Ruffin (FI) : nous allons vous faire préférer le train — de force

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Ruffin (FI) : nous allons vous faire préférer le train — de force

Publié le 6 juin 2019
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Par Nathalie MP.

Interdire certains trajets domestiques en avion : Novethic en a rêvé sur le papier, les députés François Ruffin (France insoumise) et Delphine Batho (Génération écologie) veulent le faire dans la loi, confirmant ainsi avec beaucoup d’obligeance que l’écologie et le climat sont bel et bien devenus le terrain de jeu privilégié de toutes les tentations autoritaires.

L’examen de la Loi d’orientation des mobilités (LOM) à l’Assemblée nationale depuis lundi dernier leur offre une merveilleuse occasion de déposer des amendements en ce sens et faire avancer, si ce n’est dans les textes, du moins dans les esprits, l’impérieuse nécessité de leur gentille petite dictature climatique.

Si vous vous rappelez, Novethic est ce think tank étatique dépendant de la Caisse des Dépôts et Consignations qui se faisait récemment l’écho des mesures qu’il faudrait mettre en œuvre en France pour limiter à 1,5° C la hausse de la température globale depuis l’ère pré-industrielle (voir ci-contre).

Des préconisations à vous donner la chair de poule, qui représentent cependant la mesure concrète du dirigisme ultra-autoritaire que nos activistes les plus divers exigent des États dans tous les domaines de nos vies « pour sauver la planète ».

Il faudrait par exemple interdire dès maintenant la vente de véhicules neufs pour un usage particulier, les constructions neuves devraient être exclusivement de l’habitat collectif avec une surface maximum de 30 m2 par habitant, les vêtements neufs mis sur le marché devraient être limités à 1 kg par personne et par an et les vols hors Europe non justifiés devraient être interdits à partir de 2020.

Sans oublier les vols intérieurs, naturellement :

Suppression des vols intérieurs disposant d’une alternative par la route ou le fer en moins de 4 heures dès 2022.

Le cabinet qui a pondu ce programme reconnaît qu’il est « peu réaliste » mais on se tromperait lourdement en s’imaginant que l’absurde radicalité de toutes ces idées forme le meilleur obstacle à la possibilité de les voir devenir un jour la réalité de nos sociétés en principe libérales.

La preuve par les vols intérieurs : car aussitôt écrit par Novethic, aussitôt récupéré, sur-dramatisé, enjolivé et lancé en débat à l’Assemblée nationale par nos bons apôtres de l’urgence climatique.

C’est ainsi que François Ruffin préconise de supprimer les vols pour lesquels il existe une alternative ferroviaire dont la durée ne dépasse pas de plus de 2 h 30 celle du trajet en avion. Quant à Delphine Batho, son idée est similaire si ce n’est que l’interdiction s’activerait dès lors qu’il existe une liaison par rail en moins de 5 heures – Novethic et son critère de 4 heures, c’est vraiment trop mou !

Eh oui, depuis le temps qu’on nous le répète matin, midi et soir sur tous les tons et dans tous les médias, on devrait le savoir : un danger mortel nous guette si on laisse le CO2 se répandre en liberté dans l’atmosphère. Les enjeux sont si élevés qu’il faut agir sans trembler ni mégoter – ni se livrer à des petits calculs politiciens.

À des journalistes qui lui demandaient si son amendement n’avait pas surtout pour objectif de relancer la France insoumise fort déconfite dans les urnes lors des récentes élections européennes (6,3 %) au moyen de l’argument écologique qui a valu un score enviable et inédit à EELV (13,5 %) – question des plus pertinentes – François Ruffin a répondu dans une sorte de transe mi-hystérique mi-coléreuse (vidéo, 02′ 15″) :

Je vous prie, vous, journalistes, qui devez être la conscience de ce pays, de faire l’effort […] de vous mettre dans cette urgence de se dire : punaise, comment mes enfants, demain, ils vont pouvoir grandir, et grandir avec des hirondelles ! C’est ça, l’enjeu ! (3 juin 2019)

Et tant pis si les libertés sont un peu écornées au passage. Comme le dit Delphine Batho, la première des libertés, c’est d’être vivant, point. Autrement dit, il faut choisir : vivre entravé de toutes parts – nourriture, logement, vêtements, déplacements – mais avec des hirondelles dans le ciel, ou bien mourir.

Nos deux députés jouent cependant sur du velours car les émissions carbone de l’avion et du train sont en effet radicalement différentes : un vol Paris-Nantes émet 63,3 kg de CO2 par passager (DGAC) tandis que le même trajet effectué en train est à moins de 1 kg (SNCF) – si l’on s’en tient au trajet pur sans prendre en compte la construction et l’entretien des infrastructures et des véhicules. Ces chiffres supposent en effet qu’infrastructures et véhicules sont déjà là et que l’arbitrage quotidien d’un voyageur ne peut porter que sur le choix du moyen de transport pour effectuer son déplacement.

L’affaire semble donc pliée. Pourquoi s’effaroucher d’une petite interdiction de rien du tout qui va si évidemment dans le sens de l’Histoire ?

Eh bien, tout d’abord, parce que la mesure du problème s’avère parfaitement anecdotique au niveau mondial, seul niveau vraiment pertinent pour apprécier les efforts de réduction des gaz à effet de serre – si tant est qu’il faille s’en préoccuper à ce point, mais admettons. En ce domaine, l’avion représente 12 % des transports, lesquels représentent 25 % de toutes les émissions de CO2soit une part aviation de… 3 % ! Quant à la France, sa part dans les émissions toutes sources confondues n’atteint même pas… 1 % ! On a vu combats plus appropriés.

Ensuite parce que s’il faut en venir à interdire, c’est sans doute que le choix systématique du train ne va pas forcément de soi dans tous les cas. Il se peut par exemple que celui qui se déplace à Nantes pour son travail ne parte pas du centre de Paris ; il se peut de plus qu’il souhaite faire son déplacement sur une seule journée plutôt que de fusiller une demi-journée supplémentaire de travail ou de loisir pour son trajet de retour.

Il se peut ensuite que la SNCF soit en grève, une occurrence dont on ne peut décidément pas négliger la probabilité, nous sommes en France ! C’était d’ailleurs le cas encore lundi. Il se peut aussi que les retards récurrents sur tout le réseau finissent par lasser les passagers. Cinquante minutes hier pour le Paris-Lille de 19 h 16. Et il se peut en outre que les prix soit nettement plus intéressants en avion, secteur avantageusement concurrentiel.

Il se trouve que M. Ruffin fait partie de ces personnes qui s’opposent à la mise en concurrence de la SNCF pour le transport ferroviaire des passagers qui doit intervenir à partir de 2021 (raison de la grève d’hier). En proposant en plus une interdiction qui pourrait toucher 72 vols intérieurs français, il concourt à renforcer le monopole de la SNCF sur les transports, et donc à éloigner cette dernière de toute incitation à améliorer ses services et ses prix. Ce n’est certainement pas comme cela que le pouvoir d’achat des Français va s’améliorer.

Mais François Ruffin n’est pas à quelques incohérences près. Si le rail français émet si peu de CO2, c’est aussi parce que l’électricité consommée en France est nucléaire à 75 %. Or nos écologistes de combat sont également contre l’énergie nucléaire dont la part dans la production électrique est censée tomber à 50 % en 2035 (l’objectif de 2025 initialement prévu par Ségolène Royal étant intenable sauf à relancer le charbon).

François Ruffin est également contre les licenciements et les délocalisations. C’était le thème de son film documentaire Merci patron ! dans lequel il a lourdement instrumentalisé l’histoire des Klur, ce couple d’ouvriers licenciés d’une usine de confection textile appartenant au groupe LVMH. Une fois qu’il aura obtenu son interdiction, que compte-t-il faire de tous les salariés du secteur du transport aérien, qui vont se retrouver sans emploi ? Delphine Batho a eu une idée vraiment lumineuse : créer une sécurité sociale écologique. Bien vu, des cotisations et des impôts en plus !

On sait de toute façon que l’extrême gauche politique et syndicale, Mélenchon compris, n’a aucun problème à cracher tout son venin sur McDonald’s pour sa malbouffe et ses conditions salariales soi-disant épouvantables tout en exigeant le maintien d’un McDo particulier si cela peut arranger ses délégués syndicaux.

Mais supposons même que toutes les contradictions précédentes n’existent pas. Supposons que la supériorité du rail sur l’avion soit toujours vraie. Les voyageurs seraient-ils tellement incapables de faire leurs propres choix qu’il faudrait les contraindre ? Ou bien l’interdiction est-elle justement là pour empêcher un choix qui pourrait éventuellement se retourner contre la SNCF ?

À une époque celle-ci avait opté pour un slogan publicitaire qui supposait qu’elle allait faire tous les efforts possibles pour que les voyageurs viennent à elle spontanément, en fonction de ses mérites, pour ainsi dire :

À nous de vous faire préférer le train.

Avec Ruffin et Batho, il s’agit encore de nous faire aimer le train, mais de force.

Parce qu’ils ont réduit toute notre existence à une forme de guerre contre le changement climatique, parce que les situations de guerre autorisent les lois martiales et les entorses aux libertés, parce que nous devons nous sentir coupables, parce qu’ils en ont décidé ainsi et parce qu’ils ne supportent pas que leur vision du beau, du bon et du bien ne soit pas intégralement partagée par tout le monde. Ça promet.

Sur le web

Sur la tentation autoritaire qui affleure sous la lutte contre le réchauffement climatique, je vous suggère de lire “Le climat ou le nouvel enjeu de la tentation autoritaire” (14 mars 2019).

Voir les commentaires (57)

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  • En fait l’intérêt de ces études (Novethic, Negawatt, etc.) est de montrer que, en supposant que le réchauffement climatique soit avéré (et chacun a son opinion…), il n’est possible de le limiter que par 2 méthodes : soit une dictature violente compte tenu des changements à effectuer avec son cortège de guerres civiles et autres joyeusetés, soit la croyance un peu mystique dans le « progrès et à l’intelligence humaine qui va surement inventer un truc génial pour nous sortir de là »…

    • Un truc genial pour nous sortir de là ?
      La democratie peut etre apres une bonne guerre anti religieuse pour chasser la secte des pasteques au pouvoir en france.

    • jacques lemiere
      6 juin 2019 at 7 h 25 min

      et ce qui est malgré tout paradoxal est que personne ne semble comprendre que les messages de consommation de planete ou autre PROUVE que les fossiles sont incontournable si on veut maintenir le niveau de vie..

      ou il faut aller voir les gens et leur dire..vous devez consommer deux fois moins..démerdez vous…

    •  » le réchauffement climatique soit avéré (et chacun a son opinion…), »
      C’est ça le drame. Le réchauffement climatique est devenu du domaine de l’opinion, alors qu’il devrait être de celui de la science. Qui diffère de l’opinion car démontrable et reproductive. On en est loin.

    • Salma Hayek - le six
      6 juin 2019 at 13 h 16 min

      Negawatt est quand même franchement plus sympa que Novethic, plusss d’espoir, plusss d’optimisme.
      Quand vous dites « la croyance un peu mystique dans le « progrès et à l’intelligence humaine qui va surement inventer un truc génial pour nous sortir de là » : il faudra le rappeler aux joyeux lurons qui sont persuadés qu’on trouvera toujours du pétrole et autres en inventant les moyens pour le faire.

      • Le côté amusant des choses c’est que les scénarios Negawatt et autres, qui nous expliquent comment un monde tout EnR est possible moyennant des réductions drastiques de mode de vie font AUSSI l’hypothèse de « l’invention de trucs géniaux ».
        C’est pour cette raison qu’il est intéressant de lire les études en détail et non pas uniquement les gros titres.
        En particulier, ils ont bien compris que l’intermittence était un souci, donc que du stockage d’énergie devrait être mis en place. Comme la technologie n’existe pas encore, nulle doute qu’on va la trouver…
        Tous leurs scénarios, qui en plus nécessitent une baisse drastique de la consommation énergétique, reposent sur des innovations encore inconnues…
        Pourquoi pas… mais ça n’a pas plus de valeur que de supposer qu’on va trouver le truc génial pour traiter les déchets nucléaires…

        • Salma Hayek - le six
          7 juin 2019 at 20 h 10 min

          ça tombe bien, j’ai lu l’étude Negawatt depuis un petit temps. Je ne suis pas un fanfaron savez-vous. Tout le monde a foi en l’ingéniosité humaine. Certains pour permettre de mieux (moins) consommer, d’autres pour pouvoir continuer à consommer comme si demain n’existait pas. Y en a un des deux qui va dans le mur, devinez lequel.

      • jacques lemiere
        6 juin 2019 at 18 h 57 min

        et la liberté Economique indique que un negawatt se produira sans qu’on le prévoie… negawatt est avant tout une planification reposant sur la prétention de connaitre le futur…

        • Salma Hayek - le six
          7 juin 2019 at 22 h 31 min

          anticiper, ça vous dit quelque chose ? Les entreprises investissent à l’aveugle ? Les compagnies d’assurance assurent sans anticiper ? Faire des modèles, des suppositions, des projections ? Suivre une tendance, décoder des signaux, prévoir, etc.
          Science exacte ? Non. C’est pour ça que c’est un travail en continu.
          Quand vous faites vos courses et que vous achetez 2 kg de pommes, vous prévoyez d’être encore en vie à la fin de la semaine pour les manger nan ? Vous voyez dans le futur ? Non.

          • « Vous voyez dans le futur ? Non. »
            Vous non plus.
            Sauf que vous, vous voulez engager l’argent des autres pour cela. C’est toute la différence.

  • jacques lemiere
    6 juin 2019 at 7 h 20 min

    et je suis désolé mais je vais répéter SI on dénonce et empêche un gaspillage réel…on ne fait au total dans la très grande généralité aucun geste pour les émissions de CO2 ..on change la consommation.. il faut taper dans la production de richesse globale et les revenus…

    ce qui a un peu d’effet d’empêcher les gaspillages illusoires du genre dépenser deux euros pour économiser 1 euro de tomate..

    Et ce qui énerve les écolos ce qui est moins cher est souvent, TOUS comptes faits, moins émetteur de CO2 dans des pays à niveau technologique similaire..
    tomate locale contre tomate d’Espagne…

  • claude henry de chasne
    6 juin 2019 at 8 h 01 min

    je ne prend jamais le train.
    C’est cher , çà pue , c’est souvent en panne ou en gréve..
    Je prends l’avion souvent , et le les emmerde point barre!
    ces cons vont finir par se faire pendre en place de greve!

    • Le train n’est pas cher lorsqque tu ne veux pas aller a destination comme chez la belle mere 🙂

  • « Grandir avec des hirondelles ! »
    😆 😆 😆

    • C’est tellement plus sympa que de grandir avec des pandas geants…..enfin faut avoir une pelle et un seau ,y a pas plus sale qu’une hirondelle au balcon..voila bien l’animal le moins utile au monde !

      • La petite bête
        6 juin 2019 at 10 h 41 min

        De fait les enfants vont grandir avec une sacrée dette (transition écologique plus de 60 milliards cette année).
        Ça ne semble pas gêner nos Don Quichotte de la politique…

      • claude henry de chasne
        6 juin 2019 at 14 h 38 min

        sauf quand arrivent les moustiques , j’ai plein de nids d’hirondelles
        dans les ecuries

    • c’est le même bobo qui va faire condamner un agriculteur parce que gêné par le mugissement des vaches !

  • Je n’en crois pas mes yeux !!!

  • ce doit être la nostalgie des trains de déportations nazis… ?

  • j’ajoute que le jour où tous ces parasites auront à gagner leur vie, ils auront beaucoup moins de temps pour dire des bêtises, et cela nous fera de sacrées vacances.
    donc la première chose à faire : halte aux subventions !

  • La petite bête
    6 juin 2019 at 10 h 37 min

    S’il existe un « dirigisme ultra-autoritaire que nos activistes les plus divers exigent des États dans tous les domaines »,c’est aussi à cause de l’incompétence, de la lâcheté, voire de la corruption de ceux qui nous dirigent.
    Ils veulent les postes, mais n’être responsables de rien. Au moment de la catastrophe, ils pourront toujours accuser les « activistes » et autres scientifiques de salon.

  • La préférence du train par rapport à l’avion néglige la réalité des déplacements porte à porte, à savoir le trajet initial et le trajet final à parcourir entre les gares ferroviaires et les points de départ et d’arrivée réels.

    En effet, les gares sont généralement en centre-ville mais la plupart des voyageurs ne vont pas au centre des villes dont ils n’ont que faire. Avec les restrictions de circulation imposées justement au nom de l’écologie, rejoindre les gares ferroviaires est désormais un parcours du combattant presque insurmontable. Dès lors, il est le plus souvent préférable de rejoindre un aéroport qui permet d’éviter les contraintes artificiellement imposées aux voyageurs par les politiques ineptes de circulation.

    Le jour où la circulation en centre-ville aura été rétablie comme elle l’était avant l’apparition des politiciens écologistes, permettant de rejoindre les gares dans des conditions humainement supportables qu’on osera qualifier de « normales », alors prendre le train redeviendra une option valable.

    En étant taquin, on pourrait ajouter que l’environnement des gares et les gares elles-mêmes relèvent plus de la cour des Miracles que de l’univers moderne, propre et aseptisé des aéroports. Une histoire de bruits et d’odeurs, probablement. Un seul exemple : la Gare du Nord à Paris qui vous dégoute à jamais de prendre l’Eurostar, sauf si vous appréciez les contrastes violents.

    • C’est sûr il vaut mieux arriver dans un aéroport où on va avoir 1 heure de taxi pour 50 Euros avant d’arriver en Centre Ville

      • claude henry de chasne
        6 juin 2019 at 18 h 51 min

        c’est la raison des prix de parking et de l’absence de transports en communs

      • A 4 c’est moins cher et plus confortable, pratique et agréable, que les transports en communs. Mais surtout, chacun est libre de ses choix.

        • Salma Hayek - le six
          7 juin 2019 at 22 h 33 min

          un km en voiture coût, assurance, entretien, carburant, etc, au total environ 0,40 euro le km selon modèle.

      • Mais qui va encore en centre-ville ? Presque plus personne, mis à part les crétins à trottinette, les politiciens corrompus et leurs complices avec gyrophare qui se croient l’avenir de l’humanité. Faut vous réveiller !

        • Salma Hayek - le six
          7 juin 2019 at 22 h 34 min

          Ce qui explique la congestion quasi permanente de nombreux centre-villes où il n’y a plus personne mis à part les trotinnetistes et autres.
          Vous sauriez faire un commentaire sans insulte ?

          • Actuellement, la congestion des centre-villes s’explique principalement par les politiques de circulation visant à restreindre l’accès des voitures et à leur compliquer la circulation et le stationnement.
            Le plus beau, c’est que ceux à l’origine de cette politique pleurent ensuite sur la raréfaction des commerces en centre-ville et envisagent même de la subventionner. 🙂

            • Salma Hayek - le six
              8 juin 2019 at 13 h 11 min

              Au risque de vous surprendre, rajouter des stationnements dans un espace où chaque m2 vaut de l’or, c’est un tantinet compliqué. Et pour que tout le monde ait facilement une place de parking, il ne faut pas prévoir 100 places pour 100 voitures, mais au moins 110 pour 100 voitures (ben oui, je vais pas chercher 10 minutes la dernière place restante)
              Et, si vous faisiez un peu attention aux désirs des gens au lieu d’uniquement à vos souhaits égoïstes, vous apprendriez que les citadins, les gens habitants et travaillant dans les centre-villes ne veulent plus du tout-voiture. Le but n’est pas de supprimer la voiture, mais de faire en sorte que les différents moyens de transport puissent cohabiter sereinement, de manière sûre, et que tout le monde bouge de manière fluide.
              Allez donc voir à Gand en Belgique si le plus grand piétonnier d’Europe est un souci pour les gens.. Les gens adorent !!! Ça demande une correcte intégration des différents modes de transport, des réflexions collectives entre les différents acteurs (publics et privés), des concertations… Bref, de ne pas s’occuper uniquement de sa petite personne… et de faire des compromis, des concessions, pour que la qualité de vie générale s’améliore.

              • « Au risque de vous surprendre, rajouter des stationnements dans un espace où chaque m2 vaut de l’or, c’est un tantinet compliqué.  »
                Bien sûr.
                Mais la politique de la Ville a consisté en France dans bcp de ville à supprimer des places de stationnement pour empêcher les gens de prendre leurs voiture et les obliger à prendre les transports en commun.

                Quant à Gand, vous choisissez minutieusement vos exemples. Gand est une ville hautement touristique de 250000Hab. Le centre piétonnisé fait 35ha soit un carré d’à peu près 600m. C’est peu et cela a été fait dans le vieux centre historique très touristique. Cela favorise bien sûr le tourisme et les activités de sorties et loisirs. Les gérants de resto et bars sont contents.
                Et pour le reste? Les commerces classiques du centre de Gand ont la chance qu’il n’y ait pas bcp de gros centres commerciaux développés en périphérie. Mais c’est justement en train de changer. Et, comme dans tous les villes qui ont connu cela, avec la piétonisation et les difficultés de desserte que cela entraine, les commerces classiques vont progressivement fermer au grand bénéfice des centres commerciaux périphériques. La population de ces centres piétonniers évolue au bénéfice des célibataires et/ou gens aisés voire très aisés.
                Dire que ces mesures n’ont aucun effet sur la population des centres villes est hypocrite. La population change pour des personnes capables d’assumer le surcout qu’entrainent ces modifications. Mais cela tombe bien, il s’agit en général d’une population qui vote bien « comme il faut » et qui, malgré une façade très « sociale », n’a pas vraiment envie d’avoir des prolos sur son pas de porte. 🙂
                Gand envisage de doubler sa surface piétonnière… L’étape suivante sera de subventionner certains commerces de détail en centre ville pour qu’ils ne s’en aillent pas.
                https://www.rtbf.be/info/dossier/tout-savoir-sur-le-nouveau-pietonnier-bruxellois/detail_pietonnier-a-gand-le-pietonnier-a-donne-un-coup-de-fouet-au-centre-ville?id=9019050

                • Salma Hayek - le six
                  9 juin 2019 at 14 h 39 min

                  Je ne sélectionne pas minutieusement mes exemples, c’est juste que Gand est une ville que j’aime beaucoup et que ce n’est pas très loin de chez moi.
                  Et ce piétonnier, bien que très positif, ne fait l’unanimité (https://www.lalibre.be/debats/opinions/plan-de-mobilite-a-gand-circulez-y-a-rien-a-dire-chronique-59108e61cd70022542b3dda2)
                  Oui, je donne un article qui critique un peu le piétonnier; ça doit vous choquer que je fasse ça nan ?
                  Perso, ça ne me dérange pas de peser le pour et le contre, de discuter des points positifs et négatifs, d’intégrer les différents aspects et parties intéressées afin de créer le meilleur centre-ville pour tout le monde. Ce n’est pas facile et demande de dépasser le simplisme binaire du voiture/pas de voiture que trop de gens de différentes tendances opposent malheureusement.
                  Je note que vous faites des projections dans le futur (l’étape suivante sera de subventionner…); tiens donc vous voyez dans le futur ? Comme dans un autre article.
                  La force de Gand est d’avoir un centre historique préservé. Ça permet des choses.

                  • Je ne vois pas dans le futur, je ne fais que constater ce que ce même mécanisme d’urbanisme a entraîné dans d’autres villes.

                    « La force de Gand est d’avoir un centre historique préservé. Ça permet des choses. »
                    Cela permet de développer le tourisme. C’est une chose défendable. Par contre, le changement de population est évident également mais rarement avoué.
                    Les voitures ne sont pas incompatibles avec la préservation d’un centre-ville historique. Malheureusement, avec nos politiques c’est souvent on/off avec rarement de milieu.

  • Je lui laisse volontier ma place dans un train, car lui doit avoir du temps et pour ma part j’ai une montre…

  • Le socialisme contemporains étant très parasitaire. On peut parier qu’Ils ne les tuerons pas, ils les taxerons.

  • Le transport aérien n’est pas cher parce qu’il est massivement subventionné. Et je ne parle même pas de l’absence de taxes sur le kérosène (subvention cachée)… Pas très libéral tout ça.

    Peut-être commencer par une taxation mieux répartie ? Tant pis pour les weeks-end des bobos à Budapest…

    • L’absence de taxe sur le kérosène est mondiale. Donc de là à parler de subvention cachée, vous allez un peu loin.

    • Qualifier de subvention l’absence de taxe sur un produit dénote un degré élevé dans l’art socialoïde du moquage de face, façon industriel, voire une satisfaction malsaine à l’idée d’être réduit à l’état d’esclave. Pas très libéral tout ça.

      • Ah moins que vous soyez anarcho-capitaliste, tous les systèmes ont des taxes. La question est de savoir si la taxe sera minimale. Dans un système collectiviste comme le nôtre, pas de taxe d’un côté signifie une surtaxe de l’autre. C’est ce pourquoi les Gilets Jaunes des débuts ont manifesté. Bref, bon week end à Budapest, c’est nous qui paye !

        • Depuis le temps que je souhaite visiter Budapest ! Merci de me le rappeler, ce sera ma prochaine destination. Charmante virée en voiture, surtout sur les autoroutes allemandes à 170 km/h de moyenne. Un peu plus du tiers du trajet fait en trois heures environ de pur plaisir automobile. Miam ! Au retour, on l’impression d’être à l’arrêt à 130 sur les autoroutes françaises. Sinon, on est frappé par le contraste entre la richesse de la campagne allemande et la pauvreté évidente de la campagne française. C’en est presque caricatural. C’est là qu’on prend conscience de la gravité du pillage du pays par ses élites dévoyées.

          Sinon, ce n’est pas parce qu’il y a des taxes partout (même sur les taxes) que ce serait normal. D’ailleurs, ce n’est pas tant l’existence des taxes que leur taux qui est anormalement élevé. Une TVA à 20% sur l’essence est bien suffisante, au lieu des 200% de taxes actuellement imposées (deux tiers du prix TTC). Il ne faut pas se tromper de débat.

    • Tandis que le transport ferroviaire est cher ET largement subventionné..

    • claude henry de chasne
      6 juin 2019 at 18 h 53 min

      et le train il n’est pas subventionné? non mais je reve

    • jacques lemiere
      6 juin 2019 at 19 h 00 min

      une remarque ..un train public peut circuler à vide..un avion privé…c’est plus rare…

    • Vous pouvez donner le détail des subventions en faveur de l’aérien, siouplé ?

  • Peut-être le temps de couper la France en 2 est-il venu et de laisser les cocos créer leur Allemagne de l’Est, leur Core du Nord ?

  • Ecrire que la FI se saisit de l’ argument écologique après sa déconfiture aux européennes est assez malhonnête. Il suffit de se pencher sur le programme de Méluche en 2017 pour s’ en convaincre. Ils n’ ont pas attendu le score de EELV pour aborder le sujet, notamment du point de vue agricole.
    Ceci dit Ruffin se trompe. Avec l’ expansion du trafic aérien, qui n’ est sans doute qu’ un détail de tout ce qui est inutilement en expansion, les hirondelles seront bientôt visibles toutes l’ année en France.

  • Mais qui sont ces gens la pour nous parler de la sorte,des maoïstes qui s’ignorent,qui veulent nous rééduquer
    Je leur demande leur palmarès de train. J’ai pris le transsibérien dans son intégralité. Le transcanadien, j’ai traversé les USA en train….mais aussi en avion
    Servez-vous de la diligence et qu’on n’en parle plus

  • Je fais remarquer qu’en France il y a de très nombreux aéroports quasiment inutiles, tenus à bout de bras par les élus locaux à force d’argent du contribuable. En fait de 47 aéroports, il n’y en a que 6 qui sont substantiellement utilisés. Cela entrainera t il la fermeture de ces aéroports? Ou seront ils maintenus pour garantir « un maillage équitable du territoire »?

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Frédéric Mas.

Mélenchon défenseur des libertés ? Samedi 30 janvier, Jean-Luc Mélenchon a déclaré sur le plateau de l’émission de Laurent Ruquier « On est en direct » qu’il souhaitait organiser une « fête de la liberté ». Le leader de la France insoumise estime que celle-ci lui permettrait de protester contre les lois « liberticides » portées par Emmanuel Macron.

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— Parti socialiste (@partisocialiste) August 9, 2020

Le « rendez-vous de la gauche d’après », tel est le mot d’ordre ambitieux du Parti socialiste réuni à Blois en université d’été depuis hier et... Poursuivre la lecture

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