La mondialisation permet l’éradication de l’extrême pauvreté

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La mondialisation permet l’éradication de l’extrême pauvreté

Publié le 5 novembre 2018
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Par Johan Norberg.

C’est la plus belle histoire de notre époque, et peu de gens en ont entendu parler. L’humanité est en train de vaincre l’extrême pauvreté. La Banque mondiale a récemment publié ses derniers chiffres qui montrent que la proportion de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté, c’est-à-dire consommant moins de 1,90 dollar par jour, ajustée aux prix locaux, est passée de 36 % en 1990 à 10 % en 2015.

Un recul drastique de la grande pauvreté

Bien que la population mondiale ait augmenté de plus de deux milliards de personnes, le nombre de personnes extrêmement pauvres a été réduit de près de 1,2 milliard. Cela signifie que, à l’ère de la mondialisation, qui est aujourd’hui fort méprisée, près de 130 000 personnes sont sorties de la pauvreté chaque jour. Chacune de ces 130 000 personnes représente une autre personne qui se rapproche d’une vie décente avec une éducation de base, un accès aux soins de santé et des opportunités dans la vie. C’est la plus grande réalisation de l’histoire humaine.

L’Afrique reste le continent où le taux de pauvreté a du mal à régresser

Lors du Sommet du millénaire organisé par les Nations Unies en 2000, les pays du monde se sont fixé pour objectif de réduire de moitié le taux de pauvreté extrême de 1990 d’ici à 2015, ce qui a été respecté plus de cinq ans avant la date limite. Les progrès ont été plus rapides en Asie. En Asie de l’Est, l’extrême pauvreté a reculé de manière spectaculaire, passant de 62 à 2 % et en Asie du Sud de 47 à 12 %.

Mais d’autres régions ont également enregistré d’énormes progrès. Ainsi, en Amérique latine, l’extrême pauvreté a été réduite de 14 à 4 %. La région se trouvant à la traîne est l’Afrique subsaharienne, mais même dans cette zone, l’extrême pauvreté a été réduite de 54 % à 41 %. Certes, le taux reste plus élevé que partout ailleurs dans le monde, mais cela signifie que l’extrême pauvreté est maintenant plus rare en Afrique que dans les pays les plus riches du monde ne l’étaient à l’aube de la révolution industrielle.

Il est fascinant de constater que ces progrès ont eu lieu, d’autant plus qu’en Occident, on commence à douter du libre-échange et du capitalisme mondial. Parce que cette réduction de la pauvreté s’est produite dans les pays qui ont commencé à libéraliser leurs marchés et à s’intégrer à l’économie mondiale, comme la Chine au début des années 1980 et l’Inde et le Vietnam au début des années 1990.

Comme l’économiste indien, Gurcharan Das, l’a expliqué à propos des progrès de son pays dans le documentaire « India Awakes »:

« Les principes qui ont apporté tant de prospérité et de liberté à l’Occident sont confirmés dans un pays situé à l’est. »

Quelles politiques pour un recul durable de la pauvreté ?

Les institutions multinationales adorent organiser des séminaires et élaborer des plans de « croissance pro-pauvres », mais le meilleur moyen d’amorcer une croissance favorable aux pauvres est de réaliser des taux élevés et surtout de les maintenir dans le temps. Une étude réalisée par les économistes David Dollar, Tatjana Kleineberg et Aart Kraay, portant sur 121 pays, a montré que l’essentiel de la variation de la croissance des revenus des pauvres entre les pays est due à la croissance des revenus moyens et non à une modification de la répartition.

C’est au moment où la gauche comme la droite s’éloignent du capitalisme mondial que celui-ci célèbre sa plus grande réalisation. En fait, tout repose sur des idées reçues car, lors d’un sondage, lorsqu’on a demandé aux Américains ce qu’il était advenu de la pauvreté dans le monde ces 20 dernières années, 5 % seulement ont répondu qu’elle avait été réduite de moitié, tandis que 66 % pensent qu’elle a doublé.

Une autre raison est que beaucoup croient au mythe du jeu à somme nulle : pour que quelqu’un gagne quelque chose, il faut que quelqu’un d’autre le perde. Ils sont donc persuadés que ce sont eux qui devront payer si la Chine ou le Mexique prospèrent.

Mais cela ne s’applique pas à un marché libre où aucun accord ne sera jamais conclu à moins que les deux parties n’améliorent mutuellement leur situation initiale. Le commerce et la spécialisation contribuent à augmenter la taille du gâteau mondial. Ainsi, agrandir le gâteau ne veut pas dire manger la part des autres.

Les États-Unis à reculons

C’est une période particulièrement sombre pour les États-Unis qui sont en train de renoncer à la mondialisation et de déclencher des guerres commerciales. Selon une estimation de la Brookings Institution, la classe moyenne mondiale s’est accrue de 2,3 milliards de personnes au cours de ces 25 années. Ce sont 2,3 milliards de personnes supplémentaires dont la consommation rejoint peu à peu celle des classes moyennes occidentales.

Ce son de succion géant que nous pourrions bientôt entendre est celui de milliards de personnes du Sud et de l’Est qui importent tous les biens et services produits par nos entreprises. La fortune sourit aux braves. Le protectionnisme n’apporte que la ruine pour tout le monde.

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  • la mondialisation ne diminue pas la pauvreté , elle fait accepter le minimum vitale
    pour vivre miséreux juste de manger et de vivre dans un taudis .. mon expression personnelle les nouveaux pauvres (( les nouveaux riches )) tout ça ce ne sont que des mots … la pauvreté diminue mais la misère
    s’amplifie… juste pour justifier leurs impuissance !!!!

    • vous ne parlez pas de la même pauvreté..la pauvreté absolu ou la pauvreté relative..
      la mondialisation diminue la pauvreté absolue…

      le niveau de vie, le dollar par jour qui a été le lot de l’humanité depuis des millénaires.

      précisez donc votre pensée..
      car évidemment en termes relatifs , il y a des pauvres, puisqu’il y a des riches…

      c’est quoi la misère?

  • À quel prix? L’air, l’eau, les sols sont pollués de manière irréversible.

  • La mondialisation fait durablement reculer la pauvreté si et seulement si :
    – les droits de propriété sont respectés partout également
    – il n’y a pas de concurrence faussée de la part d’Etats mercantilistes (la Chine p.e.)
    – la croissance ne repose pas sur des manipulations monétaires et budgétaires qu’il faudra payer un jour ou l’autre (la Chine encore mais pas seulement)

    Il est préférable d’attendre la fin de l’histoire (le remboursement des dettes accumulées) avant de juger si la mondialisation a effectivement fait reculer la pauvreté.

  • la mondialisation en effet reduit la pauvrete dans le monde. Seul Probleme, elle a reduit la pauvrete dans les pays du tiers monde et augmente celle ci dans les pays riches. Autrement dit, un chinois est aujourd hui bien plus riche et a une vie meilleure qu il y a 30 ans. Par contre pour un americain ou un francais c est loin d etre evident.
    Chomage massif, emplois mal payes, cout de la vie eleve et depenses contraintes en hausse font que le bilan est pas positif pour une large partie de la population de nos pays. D ou le vote FN ou Trump

    Pire encore, en 1980 quasiment tous les francais pensaient que les choses allaient s ameliorer et qu eux et leurs enfants auraientune vie meilleure. Qui pense encore en 2018 que ses enfants auront une vie meilleure qu eux en 2048 ?

    • Si on avait pas des cartons de lois complètement débiles on se serait enrichis aussi …

    • Qui pense ça ? Tous les gens des pays où l’Etat n’a pas augmenté son emprise dernièrement. Et les enfants des 80 ont une vie bien meilleure que leurs parents. Ils n’ont juste pas compris, comme on le savait pourtant depuis toujours, que les smartphones ne poussent pas sur les orties qu’on laisse envahir les trottoirs.

      • Je suis ne dans les annees 60 et je pense que j ai eut une vie bien meilleure quand j ai commence a travaille que quelqu un qui est ne dans les annees 80-90.
        Et encore, quand j ai commence a travailler il y avait deja un chomage massif (fin annees 80) mais si vous aviez un diplome (autrement dit vous aviez travaille a l ecole vous arriviez a vous en sortir)

        Maintenant en France, il faut souvent engloutir 40 % de ses revenus pour se loger. Trouver du travail est souvent possible que dans les grandes metropoles et dans certains cas, on n hesite pas a vous offrir des postes de stagiaires (500 €/mois).

        Quand aux perspectives de carrieres, inutile d en parler vu le declin francais.

        Apres il y a des choses plus subjectives. Par ex, il n y avait pas des radars partout. Personne ne vous saoulait avec MeeToo ou les meres porteuses. Telephoner coutait cher, internet n existait pas mais a moins d etre bavard, personne ne se ruinait en telephone (et n avait la paix quand eôn etait pas chez soi)

        • Se loger coûte cher ? N’est-ce pas justement la faute à l’interventionnisme croissant de l’état dans le logement, que je dénonce ? Quant à trouver du travail, allons, si traverser la rue ne vous tente pas, traversez une frontière… Partout où l’état a reculé, les enfants vivent incomparablement mieux que leurs parents. Ah, mon voyage en Chine en 1991…

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