L’Europe du nord pourrait s’opposer aux ambitions européennes de Macron

Le président Macron ne cache pas son opposition frontale aux nationalistes et souverainistes. Mais c’est des démocraties libérales d’Europe du nord que risque de venir le plus grand blocage aux projets européens du président français.

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Emanuel Macron by European Parliament-Avril 2018(CC BY-NC-ND 2.0)

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L’Europe du nord pourrait s’opposer aux ambitions européennes de Macron

Publié le 22 janvier 2019
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Par Alexandre Massaux.

Malgré une volonté de paraître unie, l’Union européenne ne l’est pas. De nombreuses divergences, économiques et politiques, existent entre les différents pays membres. Ainsi il est question dans les débats publics de vouloir créer une « Europe à deux vitesses ».

Dans la conception des politiques français, il est courant de voir cette double Europe comme opposant l’Europe de l’Ouest (les États fondateurs) aux pays d’Europe Centrale et Orientale (les États entrés dans l’UE au XXIe siècle). Néanmoins, la réalité économique, voire politique, est en train de créer un autre axe de division entre les pays libéraux économiquement du nord de l’Europe et ceux du sud plus interventionnistes et dépensiers en matière de politiques publiques. Cette division fait que la France se retrouve parmi les États du sud et voit une opposition croissante des pays du nord qui se montrent de moins en moins enclins à accepter les idées européennes de Paris.

L’émergence de la « nouvelle Ligue hanséatique »

La nouvelle Ligue hanséatique désigne un forum informel entre les Pays-Bas, l’Irlande, la Suède, le Danemark, la Suède, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie (la République tchèque et la Slovaquie rejoindront aussi le groupe au cours de l’année 2018). Ce nom de nouvelle Ligue hanséatique provient des journalistes du Financial Times, en référence à l’ancienne alliance des villes marchandes nordiques au XIVe siècle.

Ce forum se crée dans le contexte du Brexit : le Royaume-Uni était la principale voix du libre-échange et du marché libre. Afin d’éviter que cette vision économique ne soit malmenée à Bruxelles du fait de la sortie du Royaume-Uni, les États d’Europe du nord cherchent à se regrouper pour peser sur les discussions européennes.

Le 6 mars 2018,  les ministres des Finances de ces pays ont publié une lettre conjointe mettant en avant leur vision de l’Union économique et monétaire.

Il en ressort le refus d’un budget européen commun, les États signataires, provenant aussi bien de la zone euro que hors de celle-ci, estimant que les décisions économiques et fiscales doivent d’abord être décidées au niveau des États membres.  Les États doivent d’abord assainir leurs dépenses publiques en interne avant de promouvoir des projets économiques et budgétaires au niveau européen.

En cela, la nouvelle Ligue hanséatique veut éviter de se faire imposer des règles par des pays plus dépensiers comme la France. En effet, cette lettre commune intervient à l’époque où le gouvernement se montre actif pour créer un budget commun et une fiscalité commune dans la zone euro ; suscitant la crainte des États du nord d’être poussés à devoir adapter leur fiscalité sous l’influence de la France.

À la vision fédéraliste des dirigeants français, la Ligue propose une discipline budgétaire au sein des États membres pour assurer la meilleure gestion de l’UE.

Vers une confrontation avec la France et un soutien implicite de la Ligue par l’Allemagne

Dès lors, il n’est guère surprenant que la Ligue entre en conflit avec la France, comme le montre l’échange tendu en novembre 2018 entre le ministre des Finances néerlandais Wopke Hoekstra, fondateur du groupe, et son homologue français Bruno Le Maire.

Ce dernier attaquant frontalement l’idée même de cette alliance entre les pays du nord : « Si nous créons des clubs fermés, des alliances au sein de l’UE, nous risquons de perdre du temps et d’affaiblir notre projet commun. » et « Je ne suis pas à l’aise avec l’idée de créer de nouveaux cercles, de nouveaux clubs, de nouvelles ligues en Europe. Si vous voulez créer de nouvelles divisions entre le nord et le sud, ou l’ouest et l’est, vous n’aurez jamais la France à vos côtés ». Tout en refusant d’accepter que la France et l’Allemagne soit justement un club : « C’est totalement différent. Ce n’est pas un club. C’est ce qui est au cœur de l’ambition européenne : la paix entre la France et l’Allemagne. C’est au cœur de l’Union européenne. »

De telles déclarations risquent néanmoins de renforcer la détermination de la Ligue hanséatique et lui assurer le soutien d’autres États voire d’autres clubs comme le Benelux ou le Groupe de Visegrad (après tout ils sont déjà en partie présents avec les Pays-Bas pour le Benelux et la Tchéquie et Slovaquie pour Visegrad). L’image que la France envoie auprès de ces pays est qu’elle utilise l’Europe pour ses ambitions et parfois pour compenser son incapacité à gérer ses problèmes internes.

Pour ne pas arranger les affaires du gouvernement français, la nouvelle Ligue hanséatique pourrait bien compter sur le soutien plus ou moins implicite de l’Allemagne. Contrairement à la France, Berlin a accueilli favorablement l’initiative. Le ministre des Finances allemand, Olaf Scholz, a apprécié la formation de ce groupe et a fait remarquer que : « Je suis de Hambourg – nous sommes de l’ancienne ligue hanséatique ! ».

L’Allemagne ayant, en effet, une politique fiscalement conservatrice mais cherchant à garder de bonnes relations avec la France, préfère affirmer son soutien à la Ligue à demi-mots plutôt qu’ouvertement. Néanmoins, certaines voix allemandes ne cachent plus leur adhésion à la politique de la Ligue contre la France. Ainsi 154 économistes allemands, dont Jürgen Stark, ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne, ont lancé en mai 2018 une lettre ouverte dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung contre les projets français d’un budget commun pour les mêmes raisons que les pays de la Ligue : crainte de perdre en stabilité économique au détriment d’une solidarité en faveur des États n’arrivant pas à gérer leurs dépenses publiques.

La crise des Gilets jaunes va très certainement amplifier cette opposition de l’Europe du nord et d’Europe centrale isolant encore plus Emmanuel Macron sur la scène européenne et renforcer l’Allemagne, plus habile politiquement et diplomatiquement. Reste à savoir combien de temps l’Europe du nord (avec l’Allemagne) et celle du sud (avec la France) vont réussir à s’entendre dans un contexte les opposant de plus en plus.

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  • L’Europe du sud…
    La France en perdition comme chef de file avec aux frontières l’Espagne socialiste bien mal en point qui sert de voie de transit à l’immigration africaine francophone, et l’Italie bien mal en point également mais qui a au moins pris le virage de la protection de SES citoyens. Reste la Grèce…et les pays Balkaniques qui sont peut-être plus près (au moins culturellement) du groupe de Wisefrad).
    On pourra chercher longtemps une quelconque homogénéité dans ce gloubi-boulga de pays handicapés par leur dette et 40 ans (mini) de gestion déplorable.
    Quand à la possibilité de faire quelque chose de pérenne, d’utile, regroupant ces pays…

  • de toute façon le resultat des élections européennes vont sonner le glas des ambitions de macron , définitivement..
    Les 16 millions de retraités spoliés vont lui envoyer un message clair
    « Piss Off »

    • Quels retraités?
      Ceux de la fonction publique, dont la retraite a été calculée judicieusement sur la base des 6 derniers mois (primes exclues, il ne manquerait plus que ça), ceux de la sphère privée, celle des professions libérales, des indépendants?

      • les retraités spoliés par l’etat

        • Ce ne sont pas les retraités qui sont « spoliés » mais les travailleurs ! Les retraités sont d’anciens « spoliés » qui, en quelques sortes, détiennent une créance envers l’Etat, créance basée sur une promesse : celles de politiciens. En fait les retraités sont des pigeons ! & ceux qui cotisent aussi…
          Quant à l’alternative à Macron aux européennes, je n’ai pas entendu parler de liste libérale, donc je vais rester chez moi.

          • si vous attendez une liste libérale, autant ne jamais plus voter ..
            mais par le fait , autant subir en la fermant.

            les retraités d’aujourd’hui ont payé la retraite de vos grands parents, vos allocations familiales; vos professeurs , toute votre existence.. alors un peu de respect

  • les pays nord européen ont bien raison d’être aussi frileux avec un pays qui est connu pour être un des plus corrompu , un des plus dépensier , peuplé par des feignants , des illétrés , des ivrognes , des dealers etc , comme le dit macron …..qui n’est même pas foutu d’endiguer l’insécurité de notre pays ….forcément , ça ne donne pas envie ….

    • Oui ils ont raison car vu de ces pays, l’arrogance française doit être insupportable.
      C’est une très bonne nouvelle pour l’Europe! L’étau se resserre de plus en plus sur notre pays centralisé.

      • @ indivisible
        Oui, c’est exact, sauf que la Grèce qui revient de loin, l’Italie, l’Espagne et le Portugal vont dans le sens opposé de la France, pays qui a refusé de se soumettre aux règles communes, comme d’hab’, mais veut que les Européens paient maintenant pour les Français, au travers d’un pot commun!

        Bien essayé!
        Tant que la France sera sur la pente descendante, son discours ne sera pas crédible et sa perte d’influence ou d’imaginaire autorité sera plus rapide.
        Cela s’appelle la décadence!

  • Une question se pose à moi toutefois : Je suis entièrement d’accord sur le fait qu’il faut absolument réduire le train de vie de l’état Français. A court et moyen terme, je me dis tout de même que des paradis fiscaux pour les grandes multinationales comme la Hollande et l’Irlande en particulier font supporter tout le poids fiscal aux PME/PMI d’Europe et génèrent de ce fait un déséquilibre. De grandes entreprises se développent non pas du fait de leur compétence mais du fait d’une fiscalité ridicule leur permettant d’acheter à bon compte des pépites sans créer de valeur…

    • C’est bien pour cette raison que le libéralisme total, sans aucune protection, ne peut fonctionner au niveau international: favorisant les meilleurs, il crée des richesses. Mais une conséquence peut être aussi la paupérisation d’une partie des populations. Un lays libéral comme la Suisse a des protections douanières…
      Au niveau d’un pays, la promotion de l’excellence et de la concurrence pose moins de problème car elle est concomitante avec des systèmes de solidarité. J’entends par là, non pas la redistribution à tout va à la française qui est contre-productive, mais simplement l’attention aux plus démunis.

      • @La petite bête
        La paupérisation des populations est la conséquence des politiques socialistes et non de l’absence de pseudo « protection » douanière.
        1) Les taxes sur les produits importés ne font qu’augmenter leurs prix, ce qui appauvrit ceux qui habitent les pays où elles sont imposées.
        2) La concurrence n’élimine les moins productifs que là où il y a des dispositions légales interdisant aux gens de travailler en dessous d’un certain prix. En effet (et c’est une loi de la nature à laquelle personne ne peut échapper) les salaire sont proportionnels à la productivité. Des gens peuvent très bien volontairement préférer une productivité faible à une productivité forte pour tout un tas de raisons (préférence pour les loisirs au travail, occupation à des activités non productives, refus d’épargner, paresse etc.). De deux personnes vivant en autarcie complète, la plus productive aura un niveau de vie supérieur à la moins productive. Les disparités de niveau de vie ne sont donc pas un phénomène de marché. Mais le fait que l’une soit plus productive que l’autre n’empêchera pas la moins productive de continuer à vivre et produire, si personne ne le lui interdit.
        En faisant tout pour que la productivité soit la plus faible possible (découragement des producteurs, taxation du capital), en interdisant aux moins productifs que leurs politiques ont multipliés de travailler et en taxant les importations, les hommes de l’État font tout ce qui est en leur pouvoir pour appauvrir les gens.

        • @Guy
          Bonjour
          « En faisant tout pour que la productivité soit la plus faible possible (découragement des producteurs, taxation du capital), en interdisant aux moins productifs que leurs politiques ont multipliés de travailler et en taxant les importations, les hommes de l’État font tout ce qui est en leur pouvoir pour appauvrir les gens. »
          Tout à fait. Les décisions des hommes de l’Etat ne donnent pas que de la paupérisation (appauvrissement d’une catégorie de la population, qui exlut « les riches »), mais l’appauvrissement général de la population (« les riches » inclus). La misère pour tous donc.

    • Il n’y aurait guère de problème si nous acceptions, nous, de cesser d’être un enfer fiscal. Une faible fiscalité, si elle ne compromet pas les finances de ceux qui l’appliquent, n’est certainement pas « ridicule »…

      • @ MichelO
        Non!, Je confirme, c’est plutôt assez agréable, ça encourage à investir ou à se développer, ça diminue le chômage et ça permet à un tas de Français, frontaliers ou pas, de vivre et manger et de ne pas être imposés en France sur le revenu de leur travail!

    • @ahd289
      Ceux qui « font supporter tout le poids fiscal aux PME/PMI d’Europe » (et pour finir aux travailleurs, car au bout du compte, ce toujours eux qui paient), sont les dirigeants des États Européens et personne d’autre. Aucune des grandes entreprises auxquelles vous pensez n’aurait pu se développer sans « créer de valeur » , « valeur » que seuls des consommateurs volontaires peuvent révéler. Personne n’est obligé d’utiliser les services de Google, Amazon, Microsoft, Apple, Facebook… Et si vous refusez de vous en servir parce que vous en avez le droit, aucune de ces entreprises ne saisira directement les montants qu’elle estime unilatéralement que vous lui devez sur votre compte en banque, aucune n’enverra ses huissiers saisir vos meubles et vos biens si votre compte est à sec, et, si vous êtes particulièrement récalcitrant, aucune n’enverra ses gendarmes et sa justice pour vous mettre en prison en vous menaçant de vous tuer si vous n’obtempérez pas.
      Que ces entreprises parviennent à mettre à l’abri des prédateurs cupides des États Européens une partie de ce qu’elles ont légitimement gagné ne peut que réjouir toute personne soucieuse du Droit et du bien commun. Toute richesse honnêtement gagnée est toujours mieux utilisée par ses propriétaires légitimes que par les incapables des États. Et grâce à elles, nous, entrepreneurs européens surtaxés compris, pouvons, si nous le désirons, bénéficier de leurs services à un coût bien moindre de ce qu’il serait si, par malheur, les rapaces parvenaient à en extraire encore plus d’impôts (car elles en payent, y compris en Europe, contrairement aux fables qui nous sont régulièrement servies) qu’ils le font actuellement. Il faut se battre pour que tout le monde paie moins d’impôts, pas pour que ceux qui en paient moins (ce qui reste à démontrer), en paient plus.

  • Oui, il est bien triste de constater que tout ce que la France essaie de promouvoir en Europe c’est un peu plus de socialisme et d’étatisme. Mais doit on s’en étonner ? Qui représente la France à l’étranger ? Des Haut fonctionnaires et le premier d’entre eux est notre président.

    Oui, tout cela est bien triste, nous pensions avoir élu un président de la République , nous n’avons qu’un chef de l’état.

  • La signature du traité d’Aix-la-Chapelle témoigne du jusqu’au-boutisme d’E. Macron dans sa vision européiste, jusqu’au-boutisme qu’on retrouve dans sa gestion de la crise interne.
    Cet homme « ne doute jamais » (dixit un de ses proches conseillers), il n’écoute pas. Il est donc dangereux.

  • Marrant;
    en lisant l’article de Simone Wapler sur le Brexit/Bullshit, j’ai pensé à la Hanse, ligue de marchands qui vivait de nombreux exemples cités dans l’article.

    Et surprise ! L’article suivant est consacré à la Hanse .
    Au delà de la situation géographique, il y a le fait que l’Europe des protestants est profondément différente de l’Europe catholique.

    J’ai longtemps travaillé et beaucoup voyagé sur les rives de la Baltique et de la mer du Nord, et la vision protestante ( a part la Pologne) de la société ne suffit pas expliquer les différences.

    En effet la Hanse existait bien avant la naissance de Luther, peut être même est-ce celle ci qui, par son esprit de liberté, a permis à la Réforme de s’ancrer dans les cœurs.

    Alors que Luther venait de Thuringe, Land plutôt au sud qui touche la Bavière, et est mort à Eisenach (TH), ce sont les pays de la Hanse, dont la Suède en premier, qui sont devenus protestants.

    Je suppose qu’ils ne sont pas libéraux parce que protestants, mais protestants* parce que libéraux…

    Pour rappel: travailler pour gagner de l’argent est une vertu chez les protestants.

    PS:
    je ne suis pas protestant

  • La France comme exemple de l’étranglement fiscale et de la Dépense Publique , nous avons envoyé notre digne représentant, l’excellent Moscovisi qui nous à démontrer
    ses compétences financières lorsqu’il etait ministre des finances , le donneur de lecons !!! Très fort L’E.N.A … que tout le monde se lève , applaudisser !!

  • Comment pourrait-il en être autrement puisque M. Macron s’obstine à penser en termes de couple, d’ailleurs bancal, alors que l’Europe est un ensemble d’états? Il a vraiment des oeillères!

  • Comme d’habitude ce con de Le Maire dit une chose et son contraire. La Hanse serait un club mais pas une Europe à deux vitesses? Plus bête menteur et hypocrite faut le faire!

  • espérons qu’on élection européenne les LREM retournent d’ou ils viennent, le néant ! quoi qu’il en soit et quel que soit le temps que cela prendra Macron est cuit , et sera lui et son parti rayé de la carte comme le fut le PS.
    on ne dirige pas un pays avec des mots et un bâton !

  • la montée de ce que les bobos nomme le populisme est al en europe irréversible en voila la cause . »Son âme, la France est en train de la perdre, non seulement à cause de la mondialisation, mais aussi, et surtout, à cause de la société à la fois pluri-ethnique et pluri-culturelle que l’on s’acharne avec de fausses idées et de vrais mensonges, à lui imposer. Si cet essai a permis à quelques-uns de mesurer devant quels périls nous nous trouvons placés, il aura déjà atteint son but. (…) Ces pages peuvent apparaître cruelles. Mais elles correspondent à un sentiment très profond. Le moment est venu de traiter énergiquement le problème de l’immigration africaine et notamment musulmane. Si tel n’est pas le cas, la France aura deux visages : celui du «cher et vieux pays» et celui du campement avancé du tiers monde africain. Si nous désirons voir les choses dégénérer ainsi, il suffit de leur laisser suivre leur cours. Le campement africain toujours plus grand, plus vaste, plus illégal, grignotera d’abord, puis rongera, avant de faire disparaître tout entier le cher vieux pays, dont la défaite sera annoncée du haut des minarets de nos nombreuses mosquées.
    paroles Michel >Poniatowsky il y a plus de 40 ans

    • HS : ce sont bien les français d’origine française (ou italienne, polonaise, etc) chrétiens ou de culture chrétienne qui soutiennent en majorité des politiques économiques stupides depuis 1936 (au moins) !

      • Ce sont surtout les petits veaux de l’éducation nationale qui été dressés à devenir des bœufs bons à tirer les chars du même nom où s’entassent nos énarques fainéants…

  • On peut faire un budget européen qui serait en accord avec l’exigence d’austérité de cette ligue : il suffit d’utiliser ce budget pour créer une diplomatie européenne en remplacement des diplomaties nationales. Idem pour l’armée et les douanes. Les économies d’échelle se comptent à la louche en dizaines de milliards d’euros !
    Evidemment on ne parle que des idées stupides comme celles du M5S d’assurance chômage européenne, ou de la France qui veut juste faire payer l’Allemagne pour ses idioties…

    • @ trèsméchantultralibéral
      Oui, on pourrait!
      Mais non, la France n’en ferait pas partie: entre 1991 et 1993, ce qu’on a appelé les critères de Maastricht ne sont toujours observés, en France, que de façon superficielle, la dette ne diminue pas, le déficit n’atteint pas les 3% de PIB par artifices comptables: la triche habituelle!
      Donc non, l’U.E. ne payera pas pour la France: le tour d’Europe fait par E.Macron a bien dû le convaincre!

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