Le PS veut un référendum sur l’ISF. Et pourquoi pas ?

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Le PS veut un référendum sur l’ISF. Et pourquoi pas ?

Publié le 22 décembre 2018
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Par Nathalie MP.

Un parfum de référendum flotte sur la France. Un parfum d’ISF, également. Des senteurs très roboratives, manifestement, car les deux mots RIC (Référendum d’Initiative citoyenne) et ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) surgis ces jours-ci de la besace des Gilets jaunes ont eu le don de former une association capable de réveiller instantanément le très comateux Parti socialiste : et si l’on faisait un référendum sur le rétablissement de l’ISF ? Je ne suis pas contre. Mais je voterai non, bien sûr !

Il faut dire que le PS adore les référendums, surtout quand ça va mal pour lui. Quoi de mieux, lorsque le pédalo socialiste tangue et se fragmente de toutes parts entre ses réformateurs, ses frondeurs et ses électeurs, que de bricoler vite fait bien fait une petite consultation réconciliatrice et populaire autour de l’ébouriffante question :

Face à la droite et l’extrême-droite, souhaitez-vous l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ? (de 2015)

Oui, oui, le PS a bel et bien organisé un tel référendum. C’était l’une des idées lumineuses du flamboyant Jean-Christophe Cambadélis du temps du quinquennat Hollande. Franchement, qui, à gauche, oserait refuser l’unité quand de tels dangers guettent la France ? Et de fait, le oui l’a emporté à 90 % avec une participation incroyablement élevée pour ce qui n’était qu’une risible farce.

Le PS sort son revolver

Et il faut dire également que dès qu’il est question de toucher à l’ISF, le PS sort son revolver. Grande mesure emblématique de l’arrivée de la gauche au pouvoir, l’Impôt sur les grandes fortunes (ou IGF) avait été instauré par Mitterrand en 1982. Supprimé par Chirac lors de la première cohabitation (1986-1988) afin de faire revenir les capitaux, il est restauré par Michel Rocard en 1989 sous le nom, moins évocateur de la lutte des classes, d’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Jusqu’à l’élection d’Emmanuel Macron, personne ni à droite ni à gauche ne s’est risqué à y toucher si ce n’est via quelques aménagements ponctuels, notamment l’abattement sur la valorisation de la résidence principale qui est passé de 20 % à 30 % et la mise en place d’un bouclier fiscal, c’est-à-dire un plafonnement de l’imposition globale des contribuables (qui a varié au gré des gouvernements).

En 2017, selon le Cahier Statistiques de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), l’ISF a concerné 358 000 foyers fiscaux sur un total de 37,9 millions et il a rapporté 5 milliards d’euros. Pour comparaison, la TVA a généré 200 milliards d’euros, l’impôt sur le revenu (auquel ne sont assujettis que 43 % des foyers fiscaux) 77,6 milliards et l’impôt sur les sociétés 66 milliards. L’ISF est surtout le désastreux symbole de l’égalitarisme maladif qui règne en France alors que 10 % des foyers fiscaux paient déjà 70 % de l’impôt sur le revenu.

Où est la solidarité ?

À compter du 1er janvier 2018, Emmanuel Macron a transformé l’ISF en Impôt sur la fortune immobilière ou IFI. Seuls les biens immobiliers restent soumis à cet impôt sur le patrimoine ; tout ce qui est liquidité, placement, épargne sort du champ, ceci afin de ne pas décourager l’investissement et doper l’attractivité économique de la France. Les prélèvements fiscaux sont ainsi diminués d’environ 3,2 milliards d’euros.

Et c’est là que le PS, se réveillant une première fois, a sorti son revolver en s’avisant avec d’autres députés de gauche, tendances Bayrou et LREM comprises, que les valeurs mobilières exonérées dans le PLF 2018 incluaient aussi des signes extérieurs de richesse absolument intolérables. Notamment 34 voiliers de luxe, des chevaux de course et des lingots d’or. Mais où était passée la « Solidarité » dans ce pays ?

D’où une tentative piteuse de se refaire une santé politique en incitant les députés de la majorité à se désolidariser d’Emmanuel Macron sur ce sujet pour rejoindre les rangs du PS. Des rangs clairsemés mais accueillants et très solidaires sur la fortune des autres, surtout quand ils sont « riches ».

Aujourd’hui, nouvelle occasion de sursaut. Il est clair pour tout le monde que rien ne va plus dans la majorité et que les annonces du Président lors de son allocution du 10 décembre pour répondre à la révolte des Gilets jaunes n’ont pas totalement convaincu. Or la demande de rétablissement de l’ISF comme mesure de justice sociale fut la première à s’exprimer et on l’a beaucoup revue dans les communiqués et sur les banderoles des manifestations.

De même, la demande d’une meilleure prise en compte des aspirations du peuple souverain à travers l’institution du Référendum d’initiative citoyenne ou RIC, un peu sur le mode des votations suisses au niveau fédéral ou cantonal, est un élément qui a fait son chemin et qui est devenu prépondérant dans les revendications1.

Le RIP plutôt que le RIC

Le RIC ne figurant pas dans la Constitution pour l’instant, le PS se propose d’utiliser le Référendum d’initiative partagée (RIP) qui a été introduit dans l’article 11 de la Constitution par Nicolas Sarkozy en 2008. En vigueur depuis 2015 mais jamais utilisé, il dispose qu’un cinquième des membres du Parlement (soit 185 députés ou sénateurs) soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales (soit environ 4,6 millions de personnes) peuvent demander la tenue d’un référendum sur des sujets incluant :

la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et (les) services publics qui y concourent (…)

Le PS a beau jeu de faire cette proposition : tous les sondages sur la question montrent que les Français y sont favorables à 70 % environ. De plus, si Emmanuel Macron a redit qu’il ne « détricoterait » pas sa réforme, l’évaluation de ses effets sur la façon dont l’épargne se réoriente ou non vers les entreprises vient d’être avancée d’un an, avec le risque d’obtenir des résultats peu significatifs après une aussi faible durée de fonctionnement.

Mais écoutons Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. D’après elle, la fin de l’ISF aurait pratiquement transformé la France en paradis fiscal ! À mourir de rire quand on sait que nous sommes champions d’Europe des prélèvements obligatoires (4 premières minutes de la vidéo) :

Il est évident que cette proposition est un pur coup de pub pour le PS et une tentative au moins aussi opportuniste qu’idéologique de réunir une gauche morcelée et amoindrie avant les Européennes. Même la France insoumise de Mélenchon a perdu beaucoup de sa superbe dans les intentions de vote, tandis que le RN, également favorable au retour de l’ISF, se consolide tous les jours. Une façon de lui couper l’herbe sous le pied.

Pour ma part, ainsi que je l’expliquais récemment en suggérant quelques revendications pour la liberté et la prospérité aux Gilets jaunes, je suis totalement opposée au rétablissement de l’ISF. Je plaiderais plutôt pour son abolition complète, IFI inclus. Comme il représente seulement 0,5 % des prélèvements obligatoires, on se demande même s’il est seulement utile d’en faire une telle histoire.

Mais en réalité, derrière les crispations autour de l’ISF, c’est tout le modèle français qui est en cause.

Débat sur la fiscalité à prévoir

Aussi, à un moment où le pays est en plein flottement sur ce qu’il veut et sur son avenir, à un moment où le gouvernement a répondu à la grogne sociale par plus de dépenses au lieu d’envisager une remise à plat de la fiscalité et du modèle social, à un moment où les formations politiques d’opposition n’hésitent pas à jeter de l’huile sur le feu et à un moment où une forte demande de décision citoyenne se fait jour, pourquoi ne pas mettre le sujet de l’ISF au référendum ?

Ce serait l’occasion d’un débat fourni sur la fiscalité, l’occasion de plaider pour la baisse conjointe des prélèvements obligatoires et des dépenses, l’occasion de suggérer que tout ceci est en rapport avec notre modèle social intenable, l’occasion de souligner le poids de l’État dans tous les aspects de notre vie et la dépendance malsaine que cela engendre, l’occasion de plaider pour plus de responsabilité et d’initiative personnelle laissées à la société civile.

Ce serait surtout, une fois que tout ce débat aurait eu lieu, une bonne façon de savoir dans quelle direction les Français veulent aller : vers le rétablissement de l’ISF, symbole du primat donné à la redistribution et à la dépense publique qui nous appauvrissent mais que les « riches » paieront ; ou vers son abolition, symbole du primat donné à la production, au travail, à la créativité, à l’innovation, avec plus d’emploi et plus de pouvoir d’achat au bout du chemin ?

Sur le web

  1. J’aurai certainement l’occasion de revenir sur le RIC. Disons pour l’instant et pour faire vite que dans la mesure où je m’intéresse à tout ce qui produit plus de liberté et de prospérité, un tel référendum convenablement paramétré pour éliminer les propositions guignolesques, respecter la Constitution et respecter la représentation nationale me semble une option très envisageable. Il n’en demeure pas moins que c’est un outil de décision qui ne dit rien sur les décisions qui seront prises par ce biais. Rien ne garantit qu’il débouchera toujours sur une perception politique moins collectivisée de la société.
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  • Je n’aime pas le nom , RIC, j’aurais préféré RIP ,une question de gout et approprié a la situation de la démocratie française.

  • Vous croyer que celui qui payent 4000 euros D’ISF , va investir dans des actions? ou Entreprise ? A la rigueur faire des travaux ?
    Au temps de l’ISF , audit de savoir en % des montants ?..Alors si l’ISF revient , l’impôt sur l’immobilier sera annulé ?..Comme toujours en France , rien n’est réfléchi , tout dans l’urgence , du n’importe quoi !! Avant toute réforme , mettre toute la fiscalite sur la table et régler la dépense publique sans cela il n’y a aucune marge possible en dehors d’augmenter les impôts ,taxes et autres et des dépenses budgetaire qui nous mennera vers la faillite du pays …la prochaine crise financière sera l’implosion de la Nation , avec toutes les dérives : bonjour les dégâts !!!

    • ISF n’est pas vraiment un problème pour les riches, il pousse a l’optimisation fiscale…sans doute qu’ils y gagnent et donc le fisc y perd….comme on dit , que j’aimerais payer beaucoup beaucoup d’impôts et même l’ISF cela ferait tellement plaisir a mon banquier ……..

  • RIC sur l’ISF soit, mais pour prendre une décision il faudrait un rapport objectif sur l’utilisation actuelles des sommes désimposées. Or si c’est comme les enquêtes truquées sur la sécurité routière et ses décisions injustes ou fausses, autant abandonner ces référendums manipulés.

  • claude henry de chasne
    22 décembre 2018 at 9 h 16 min

    Le PS? c’est quoi le ps?

  • Dans une France idéale, tout le monde, y compris chômeurs et toute personne vivant d’ aide sociale, devrait s’ acquitter d’ un impôt sur le revenu, sans que cela soit punitif évidemment, mais que son poids permette une implication, une responsabilité au sein de la cité.
    Joyeux Noël.

  • דוב קרבי dov kravi
    22 décembre 2018 at 9 h 26 min

    Sans analyse sérieuse de la fiscalité française avec comparaison des autres pays, ce référendum sera biaisé. Il y a toutes les chances pour qu’il finisse sous une forme similaire à : « êtes-vous pour ou contre la guerre ? ».

    • claude henry de chasne
      22 décembre 2018 at 9 h 34 min

      laisser le peuple décider que ce qui est logique de faire en matière fiscale est ridicule. C’es juste le leurrer

    • avant de faire une référendum pour ou contre taxer les riches il faut en faire un pour définir qui est riche, parce que il faut bien cacher la nature essentiellement piègeàconnesque de ce genre de truc. tant que les riches c’est les autres..ça va..un grand oui..

      et ‘est une fiscalité qui n’a d’autre but qu’elle m^me…pas taxer pour faire quelque chose…taxer
      quand le nirvana est atteint c’est à dire que les riches n’existent plus ce qui ne peut se produire quand le cas d’une égalité stricte des richesses..

      mais bon ça se fera..et il faut dire que ça se fait toujours dans une démocratie..ce qui compte c’est le quantitatif ..

      • le bon vampire ou durable …ne souhaite surtout pas que tout le monde devienne vampire.

        • @ jacques lemiere
          Ben oui! Comme tout le monde rêve d’un jour, faire partie de la classe supérieure quel qu’en soit le domaine, pourvu qu’il fasse partie de la tête! C’est idiot et prétentieux mais c’est comme ça: à chacun son hochet! Alors qu’il peut être simple de s’accepter comme on est, sans aucune marque de considération des autres absolument nécessaire: non, le simple plaisir d’être soi-même, évidemment héritier de tous ceux qui nous ont (dé)formés! Nous ne sommes pas eux, non, mais un résultat unique!

  • Le PS ne combat que pour sa survie et pour permettre à ses élites de continuer à vivre sur le dos de nos impôts. Le PS a déjà fait ses preuves d’incapacité et si la France est dans cet état lamentable c’est aussi et surtout à cause de lui et de ses profiteurs. Le PS prétend défendre les pauvres contre les riches et pourtant ses élites vivent eux sans aucune honte comme des riches. Ce n est pas reprochable de vivre comme un riche mais tout dépend du mode d acquisition se cette richesse. Le devenir sans avoir créé une activité économique et en ayant jamais rien fait d’autre que de la politique est pour moi scandaleux. Le PS comme malheureusement les autres grands partis ne vivent que par les divisions qu ils créent en nous désignant de faux coupables. Faux coupables pour la pauvreté, Faux coupables pour le chômage, Faux coupables pour la détérioration du climat….. Les vrais coupables ce sont les politiques qui prennent les mauvaises décisions et qui nous mentent lors de leurs campagnes électorales. Agir et communiquer pour obtenir ou conserver le pouvoir est leur seule performance. La solution pour réconcilier les français avec la Politique est de diminuer les impôts et le rendre vraiment équitable et pas injuste en taxant encore plus et toujours plus qu ailleurs et en taxant surtout les classes dites moyennes car c’est comme le loto plus il y a de joueurs et plus ca rapporte à quelques uns. Comment alors ne pas comprendre que les entrepreneurs préfèrent investir hors du pays? Le retraité non imposable sur la fortune que je suis en a plus qu’assez d’être ponctionné par les impôts et la CSG. Et même si le 1er juillet je devais être remboursé parce que je serai juste en dessous d une limite arbitraire je resterai en colère pour mes amis qui seraient eux juste au dessus. Pour finir mon long monologue je ne serai pas satisfait de revenir à l impôt sur la fortune pour quelques uns car ce qui est important c est que le gouvernement se décide enfin réformer les grands services publics qui fonctionnent si mal (Education Nationale, Santé, Police) et pas à cause de ceux qui y travaillent et aussi à diminuer et
    supprimer ses mauvaises dépenses. Comment la France active peut elle être condamnée à subvenir aux besoins énormément scandaleux de tous les ex Présidents et politiques élus à des fonctions politiques même si ils ont échoué lamentablement? Bon Noël à tous mais pas à eux quand même car ils devraient avoir honte des millions de pauvres qui subsistent

    • il n’est même pas besoin de vivre comme un riche pour choquer..l’incroyable arrogance des élus qui pensent que c’est EUX qui font l’économie..

      ça commence à un faible niveau…

    • Les Socialistes adorent les impôts! Créons un impôt sur mesure pour eux (L’Impôt sur les Socialistes Français; ISF me semble parfait) avec des taux d’imposition comme ils les aiment (100, 110 et 120 % sur les revenus et le patrimoine). Autorisons les à se regrouper en association « Socialistes de France », SDF.

  • Ce PS c’est le retour au Stalinisme. Comme les « cocos » Et pourquoi pas l’installation d’une statue de Lénine à l’Arc de Triomphe. Quant au RIC il ne verra jamais le jour en France. Faut pas rêver.

  • Bon Noël à tous mais pas à eux les politiques qui devraient avoir honte des millions de pauvres qui subsistent des des conditions difficiles. Je vote pour l interdiction du PS ! D ailleurs beaucoup de ses malfaisants sont partis « en marche »

  • Un débat dans la société, ce n’est qu’une suite de mots, une idée. Au final ce seront les râleurs, les jaloux, ceux qui souhaitent voir punis les riches qui voteront et gagneront. La majorité des Français sont des cons, et là seule chose qu’ils entendront c’est ce qu’ils veulent croire ou voir ou entendre. Et il ne faudra pas leur demander de regarder un débat politique à la con à la télévision où les politiciens feront de la démagogie pour se promouvoir et sortiront des tas d’arguments orientés ou faux. A la question : « voulez vous voir les riches payer plus d’impôt » la réponse ne fait absolument aucun doute.

    • claude henry de chasne
      22 décembre 2018 at 10 h 28 min

      c’est tout le probleme de la democratie ,
      je suis assez partisan de faire passer un permis de voter portant sur les connaissances de base nécessaires pour un vote éclairé..
      simple , mais pertinent.
      Non pas que çà puisse gêner les racoleurs de QI a 2 chiffres ,
      mais ceci seraient de fait moins nombreux et de part le fait la
      magouille politique moins délétère

      • Quelqu’un a dit qu’il faudrait peser les votes, et non les compter.

      • Bonne initiative mais susceptible de tare fondatrice.
        En effet tout le monde sait que la QI moyen d’une foule frôle les pâquerettes. Mais surtout que cette baisse est fonction du nombre de participants.
        Mesurer la QI d’un individu ne servira à rien s’il a l’intention de se noyer dans une foule et que ce soit cette foule au QI vestigial qui soit chargée de voter.
        «c’est une chose insensée que de tenir compte de l’opinion du grand nombre ». Signé Pythagore.

        • claude henry de chasne
          22 décembre 2018 at 11 h 52 min

          certes mais la connaissance des arcanes du pouvoir , l’identification de qui peut faire quoi etc..permettrait d’avoir un électorat moins crédule.. et la foule ne vote pas , l’électeur est seul dans son isoloir..
          La technique des politiques est de vendre des pouvoirs qu’ils n’ont pas;savoir qu’ils ne les ont pas c’est salvateur pour l’électeur

          quelques exemples?
          « refonder l’europe » pas possible monsieur le candidat
          « baisser les impots » pas possible monsieur le candidat
          « reformer les retraites » en combien d’années monsieur le candidat
          « reformer l’etat » tc.. etc..

    • à la question qui est riche…celui qui a voté oui…regarde avec inquiétude autour de lui..

      • claude henry de chasne
        22 décembre 2018 at 10 h 52 min

        ce qu’i y a a comprendre c’est la différence entre qui est riche a l’intant T , qui est en train de s’enrichir , qui va s’enrichir ..et qui ne le pourra jamais..
        un instantané ne peut pas éclairer judicieusement le propos..
        ainsi un entrepreneur , en train de s’enrichir , qui travaille nuit et jour peut il etre comparé a un « haut fonctionnaire » qui fait 35h et qui est lui pour le coup deja riche , compte tenu d’un avenir prévisible, meme si ses entrées sont moindres,( a confirmer)
        l’exercice est complexe , c’est une question de trajectoire , plus que de constatations figées.;
        les jeunes sont riches de potentiel , les anciens peuvent etre riches
        par leur parcours

        • et notez que la dynamique sociale n’est pas sans relation avec une société tournée vers l’innovation…
          Les classes sociales furent « figées »et on avait bien du mal à comprendre le « mérite » d’un vaste propriétaire terrien…. elles le sont beaucoup moins désormais

          • claude henry de chasne
            22 décembre 2018 at 16 h 31 min

            En effet et une société qui ne donne sa chance a personne autrement par appartenance a la nomenklatura va s’étioler et pourrir sur le pied..
            c’est ce qui nous arrive, pour que des sociétés nouvelles existent il faut que d’autres meurent..

        • Un « haut fonctionnaire » qui fait 35h, en 35 ans de cette qualité je n’en ai jamais beaucoup vu, pour ma part, dès que j’ai tenu des emplois de direction, plus de 25 ans c’était plutôt 60-65 heures… au point que quand les 35h ont été instituées c’était devenu un sujet de plaisanterie avec mon adjoint, je serais venu les lundi, mardi, mercredi et lui les mercredi, pour recouvrement et passage de consignes, jeudi et vendredi. Il restait le samedi et le dimanche pour rédiger les notes et rapports délicats…

  • Le RIC sur l’ISF, c’est une communauté de 100 loups et 10 agneaux qui se demandent ce qu’ils vont manger pour le déjeuner, et qui décident de faire un RIC sur le sujet…

  • Où on voit bien une fois de plus que les dirigeants des partis politiques ne pensent qu’à une chose c’est de se faire une place au soleil des subsides provenant du portefeuille des citoyens. Oui ma

  • Tiens..! il fût un temps où ils profitaient de la gabegie tout azimut .
    Diminution drastique des dépenses de l’état ( fonctionnement, salaires etc …)Diminution du nombre de parlementaires, abandon des privilèges catégoriels ..toutes ces mesures plus que nécessaires ne les intéressent pas plus que ça ..mais l’ISF qui ne rapportait quasiment rien dans sa mouture originelle ..alors là ..oui: On dira que c’est seulement symbolique bien sûr, l’esprit stalinien lui n’a pas disparu chez « ces gens là « 

  • Bel article de Nathalie MP; Merci.
    Pas étonnant que le PS fasse une tentative pour se promouvoir auprès des français.Ce parti est composé majoritairement de fonctionnaires et assimilés, souvent en surnombre et avides de salaires et d’avantages de toutes sortes. Ce parti regrette les largesses de la Hollandie surtout celles de la fin du quinquennat précédent.
    Pour l’heure, les véritables problèmes à soumettre au RIC sont éludés, par exemple:
    – La remise à plat, dans le sens de l’équité et de la simplification, de la fiscalité française qui est unique au monde dans sa complexité, son incohérence et ses effet désastreux sur ce que devrait être une France laborieuse permettant une véritable avancée dans le domaine social (dans la Suisse libérale les salaires sont le double de ceux versés en France).
    – La remise à plat de la politique immigratoire qui est déjà et, qui de plus en plus, va devenir un point de dissension entre les français excédés par une insécurité croissante et par une cohabitation forcée avec des personnes qui se refusent au moindre effort d’intégration…

  • Il me semble que les gilets jaunes auront prouvé une chose, les hommes politiques font de la politique pour le pouvoir pas pour agir…

    quand le « peuple » vous force à aller dans la direction opposée à celle où vous voulez aller..et que vous mangez votre chapeau..

  • Il n’y a pas assez de chômeurs en France pour le PS ? Ces gens sont indécrotables!

  • Il est certain que si un référendum était mis en place sur l’ISF, la réponse serait : oui il faut le rétablir. Parce que cette question est purement démagogique : une majorité écrasante d’électeurs ne paient pas cet impôt et seront satisfaits de faire payer les plus riches qu’eux. Il est curieux de constater que personne ne parle de supprimer le système de la CSG qui est injuste puisqu’il ponctionne le même taux chez les petits et les gros contribuables. En plus, la partie non déductible : quand on pense qu’un élu a pu inventer cela ; payer des impôts sur des sommes qui sont déjà parties en impôts. Il faut supprimer la CSG et la remplacer par l’impôt sur le revenu dont on aura revu les taux. L’ISF est aussi de la double imposition car les « riches » placent leur argent excédentaire et se font des revenus imposables, ou bien, achètent des biens et paient la TVA. Rappelez-vous l’histoire de la poule aux œufs d’or : il ne faut surtout pas prélever des morceaux de la poule!

    • « cette question est purement démagogique : une majorité écrasante d’électeurs ne paient pas cet impôt et seront satisfaits de faire payer les plus riches qu’eux. »
      Voici les chiffres : L’ISF est payé par 1 % des foyers fiscaux et rapporte 0.5 % du budget de l’Etat. Mais la gauche en a fait un symbole de la lutte des classes.

    • Bonjour Dulieu.
      La CSG, comme la TVA, est un impôt à taux unique (flat tax). Il est peut-être excessif mais c’est toujours plus juste et égalitaire qu’un impôt progressif comme l’IR qui n’est rien d’autre qu’un cambriolage à main armée par les gangsters du fisc.

  • on remarquera qu’avec des taux compris entre 0,5 et 1,5 l’ISF est confiscatoire pour des taux de placement n’excédant pas 2% et que cela explique la fuite des capitaux

    Et que quand la majorité des électeurs ne payent pas d’impôts et peuvent donc s’entendre pour spolier les autres qui en payent, où est la démocratie ???

  • Pourquoi pas un « IF », expurgé de ce ridicule ‘S’ comme Solidarité, un concept lâchement dévoyé par le Super-Socialisme Stalinien. Dans un pays de liberté, et comme définie par la langue française, la solidarité est un sentiment personnel qui ne se décrète pas, fût-ce par les maîtres à penser de la générosité par procuration.
    Que chacun contribue volontairement 1% de sa fortune disponible par lui estimée pour aider son pays à sortir de la misère dans laquelle l’ont plongé un demi-siècle de métastases socialistes serait la marque d’une authentique solidarité face au naufrage imminent. Ce geste n’a de sens que si on expurge de la nécro-fiscalité en cours toutes les mesures clouant au pilori ceux qui ont l’outrecuidance d’avoir mieux réussi que la moyenne à entretenir l’économie globale. Autrement dit, qu’on rétablisse une règle de flat tax universelle (comme pour la TVA) comme l’exige feue la constitution (DDHC).
    Je doute fort qu’un référendum soit le moyen de rétablir cette égalité.

    • Mais quand on ne paie pas d’impôt sur sa fortune, et qu’on la maintient en France, c’est 100% qui en est consacrée à essayer de sortir le pays de la misère. Quand on en vers 1% à l’état, ça n’est plus que 99%, et encore parce qu’il faut maintenant la gérer non plus rationnellement, mais pour éviter la spoliation…

      • Bonjour MichelO
        Vous avez raison et c’est pour cela que je préconise 1% pour tous et volontaire: cela représente une somme importante dont l’utilisation effective doit être justifiée annuellement: le contribuable fait comme pour ses dons aux ONG, s’il n’est pas content il ne les renouvelle pas.
        Quand le cotisant a le dernier mot, le gestionnaire fait des efforts.

        • Mais que préconisez-vous comme usage de ce 1% qui ne serait pas moins efficace que l’usage que décide celui qui a montré son habileté et continuera à le faire avec les 99% restants ?

  • Comme une majorité de foyers fiscaux ne paient ni l’IRPP ni l’IFI, il est à craindre que cette majorité raisonne à court terme et soit indifférente ou pour le rétablissement de l’ISF.
    Il faut insister sur le fait que l’immobilier , surtout en région Parisienne, peut représenter un capital imposable à l’IFI sans générer de revenus.
    Il correspond en fait à une augmentation déguisée de l’impôt sur le revenus.
    C’est la raison pour laquelle il faut être contre.

  • Les Socialistes aiment tant les Pauvres qu’ils les fabriquent.

  • « un référendum sur l’ISF. Et pourquoi pas ? »

    Surtout pas !

    Les français sont très majoritairement acquis aux causes socialo marxistes.
    L’ISF est sûr d’etre rétabli, mais cette fois pas seulement pour les sales riches, mais aussi les classes moyennes.

    • Un ISF pour tous à taux unique me paraît moins révoltant que l’ISF actuel destiné à punir ceux qui ont stimulé l’économie.
      En plus il permettait de supprimer l’impôt sur le revenu et toutes les injustices qui vont avec.

  • Je vous trouve bien optimiste. Jusqu’ici, un référendum reçoit une réponse qui n’est pas une position sur la question posée après un débat calme et sensé, mais une réponse émotionnelle aux personnes « médiatiques » qui ont pris position sur la question. Et parce que ce serait un « RIC », ça changerait ?

  • C’est un peu du réchauffé, mais on ne s’en lasse jamais:
    « Un socialiste, c’est un type beaucoup plus riche que toi, mais qui estime que tu gagnes trop d’argent. »

  • Valérie Rabault est un parfait exemple de méconnaissance en économie. Qualifier la France d’être un paradis fiscal grâce à la suppression d’ISF est d’abord un mensonge adressé à 57,5 % des français qui ne payent pas l’impôt sur le revenu et aussi une affirmation stupide car le produit d’ISF était environ 5 MM €, donc une somme ridicule par rapport à l’ampleur de la dette de France. La nouvelle mouture de cet impôt basé seulement sur l’immobilier va générer environ 2 MM €, donc une diminution de 3 MM €. Il s’agit vraiment d’un grossier mensonge scandaleux.

    • Bien sûr. Mais qui dans les médias s’est permis de le signaler en en rendant compte ? Si Trump sortait une énormité pareille, ce serait un tollé ! Tiens, c’est peut-être une idée, y a-t-il un copain de Trump dans la salle pour le lui souffler à l’oreille ?

  • on peut faire l’économie d un referendum
    10% le payant 90 % seront pour l’isf ,soyons optimiste ajoutons 10% de citoyens conscients du problème et nous aurons du 80/20
    nous ne somme spas des suisses..

  • Ils sont tellement stupides qu’ils veulent continuer la politique qui a mené leur parti à la ruine, et la France avec!

  • Quelques études sur les effets économiques et politiques de la démocratie directe et du RIC.
    La démocratie directe a tendance à accroitre le PIB :
    Feld & Savioz (1997) ont trouvé que le PIB/habitant des cantons suisses forte démocratie directe est 5% supérieur.
    Blomberg & al (2004) montrent que les états des USA utilisant le RIC ont connu une plus forte croissance
    La démocratie directe renforce le bonheur ressenti :
    Pour Frey&Stutzer (2000), les Suisses qui vivent dans des cantons à forte démocratie directe ont un niveau de bonheur ressenti plus élevé. Radcliff & Shufeldt (2016) suggèrent que le degré de satisfaction des citoyens augmente
    La démocratie directe réduit la taille de l’Etat
    Pettersson & Tyrefors (2007), Blume & Müller & Voigt (2009), Sanz (2017), estiment que la taille de l’Etat et les dépenses publiques diminuent avec une démocratie directe plus forte.
    La démocratie directe renforce l’efficacité :
    Feld&Savioz(1997), Blume&Müller&Voigt(2009) montrent qu’un degré de démocratie directe plus élevé tend à réduire les déficits, la corruption et accroit l’efficacité de l’Etat. Pour Seebauer (2015) elle augmente l’efficacité politique
    Mais la démocratie directe diminue la distribution des richesses selon Feld&Fischer(2006), affecte les performances scolaires (en raison des coupes budgétaires) selon Fischer(2007) et ne conduit pas à un regain d’intérêt chez les citoyens pour la politique selon Voigt&Blume(2015).

    • Jacquessvd
      Vous citez Feld et Savioz qui ont fait une mauvaise critique du système étatique Suisse.
      Cette analyse ne prend pas en compte tous les paramètres de l’économie Suisse.
      Globalement, la rémunération moyenne mensuelle par habitant est en Suisse de l’ordre de 6.500 €; la rémunération moyenne des salariés au bas de l’échelle est de l’ordre de 2.900 € avec des prélèvements contraints 3 fois inférieurs par rapport à ce qu’il en est en France.
      Il faut ajouter que la Suisse est pratiquement en situation de plein emploi ce qui évite d’avoir à payer les aides que la France verse aux chômeurs…
      Il faut également savoir qu’en Suisse comme au Luxembourg, il y a un impôt sur les actifs des entreprises à un taux très faible. Mis à part l’impôt sur les actifs des entreprises, les personnes physiques n’ont pas d’impôt à payer sur la fortune et les droits à payer sur les successions et les donations sont très faibles.
      Par contre, être chef d’entreprise en Suisse est plus difficile qu’en France car il faut être un très bon gestionnaire et se donner les moyens de verser des rémunérations importantes à ses collaborateurs.
      Il faut également noter que l’immigration est soumise à des règles légales très strictes et qu’il est impossible d’y déroger ce qui, par ailleurs, permet aux Suisses d’obtenir de bonnes rémunérations salariales….

  • en appliquant le R.I.C . sur un budget de la finance et que le peuple puisse l’accepter ou pas .Fera peut -être reflechir que le gaspillage
    sera terminé…Et surtout que la COUR des COMPTES ne soit plus un avis consultatif mais un ordre de résultat positif !!!
    Je doute que L’ÉTAT l’acceptera !!!

    • Il ne faut pas rêver, le RIC à la Suisse est inconcevable dans une France intoxiquée par le Bonapartisme Énarchique; la France démocratie directe ou semi-directe n’est pas pour demain.
      Ne perdez pas de vue que la majorité des élus à l’Assemblée Nationale et au Sénat sont des fonctionnaires « en disponibilité » ou d’anciens fonctionnaires…
      Pour l’heure, l’évolution prévisible de la France c’est la décadence telle qu’elle est actuellement vécue en Grèce….

  • Toujours facile de demander à la population de choisir pour ou contre l’ISF via une voie de référendum. Evidemment quand seulement 0.1% est concerné par cette mesure, on obtiendra des pourcentage élevés en faveur de cette mesure.
    Faites le même test en demandant à la population pour ou contre une imposition de tout revenu, dès le premier euro, vous verrez ce sera nettement moins populaire 🙂

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