Parlons climat : (I) Contexte, températures et gaz carbonique

Alors que les COP s'enchaînent, il est grand temps de revenir sur quelques affirmations péremptoires concernant ce fameux réchauffement climatique.
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Réchauffement climatique (Crédits Mikael Miettinen, licence CC-BY 2.0), via Flickr.

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Parlons climat : (I) Contexte, températures et gaz carbonique

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 décembre 2017
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Article écrit en commun par Nathalie MP et h16.

Un peu de contexte

C’était l’euphorie, à Paris, le 12 décembre 2015. L’Humanité venait enfin d’interdire fermement au climat de se réchauffer : les 195 pays présents à la Conférence Climat « COP21 » s’étaient mis d’accord pour limiter le réchauffement climatique anthropique (RCA) « bien en-dessous de 2° C » par rapport à l’ère pré-industrielle.

Afin de faire glisser le suppositoire aussi commodément que discrètement, ils avaient planqué dans les annexes un petit paragraphe prévoyant le déblocage d’une piscine olympique petite enveloppe de 100 milliards de dollars des pays riches (bien évidemment responsables) pour aider les pauvres (bien évidemment irrespvictimes). Et bien sûr, il s’agissait seulement d’un plancher : « Sky is the limit », surtout s’il est pollué.

Pour les transis (de chaud) qui savaient la fin du monde proche, cette conférence de la dernière chance avant l’apocalypse fut un vrai soulagement. Pour les réalistes, ce fut plutôt la consternation de constater l’absence soigneuse de tout objectif chiffré. De là à penser que l’accord glorieusement louangé par François, Barack, Laurent, Nicolas, Ségolène et les autres était finalement plutôt vide et fort peu contraignant, il n’y avait qu’un tout petit pas que les États-Unis ont rapidement franchi cet été en annonçant leur retrait…

… Coup dur : deuxième émetteur de CO₂ au monde après la Chine (15% des émissions contre 29%), ils confirmaient ainsi leur état de Grand Méchant Mondial et risquaient de saboter les beaux efforts des autres. Mais surtout, ils sont, ou plutôt étaient aussi un contributeur financier très appréciable.

Or dans cette lutte sans merci contre le RCA, le nerf de la guerre, c’est bien l’argent.

C’est donc tout judicieusement qu’Emmanuel Macron, notre Président Pepsodent™, a décidé de relever le défi de la défection américaine en conviant 2 000 invités en provenance d’une centaine de pays pour le 12 décembre prochain (deux ans exactement après la COP21) dans le cadre d’un sommet mondial très parisien intitulé « One Planet Summit ».

Au menu : trouver des financements privés et publics (mais surtout publics) pour cette fameuse « action climat », histoire de « Make Our Planet Great Again » – et lâcher au passage 60 millions d’euros de plus d’argent gratuit de la poche des autres pour attirer des scientifiques étrangers ayant un projet en lien avec le changement climatique (ce qui, on le comprend, ne favorisera pas du tout le biais pro-réchauffiste de la science climatique, n’est-ce pas).

Du reste, lors de la COP23 de Bonn (Allemagne) le mois dernier, il avait même appelé les États européens à compenser intégralement le retrait américain pour financer le GIEC, ce Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat qui fait la pluie et le beau temps sur le climat depuis sa création dans la nébuleuse onusienne en 1988.

Vous l’avez compris : ce RCA est devenu un gouffre à dépenses publiques débridées et un prétexte en béton armé pour justifier une intrusion permanente de l’État partout.

Cela a d’ailleurs poussé l’Association des Climato-réalistes à organiser le 7 décembre prochain à Paris sa propre Journée Climat, contre la pensée unique qui prévaut dans les rangs écologistes, médiatiques et gouvernementaux.

Parallèlement, son président Benoît Rittaud, mathématicien maître de conférences à l’université Paris-13 (Sorbonne Paris Cité), a décliné six thèmes liés au débat climatique dans six podcasts intitulés « Une minute pour comprendre » sur Temporium Radio. Le premier, diffusé le 16 octobre dernier, était consacré au « tranquille réchauffement de la terre » :

Il apparaît en effet que la thèse réchauffiste, intensément relayée à l’approche de chaque nouvelle COP et financée à coups de milliards de dollars, de taxe carbone (fraudes incluses) et de « peur exponentielle » savamment entretenue, consiste à prétendre d’une part que la terre s’est « anormalement » réchauffée depuis l’ère industrielle et à constater d’autre part que le taux de CO₂ de l’atmosphère a « considérablement » augmenté.

Conclusion « évidente » : les activités humaines (ultra) capitalistes, (turbo) industrielles et (méga) consommatrices d’énergies fossiles dégagent bien trop de CO₂ qui par effet de serre provoque un réchauffement climatique aux conséquences forcément catastrophiques (ici, insérez une photo d’ours famélique ou de politicien non-réélu pour faire pleurer).

D’où accélération des phénomènes climatiques extrêmes, hausse du niveau des océans, fonte de la banquise, bref, toute une cohorte d’abominations (sur lesquelles nous reviendrons dans un second article) qui justifient forcément des politiques publiques (qui feront l’objet d’un troisième article) afin de cramer un maximum d’argent gratuit en petits fours savoureux lutter contre cette évolution catastrophique.

Mais en fait de conclusion évidente, peut-être est-il nécessaire de revenir un peu sur ces histoires de températures affolées et de CO₂ subitement dodu.

Côté températures

Tout a vraiment commencé en 1998 avec la courbe en crosse de hockey de Michael E. Mann.

Certes certes, le GIEC n’avait pas attendu cette courbe pour se mortifier des effets de l’activité humaine sur le climat puisqu’il était parvenu, dès 1997, à faire signer le protocole de Kyoto à 84 pays qui s’engageaient déjà à réduire leurs émissions de CO₂. Mais le travail de Mann, qui reconstituait les températures moyennes de l’hémisphère nord depuis 1000 ans à partir des anneaux de croissance des arbres, donna vraiment le signal de départ de l’alarmisme climatique en mode turbo. Après le calme plat, voire un léger refroidissement pendant 900 ans, on lisait alors un réchauffement spectaculaire à partir de 1900, pile au moment où les populations riches du Nord ont commencé à s’extraire bêtement de la misère en exploitant charbon, gaz et pétrole. Une courbe qui tombait à pic pour remonter le moral des anti-capitalistes en manque de cause depuis la chute du communisme soviétique (1991).

Mais une courbe qui posait quand même quelques petits problèmes.

Eh oui, le climat est naturellement très variable. Le GIEC lui-même l’admettait volontiers comme en témoigne le graphique ci-contre qui figurait dans son premier rapport de 1990. On y voit un petit âge glaciaire succéder à l’optimum médiéval qui avait permis, par exemple, la culture de la vigne en Angleterre et la conquête du Groenland par les Vikings. Ces deux phénomènes sont documentés dans de nombreuses études historiques, géographiques et économiques de la période, même si le politiquement correct ambiant pousse à les minimiser.

Une controverse sur la courbe de Mann s’ensuit.

Si le Wikipédia en anglais l’admet dans son titre, notons que l’article du wikipedia français reste très discret (voire pudique et très superficiel) sur le sujet. Toujours est-il qu’en 2003, McIntyre et McKitrick publient une « correction » qui fait état des nombreuses manipulations, extrapolations, falsifications et troncations (oui, tout ça) opérées par Mann sur ses données. Ce dernier reconnaît les faits et la revue Nature, qui a publié la courbe en 1998, exige un corrigendum. Mais là encore, McIntyre et McKitrick mettent au jour un traitement statistique qui privilégie le XXème siècle afin de garder à la courbe son allure spectaculaire.

Finalement, la courbe de Mann disparaîtra commodément des rapports du GIEC, tout comme le mot « réchauffement », habilement remplacé par changement climatique.

Du reste, la Terre a de toute façon connu des périodes préhistoriques bien plus chaudes qu’aujourd’hui. Et si l’on s’en tient à notre époque moderne, les températures moyennes ont augmenté de … 0,6°C (oui oui, même pas 1°C) au long du XXème siècle. L’expression de Rittaud, « le tranquille réchauffement de la terre », prend tout son sens. Mieux : depuis 1998, on observe même une pause dans le réchauffement, alors que le taux de CO₂ continue de grimper (tranquillement aussi).

C’est une pierre dans le jardin des réchauffistes qui se sont évertués à démonter cette pause en « réajustant » toutes les données disponibles avant la COP21 histoire de bien relancer le drame et la pression sur les finances publiques.

En réalité, les pics de température enregistrés ces dernières années ont surtout à voir avec le phénomène El Niño, grand perturbateur climatique, qui fut particulièrement puissant en 2015 et 2016.

Tant de parti pris ne pouvait que déboucher sur des projections hautement fantaisistes.

C’est ce qu’on observe sur le graphique ci-dessus quand on prend le temps de comparer les prédictions de température des modèles climatiques numériques, toujours effrayantes (courbe rouge), et les réalisations effectives (points bleus et carrés verts), nettement plus modérées. Tranquillou-bilou, le réchauffement !

Côté CO₂

Tout d’abord, le CO₂ n’est pas un polluant. Vraiment. Sans façon. Si si. On ne le répétera jamais assez tant l’acharnement est grand pour en faire le coupable expiatoire de notre développement.

En réalité, c’est un élément bénéfique indispensable à la vie grâce à la photosynthèse des plantes. Il est même responsable du reverdissement qu’on observe depuis quelques années sur la planète. Qui s’en plaindrait, à part les écologistes qui n’aiment le vert que sur les dollars servant leur agenda collectiviste ?

Quant à son rôle dans l’effet de serre, il est très loin d’en être le seul responsable. Le premier est la vapeur d’eau, représentant au moins 60% dans l’effet de serre total de la planète. En toute logique, nos écolos de combat devraient pétitionner vigoureusement pour qu’on réduise enfin les émissions de vapeur d’eau… Bon courage.

En outre, corrélation n’est pas causalité. Pourtant, les réchauffistes considèrent que plus il y a de CO₂, plus la température moyenne de la planète augmente, en n’accordant qu’un rôle très subalterne au soleil dans cette température (c’est osé, mais c’est à ça qu’on les reconnaît).

Or les scientifiques qui font de la science – eh oui, il y a en a ! – ont émis l’hypothèse extrêmement plausible que l’activité solaire, particulièrement forte depuis 1950, pourrait expliquer le réchauffement qu’on constate aujourd’hui. Quant au CO₂, loin de précéder le réchauffement, il le suivrait : quand il fait froid, les océans absorbent le CO₂ et quand il fait chaud, ils le rejettent. Dans cette hypothèse, les causes naturelles dominent et la relation de cause à effet serait inversée.

Quoi qu’il en soit, on parle d’un taux de gaz carbonique dans l’atmosphère de 0,04% (ou 407 parts par million) aujourd’hui contre 0,032% en 1960. Alors oui, certes, l’augmentation est de 25%, mais 25% d’un tout petit nombre : cela reviendrait à constater l’augmentation de CO₂ dans l’atmosphère d’une salle de théâtre de 1500 places après y avoir laissé brûler une allumette (oui, toute une allumette). Foudroyant, n’est-ce pas…

Et pourtant, cela n’empêchera pas les partisans du RCA de nous annoncer les pires catastrophes à brève échéance si nous n’abandonnons pas séance tenante les énergies fossiles (et le capitalisme aussi, si possible). Leur ton péremptoire tend à faire oublier que la climatologie est une science toute jeune. Née peu après la seconde guerre mondiale, elle ignore encore trop de choses sur le soleil et les nuages. Beaucoup reste à découvrir avant de pouvoir prétendre savoir où va le climat et personne ne saurait dire sérieusement à ce stade que la « science du climat est établie ».

Ceci devrait inciter les tenants du RCA à beaucoup plus de modestie dans les politiques qu’ils comptent nous imposer et dans les montants d’argent public qu’ils comptent cramer.

(À suivre)


Prochains articles de la série « Parlons climat » :
11 décembre 2017 : « Parlons climat : (II) Ouragans, océans et ours polaires »
15 décembre 2017 : « Parlons climat : (III) GIEC, Politiques publiques et conclusions »

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  • bah..à un chercheur auquel on demandait combien de temps il lui faudrait pour « invalider les modèles climatiques » il répondait plusieurs décennies.
    Autrement dit, on a inversé les choses, là où il aurait fallu plusieurs décennies pour accorder une certaine confiance dans un ensemble de modèles on préfère désormais les « croire » jusqu’à preuve du contraire.
    D’ailleurs ce chercheur aurait du dire pour être cohérent puisque la science est établie, il est impossible que les modèles soient contredits par les faits. Non? ou alors il admet implicitement qu’il ne sait pas si les modèles sont valides!

    La question est quelles sont les raisons qui me permettraient de « croire » qu’un « ensemble de modèles » reposant en partie sur des données empiriques possède une capacité prédictive. Une seconde serait de savoir quel sens statistique ou probabiliste possède un ensemble de modèles.
    En attendant quand un type qui vous dit ses modèles montrent que la temperature en 2100 sera comprise entre ça et ça si il fait telle hypothèse d’émission de CO2 (et telles hypothèses quant à l’évolution du taux de CO2 atmosphérique en fonction des émissions ,au passage, absolument incomprise) on ne sait simplement pas quoi en penser… mais ce qu’il dit est absolument vrai…ses modèles montrent ça…

    l’argument de l’accord entre les dits modèles et les données historiques est de peu de valeur puisqu’ils sont en partie empiriques…alors il est certes possible qu’il existe une méthodologie acceptable mais pourrait on nous en donner au moins un début de commencement d’explication?

  • Bonjour

    Et oui le climat est fluctuant.

    L’été 1947 est le deuxième épisode de chaleur en France:
    http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/impacts-du-changement-climatique-sur-les-phenomenes-hydrometeorologiques/changement-climatique-et-canicules

    Quand on lit le rapport du GIEC, il y a un gap entre celui-ci et le traitement alarmiste des médiatico-politiques.

    Le RCA est probable, mais détruire la société moderne ne fera que nous fragiliser, sans influencer la consommation de pétrole.
    A moins de vouloir revenir dans les champs comme en chine maoïste.

  • Ces gens là sont imbus de leur pseudo science. Ils ne se sentent plus.
    Si une allumette a fait reculer les glaciers depuis 1830, on va tous flamber comme des omelettes norvégiennes… C’est trophorrible 🙁

  • Pour les fanatiques des modèles informatiques, il faut rappeler qu’ils ne fournissent les résultats qu’en fonction des données que vous y insérez. Rien d’autre! Il est donc facile de leur faire dire ce que vous voulez. En corrélant hausse du CO2 et température on obtient les 6 ou 8% d’augmentation en 2100.

    • En effet, les modèles informatiques ne prouvent, qu’en l’état actuel des connaissances un réchauffement est possible, mais en aucun cas qu’il soit vrai.
      De plus le paramétrage est calculé pour coller au plus près de la théorie du RC. Le travail complémentaire qui consiste à trouver les paramètres les plus probables selon une répartition statistique n’a jamais été publié.

  • Merci à vous deux pour cet article.

    Le coeur du problème reste, comme vous le dite, l’argent. Certaines personnes (scientifiques, politiciens, industriels, etc.) ont beaucoup à gagner à renforcer cette théorie du changement climatique.

    Après la partie amusante avec ce type de dossier, devenu idéologique et très loin de toute rationalité, c’est le fait que si vous émettez ne serait-ce qu’un doute vous êtes limite insultés ou coupable de servir les lobbys (lesquels d’ailleurs ?).

    Bref, je continue à défendre le fait qu’on ne sait pas grand chose pour l’instant sur le fonctionnement de notre climat et surtout les prédictions de catastrophe écologique ont échoué (multiplication des phénomènes extrêmes par exemple).

  • Editorial sympathique par son ton humoristique. Mais l’usage de l’homme de paille, en présentant le position des « réchauffistes » comme ridicule, décribilise complètement les quelques arguments techniques présentés ensuite.

    • Vous parlez de la « crosse de hockey » de Michael Mann ? Faire l’historique du sujet réchauffement climatique anthropique nécessiterait un article complet remontant au moins aux années 70. Les auteurs ont ici choisi de démarrer à la publication de cette « fameuse » courbe qui est un des éléments majeurs du 3ème rapport du Giec publié en 2001 et qui a été reprise par Al Gore dans son film « Une vérité qui dérange » sorti en 2006 sur les écrans du monde entier. C’est bien à ce moment que le climat est devenu un sujet politique et médiatique majeur.

    • Pas du tout. C’est vous qui n’êtes pas crédible en niant les faits. La température n’a augmenté que de 0,6% depuis 1850. Il est tout à fait normal qu’elle remonte après la chute du Petit âge glaciaire. Suite à l’hiver, elle remonte tous les ans au printemps. Mais la raison et le bon sens ne sont pas des qualités contemporaines, l’outrance et l’hystérie attisées par les media gangrènent les esprits.

  • La fixation sur le CO2 est très curieuse. Il n’y a pas besoin de modèles complexes pour remarquer que l’atmosphère contient plus de 100 fois les émissions actuelles (750 vs 6 Gt de C), si l’atmosphère ne pouvait que recevoir sans jamais relarguer le CO2 il faudrait donc un siècle pour doubler la concentration ce qui est effectivement inquiétant présenté ainsi. Mais en fait l’atmosphère se met assez vite en équilibre avec la biosphère qui elle contient 2000 Gt donc nos 6 vont se diluer dans 2750, ce qui fait passer le temps de doublement à 4 siècles. Enfin si l’on fait intervenir l’océan qui contient 39000 Gt on arrive à 6 vs 41750 soit un temps de doublement de 7000 ans ! et je ne parle même pas des stocks dans les roches carbonatées !
    Bien entendu la dilution n’est pas instantanée et il y a donc des gradients entre les différents réservoirs mais justement plus ces gradients s’accroissent plus les échanges s’intensifient. Il y a donc des raisons valables de suspecter une asymptote qui est peut être déjà atteinte.
    Bref il faut être très présomptueux pour accuser le CO2 d’avoir un effet prépondérant sur touts les autres causes de variation climatique.

  • Merci pour votre article revigorant. J’attends les suivants avec grande impatience.

  • Oui, le monde reverdi. Juste que l’on ne mange que rarement les herbes et les feuilles des arbres, mais plutôt des céréales, et la, c’est moins glorieux: les améliorations des semences ne se traduisent plus en augmentation de rendement, sauf aux endroits ou ils étaient en retard.

  • @ JCB
    Vous avez une analyse qui semble convainquante à propos du CO2 mais vous parlez en poids. Je ne peux m’empècher de penser au blog de David LOUAPRE à propos du réchauffement climatique ; il y précise qu’on est passé de 280 à 400 PPM (concentration ) et pour lui, le calcul du forcage radiatif aboutit (arithmétiquement !) 243 W/M2 au lieu de 240, ce qui correspondrait (toujours pour lui ) à 1 degré de plus.
    Enfin, les variations d’ensoleillement seraient négligeables, les cycles de 11 années feraient varier la quantité de chaleur de 0,03 W/M2.
    Je ne suis pas physicien mais un pauvre médecin, je n’ai pas les compétences pour invalider ses raisonnements , je pense qu’il a tord mais construire un argumentaire solide ?
    Mais je peux vous dire le nombre de visites de son blog,on aura du mal à se faire entendre, nous les PASPOLITIQUEMENTSCORRECTS !!

  • @ JCB
    j’ai oublié de préciser que pour lui, David LOUAPRE, qui est par ailleurs quelqu’un de très respectable, la vapeur est en équilibre par rapport aux océans et donc qu’à une température donnée, la quantité de vapeur d’eau est parfaitement stable dans l’atmosphère. Mais en plus, si la température augmente, la quantité de vapeur d’eau augmente, donc rétroaction positive puisque c’est un gaz à effet de serre….
    Donc l’idée selon laquelle il faudrait prendre en compte la vapeur d’eau avant le CO2 ne tiendrait pas !!!!

    • Si la vapeur est en équilibre avec les océans son modèle est forcément très frustre. Je ne rentre pas dans les considérations de modèle, je me contente d’ordre de grandeurs et de la conviction profonde que tout déséquilibre engendre des rétroactions que l’on n’imagine pas toujours. J’ajoute que dans l’atmosphère, les transports radiatifs et conductifs sont de toutes façons très peu efficaces. La convection (les perturbations du front polaire, les nuages convectifs…) domine largement et n’a que faire du CO2.

      • source ?

        • N’importe quel manuel de météorologie.
          Quand à action/rétroaction cela ressemble à un acte de foi mais la science physique a bâti ses succès sur une telle croyance ! Dans un système existant quand même depuis très longtemps, il est très improbable qu’il puisse exister des phénomènes non régulés pouvant amener une divergence irréversible. Si tel était le cas, nous ne serions pas là. La terre a résisté à des fluctuations importantes des climats, de la teneur de l’atmosphère en CO2 et bien d’autres agressions. Pourquoi ne résisterait elle pas à la piqure d’épingle que représentent nos émissions de CO2 ? Tant qu’à chercher ce qui pourrait vraiment faire basculer le système, j’aurais tendance à m’inquiéter plus de l’expansion gigantesque de l’espèce humaine sur la planète !

  • Comme ça fait du bien de vous lire …
    Je sens mes neurones respirer à nouveau asphyxiés qu’ils étaient par le lavage de cerveau intensif auquel nous sommes tous soumis pour bien vous faire comprendre que cette thèse est la seule et unique vérité vraie … concoctée par des milliers génies transcendants à la science infuse autoproclamée surtout à la solde de leurs mandants
    Ceci ne veut pas dire qu’il faille continuer à faire tout et n’importe quoi et que l’humanité n’est pas totalement innocente dans la spoliation des ressources naturelles finies elles, si les idées sont infinies

  • Désolé de vous contredire mais effet de serre du CO2 il y a bien eu. Oui, le CO2 absorbe le rayonnement infrarouge sous certaines longueurs d’onde, c’est un fait scientifique établi. Mais oui aussi cet effet est saturé !
    (Presque) tous les scientifiques sont d’accord pour accepter 3,9 W/m2 d’augmentation pour un doublement de la concentration de CO2 (de 300 à 600 ppm), soit maximum 0,9 °C. Ce n’est donc pas très alarmant.
    Ce qui est beaucoup plus grave ce sont les gaz frigorifiques et industriels qui ont des pouvoirs de réchauffement bien plus importants. Ces gaz sont associés au CO2 par leur PRG (pouvoir de réchauffement global) et leur équivalent carbone (PRG x 0,27).
    Le problème vient de l’amalgame entre le CO2 (très inoffensif) et ces autres gaz très toxiques et dangereux.
    Le jour où tant les réchauffistes (+ les médias et les politiciens) que les sceptiques se mettront d’accord pour pointer les vrais problèmes on pourra apporter les bonnes solutions.

  • Les commentaires de cet article rassurent.,car lorsque on entend les médias ou qu’on regarde les journaux, on a l’impression d’être un fieffé cretin.
    Cela permet à certains privilégiés de s’enrichir sur le dos des autres

  • Ne nous plaignons pas ,tout ce qui est dépensé dans des moulins à vent ne l’est pas dans l’armement, ça c’est bon pour la planète !

  • Les commentaires sont fermés.

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