Diviser les émissions de CO2 par 4, par 6 ou par 8 ? Quel dilemme !

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Diviser les émissions de CO2 par 4, par 6 ou par 8 ? Quel dilemme !

Publié le 18 mars 2019
- A +

Par Rémy Prud’homme.

Le parti au pouvoir est secoué sur une question grave : d’ici 2050 la France doit-elle diviser ses rejets de CO2 par 4, par 6 ou par 8 ? Le diviseur était depuis longtemps fixé à 4, un objectif dont on voit d’ailleurs mal comment il pourrait être atteint. Mais qui ne suffit pas aux lycéens et aux écologistes. L’avenir du climat, et de l’espèce humaine, sont en balance.

Qu’à cela ne tienne, portons-le diviseur à 6 ont dit les modérés du parti. Non, ont protesté quelques extrémistes, et les ONG. Il nous faut 7, ou 8. Pour éclairer ce choix stratégique crucial, et ramener la paix au sein du gouvernement, nous avons cherché à estimer ce qui est en jeu, c’est-à-dire les conséquences sur le climat.

On le fait en s’appuyant sur les données du GIEC, qui n’est pas suspect de minimiser la gravité du problème. Le GIEC nous dit que la température du globe dépend du stock de CO2, et plus précisément qu’un doublement de ce stock causera une augmentation de 1,5 degré centigrade (dans l’immédiat, davantage un siècle plus tard).

Le stock augmente chaque année de la moitié des émissions annuelles de CO2, l’autre moitié étant absorbée par les océans et la végétation. Le stock de CO2 de l’atmosphère est actuellement de 3 200 milliards de tonnes. Les rejets actuels du globe sont de 33 milliards de tonnes, ceux de la France 0,33 milliard de tonnes. Ces quatre chiffres suffisent pour apprécier les enjeux.

Il est facile de calculer que si l’ensemble du globe, y compris la France, continuait d’émettre du CO2 au niveau actuel, le stock de CO2 augmenterait d’ici 2050, et la température du globe avec lui : d’environ 0,2 degré centigrade. La contribution de la France à cette intolérable augmentation de température serait de 0,0026 degré. Mieux vaut s’exprimer en dix-millièmes de degré : 26 dix-millièmes de degré. Si la France réduisait à zéro ses rejets progressivement d’ici à 2050, la température du globe en 2050 en serait diminuée de 13 dix-millièmes de degré.

La division par 4 de nos rejets entraînerait une moindre augmentation de température de 10 dix-millièmes de degré ; une division par 6 de 11 dix-millièmes ; et par une division par 8 de 12 dix-millièmes. L’enjeu du débat sur le diviseur est donc de 1 dix-millièmes de degré. Peut-on, sans se faire trop insulter, suggérer que cela n’est pas considérable ?

Puisque la question passionne, c’est le mot, les lycéens, elle pourrait faire l’objet d’un joli exercice pluridisciplinaire. La professeure de sciences de la Terre aiderait à poser le problème. Le professeur de mathématiques superviserait les calculs. Le professeur d’économie expliquerait (soyons optimistes) pourquoi il n’est pas très utile de calculer des bénéfices en ignorant les coûts. Le/la professeur(e) de français commenterait le chapitre 8 du Quart-Livre de Rabelais qui raconte l’histoire des moutons de Panurge. Et le professeur d’histoire évoquerait les prêtres et les courtisans de Byzance discutant du sexe des anges en 1453, lorsque les troupes ottomanes faisaient le siège de la ville.

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  • claude henry de chasne
    18 mars 2019 at 6 h 19 min

    vu l’impact de la politique verte de la France sur la planete , on ne comprends pas la frénésie des politiques a se jeter la dessus , si ce n’est de dégager des possibilités de taxer en effrayant la population

  • Il manque le professeur de sciences exactes ,a moins que celui ci soit interdit d’enseignement pour heresie et brûlé dans la cour de récré….

  • La Chine qui a un droit de CO2 pollue chaque douzaine de jours autant que la France en un an. Demandons aux écocoliers chintoques de se rendre place Tian’anmen, pour voir !

    • Ne vous inquiétez pas pour les écoliers « chinetoques », ils sont parfaitement conscients des problèmes posés. Parce-qu’ils vivent, eux, dans des villes réellement polluées. Un smog, ça ne se cache pas comme ça, et quand il empeste la fumée de charbon on sait d’où il vient. Je suis passé il y a quelques années par Xi’an en février, on ne voyait pas le haut des immeubles.

  • jacques lemiere
    18 mars 2019 at 7 h 29 min

    Et dire que d’ici peu on aura sans doute des actes de sabotage climatique et des extrémistes politiques…

    en effet si on croit le giec..la seule action possible est de nature planétaire et implique de limiter le développement de la chine de l’inde de l’indonesie etc etc… Pour autant je pennse que justement c’est ce qu i permet aux occientaux bien pensant d’etre si véhéments , ils ont bel et bien conscience que les enjeux ne les concernent pas directement ..aussi il est plus facile de militer pour un petit français pour la conservation des éléphants gorilles ou orang outangs que pour le loup chez nous. car ici tu peux te retrouver face à face avec un berger..

  • article excellentissime ! Je ne comprends pas que des gens intelligents comme Jancovici, qui recommande de tout poser en termes mathématiques continue de clamer que nous courrons à la cata ?

    • Bah , il peut le clamer sinon il ne pourrait que se taire et ca ne met pas de beurre dans les epinards

    • Qui connaîtrait Jancovici s’il ne parlait que de science posée mathématiquement ? Et une telle situation le satisferait-elle ?

    • Il va falloir vous résoudre à poser l’hypothèse que les gens réputés intelligents ne le sont peut-être pas, ou du moins que leur intelligence spécialisée dans un domaine ne les qualifie pas pour s’exprimer valablement dans d’autres domaines.

      • « les gens réputés intelligents ne le sont peut-être pas,  »
        Oh que si, tout au moins en ce qui concerne leurs finances.

    • jacques lemiere
      18 mars 2019 at 18 h 11 min

      bah…ça a déjà été dit…la question est le silence des scientifiques…quoique certains causent et alors c’est pas piqué des vers..

      mais bon c’est toujours planifions une catastrophe économique pour éviter une possible catastrophe climatique…

  • tout ces manifestants sur le climat , ne prennent aucun transport en commun , trains , bus , avions, bateaux , voitures ,ce sont tous des marcheurs , cultive leur legumes , ne mangent pas de viandes etc .etc ..formidable la terre est sauvé !!!

  • Il est facile de calculer que si l’ensemble du globe, y compris la France, continuait d’émettre du CO2 au niveau actuel, le stock de CO2 augmenterait d’ici 2050, et la température du globe avec lui : d’environ 0,2 degré centigrade.
    J’avoue que je ne comprend pas ce passage, juste 0.2° alors qu’il me semble que le GIEC parle de 1.5° pour 2030. Ceci étant il est ridicule pour la France de continuer se désastreuse politique des énergies renouvelables telle qu’elle a été mise en place. Corruption, cout délirants, rentabilité excessive mais surtout inefficace pour éviter le Co2, l’exemple Allemand devrait nous éclairer…

    • « alors qu’il me semble que le GIEC parle de 1.5° pour 2030. »
      Et comment le GIEC arrive à ce résultat? Uniquement par des algorithmes générés par ses propres données, purement spéculatives. Rien de scientifique là dedans.

    • Si je me souviens bien, le giec parle par rapport à l’ère pré industrielle. On a déjà gagné quelques dixièmes. Quant à la date, je doute qu’il s’agisse de 2030, l’horizon habituel est 2100.

    • Le GIEC parle d’une augmentation de température de 1.5 degré pour un doublement du stock de CO2 actuel soit 3200X2=6400 milliard de tonnes… Le monde émettant 33 milliards de tonne par an dont la moitié absorbé par les océans le calcul est simple.

      • Le CO2 n’est pas impliqué dans le réchauffement climatique(question de proportion du dit gaz à effet de serre)(pour le moment nous sommes dans une épaule de la courbe); il serait pour une part une effet du dit réchauffement et non pas une cause . Ce qui rend tout ces calculs encore plus drolatique .

    • Juste pour rappeler que l’unité est le degré « Celsius », et non « centigrade ». A votre décharge, l’auteur emploie ce dernier terme, deux fois.

  • Deja , pour commencer , 99% du co2 est soit dissous dans l’eau soit stocke dans la bio diversite et les mineraux le restant…est absent de l’air sec ou sous forme de trace …c’est pas le co2 lie à la combustion qui changera ca , jamais….on ferait mieux de s’inquieter de l’oxygene !.il en manque certainement pour oxigener le cerveau des ecologiste !

  • Esprit critique
    18 mars 2019 at 9 h 15 min

    Foutaise !
    Il faut interdire le CO2 !
    « Soyons fous », c’est Ringard.
    Soyons Cons !

  • J’aimerais bien que ceux qui défilent nous disent lesquelles de leurs libertés ils sont prêts à perdre pour LA cause ? Interdire l’avion pour les loisirs ? Ne vivre qu’en immeubles serrés, eux et leur descendance ? Fermer les stations de ski ? Ne plus se connecter à Netflix et autres streamings (trèèèès gourmand en énergie) ?
    Quoi, précisément ? Parce que la question est bien là !

    Dans les années 70, les jeunes idéalistes partaient élever des chèvres dans le Larzac. Au moins, ils agissaient en cohérence avec leurs propos. Ça aura duré pour certains, d’autres n’ont pas supporté cette vie là, mais ils ont au moins tenté l’expérience.
    Que sont prêts à accepter les jeunes d’aujourd’hui ?

    • Netfix partipe a la baisse de consommation d ‘energie, quand tu es devant ton poste tu n’es pas dans ta voiture ni au boulot ni aux fourneaux et tu n’es pas entrain de fabriquer de nouveaux consommateurs…conduisant a la surpopulation !

  • Par exemple, tous les végétariens on-ils renoncé à avoir des animaux de compagnie carnivores ? Parce que ces animaux sont inutiles aux écosystèmes (ils vivent souvent en appartement), voire nuisibles (un chat tue environ 7 animaux par jour, notamment les oiseaux).

    • Les chats ne sont pas nuisibles, ils nous protègent contre le retour ultime des dinosaures, camouflés en bestioles emplumées.

  • La fin est excellente! Je vais la piquer…

    • Esprit critique
      18 mars 2019 at 10 h 28 min

      Vous risquez de ne pas vraiment avoir de succès, c’est déjà la réalité dans nos collèges .

  • Contribuables Français soyez assurés d’une chose c’est que c’est à vous que l’État va piquer le fric.
    .

    • Si c’était qu’une question de pognon… Mais on sent bien venir : le rationnement, l’interdiction, la répression, la fin de la démocratie…

  • Article excellent merci!
    Mais je pense que c’est encore trop abstrait pour beaucoup de gens.
    Je pense qu’il faudrait aussi leur traduire ce qu’une division par 4 ou encore par 8 implique dans leur quotidien…
    Histoire de bien mettre en relation les choses.
    Par example, leur expliquer ce qu’une division par 6 impliquerait sur l’utilisation de leur véhicule par example.

  • ajoutons que 13 dix millième de degrés sont inférieurs et largement à la précision de mesures (0,1 degrés soit dix millièmes de °C), ce qui ajoute à l’absurdité du concept

  • Il n’y a rien d’arbitraire dans ces chiffres… L’objectif visé c’est la neutralité carbone. Le facteur 4 ne permettait pas de l’atteindre, voila pourquoi on parle aujourd’hui d’un facteur 8. L’idée c’est de ne plus faire partie du problème.

    Vous proposez quoi ? De faire la leçon au chinois et aux Indiens ? Quand bien même si ramené aux émissions par personne un Français pollue plus ?

    Moi aussi, puisque ma consommation personnelle ne représente qu’une part infime du problème. Je n’vais rien faire en attendant que les autres réagissent. Ce n’est pas un peu hypocrite comme attitude… C’est exactement pour ça que les objectifs ne seront jamais atteints.

    • Vous voulez résoudre un problème qui n’existe pas !
      Le socialisme n’as résolu aucun problème social, l’écologisme ne résoudra aucun problème écologique . Pire comme le socialisme pour le social , il créera des problèmes écologiques .
      Pour le coté fun il a pour programme la pauvreté , le contrôle social, la mort de million de personnes etc .

      • Sans etre un ecolo forcene, Spadice a raison.
        Vous ne pouvez pas demander aux autres de faire ce que vous meme ne faites pas (« faites ce que je dis, pas ce que je fais » cher a nos gouvernants)

        Comment vont reagir les indiens ou chinois si vous leur demandez de reduire leurs emissions si vous meme vous vous en dispensez ?

        Personne n est d accord pour se serrer la ceinture au profit du voisin ou de la Generation suivante (c est d ailleurs pour ca que les COP sont vouees a l echec). Un francais refusera de faire un effort pour un indien ! L electeur francais n a eut aucun scrupule a elire pendant 30 ans des politiciens qui ont sciemment sacrifié les generations futures en les endettant a mort(dernier budget equilibre date des annees 70).
        Vous croyez que cet electeur va accepter de faire pour des indiens ce qu il a refusé de faire pour ses petits enfants ?

        • Je ne vois pas pourquoi les Chinois ou les Indiens écouteraient plus les donneurs de leçons français au prétexte qu’ils vivraient de manière cohérente leur absence de logique.

      • Donc il n’y a pas de réchauffement climatique et la grande majorité des scientifiques se trompent sur le sujet.

        Me voila rassuré ! Ou pas..

    • Ce raisonnement est fallacieux :
      si effectivement une petite économie réalisée par un nombre important individus à son importance… là on parle de pays (394 au total dans le monde)
      les pays qui émettent peu de CO2 auront beau ne plus rien émettre du tout le résultat restera insignifiant.
      Alors dépenser des sommes folles pour un résultat nul n’a rien à voir avec une quelconque déontologie par rapport aux autres pays dans la gestion de l’énergie… Surtout par rapport aux plus gros émetteurs.

      • Donc ne faisons rien tant que les autres ne feront pas d’effort. Pour sûr on est sur la bonne voie.

        • Notre pays étant déjà peu émetteur de CO2, continuons comme cela en montrant l’exemple.
          Même si notre ministre de la transition énergétique décidait un Hara Kiri général sur l’air de la Marseillaise (le 1er avril) pour que la France n’émette plus un gramme de CO2 l’impact sur la température mondiale serait insignifiant…

    • Les US, les canadiens, australiens, les japonais, les chinois, les russes émettent plus de carbone par habitant qu un français.

      Il n’y a que l’Inde en dessous de nous par habitant.

      En chine et au Japon, des logements neufs n’ont pas le double vitrage… Et je ne vous parle pas des magasins sans porte ni vitrine avec l ‘air conditionné à fond. Pourtant le m2 en chine est plus cher qu’en France.

      En admettant qu on interdise aux français de se chauffer ou de voyager, ça ne changera rien. Il faut dire aux autres de s’y mettre et c’est très dur pour eux car l’air conditionné est un facteur de confort dans ces régions.

  • Voic ce que dit la physique (et pas les foutaises des écolos-gauchistes):
    Si vous divisez les émissions de CO2 par 8, il ne se passera rien. Oui, vous avez bien lu, RIEN.
    Et si vous doublez les émisisons de CO2, que de passera-t-il? RIEN non plus.
    L’effet de serre dû au CO2 (oui, il y en bien un) est saturé depuis longtemps, cest à dire que toute variation en plus ou en moins, n’a plus aucun effet sur la température du globe.
    Toutes les c…ries qu’on entend partout ne sont que des…… c…ries.

  • La petite bête
    18 mars 2019 at 17 h 22 min

    Par contre l’impact sur le niveau de vie serait considérable. C’est ce qui est visé d’ailleurs: plus la population sera pauvre, plus elle réclamera d’Etat-providence. Seule question: d’où viendra l’argent?

  • Dommage que la volonté de faire du sarcasme prenne le pas sur la justesse mathématique et scientifique. Je n’ai pas d’avis sur la vérité du réchauffement climatique ni sur ses causes mais puisque vous vous basez sur le rapport 2018 GIEC permettez moi de signaler que vous en faites ce que vous voulez et surtout n’importe quoi. Corrections :
    « la température du globe dépend du stock de CO2, et plus précisément qu’un doublement de ce stock causera une augmentation de 1,5 degré centigrade  »
    – Oui, par rapport à l’année 1900. En 2017 on a déjà émis 2200Gt et on en est déjà à 1°C de réchauffement.
    – Selon les diverses méthodes d’estimation il faudra entre 420 et 770Gt supplémentaires pour atteindre les 1.5°C.
    – Ce « budget » diminue de 42Gt par an (on parle pas pas d’émissions brutes mais bien d’un résultat net).

    Tout est disponible dans le fameux rapport donc une synthèse destinée aux décideurs (et à toute personne souhaitant écrire un article sérieux sur le sujet) est disponible ici : https://www.ipcc.ch/sr15/chapter/summary-for-policy-makers/

    Je vais pas refaire tous les calculs, c’est le job de celui qui écrit l’article. Il est probable que la conclusion de cet article reste la même mais quand on cite des calculs et des chiffres précis pour se donner une crédibilité on révise les bases ou on évite la condescendance. Pas sur que des lycéens en exercice pluridisciplinaire auraient fait moins bien…

    • Le problème est que les élément de calculs sont non fondés . Le co2 n’est pas l’origine du dit réchauffement . Donc calculer sa reduction utile est idiot. Je rappelle que depuis 1998 le dit réchauffement d’après les moyennes des « réchauffistes » est dans une période de stagnation . De plus calculer en termes de moyennes les températures planétaires feraient hurler de rire si l’on appliquait cette méthode à d’autre domaine . le ridicule ne tue
      pas heureusement .

  • 3 observations sur cet article.

    Premièrement, il ne remet pas en cause l’hypothèse du réchauffement climatique, ni de son origine anthropique.

    Secondement, partant de la première observation, il tourne le dos à l’un des principes fondamentaux du libéralisme.
    La responsabilité.
    La responsabilité de ses propres actes est consubstantielle à la liberté.
    Et la responsabilité d’un individu (ou d’un groupe d’individus) n’est pas relative à celle des autres.

    Enfin, le CO2 ne connaissant pas de frontière, est-il imaginable de regarder les problèmes que ses émissions génèrent à la maille des frontière d’un pays (ce qui ne veut pas dire que les efforts doivent être identiques) ?

    • Le réchauffement climatique est multiséculaire avec des pauses des refroidissements… L’origine anthropique est principalement basée sur le co2 comme contributeur très actif à l’effet de serre ce qui est loin d’être fondé . Le co2 en la matière est négligeable, il serait de plus en partie un effet du dit réchauffement et non la cause (voir analyse des courbes précise dans leur temporalité) .
      le co2 est élément crucial de la vie . Pendant ce temp des problèmes de pollutions réels sont négligés.

  • Jean-Pierre CANOT
    19 mars 2019 at 10 h 23 min

    Thom Nichols dans son essai « The death of expertise » déplore que l’ignorance soit désormais une vertu, les profanes contestant de plus en plus l’avis des experts et adressant à ces derniers reproches et conseils.
    On ne saurait reprocher leur ignorance aux collégiens et lycéens qui manifestent, mais il est inadmissible qu’au lieu de commencer par apprendre à lire, à écrire, et à compter, ils entendent venir contester l’avis des experts, encouragés en cela par leurs parents, quand ils en ont, et par bien des adultes tous ignorants définitifs.
    Cette ignorance qui fait que dans bien des domaines les experts et scientifiques ne sont, non seulement pas écoutés, mais de plus en plus contestés, se manifeste surtout par l’inversion causes/conséquences que l’on peut comprendre chez les ignorants notoires, mais difficilement acceptable chez les scientifiques du GIEC qui ne fonctionnent que par « consensus », c’est-à-dire par un accord de consentement du plus grand nombre.
    Ceux que l’on appelle les climato-sceptiques préfèrent la démarche, qui comme le préconise Descartes doit mettre en doute toutes les connaissances qui nous semblent évidentes, pour établir un fondement scientifique inébranlable dont sera déduit tout le reste ce qui évite l’inversion causes/conséquences.
    Ils affirment ainsi en grand nombre que ce n’est pas le CO2 qui est la cause du réchauffement climatique, mais le réchauffement qui est la cause de l’augmentation du CO2.
    Des carottages glaciaires ont abouti à la théorie des cycles de Milankovic, et ont montré l’alternance des périodes glaciaires et interglaciaires, avec une période d’environ 110.000 ans.
    .
    Ces carottages ont aussi montré que ce sont les variations de la concentration de CO2 qui suivent, avec un retard d’environ 800 ans, celles de la température. Et non l’inverse.
    .
    C’est vrai aussi à des échelles de temps plus courtes.
    Humlum, dans un papier publié en 2012, à ainsi montré que les variations de la concentration de CO2 suivaient, avec un retard d’environ 10 mois, celles de la température…
    .
    Le CO2 est donc une conséquence, et non la cause du réchauffement, lequel résulte très majoritairement de la variabilité naturelle du climat.

    • Monsieur, nous avons de la chance de bénéficier, ici, sur Contrepoints, de vos lumières contre l’ignorance d’une partie de la communauté scientifique. Merci !

      Sûrement publiez-vous vos travaux. Pouvez-vous nous en dire un peu plus svp ?

      A toutes fins utiles, je vous livre ci-dessous les réponses apportées par les mystificateurs à votre démonstration.

      Les climatologues savent bien que l’élément déclencheur des déglaciations est la variation de l’ensoleillement engendrée par les variations de l’orbite terrestre (cycles de Milankovich).
      Des recherches récentes permettent de mieux comprendre le scénario complexe de la dernière déglaciation, et notamment de préciser le décalage temporel entre le réchauffement et la hausse du CO2 selon les régions du globe. C’est là un élément fondamental. L’article publié dans Nature le 5 avril 2012 (J.D Shakun et al), montre que contrairement à ce qu’on croyait, le CO2 n’a pas suivi, mais a précédé le réchauffement global lors de la dernière déglaciation. On croyait le contraire parce qu’on n’avait mesuré les températures qu’à travers les seules glaces de l’Antarctique. Or l’équipe menée par Jeremy Shakun a pu reconstituer l’évolution des températures aux différentes latitudes et a montré que le réchauffement dans l’Antarctique avait globalement précédé le réchauffement dans les autres parties du globe, faisant croire à tort que le CO2 venait après le réchauffement global.
      L’élément déclencheur est bien comme on le pensait une modification de l’orbite terrestre. L’article de Nature propose le scénario suivant : la modification de l’orbite terrestre a d’abord provoqué un réchauffement dans les hautes latitudes nord, qui a entrainé une déglaciation partielle de l’Arctique et un apport d’eau douce, ce qui a provoqué de profondes modifications dans les courants océaniques. Cela a entrainé un relargage massif de CO2, qui a enfin entrainé un réchauffement global. En fait les modifications de l’ensoleillement dues à la modification de l’orbite terrestre ne peuvent pas expliquer à elles seules l’ampleur du réchauffement, car l’ensoleillement global est resté stable. Le CO2 a bien joué un rôle moteur important.

      • Je me répète mais le CO2 n’est pour rien dans le récent réchauffement climatique. Il ne s’accumule pas dans l’atmosphère car absorbé par les végétaux et les océans et de toute façon il n’est pas un gaz à effet de serre car ses pics d’absorption des IR sont saturés par ceux de l’eau atmosphérique, seul GES notable à 90% du sacro-saint effet de serre, ce dernier semblant être le seul phénomène apparemment connu du GIEC. Voir mes commentaires dans d’autres articles.

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