Sortir du grand débat, enfin !

Les personnages clefs de la société sont désormais le maire et l’entrepreneur.

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Sortir du grand débat, enfin !

Publié le 27 avril 2019
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Par Xavier Fontanet.

Le Grand débat, c’était très bien… Il a permis à beaucoup de Français de se rencontrer et de vider leur sac, mais il faut déboucher sur de bonnes décisions, et la méthodologie adoptée n’est pas exempte de risques quant aux solutions proposées. Ce sont surtout les difficultés rencontrées par les citoyens qui ont été exprimées, sachant que soulager les effets sans s’attaquer aux causes peut aboutir à des mesures qui augmentent les problèmes.

Un exemple : pour atténuer les douleurs du chômage, on décide d’augmenter les indemnités ; le chômage continuera à s’étendre parce que les charges supplémentaires feront perdre de la compétitivité aux entreprises et parce que les incitations à la reprise du travail auront été réduites. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut moins d’impôt, et que moins d’impôt signifie moins de dépenses publiques.

Très bien, mais soyons clairs avec les mots : la dépense publique, c’est pour 60 % des dépenses sociales. Le moyen évident pour la diminuer est de partir plus tard à la retraite et de réduire la durée des indemnités chômage, puisque partout où cela a été fait ce dernier a diminué, comme en Grande-Bretagne et en Allemagne. Quant au domaine régalien, il est essoré depuis vingt ans à l’exemple de l’armée ; son rôle éminent est reconnu par les Français, en particulier celui de la police en cette période de violences urbaines.

La leçon que l’État doit en revanche retirer du Grand débat, c’est d’arrêter d’épuiser l’ensemble du corps social sous l’avalanche de ses normes. Il doit aussi lutter contre la déshumanisation que facilite l’application aveugle d’une loi allant trop dans le détail. En fait, le seul endroit où les dépenses ont augmenté, c’est dans les régions avec leurs coûteux millefeuilles.

Les trois domaines où faire les efforts sont donc tout désignés ! Le fond des choses est notre conception de l’État-providence et le colbertisme sur lesquels il faut impérativement revenir. L’État doit désormais se concentrer sur le domaine régalien, à savoir assurer aux citoyens un cadre permettant de tous nous épanouir dans le respect des autres. Les personnages clefs de la société sont désormais le maire et l’entrepreneur. En guise de devise, on pourrait proposer : « À chacun un métier et un clocher ! »

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  • 70% des entreprises françaises « travaillent » avec de l’argent public..
    soit par un systeme de subventions , soit avec des contrats passés avec l’etat et ou les collectivités locales..et en pratiquant honteusement le chantage a l’emploi.
    Les Maires dependent désormais de Bercy car ils ne peuvent plus lever l’impôt.
    Dans ces conditions l’assèchement prévisible des ponctions fiscales a terme , soit par la hausse des taux soit par les mouvements de révolte, vont créer des faillites en chaines..
    Les seuls « entrepreneurs » représentatifs sont ceux qui travaillent
    et gagnent sur les marchés internationaux , les autres sont de fait fonctionnarisés..
    Le « systeme » a la française ne survivra pas aux réalités mondiales.

    • On pourrait penser à supprimer les subventions aux entreprises en même temps que les impôts les étouffant. Cela permettrait de respirer et de redynamiser l’économie.
      Après on pourrait se baser sur le code du travail danois: tellement simple qu’il pourrait tenir sur un petit fascicule pour touriste.
      Enfin donner le salaire complet et la liberté de cotiser (ou non) pour le chômage, la santé et la retraite.

      Après, laisser faire le marché. Les entreprises qui ne vivent qu’au crochet du contribuable seront soit transformées, soit balayées (bon débarras).

      Pour les communes, on peut aussi repenser leur rôles et les modes de financement. La taxe d’habitation me semblait intéressante. Pour les rôles municipaux, on peut imaginer interdire les subventions aux associations lucratives sans but ainsi que d’être en déficit.
      Si le chèque scolaire est mis en place, ça sera une chose en moins laissée à la mairie.

      Bref, il y a pas mal de choses à faire. Mais cela n’empêche pas d’imaginer des possibles réalistes.
      Le Danemark, Hong Kong, Le Royaume-Uni ont tous traversé des périodes économiques désastreuses mais s’en sont sortis.
      En expliquant clairement le projet aux français, ils pourront plus facilement se l’approprier et l’accepter.

      • hélas quand ceux qui profitent du systeme sont plus nombreux que ceux qui le financent , la démocratie devient un piège

        • Seulement si ceux qui votent pensent qu’il n’y a pas d’autre moyen que les aides publiques pour vivre, ce qui n’est pas du tout le cas.
          Il faut donc une sacrée pédagogie pour faire comprendre aux français qu’ils vont de toute façon passer par la case « sueur et larmes » avant de reprendre leur vie en main.

          • Il ne serait pourtant pas difficile de leur faire comprendre que le choix est entre un passage par la case « sueur et larmes » et un enterrement dans la case « sang et larmes » au bout du chemin sans sueur. Un candidat qui en ferait sa devise électorale serait très difficile à contrer : allez-donc montrer que la sueur est inutile et que tout va s’arranger tout seul !

    • A partir du moment où la dépense publique dépasse les 50% du PIB, tout Français, particulier ou entreprise, « travaille » ou plus exactement agit avec de l’argent public. Donc commençons par ramener la part du public à moins de 50% du PIB, et les entreprises s’adapteront toutes seules.

    • Un peu caricatural et simpliste amha, surtout pour les entrepreneurs fonctionnarisés qui ne travaillent pas sur les marchés internationaux. Il existe une multitude de PME qui travaillent principalement en France et qui ne sont pas « encore » fonctionnarisées

    • Quand 75 % des entreprises n’emploient aucun salarié, le chantage à l’emploi paraît difficile.

  • à chacun son métier , les vaches seront bien gardées…..macron aurait dut rester banquier , il a voulu être le président , les vaches se sont révoltées ……

  • « Quant au domaine régalien, il est essoré depuis vingt ans à l’exemple de l’armée ».
    Pas du tout d’accord ! Si cela est vrai pour la police, la justice et l’armée c’est faux pour toute la haute fonction publique, pour Bercy, pour les élus et politiciens de toutes sortes etc. qui se considèrent tous comme appartenant au régalien. Il faut prendre garde à aller à la facilité en ne se focalisant que sur les régions et le social… Et il va sans dire que nos gouvernants et la haute fonction publique se précipitent sur cette approche pour conserver leurs prébendes… Les baisses de dépenses publiques sont à chercher et à trouver partout aussi bien dans le régalien, que dans les régions ou le social.

  • un certain nombre de contradictions
    Macron voulait rendre plus compétitives les entreprises françaises.;A chaque fois qu’il supprimera une défiscalisation automatiquement il augmentera la fiscalité de la dite entreprise et donc sa non compétitivité…c’est à dire destructions d’emplois , dépôts de bilans indemnisation chômeurs supplémentaires:Dire que l’outre mer restera exempt des suppressions de défiscalisations revient à reconnaitre que faute de subventionner directement l’outre mer ( tout est subventionne et protégé au profit de quelques uns ) des contribuables aisés métropolitains ne payeront pas l’impôt que la loi Française leur impose.Que peut on en conclure? que les autre paieront t à leurs places, que le système fiscal français est boiteux qu’il est trop lourd et qu’il faudrait le baisser, mais c’est impossible car nous sommes déjà dans le rouge budgétaire. quand de sursoit la rationalisation de l’espace géographique vient de s’arrêter au nom de la demande des gilets jaunes sans que la moindre esquisse d’une réorganisation administrative ne soit proposée avec la seule information vous aurez plus de SP de proximité,et que de surcroit un comité théodule est charge de dépenser du vert,on se dit que le naufrage est définitif.L’absence de courage politique de dire désolé ce sera 65 ans ,il n’ y a plus de 35 et pas d’heures plus chères entre 35 et 39H enfin le silence absolu sur les aides à apporter aux nombreux commerçants qui vont faire faillite ( et par milliers dans l’indifférence généralisée) ce silence est assourdissant on attendait Napoléon on aura Chirac
    )

    • Euh… Napoléon grand libéral ? Vraiment ?

      • non mais c’est lui qui a organise la France en départements parce que c’était la distance que l’on pouvait parcourir à cheval dans la journée ;on aurait pu penser que Macron Jupiter aurait pris conscience qu’aujourd’hui le distances et surtout le net permettent de réorganiser la France administrative sans départements…

  • vu à quel point le maire et l’entrepreneur sont corsettés par l’Etat et les administrations, ils n’ont aucune marge de manoeuvre.

    le grand débat a juste été de la fumée : qu’il ait eu lieu ou pas n’a rien changé et ne changera rien.

    Si l’Etat est la grande fiction à travers laquelle chacun essaie de vivre aux dépends des autres, nos politiciens sont ceux qui y réussissent le mieux : ils ne vont donc rien changer au système jusqu’à sa destruction. C’est ainsi que fonctionnent les parasites.

  • Les commentaires sont fermés.

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