Un grand débat ? Quel grand débat ?

Et si on introduisait un peu de rationalité dans le « Grand débat national » ?

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Un grand débat ? Quel grand débat ?

Publié le 1 février 2019
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Par Bruno Sentenac.

Si j’organisais un grand débat, qu’est-ce que je dirais en introduction ?

Peut-être bien que je dirais ceci :

D’abord, nous sommes là pour un débat, un échange d’arguments rationnels, pas un défouloir ou une séance de psychothérapie de groupe.

Pardonnez-moi d’être un peu brut de pomme, mais on est là pour proposer, discuter, et pour finalement faire remonter vers l’Olympe des idées sur ce qu’il faudrait mettre en œuvre dans notre pays pour que ça aille mieux pour le plus grand nombre de Français. On n’est pas là pour raconter sa vie, ses difficultés personnelles.

Ensuite, on est là pour parler de politique.

Or, la politique, c’est plusieurs choses :

  • D’abord, la politique, ça s’inscrit dans la réalité – c’est de Gaulle qui disait qu’il n’y a pas de bonne politique en dehors des réalités. Donc, on ne va pas raisonner sur la base d’une réalité imaginée, fantasmée, en partant de ce que devraient, dans l’idéal, être l’Homme, la France, le Monde… Et n’oublions jamais que la recherche d’une société idéale a toujours conduit à instaurer l’enfer sur Terre. Acceptons l’imperfection !
  • Ensuite, la politique, c’est définir les priorités, car on ne peut pas tout faire. Il faut faire des choix, qui donnent satisfaction à certains et qui mécontentent les autres, d’autant qu’on ne peut pas faire des choses incompatibles, contradictoires. Et contrairement à ce que certains croient trop souvent, on ne peut pas toujours trouver une solution de compromis. Entre ceux qui sont pour la peine de mort et ceux qui sont contre la peine de mort, il n’y a pas de solution médiane qu’on arriverait à dégager au terme d’un « débat citoyen ». On ne peut pas couper la moitié de la tête des condamnés à mort ou en exécuter seulement un sur deux…
  • Enfin, la politique, c’est envisager les effets pervers des décisions qu’on est tenté de prendre, car il n’y a rien de plus frustrant que des décisions politiques prises pour améliorer la situation et qui en fait aboutissent à l’aggraver.

Comment améliorer la situation

Car nous sommes là aujourd’hui pour quoi ? Parce que la situation de notre pays n’est pas bonne. Si la situation était idéale, nous ne passerions pas une partie de notre dimanche à nous réunir et à discuter, vous êtes d’accord ? Nous débattons aujourd’hui sur la meilleure façon d’améliorer la situation de notre pays, nous sommes là pour envisager des solutions « pour que ça aille mieux ». Et j’ai bien dit « pour que ça aille mieux ». Car pardonnez-moi, mais personnellement, les mesures qui sont censées améliorer la situation des plus pauvres, mais qui, à l’usage, se révèlent catastrophiques et aboutissent à l’inverse, ça me gêne.

Je vais donner deux exemples : d’abord l’augmentation du smic. Je suis le premier à comprendre qu’on ne vit pas bien, et même qu’on ne vit pas du tout avec un smic. Moi, le smic, si je pouvais, je le mettrais tout de suite à 1 800 ou 2 000 euros nets. Mais qu’est-ce que ça donnerait ? Si c’est pour que les entreprises ne recrutent plus de salariés peu qualifiés, voire qu’elles les licencient, qu’est-ce que ces personnes là auront gagné ? Elles ont actuellement un petit smic, elles auront demain pas de smic du tout.

Quel serait le progrès pour ces personnes ? Car jusqu’à preuve du contraire, on ne peut pas forcer une entreprise, un patron, à recruter. Il ne le fait que si il y voit un avantage, c’est-à-dire si ce que le salarié lui apporte compense ce qu’il lui coûte. Et si le salarié lui coûte trop cher par rapport à ce qu’il apporte à l’entreprise, hé bien, le chef d’entreprise ne le recrute pas, ou il le licencie. Et personne n’est sanctionné, en France, parce qu’il ne recrute pas.

La fixation sur l’ISF

L’autre exemple, plus compliqué, c’est celui de l’ISF, sur lequel les Gilets jaunes et bien d’autres font une fixation. « Rendez-nous l’ISF ! », entendons-nous.

Mais c’est tellement facile !

Moi, les riches, d’abord, je n’en suis pas (malheureusement…), et pourtant, je suis contre le rétablissement de l’ISF !

Pourquoi ? Parce qu’un milliardaire m’invite tous les étés sur son yacht et que si on le lui prenait  je ne saurais plus où passer mes vacances ? Non, bien sûr.

Si je suis contre le rétablissement de l’ISF, c’est parce que je crois intimement que la réforme de l’ISF a été une bonne chose pour l’économie française, pour son image, pour attirer des investisseurs étrangers, pour créer des emplois, et que le rétablir porterait un coup à cette même économie française, donc serait à moyen et long terme néfaste aux plus pauvres, aux chômeurs.

Et encore une fois, si je raisonne comme ça, c’est parce que je me préoccupe uniquement des pauvres, et que je me fiche des riches !

Donc, soyons raisonnables et réalistes dans nos propositions. C’est ainsi que nous sommes des citoyens responsables, pas en proposant tout et n’importe quoi !

Non, parce que, moi aussi, je peux me faire plaisir en proposant des trucs du genre : « Faut pas que les footballeurs gagnent plus de 4 000 euros par mois, parce que JE considère qu’un gars qui se contente de courir après un ballon ne devrait pas gagner plus de 4 000 euros – ce qui est déjà très bien, c’est plus de 3 fois le smic ! Et d’abord, un footballeur, c’est un sportif, qui ne devrait jouer que pour la beauté du sport, pas pour gagner un pognon dingue. Et s’il est Français, il doit défendre les couleurs de la France sans être motivé par l’argent, par simple patriotisme, pour rendre à la France ce qu’elle lui a donné en termes de formation », et patati et patata, je pourrais continuer longtemps dans cette veine moralo-idéaliste…

Plumer les riches ?

Et là, même ceux qui ne comprennent rien à l’économie et qui veulent plumer les riches verraient tout de suite qu’avec ma proposition, il n’y aurait plus de grande équipe de foot en France. À peine les joueurs commenceraient-ils  à être un peu doués, qu’ils ficheraient le camp à l’étranger, et la France ne gagnerait plus aucune coupe, ni d’Europe, ni du Monde, ni de l’Univers intergalactique.

Mais ce que je dis là pour les footballeurs, pourquoi vous ne vous le dites pas pour les entrepreneurs ?

Un entrepreneur, — quelqu’un qui place de l’argent dans une entreprise, et ce peut être aussi bien un entrepreneur individuel qu’un fonds de pension investissant dans une multinationale — peut tout perdre. Nous connaissons tous des personnes qui ont mis toutes leurs économies dans une petite entreprise, un restaurant, par exemple, et qui se sont cassé la gueule, qui y ont laissé leur chemise. Et ces personnes là, on ne leur rembourse pas ce qu’elles ont perdu, c’est définitif.

Donc, à l’inverse, il ne faut pas commencer à leur dire : « Oui, mais si vous réussissez très bien, si vous vous mettez à gagner beaucoup d’argent, on va vous le prendre. En tout cas, vous ne deviendrez jamais très riches. Vous ne serez jamais millionnaires, oubliez ça ! »

Ceux qui achètent un ticket de loto le font, non pas pour gagner 1 000 euros, mais 10 millions d’euros, c’est ça qui les fait rêver et qui explique qu’ils font cette dépense. Si on leur dit : « Le gain maximum, maintenant, c’est 1 000 euros, et c’est très bien, de gagner 1 000 euros, il y a des tas de gens qui aimeraient gagner 1 000 euros, non ? », ils se diraient : « S’il faut que je joue 10 euros chaque semaine pendant des années pour gagner au maximum 1 000 euros, j’arrête. Ça ne vaut pas le coup. Je dépenserais plus que je ne pourrais jamais gagner. Je ne joue plus. Je préfère garder mon argent. »

Si vous êtes d’accord avec ces préalables, place au débat !

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  • L’Europe est malade des ses différences de revenu et fiscalité.. en HONGRIE le salaire a l’usine Audi après négociation est de 236 euros .. Impossible de vivre en France avec ça !!! Pas difficile de comprendre les benefices avec Audi ..En france RENAULT .PEUGEOT ..L’optimisation fiscale à
    de l’Avenir !! on depouille Paul pour habiller Jacques , comment voulez vous que l’Europe
    soit acceptée !!! et je ne parle pas d’autres pays …

    • en HONGRIE le salaire a l’usine Audi après négociation est de 236 euros .. Impossible de vivre en France avec ça

      Si le salarié Hongrois vit bien avec ça en Hongrie, où est le problème?

    • L’Europe est malade des ses différences de revenu et fiscalité

      Plutôt : L’Europe est malade des ses polytocards. Le reste en est la conséquence 😉

    • D’où sortez vous ce chiffre car je lis ailleurs que le salaire minimum en Hongrie est de 411.52 € en 2017. J’avoue avoir un peu de mal à croire ce chiffre de 236 €, surtout chez Audi. Audi aurait plutôt intérêt à garder ses salariés qu’ils ont formé: ce n’est pas en les sous payant qu’ils les garderont, d’autant plus que la Hongrie est plutôt en pénurie de main d’oeuvre.

  • Est-ce que le sujet des vaccinations obligatoires et de la liberté médicale est tabou même pour les « libéraux »?

    • Vous allez nous foutre la paix avec votre vaccination! Vous êtes un danger pour les autres! Les libéraux respectent les autres, donc leur vie!

      • @ Virgile
        Comment peut-on être libéral et refuser le débat sur la vaccination ? S’il y a bien un lobby qui a fait beaucoup de tort c’est bien celui de l’industrie pharmaceutique qui ne fonctionne que sur le mode de la CONNIVENCE. Le plus bel exemple est l’histoire du BCG que la France a été le dernier pays à abandonner.
        Quand on veut bien se pencher sur le taux de molécules qui n’ont aucun effet iatrogène et à l’inverse sur celle qui sont impliquées dans la propagation d’autres maladies, il y a de quoi perdre confiance. Toute autre industrie qui aurait de tels taux de non-qualité serait rayée de la carte. Mais la connivence, cela paie!
        Quand on voit le faible taux de déclaration de prise d’intérêts chez les scientifiques français impliqués dans la santé, on a de quoi douter et s’insurger à juste titre.
        Quand on voit la proportion de médecins chez nos parlementaires on comprend à quel point cette corporation, qui bénéficie d’un privilège institutionnel avec un ordre des médecins qui garantit leur rente, est sur-représentée.
        Non Virgile, accepter de se vacciner et de faire vacciner ses enfants ce n’est pas être un danger pour les autres, ça c’est de la propagande. Accepter la vaccination sans discuter c’est accepter de se faire injecter des produits chimiques pour lesquels les protocoles de tests préalables sont bien en deça des AMM pour médicaments eux-mêmes déjà bien légers (même pas de tests de perturbation endocrinenne obligatoires).
        C’est faire confiance à des professionnels qui n’ont aucune certitude de ce qu’ils font car l’immunologie est un domaine biologique éminament complexe dont la science n’a pas fini de découvrir les interactions entre les différentes molécules.
        C’est prendre le risque d’être victime d’un abus de confiance indirect commis par le labo pharmaceutique vis à vis du médecin, puis par celui-ci vis à vis de son patient.
        Le monopole de la santé imposé par l’ordre des médecins est intimement lié à celui de la sécurité sociale.
        De tous les lanceurs d’alerte qui s’insurgent contre ces abus et dénoncent les molécules et les labos qui les ont développés, combien ont perdu un procès en diffamation ?
        Cela devrait donner à réfléchir les gens qui se disent liéraux.

        • On est plus à une contradiction près sur ce site…
          Entre ceux qui défendent les sociétés d’autoroute qui bénéficient d’un monopole de fait et donc d’une rente de situation, soi-disant parce qu’il s’agit de sociétés privées (mais qui bénéficient d’argent public à la pelle) ; les lois iniques de réglementation des manifestations en amont ou « état d’urgence » ou autres appliquées à géométrie très variable ; ou la connivence entre politiques et industrie pharmaceutique sur la base encore une fois d’un monopole de fait (sécu), on est servis…
          Mais les « vrais » libéraux sont eux, n’est-ce pas…
          Pour à la fin se faire expliquer qu’il ne faut surtout pas s’investir en politique et laisser les malfrats occuper le terrain. Quand ils n’attendent que ça. Y’a des cours de logique qui se sont perdus, c’est sûr.

  • « Je me préoccupe seulement des pauvres et je me fiche des riches »

    J’ai beaucoup de mal avec cette phrase… Et si on se mettait plutôt à défendre les individus, sans distinction de richesse ?

  • 1) « on est là pour proposer, discuter, et pour finalement faire remonter vers l’Olympe des idées sur ce qu’il faudrait mettre en œuvre dans notre pays » : tout à fait d’accord avec vous, il faudrait que le chef de l’Olympe, Jupiter, reste là où il est, n’interfère en aucune manière dans nos discussions et attende que nous lui fassions « remonter nes idées pour que la France aille mieux ». Bien évidemment, Jupiter a le droit et peut toujours s’informer régulièrement du déroulement de nos discussions, mais il doit rester sur son petit nuage pendant tout le temps que ces discussions ont lieu.
    2) « je crois intimement que la réforme de l’ISF a été une bonne chose pour l’économie française, pour son image, pour attirer des investisseurs étrangers, pour créer des emplois … » : encore d’accord avec vous. Je vous ferais remarquer, toutefois, qu’une fois l’ISF a été supprimé par Jupiter et en dépit du « pognon de dingue » (qui n’est ni de l’argent de l’Etat, ni de l’argent public, mais bel et bien l’argent du public) qui est distribué par dizaines et dizaines de milliards d’euro aux entreprises, justement pour créer de l’emploi, le compte n’y est pas. Et le nombre d’entreprise qui viennent ou reviennent s’installer en France se compte à peine sur les doigts d’une seule main. Le chômage reste à un niveau indécemment élevé. L’on prétend qu’il aurait baissé de dernier trimestre de 2018, mais d’une part il n’a baissé que trop peu, d’autre part j’y vois l’effet pervers de le formulation via internet des demandes d’emploi auprès de Pôle Emploi : nombre de chômeurs n’ont pas internet et quand ils l’ont ils ne savent pas l’utiliser correctement !
    3) « il ne faut pas commencer à leur dire : « Oui, mais si vous réussissez très bien, si vous vous mettez à gagner beaucoup d’argent, on va vous le prendre. En tout cas, vous ne deviendrez jamais très riches. Vous ne serez jamais millionnaires, oubliez ça ! » » : encore d’accord avec vous, mais que devrions-nous dire à ces Français qui se lèvent tôt pour aller travailler, qui font de longs trajets pour cela, qui voient leurs dépenses contraintes augmenter pratiquement chaque jour, qui ne perçoivent qu’un salaire « de misère », à qui il ne reste plus rien en fin de mois et même avant, et qui n’ont aucune perspective de développement pour lui même, pour sa famille et, en particulier, pour ses enfants ? Hein ? Que pouvons-nous lui dire ? Que pouvons-nous lui proposer ?

    • Comme vous le dites pour le point 3, l’essentiel est de pouvoir dire à ceux qui se lèvent tôt pour avoir du mal à finir le mois qu’il y a une voie, un escalier, qui leur permettra demain de vivre mieux, d’avoir un travail plus gratifiant et plus commode, et pour que leurs efforts ne soient pas confisqués pour surnager, mais utilisés pour les élever au niveau de ceux qu’ils jalousent aujourd’hui avec de bonnes chances de succès.

      • Il y a longtemps que les Français concernés attendent non seulement qu’on leur dise cela, mais qu’on leur démontre aussi que tout a été fait pour qu’ils en bénéficient. Vous avez l’impression, vous, que cela a été fait et bien fait ?

        • Non, l’Education Nationale se charge soigneusement de grever un handicap culturel aux défavorisés, en évitant de leur enseigner le bagage indispensable pour s’élever au dessus de la condition de leurs parents !

          • Qui sont les « défavorisés » selon vous ? En quoi le « bagage » culturel va-t-il les aider ?

            • Voyons, vous préférez embaucher quelqu’un qui sait se faire comprendre, ou quelqu’un qui n’arrive pas à enchaîner trois mots ? Quelqu’un qui comprend le monde dans lequel il vit, ou quelqu’un à qui vous devez donner les instructions les plus basiques, même pour faire une livraison ? Quelqu’un qui comprend et respecte la société dans laquelle il vit, ou quelqu’un qui n’a que son propre intérêt en tête et peut vous laisser tomber n’importe quand ?
              En quoi un bagage culturel peut-il aider, bon sang ? En quoi ???

              • On est encore au temps de Germinal ? A l’ecole on n’apprend pas à enchaîner 3 mots ? Les parents ne savent pas qu’il faut avoir un dictionnaire à la maison ? Voyons vous confondez prolétaires et attardés mentaux. A ce niveau-là, ce n’est plus l’education nationale qu’il faut incriminer.

                • Je ne sais pas dans quel monde vous vivez… Sortez un peu, rencontrez des jeunes. Normaux, pas attardés. Essayez de porter une discussion avec eux. Sur un autre sujet que des jeux vidéo. Vous risquez d’avoir des surprises.

                  • C’est le monde dans lequel vous, vous vivez, qui m’inquiète. Je comprends mieux certaines de vos positions. Les jeunes que je connais (copains de mes enfants, enfants de mes amis, apprentis au boulot, jeunes d’une association) sont normaux, passionnés de jeux vidéo ou non, il y a de tout, comme chez les grands. Peut-être un peu trop non nonchalants, peut-être à vouloir que les choses se fassent sans trop d’efforts ? Mais une chose est sûre : l’exemple des parents et leur implication est primordiale… et puis il y a les jeunes habitués à se faire plaindre, n’habitant pas à la bonne adresse, n’ayant jamais assez d’aides pour faire quoi que ce soit etc. soutenus par tous ceux qui leur mette ces idées-la en tête.
                    Comment sont les jeunes par chez vous ?

                    • Ils savent tout (c’est ce qu’ils croient), mais pour l’expliquer, c’est pas tout à fait ça. Ils n’acceptent pas vraiment la contradiction, c’est à dire que les faits concrets donnés comme arguments ont du mal à passer [Exemple très récent : j’ai eu l’occasion de dire à un jeune actif qu’à l’hôpital on embauche, mais du personnel administratif, pas soignant. Réaction : c’est pas possible, d’où je tiens ça, limite qu’il m’a pas dit que je mentais; eh oui, je connais bien pas mal de gens qui travaillent dans le secteur, mais ça vaut rien… Je m’attends à ce déni de la part d’une personne plus âgée, mais un jeune je le suppose plus ouvert, plus curieux.]
                      J’ai eu aussi l’occasion de voir l’évolution des CV et autres lettres de motivation, sans parler de la communication professionnelle. Je suis aujourd’hui capable de deviner l’âge de mon interlocuteur après deux-trois échanges de mail 😉
                      Ne me comprenez pas mal, la plupart sont gentils et bien élevés, je ne parle pas des racailles là. Mais pas des pointures non plus, les jeunes lambda, quoi, style bac+2 par exemple. Quand vous croisez un qui sait s’exprimer comme il faut (surtout à l’écrit), vous avez la perle rare…
                      Si on va vers la racaille, là il vaut mieux se tenir à distance, c’est la cata’ assurée, ils vous sautent à la gorge pour un oui ou pour un non, ils ne sont même pas capables de comprendre une phrase un peu construite, ils sont dans les rapports de force tout le temps et n’ont que le mot « respect » à la bouche (pour le demander seulement, bien sûr). Vous savez ce que c’est, pour un « Français », de ne pas avoir le niveau B1 (càd la moyenne, niveau 3 sur 6) en test de français ? Eh bien, la plupart ne l’ont pas…
                      Je suis désolé, je généralise et j’aime pas ça, il y a des exceptions partout, mais c’est l’image globale.

                    • Bonjour Durru
                      Je ne peux pas répondre à votre commentaire, alors je le fais là. Et c’est pour vous dire que j’aurais écrit exactement la même chose si j’avais développé. Ce côté sûrs d’eux, alors qu’ils n’ont encore rien vécu de sérieux, le niveau de français en chute libre alors qu’il est connu que mieux on exprime son ressenti mieux on éloigne la colère, sans même parler de la facilitation du recrutement, et l’extrême décalage au sein de la racaille entre ce qu’ils attendent des autres et ce qu’ils sont prêts à « donner ».
                      Dans mon poste, je vois passer beaucoup de cv et effectivement, l’expression fait parfois peur. Comme vous dites, on peut déterminer l’age De la personne à la manière dont elle s’exprime. Je mettrai la frontière à la 40aine, les 35 ans peut-être pour les meilleurs. En-dessous… D’ailleurs lorsque j’ai été recrutée, alors qu’il s’agissait d’un poste d’assistante commerciale au départ, mon patron m’a dit avoir éliminé 1 candidature sur 2 à cause de l’expression écrite de la personne… ça fait peur.
                      Moi non plus je n’aime pas les généralités, car comme tout le monde je connais des exceptions. Et c’est bien pour ça que je lutte souvent (toujours ?) contre le fatalisme. Chaque jeune séparément, s’il ouvre les yeux, peut faire quelque chose de bien, chacun selon ses compétences. Nos meilleurs amis ne sont « que » CAP restauration mais à la quarantaine ils ont racheté un magasin traiteur qui fait les marchés et ils y gagnent très bientôt leurs vies à 2. Un autre, sans bac, a commencé dans le bâtiment et a tourné agent immobilier. Il se fait aujourd’hui des ce-que-je-n’ai-pas en or (j’adore cette expression).
                      Tout ça pour dire que, selon moi, peu importe le niveau scolaire, il faut faire avec ce que l’on sait faire et si on est bosseur, ça finit par payer.
                      Autre exemple ma nièce 30 ans cette année, quitte l’ecole avant le bac, fait les marches, la serveuse. Elle a passé un bac pro il y a 2-3 ans grâce à pôle emploi. Aujourd’hui elle est en 2e année d’école d’infirmière et fait des extras pour avoir des sous, elle travaille beaucoup pour réussir, et c’est une fierté pour elle (et pour nous ?)
                      Ce sont souvent tous ces exemples que j’ai en tête quand je fustige ceux qui critiquent le système qui les maintiendrait dans leur pauvreté. J’ai envie de leur dire que tout est possible, simplement, c’est sûr que si on est fait pour être maçon ou serveur faut pas avoir l’ambition d’etre millionnaire (ou alors, loto). Mais on peut très bien vivre sans les millions à condition de se donner du mal quand on est jeune.
                      Bon j’ai encore écrit un roman !
                      Mais ça fait plaisir de dire la même chose que vous, Durru ?

                    • Mais du coup, je relis votre commentaire juste avant et je ne comprends pas votre position. Je pense que tous les jeunes que vous connaissez savent se faire comprendre même s’ils n’écrivent pas un français irréprochable, connaissent le fonctionnement de la société. Quand j’ai critiqué le « handicap culturel » je pensais que Virgile parlait de connaissance des peintres ou de la littérature (la culture selon moi) et on peut très bien réussir sa vie sans ça, heureusement. En fait il parlait de handicap sociétal, or celui-là ne vient pas de l’école mais bien des parents ou des règles de la cité et concerne donc les racailles. Mais même dans les cités, la plupart des parents ont conscience de l’importance du travail scolaire ; les racailles sont en général peu nombreux mais hélas très puissants (très armés ?). C’est pourquoi il faut arrêter de toujours jeter l’éducation nationale à la poubelle ou lui mettre tous les ratages sur le dos. Le système n’est pas parfait mais il est… gratuit.

                    • Oui, ben, c’est justement la gratuité qui pose problème, car ça déresponsabilise. Je connais nombre de familles plutôt pauvres qui ont fait l’effort de mettre les gosses dans des écoles privées. L’effort financier n’est pas énorme, mais ça responsabilise un max. Ils n’auraient pas idée de laisser les gosses se débrouiller tout seuls comme cela arrive trop souvent en public.
                      La « culture » c’est bien plus que les peintures ou la littérature. C’est tout un ensemble de connaissances qui permettent à l’individu de pouvoir se faire une opinion par soi-même, de construire un raisonnement, etc. Et je suis désolé, mais l’embrigadement de l’EdNat (depuis les concepteurs des programmes jusqu’au dernier prof, avec des rares exceptions) au marxisme le plus profond a sapé les bases de l’éducation en France. Rappelez vous Peillon qui disait que les enfants n’appartiennent pas à leurs familles (si c’était pas un socialo, on aurait crié au fascisme direct).
                      Tout a été fait pour faire de l’école un lieu de propagande et non pas de savoir, et ceux qui en sont à l’origine sont des criminels. L’esprit critique n’existe plus, ou alors ceux qui en ont encore ont un avantage certain.
                      Oui, certes, chacun trace sa voie, mais la réalité est que le système n’encourage pas du tout les gens à être autonomes et à se prendre en main. Que plus de la moitié des jeunes bacheliers rêvent d’intégrer la fonction publique devrait être un grand sujet d’inquiétude, il n’en est rien…
                      Les familles ont été déresponsabilisées, comme cela a été fait sur plein d’autres sujets : le tiers-payant, la mutuelle obligatoire, les assurances obligatoires, etc, etc.
                      Tant que la responsabilité individuelle ne sera pas remise à sa juste place dans la société, on court à notre perte et rien ne pourra inverser la tendance.

                    • Entièrement d’accord avec vous notamment sur la responsabilité individuelle. Le problème de l’EdNat est en effet l’infiltration des idées gauchistes. Comme dans la justice. Le pire c’est que, pour la plupart, ces personnes sont convaincus de bien faire, ne regardant qu’autour d’elles et pas en grande largeur… Mais l’EdNat revêt 2 natures : celles d’ouvrir l’esprit et tout ce que vous citez et vous avez parfaitement raison. Et celle pour laquelle je la cite : avoir un diplôme qui permet de travailler. Si les gens n’ont pas de travail, ce n’est pas le fait de l’EdNat (d’autant que nombre de métiers ne demandent pas un diplôme mais de la motivation, la preuve avec les « illettrées » de Macron, elles avaient bien un travail) mais bien le fait d’un choix de ces personnes, on en revient à la responsabilité individuelle. Mais je reconnais que certains sont tellement imbibés de déresponsabilisation qu’ils ne peuvent admettre que leur échec ne peut être que de leur fait.
                      La responsabilité individuelle, c’est justement cette notion que je défends envers et contre tout. J’oublie peut-être juste que nombre de personnes ont pu être tellement maternés à l’Etat-Providence qu’ils en ont oublié qu’ils peuvent/doivent être des individus autonomes…

                    • Oui, bien sûr que la responsabilité individuelle est la pierre angulaire.
                      Mais ce que je veux dire c’est que le délitement de cette notion de responsabilité vient d’une volonté du pouvoir à rendre le plus grand nombre de citoyens dépendants.
                      Pourquoi la démocratie ne « marche » pas dans certaines sociétés ? Parce que les « valeurs » des ces sociétés-là ne sont pas compatibles. Et c’est ce qui est en train de se passer, les gens ne comprennent plus ce qui (a) fait la base de cette société.
                      On peut bien sûr s’insurger contre les individus, mais il faut agir contre les causes, pas seulement contre les conséquences.

        • Bien sûr que je n’ai pas la moindre impression que cela ait été fait, mais j’ai aussi l’impression que les Français écoutent un peu trop ceux que ça arrange bien que ce ne soit pas fait. Ceux-là, ceux qui monteraient l’escalier les balanceraient par dessus la rampe vite fait, alors ils s’arrangent pour que personne ne monte, ni même ce qui est pire, n’aie envie de monter.

        • N’est-ce pas à eux de faire ?

      • C’est pourtant ainsi que cela se passe pour les motivés qui se lèvent tôt et se donnent du mal : ils progressent. Mais c’est sûr que pour ceux qui sont restés en bas, admettre qu’ils n’ont pas fait ce qu’il fallait au bon moment est difficile. Il vaut mieux dire que l’ascenseur social ne fonctionne pas. Et bien sûr, cela n’a rien à voir avec les performances scolaires, voyez la situation des métiers manuels. En revanche, que ceux-là paient de plus en plus pour ceux qui ne se sont pas donné le mal de progresser, et pour tous les comités Theodule, et voient donc leur revenus amputés de plus en plus, c’est une réalité.

  • « personne n’est sanctionné, en France, parce qu’il ne recrute pas » : il faut donc augmenter le smic ET obliger toute entreprise qui n’est pas ( encore ) en faillite à recruter. Restons logiques.

  • @ Luxc , c’est le serpent qui se mange la queue !!! plus vous augmenter le SMIC et plus vous produiser plus cher !!! Et ces produits que vous fabriquer , ne sont pas pour vous , votre salaire vous l’interdit …Nous avons un problème de SOCIÉTÉ qui est en fin de course ..Ex: A ) l’on vous donne du pouvoir d’achat …B ) 8 jours Après, intervient les Hausses ..EDF .. NOURITURE , ETC..ETC..
    Notre société est malade de sa fiscalité confiscatoire dans son ensemble direct et indirect .. Quoi faire !!! Il faut voir la réalité ,
    nous nous fracassons contre un mur !!!
    vous pouvez mettre le SMIC à 1800 euros ,
    L’ÉTAT vous confisquera dans la foulée…Tant qu’ils ne feront pas un audit serieux de la depense publique ( 57% ) Imaginé demain 0% de déficit de la dépense publique ???

  • excuse moi Lucx .. le vrai challenge est de supprimer 57 % de déficit et le mettre à 0 %,!!!

    • Euh, c’est de ramener la part trafiquée par l’état de 57% (ahem ahem) à moins de 40%.
      Gros challenge…
      Et de mettre un budget bénéficiaire de 2% afin de rembourser un chouia de la dette de 100% du PIB CocoricoN, on est les champions, on est les champions…

    • Je suis triste : je croyais que l’absurdité grotesque de ma proposition sauterait aux yeux

  • 230 ans après l’abolition des privilèges, n’est-il pas nécessaire de faire une mise à jour ?

    Suppression de tous les privilèges réservés aux chefs de l’Etat en « retraite »
    Suppression des voitures de fonctions
    Suppression des gardes du corps payés par l’Etat
    Suppression de tous logements de fonctions
    Suppression des frais de réceptions hors affaires étrangères (limitées)
    Suppression des régimes de retraites fonctions publiques, élus, intermittents…
    Suppression de tous avantages hors salaires pour les élus
    Suppression de tous avantages liés à une décoration civile
    Suppression de l’utilisation des forces de l’ordre pour ouvrir la route (sauf cas vital)
    Suppression de toutes aides de l’Etat pour les particuliers & entreprises (chômage & retraites sont considérés à juste titre comme des assurances ayant fait l’objet de cotisations)
    Suppression de TOUTES les niches fiscales
    Suppression des taux d’imposition différenciés en fonction des revenus

    La liste des privilèges est longue, très longue….

    Peut être que par la suite on pourra passer à l’application de l’article 1er de la DDHC 1789 afin que tous les français soient égaux en droits et uniquement en droits au sens DDHC.

    • Vous m’avez piqué mon programme !

    • @Dror45-G. Très bien. Il y a bien autres choses à supprimer :
      – l’accueil des migrants + tous les « avantages » qui leurs sont attribués AUTOMATIQUEMENT, alors que ces mêmes avantages sont soit refusés aux nationaux, soit leur sont accordés sous-conditions et avec parcimonie. M. Macron a écrit à peu près ceci aux Français : après que la France a satisfait à ses obligations en matière de droit d’asile, quel quota fixer pour l’accueil des migrants ? LA FRANCE N’A AUCUNE OBLIGATION ENVERS PERSONNE EN MATIERE DE DROIT D’ASILE. QUI A VOTE UN TEXTE DANS CE SENS? QUAND ET COMMENT. De plus, elle n’a aucune obligation en matière d’accueil des migrants qui forcent nos frontières. Pourquoi les appartements ont des portes d’accès que l’occupant prend soin de fermer à clé ? Pourquoi la villa d’un propriétaire est non seulement des portes fermées à clé, de plus sa villa est protégée extérieurement par une clôture ? n’est-ce pas pour empêcher des « intrus » d’y entrer ?
      – le CICE qui est versée aux entreprises pour soi-disant créer des emplois dont on ne voit même pas la couleur,
      – les guerres en Afrique Noire, au Moyen orient et au Proche Orient,
      – les subventions que l’on donnent sans compter aux entreprises du photovoltaïque et de l’éolien,
      – les plus de 600 « comités théodules » qui ont des compétences flous, croisées, « en doublon », etc.,
      – le millefeuille administratif où dépensent à coeur joie et plus qu’inutilement des élus locaux,
      – les fraudes aux retraites et aux aides sociales qui alimentent nombre de famille en Afrique (surtout),
      l’AME qui permet aux étrangers de venir en France se faire soigner gratuitement, alors que des rallonges budgétaires sont refusées aux hôtitaux publics pour leur permettre de recevoir ou de soigner décemment des nationaux malades,
      – la gestion des autoroutes par de sociétés privées qui s’en mettent plein les poches sur le dos des utilisateurs,
      – les frais bancaires excessifs qui étranglent encore plus les plus démunis qui n’ont d’autres « ressources » que d’aller faire e la cavalerie auprès ds banque …
      Vous voyez, il y a de l’argent en France. Il est mal utilisé et mal réparti. C’est à ce « mal » qu’il convient de s’attaquer !
      ….. Nous puvons

    • Ces suppressions de privilèges sont à côté de la plaque. Ca soulage ceux qui n’en bénéficient pas, mais ça ne résout que la question de l’hostilité dans un sens et du mépris condescendant dans l’autre. L’économie, elle, reste dans la panade, et sans économie triomphante, on ne sortira pas de la mouise.
      Vous vous focalisez sur les privilèges, mais un privilège en lui-même n’a rien de condamnable. Ce qui pose problème, c’est qu’un privilège soit accordé à quelqu’un qui ne l’a pas mérité ! Je suis prêt à offrir ma contribution pour une pension indécente, des serviteurs par douzaines, des résidences luxueuses, etc. etc. au politicien qui nous ramènerait à une croissance à 4%, à des prélèvements obligatoires à 35% du PIB, à une dette publique à moins de 50%, à un nombre de lois divisé par 5, etc. Et je le dis haut et fort, parce que sinon, comment voulez-vous que ceux qui en seraient capables se proposent pour le poste ? Si avec vos propositions, vous ne récupérez que de petits malfrats pressés de tricher avec vos règles, à qui faut-il s’en prendre ?

      • Restons logiques, tout de même.
        privilèges [CNTRL] : Droits, avantages matériels ou honorifiques, concédés à certaines personnes en raison de leur naissance, de leurs fonctions, de leur appartenance à certains corps (magistrature, clergé, corporations), ainsi qu’à certaines institutions, certaines villes ou provinces.
        Il n’y a pas de lien entre « privilège » et « mérite ». Lorsque vous offrez des avantages sans contrepartie (des privilèges, quoi) vous n’aurez que des malfrats. Même ceux qui ne l’étaient pas auparavant vont le devenir.
        Il faut absolument réduire le train de vie de l’État, et quel meilleur moyen de commencer que d’abolir les privilèges ? En plus, malgré ce qu’on nous rabâche, les trop nombreuses gouttes par-ci par-là vont bien finir par faire une belle rivière d’économies, ce qui va permettre d’assainir les finances et donner de l’air à l’activité.
        Quant à ceux qui devraient nous « ramener la croissance », je crois qu’il faut simplement des gens qui n’emmerdent pas les Français, pour reprendre une formule bien connue. Limitons les pouvoirs, étalons les sur les échelons qui vont bien, et tout ira bien. Je n’ai pas connaissance de politiques suisses qui ont fait fortune à leurs postes, mais il me semble qu’on peut accepter un niveau économique comme celui de la Suisse…

        • J’utilisais « privilège » dans le sens de Droit, avantage particulier accordé à un individu ou à une collectivité, en dehors de la loi commune. Bien sûr que comme vous dites, si on ne demande aucune contrepartie, on n’a que des malfrats. Mais si abolit tout privilège (dans l’acceptation ci-dessus), on se prive de toute chance d’obtenir quoi que ce soit qui mériterait contrepartie : on ne restaure en rien le lien entre le mérite et sa récompense concrète.
          Il ne suffit malheureusement pas de se débarrasser des nuisibles pour que la richesse s’installe toute seule. C’est une fois la richesse installée qu’il faut veiller à ce que les nuisibles ne reviennent pas, mais la richesse, c’est comme les fleurs dans le jardin, si vous ne faites rien après avoir arraché les mauvaises herbes, les fleurs ne pousseront pas, il viendra juste d’autres mauvaises herbes plus résistantes à l’arrachage…
          Pour installer un pouvoir qui sache rester à sa place, effacé presque partout, il faut des efforts gigantesques. Prenons l’exemple du code du travail. Si on supprime le code du travail français, à combien estimez-vous la tâche pour que le code du travail suisse soit instauré à la place, et non une nouvelle usine à gaz aussi nuisible que la précédente ?

          • La richesse, elle existe (encore). C’est pourquoi tous ces nuisibles s’empressent à se nourrir sur la bête. La question n’est pas de l’installer, mais seulement de la laisser fructifier.
            Pour le code du travail, ce qui sera éventuellement difficile ne sera pas de faire accepter à la population un code à la suisse, mais de passer les fourches caudines de ces nuisibles (politiques, syndicats, fonctionnaires) qui se gavent grâce à la présence d’un code aussi kafkaïen.
            Le problème (et je reconnais qu’il n’est pas facile) est toujours le même : se débarrasser des nuisibles.

      • Je viens de répondre un peu pareil en deux lignes ! Les privilèges sont de l’ordre de la nature humaine, il est vain de vouloir les supprimer, a contrario un programme libéral doit être pragmatique pour être réalisable, et pas utopique à vouloir aller contre la nature…

      • Le problème c’est que quand on dépense sans compter pour soi-même avec l’argent des autres on perd le sens de la valeur des choses. Et donc on dépense beaucoup sur tout et la dépense publique explose.

    • J’ajouterais bien: application de la même justice à tous

    • Ces privilèges ne sont pas réservés aux gouvernants ,tout cela existe dans les grandes entreprises !

    • Il est quand même étonnant que 200 ans après la nuit du 5 août la France est de nouveau une caste de privilégiés, qui vit sur le dos des travailleurs!

    • Noooooon, pas les petits fours…..

    • programme vain… Il n’y a pas de société sans privilèges, c’est dans la nature humaine.
      A quoi bon un programme libéral qui ne serait pas pragmatique et ainsi réalisable ?

  • Ce ne sont que les causeries moralistes de Macronette et son barbu d’Edouard Quatre-vingt.

  • Il fut un temps où les entrepreneurs, sous les contraintes fiscales, délocalisaient leur production, leur siège et même toute leur famille à l’étranger.
    Aujourd’hui de plus en plus les jeunes qui ont des envies créatives ne tentent même plus leur chance en France, partent les mains vides et la tête pleine d’idées , sans même commencer à concrétiser le moindre projet, persuadés qu’ils sont que le succès est ailleurs…

    CPEF

    • Quand on apprend que 3 millions de jeunes n’ont pas de travail il est normal pour eux de partir à l’étranger. C’est ainsi que les USA se sont peuplés, avec les pauvres de l’Europe!

  • « c’est parce que je crois intimement que la réforme de l’ISF a été une bonne chose pour l’économie française »
    C’est bien tout le problème. Pour sauver la suppression de l’ISF, il va falloir autre chose qu’une croyance…

    • D’autant que cette réforme exonère les hyper-riches et continue de tabasser les très riches.
      Au fait, pourquoi l’exonération des oeuvres d’art est maintenue? Rien que cela let par terre l’arguentation de Macron…

      • Finalement, ce que disent les Gj, c’est que les lois et toute notre organisation sociale sont faites par les hyper-riches et pour eux-mêmes.
        Ce n’est pas tout à fait juste, mais une oligarchie s’est accaparée tous les pouvoirs et se sert.
        Le livre « les cinq-mille » détaille très bien ce qu’est cette oligarchie.

      • Vous aussi, vous voulez taper sur ceux qui ont réussi ? Pourquoi voulez-vous imposer les oeuvres d’art ? En quoi croyez-vous que ça améliorerait la situation ? Ou est-ce du comportemental, la volonté de décourager les penchants artistiques et l’enrichissement comme on fait pour l’addiction au tabac, mais juste un peu, de manière à préserver la ressource fiscale…

        • Mouais, en tout cas, cela souligne les contradictions de l’impôt français…
          Tondre l’entrepreneur, exonérer les polytocards genre Fafa…

        • Non je ne veux pas imposer les oeuvres d’art. Je dis que si elles sont exonérées, il faut se demander pourquoi.
          Je ne dénonce pas ceux qui ont réussi, mais je dénonce ceux qui, parce qu’ils ont réussi, abusent d’une position dominante économiquement pour capter le pouvoir politique.

          • Rendez un service, on vous fait une lettre d’introduction associée à une vieille croute achetée aux puces 20 € la certifiant pour x M€ et vous récupérez votre mise quelques années plus tard…

      • Les hyper-riches n’en avaient pas besoin : ils ont assez de moyens pour ne pas payer trop d’impôts.

  • Bien entendu sur le principe, si on fait un débat, il faut le faire avec des arguments. Mais la France n’a pas besoin d’un tel débat argumenté qui ferait remonter de bonnes idées d’en bas, puisqu’ici nous savons tous ce qu’il faudrait faire : moins d’Etat et de verticalité. Evidemment si ça vient d’en bas ce sera plus facile à mettre en oeuvre. Mais ce n’est pas ce qui se produira n’est ce pas ? Car pour l’humain la première réaction avant toute proposition réfléchie est de pouvoir vider son sac.
    Par conséquent laissons ce débat être un défouloir avec ses propositions faciles, de manière à pouvoir ensuite les reprendre avec pédagogie dans un environnement apaisé, puis pour être totalement crédible proposer quelques solutions sérieuses en remplacement avec un droit de regard citoyen.

  • ce qui compte n’est pas le
    montant du salaire mais c’est ce qu’il permet de faire.
    Si un salaire de 300€ en Hongrie permet le même niveau de vie qu’un salaire de 1200€ en France, où est le problème ?

    • C’est souvent le problème quand on nous cite un salaire à l’étranger : qu’on nous indique aussi le montant du loyer ou du panier moyen.

  • Dans ce très bon discours d’introduction au débat, il faudrait aussi rappeler aux participants que plus l’Etat dépense, plus il prend aux gens sous forme d’impôts. Davantage d’Etat, c’est moins de pouvoir d’achat. L »amélioration du pouvoir d’achat passe par un Etat plus modeste.

    • Rappelons que la France, c’est moins de 1% de la population mondiale, 4% du PIB mondial, et… 15% des dépenses sociales mondiales.
      Peut-être faudrait-il commencer par ça…

  • Si on fixe des priorités, n’appelons pas çà un débat, mais une commission…

    Quant à dire qu’il y a par définition des thèmes impossibles à débattre (« parce qu’une tête ne peut être à demi coupée »), c’est un faux argument.

    Qu’un débat doit être utile, c’est une évidence comme par définition un projet doit avoir une date d’échéance, et qu’un processus doit pouvoir sortir d’une impasse.

    Mais, autant qu’un référendum à la française, – avec une réponse par oui/non qui n’accepte pas d’alternative, la fixation des « priorités » par le gouvernement lui-même revient à faire du TINA : Non seulement les experts déterminent le comment mais choisissent également les finalités.

    Il n’y a plus qu’a rajouter une loi sur les fakenews et une autre sur les manifestations pour résoudre ce délicat problème des élections qui pour beaucoup d’experts média, sont beaucoup trop fluctuantes…

    • §3 du questionnaire fiscalité: « ….afin de réduire le déficit de la France qui dépense plus qu’elle ne gagne, que pensez-vous….? »
      Fortiche /fastoche: la réponse est dans la question: dépenser moins et en tous cas pas plus qu’elle ne gagne! CQFD

  • Eh M’sieur ! C’est qui Olympe ?

  • Un débat avec l’autiste poudré qui a décidé de d’imposer son agenda envers et contre tout, nous merci.

  • Je comprends pas les gens. Vous ne voyez donc pas que cette réalité ne prendra jamais en compte nos pleurs ? La République a ses propres intérêts à perpétuer ce savoir faire. Il n’y a rien à espérer d’autre. A moins de détruire le léviathan il n’y aura jamais d’évolution. Faudrait grandir les gars !

  • Le problème est que les Français acceptent depuis des décennies de se faire piquer grosso modo la moitié de leur salaire réel sous des prétextes fallacieux de solidarité et de services publics. Comment font les autres pays qui ont une police, des écoles, des hôpitaux, des transports aussi bons (voire meilleurs) que les nôtres avec moitié moins de pognon ? Un peu de bench marking, que diable !

  • Votre analogie avec les joueurs du Loto est excellente. Et tellement juste, en fait les GJ ey autres envieux pensent que les entrepreneurs ne bossent pas et que c’est par chance qu’ils réussissent… car c’est selon leur point de vue, la seule façon de s’enrichir… Je vais me faire plaisir au prochain debat familiale avec ça. Merci

    • Tout pareil, sauf le débat en famille car on dit tous à peu près la même chose.

    • Les « envieux pensent que les entrepreneurs ne bossent pas et que c’est par chance qu’ils réussissent » je crois que vous avez tout dit. La plupart de ceux qui sont restés en bas jalousent ceux qui ont gravi les échelons parce que reconnaître qu’on ne s’est pas assez bougé est difficile. Je dis la plupart car certains sont lucides et honnêtes et il y a aussi ceux qui ont fait ce choix pour garder leur qualité de vie si ce qu’ils gagnaient leur suffisait.

      • @raph sauf que de nos jours , en bossant comme des malades, cela devient impossible de se faire une place au soleil , l’image du loto est excellente : on demande aux jeunes de mettre 10 euros /semaine pour peut être gagner 1000 Euros

        • Le travail paie, plus on travaille, plus on est payé. Je connais même un boucher salarié d’une grande enseigne qui a cumulé avec une autre grande enseigne à l’approche de Noël pour pouvoir gâter ses 3 enfants. Une autre cumule agent immobilier à son compte après son boulot de secrétaire. D’autres, techniciens, se rendent indispensables et deviennent responsable sav ou directeur technique. Ou changent de boîte en faisant valoir telle spécialisation.
          Je dois vivre dans un monde à part.
          Bien sûr, plus ils gagnent, plus ils paient… Mais ils s’assument.

          • @raph « le travail paie » encore heureux mais de moins en moins en regard du gros rabot taxatoire . Pouvez vous au moins agréer sur ce simple fait ?

            • Oui j’agrée ? et il faut dénoncer encore et toujours ces taxes et surtaxes, pas critiquer les riches et vouloir qu’ils « rendent l’ISF » comme on n’entend désormais un peu trop. C’est pourquoi j’aime beaucoup cet article.

    • @kykunn evitez de généraliser sur les GJ les demandes sont aussi diverses que les gens qui en font partie , je connais des toubibs indépendants GJ, des artisans etc . Ces gens veulent juste moins de taxes et moins de paperasse .

  • Tout le monde est prêt à accepter le principe de solidarité quand ses revenus du travail sont supérieurs à ce qu’il en attend. Quand cela n’est pas le cas, ça ne fonctionne plus, car le poids de la solidarité pèse trop lourd sur le niveau de vie.
    Mais c’est une erreur de croire que si nous allons puiser dans la poche des riches nous allons en sauver le fonctionnement.
    Rappelons-nous que Abraham Lincoln disait: « on a jamais enrichi les pauvres en appauvrissant les riches ».
    Un impôt rentable est un impôt acceptable donc accepté.
    S’il ne l’est pas, il n’est pas nécessaire de tricher pour protéger son patrimoine, en toute légalité les riches disposent d’un arsenal de moyens légaux pour éviter de se faire pilier comme au coin du bois.
    le risque et l’effort doivent avoir leur récompense. C’est ainsi que la solidarité entre riches et pauvres peut retrouver ses racines.
    Dans le temps elle existait. Mais nous l’avons tuée à coup de « luttes des classes ».
    Baissons les impôts durablement, évitons que les riches nous quittent, séduisons les investisseurs, la création de travail et d’emploi reviendra. On attire pas les mouches avec du vinaigre. Ainsi nous créerons de la richesse qui pourra » ruisseler » sur les moins favoriser.
    Sinon nous resterons entre pauvres, sans avoir l’espoir d’un avenir plus serein…

    • Je dirai plutot que la solidarité ne se decrete pas et que naturellement les gens sont solidaires de ceux qui leur ressemble car ils s’y identifie. Ce terme de solidarité a été complètement dévoyé à coup de coercition.

  • « des idées sur ce qu’il faudrait mettre en œuvre dans notre pays pour que ça aille mieux pour le plus grand nombre de Français » ..non…

    c’est exactement ce que prétendent faire les politiques en se mêlant d’économie est c’est on peut dire une idée sur laquelle peut reposer la redistribution…

    donc il faut ajouter quelque chose.. une limitation à ce que le plus grand nombre a le « droit » de faire. par exemple sans porter atteinte aux libertés fondamentales des autres ( où on peut mettre la liberté de jouir de l’essentiel des fruits de son travail)

  • @RaphSud et durru , vous avez tous les deux raison , dans 2 approche différent… Une erreur politique dont nous payons maintenant … Le Service Militaire avait une qualité , détecté ceux qui ne savait pas lire , ecrire , compter ou améliorer leur connaissance ensuite , permetter d’apprendre un métier : ex: P.L….conducteur d’engins ..
    Et surtout nous apprener à se connaître partager des moments de convivialité, entre Francais de souche , gens outre-mer , ceux venant du Maghreb , Afrique Noir , asiatique etc… Les jeunes sont très surprenants , des conversations , c’est très instructifs , loin des cliché de jeux vidéo, je m’en foutiste !!! Notre Société est malade de ces cerveaux formaté,
    par des sois-disants instruits , cultivé , imbu de leurs je sais en réalité rien , vivent dans leur bulle .. J’ai pas mal voyagé , pas dans des hôtels de luxe vivre comme la population
    simplement partager leur vie de tout les jours
    cela remet les pieds sur terre … un constat en France la Pauvreté a diminué mais beaucoup ont une vie Misérable , en survie et cela sont discret , ils se cachent , ne se plaignent pas et vive tres tres modestement ou un repas est une fête !!! un bonjour , un sourire vous voyez leurs yeus s’illuminés … …

  • @ RaphSud, il y a peu de travail , donc celui qui en a un le garde précieusement …Des jeunes de tout niveaux sociale , beaucoup bosse pendant les vacances d’été,
    je peux vous garentir , tous sans exception veulent réussir leurs études et en sont conscient …quand certains voient leurs parents cela les faits réfléchir , il n’y a pas besoin de leur faire de promesse pour réussir
    à l’école… Ils voient le monde autour d’eux !!
    et je peux vous dire que j’ai été surpris au début , c’est très intéressant !!! loin du cliché que les jeunes c’est des branleurs !!! c’est tellement facile …

    • Lou 17 Mais je ne considère pas les jeunes comme des branleurs, loin de là. Je critique ceux qui leur disent qu’il y a une fatalité et qui les empêchent de viser haut. Je ne sais plus quel politique (Macron ou Sarkozy, ça ne peut être que eux !) voulait des jeunes qui veuillent être millionnaires. Et je suis complètement d’accord. Même si être millionnaire n’est pas le but, cela signifie juste que ce n’est que en visant haut qu’on peut s’élever. Et oui, les jeunes ont conscience du monde, c’est bien pourquoi il faut arrêter de leur raconter qu’ils n’arriveront à rien quoi qu’ils tentent. Vous dites qu’il y a peu de travail, je ne suis pas d’accord. Vous voyez toutes ces offres d’emploi non satisfaites ? Et je ne parle pas de boulots sous-payés, dans le bâtiment c’est La Croix et la bannière pour recruter et les salaires sont corrects contrairement à ce qu’on croit. Maintenant, l’avenir c’est l’informatique. Mais si tout le monde va vers sociologie et staps….

  • durru , je comprend votre réaction qui est logique par votre vécu.. Ce que je constate , dans l’ensemble , il n’y a plus cette passion du travail , investissement , ils sont là pour un chèque à la fin du mois … Quand à ceux qui demandent le Respect encore faut – il qu’eux mêmes le soit Respectueux !! Nous sommes dans une société individualiste où tout est dû…sans contrepartie !!

    • Là, c’est plutôt le problème de leur avoir expliqué que le travail se mesurait à la durée. « Il fait ses heures » était autrefois une critique ! Le lien a été perdu entre la qualité du travail fourni et sa rétribution.
      J’ai découvert une différence fondamentale lors de mes premiers voyages d’adulte aux USA, avec les questions de pourboire. Un ami m’a expliqué : si tu ne laisses pas de pourboire, c’est que tu as été honteusement traité et que tu veux violemment marquer le coup. Si tu laisses 10-12%, c’est que tu as reçu le service lambda, sans plus, d’ailleurs le fisc américain compte que le serveur reçoit 10% systématiquement. Si tu es très satisfait, tu dois laisser 15-20%, voire plus. Bien entendu, celui qui touche ton pourboire laisse lui-même des pourboires suivant la même règle, et c’est ainsi que les relations commerciales ne sont pas, comme en France, des échanges où chacun se demande s’il s’est fait arnaquer, mais des échanges gagnant-gagnant dont chacun mesure pleinement que la satisfaction qu’il en retire doit être partagée.
      Même aux USA, ça s’est un peu perdu, mais en France, on a l’impression d’être en Chine ou dans un autre de ces pays où arnaquer celui avec lequel on échange, si on ne le connaît pas, est non seulement toléré mais le sport national.

      • Cette histoire de pourboire au resto c’est quand même beaucoup plus une histoire de réglementations et de coutumes qu’autre chose.
        En France, la rémunération des serveurs est comprise dans la note, et en plus c’est écrit noir sur blanc. Aux US, c’est le client qui paie le salaire du serveur. Dans d’autres pays, il y a encore d’autres règles (par exemple, un peu comme pour les commerciaux : un salaire de base au ras des pâquerettes, qui est complété par les pourboires).
        Si on ne le sait pas, on peut réagir mal, voire très mal. Si je laisse un pourboire de 5-10% en France, le serveur ne va certainement pas être mécontent et ça montre que j’ai été content de son service. Aux US, par contre, c’est carrément l’inverse. Mais il faut le savoir.
        Mais c’est vrai que les règles en place donnent une idée sur l’état d’esprit du pays…

        • Oui, c’est un état d’esprit où la rémunération individuelle est fortement conditionnée à la satisfaction personnelle du client, état d’esprit qui s’est perdu en France.

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