt, mais ces mêmes instances sont accusées de diriger le monde !! Aucune logique, mais faut bien un épouvantail totalitaire.

  • Euh, j’ai quelques hectares de prairie et de bois qui absorbent du CO2 et produisent de l’oxygène. Chic je vais pouvoir échanger mon O2 contre des certificats et taxer les autres à mon tour!

  • Il faudra des sacrifies sur l’autel de gaia …et ils ne seront pas Indiens Chinois asiatiques africains mais …europeens ,un juste retour des choses apres des annees de colonisations et de conquêtes….

  • Bravo pour cet article qui va au coeur du problème. Cette hystérie sur le climat n’est pas un point de départ, mais le puissant moyen d’une politique prédéterminée.
    « Sans la mise en place d’une gouvernance mondiale autoritaire, cette mafia climatique, depuis Al Gore, Davos, les ONGs « philanthropiques » et les élites capitalistes, continuera à se réunir en voyageant dans des jets privés pour profiter de plages de sable fin à l’ombre des cocotiers en peaufinant, au cours de « conférences vertes », la prédation du plus grand nombre pour le profit de la plus restreinte communauté financière. »
    Oui, mais il faut savoir que la gouvernance mondiale autoritaire reste le but final…

  • Pour l’anecdote, j’ai voulu envoyer un message au site de Novethic (dont le programme communiste a fait l’objet d’un article sur Contrepoints).
    La liste qui permet de sélectionner le thème du message commence par « finance durable » (même pas capitalisme durable)…

  • Alors que les budgets d’États comme les USA et la France sont contraints par des dépenses devenues inévitables et qu’ils sont en déficit systématique, leur gouvernements n’ont plus aucune marge de manœuvre à part de contracter encore plus de dette.
    Taxer l’énergie, le CO2 ou les fossiles devient alors une nouvelle manne, d’autant plus qu’à moins d’une forte décroissance souhaitée que par des farfelus, l’entier de l’économie en dépend. Il n’y a pas besoin de sourd complotisme, la pesée d’intérêts bien compris suffit.

  • Quand l’auteur écrit : « l’autre objectif inavoué de cette idéologie verte est de sauver le capitalisme néo-libéral moribond. L’enthousiasme (…) est le résultat d’une manipulation des opinions par ces puissances financières non pas pour sauver le climat mais pour en profiter, non pas pour sauver la nature et la biodiversité mais pour financiariser ces deux derniers sujets d’intérêt dans l’unique but de réaliser des profits se comptant en centaines de milliers de milliards de dollars (…) »
    j’avoue être un peu perdu. Le green washing existe bien sûr, mais cela ne répond que au Saint Principe de l’offre et de la demande. C’est au consommateur de prendre la responsabilité de dépatouiller les engagements écolos sincères de la manipulation marketing. Et si, comme dit l’auteur, le RCA et la pollution etc, sont des mensonges, là aussi, en tant que bon libéral, la responsabilité/le choix me revient de croire ou pas. (je force le trait hein)

    • C’est au consommateur de prendre la responsabilité de dépatouiller les engagements écolos sincères de la manipulation marketing.
      Oui… encore faut-il que le consommateur soit correctement informé

      • Je suis tout à fait d’accord. C’est pourquoi le Nutriscore me paraît une bonne chose. Et pourquoi il faut obliger les entreprises et sites à communiquer dans un langage clair, accessible et dans la langue de l’utilisateur.

    • Oui, complètement perdu …. Le fond du billet cause pas de baril de lessive « greené » pour ménagère ecoconscientisé ou de marketing. Y cause de vrai GROS sous. Ceux des marchés. Les débilités autour du CO2 sont une opportunité incroyable pour faire du fric. Et le tout avec le soutiens des états !!!! C’est certain, ça va passer crème !

  • Cette fois l’article nous explique qu’il n’y a pas de réchauffement (il faudrait en parler aux viticulteurs du Gard et aux forestiers des Vosges), qu’il s’agit d’un complot capitaliste et libéral, avec l’ONU et les organisations internationales. Vaste programme.
    D’autant que d’autres auteurs éclairés de Contrepoints nous ont expliqué que les écologistes sont en réalité des communistes, alliés à Al Gore et à la REM….

    • Je pense que l’auteur souligne surtout la monétisation du à ce changement climatique. Le but implicite n’est pas de résoudre le problème, mais d’en profiter pour faire de l’argent… Taxer le CO2 en est la preuve ultime (pour peu qu’on nous rajoute ça dans un impôt de naissance car nous dégageons aussi du C02)…

  • Que ces crétins d’escrologistes ne savent pas que les plantes absorbent le CO2, car elles ont besoin du C pour croître, et relâche l’Oxygène qui nous permet de respirer trahit leur ignorance crasse

  • 1) l’auteur est un peu dans le gaz (peu importe lequel…)
    il n’est en effet pas nécessaire de recourir à des théories du complot entre l’onu, Al Gore et la concièrge dans l’escalier.
    L’étatisme est par définition un complot! De Macron au petit Rastignac de province, ils savent tous la chanson qu’ils doivent chanter, sans avoir besoin d’un chef d’orchestre. C’est la peur et l’ambition qui les fait chanter « juste ».
    Depuis toujours un homme qui veut s’emparer d’un fraction plus ou moins grande du monopole de la violence pour l’exercer sur ses semblables -i.e. un politicien- est confronté au même problème: il ne peut pas simplement dire: « je veux du pouvoir » (peu vendeur), il doit inventer une -belle- histoire pour masquer ses ambitions; je vais vous donner de « l’égalité », de la « protection » etc., il y en a à l’infini.
    Avec l’escroquerie climatique, on arrive au paradis de l’étatisme.
    Basée sur une « science » qui ne peut même pas utiliser l’expérence pour confirmer ses conjectures, qui ne pourront donc être vérifiées que dans des millions d’années, et qui doit avoir recours à ces instruments très insuffisants que sont les « modèles », ils peuvent s’assurer des millénaires de totalitarisme sans contrôle possible de la part des électeurs…

    2) En utilisant sans cesse et à contre sens des mots comme « neo-libéral » , « capitalisme mondial », « monétiser » , l’auteur passe à côté de LA solution libérale, qui consiste au contraire à « activer » l’environnement pour le préserver.
    En utilisant des méchanismes juridiques existant, comme la responsabilité sans faute (art. 544 C.C.) et le droit de propriété, on pourrait privatiser les océans, la forêt vierge etc.
    Quand ils entendent cela, nos amis verts attrapent vite mal aux hémoroides…

  • ce texte c’est n’importe quoi une lecture de Frederic Bastiat s’impose de toute urgence. il faudrait que les auteurs avant d’écrire donner leurs définitions du mot libéral ;ça serait plus simple/moi je vois du fascisme vert

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