Moins de cancers grâce au bio : malhonnêteté et contradictions

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Bio Sonnenblumenkerne by Marco Verch (CC BY 2.0)

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Moins de cancers grâce au bio : malhonnêteté et contradictions

Publié le 4 novembre 2018
- A +

Par Michel de Rougemont.

Dans la série « une récente étude scientifique montre que… » la lutte contre le cancer est en pole position et l’agriculture bio ne se situe pas mal non plus. Si même une fraction de ces annonces se révélait exacte, il y aurait déjà bien longtemps que ces malignités n’auraient plus cours et que notre longévité se compterait en siècles. La dernière en date est que manger bio préviendrait de ce genre de maladie.

Voilà une occasion de plus d’utiliser mon tampon rempli de beuse. Mais je vais tenter ici d’inverser la loi de Brandolini et de dépenser moins d’énergie pour débusquer cette sottise qu’il n’en a coûté pour la produire.

[related-post id=328641 mode=ModeSquare]

Les médias se sont empressés de mentionner cette étude récente1 associant la consommation d’aliments bio à un risque réduit de cancer, bien entendu sans tenir compte du chapitre qui en décrit les limitations. Et lorsque qu’on la lit attentivement on comprend que ses résultats sont statistiquement tellement peu significatifs qu’ils ne peuvent être concluants.

On notera d’ailleurs le key point :

« Si les résultats sont confirmés, la promotion de la consommation d’aliments biologiques dans la population en général pourrait constituer une stratégie préventive prometteuse contre le cancer.»2

Avec des si et des pourrait tout est possible.

Malhonnêteté patente des auteurs : leur conclusion est en contradiction avec le reste, bien qu’ils chantent la ritournelle « more research is needed » afin de s’assurer de financements ultérieurs.

Voilà donc un article bien peu empreint d’esprit scientifique, publiant des résultats non valables qui demanderaient à être confirmés. Il semble que l’auteur principal de ce papier soit une habituée de la chose.

Les médias oublient aussi trop volontiers, un mensonge par omission de plus, que d’autres études portant sur des cohortes plus larges et plus variées ont conclu qu’une association entre manger bio et réduire le risque de cancer n’était pas avérée.

Pendant ce temps la propagande a fait son chemin, ajoutant au crédo excrémentiel :
Depuis dorénavant jusqu’à désormais inclus, le bio protège du cancer.

  1. J. Baudry et al., « Association of Frequency of Organic Food Consumption With Cancer Risk: Findings From the NutriNet-Santé Prospective Cohort Study, » JAMA Intern. Med., pp. 1–10, 2018.
  2. If the findings are confirmed, promoting organic food consumption in the general population could be a promising preventive strategy against cancer.
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  • claude henry de chasne
    4 novembre 2018 at 6 h 37 min

    la doxa socialo-écolo n’en est plus a un contradiction prés , véritable religion , il ne s’agit plus de prouver mais de croire ..et de payer

  • Une étude montre qu’une granulé d’oxillo cossinum( nom approximatif) a 1 euro réduit les risques de grippe….pour 29 euros vous échappez a la grippe bien plus qu’avec un vaccin… gratuit ou presque…et il y a des gogos pour y croire.
    Et sans rigoler , il y a des medecins prescripteurs……..ainsi que des gouvernements près a lancer des campagnes de promos pour du manger sain car bio.

  • Sain et durable, il n’y a que ça qui vaille, vos combats d’arrière garde sont obsolètes, même s’il est toujours délicat de prouver à 100% tant notre santé est multifactorielle, ce que le bon sens sait depuis longtemps.
    .
    Je vous en prie, poursuivez votre logique délétère, je vous conseille un verre de glyphosate tous les matins (ou autre pesticide de votre choix), vous me direz le résultat, puisque c’est si bon pour la santé, car c’est bien à cette conclusion insidieuse que vous vouliez arriver…
    .
    La véritable question serait qu’avez-vous a gagner à tenir de tels discours ?
    Un article qui fait le buzz ?
    Un pas de plus vers la vérité ?
    Quelque chose à vendre ou à préserver ?
    En quoi cela vous dérange-t-il que sain et durable soit meilleur pour la vie et la santé, que biocide et fossile ?

    • Adepte du bio depuis longtemps je crains que vous ne compreniez pas où se situe le débat.
      Une étude plus ou moins sérieuse, qui « semble » prouver , « si les résultats le confirme », « pourrait » etc…et cela se traduit avant toute confirmation par la sentence : c’est un fait prouvé indéniablement.
      Cela s’appelle la manipulation des foules et cela décrédibilise les études qui elles sont sérieuses.
      Dans ce domaine comme dans d’autre on « semble » être pris pour des c**s.
      En revanche j’adhère autant que possible au « bio » car j’en ai les moyens.
      Mes arbres fruitiers ne reçoivent aucun traitement sur toutes l’année et la quasi totalité de mes fruits sont habités par des vers.
      De toute façon je n’en mange, au mieux, que 20% le reste étant à la disposition des oiseaux et/ou de tout animal qui en a besoin.

      En revanche il m’arrive, encore maintenant, d’utiliser (une fois par an, voir moins) du glyphosate (dont il y aura bientôt certainement un trafic) et de l’anti-ronce : un hectare à entretenir quand à 62 ans, que l’on travaille au minimum 48 heures par semaine et que l’on est encore à 5 ans de la retraite… Et avec modération je vous l’assure !

      Globalement ma « facture écologique » est très bonne par rapport aux 17 traitements annuels des arbres fruitiers non bio.
      Et je trouve particulièrement « truffe » l’écologiste citadin moyen qui me critique, du haut de son appartement, dans son divan, en ville, en disant qu’il « n’y a qu’à » utiliser de l’huile de coude.

      Les ayatollahs de l’écologie la desservent.

      • mes fruits sont habités par des vers.

        avez-vous connaissance de cette étude US, qui montre que notre nourriture, bio ou pas, contient à 99% des pesticides naturels secrétés par la plante avec des molécules vraiment pas sympa?
        Ils supposent même que, en réaction à une attaque extérieure, la plante se met à produire ce genre de molécules?
        De toute façon, dans mon verger, tout est bouffé par la biodiversité heureuse

        • « avez-vous connaissance de cette étude US, qui montre que notre nourriture, bio ou pas, contient à 99% des pesticides naturels secrétés par la plante avec des molécules vraiment pas sympa? »
          Non pas connaissance du tout.
          Quoi qu’il en soit les dites molécules sont peu ou pas efficaces car des vers il y en a. Mais il faut bien donner à manger aux oiseaux ! (et cela ne me dérange pas)

        • claude henry de chasne
          4 novembre 2018 at 10 h 35 min

          vous avez vu une vraie pomme bio?

        • Sur ces 99 %, 37 % des molécules présentent un caractère cancérogène, certes très faible mais si vous ne mangez pas 100 kgs de pommes du même champ, vous ne risquez pas grand chose.
          Le café est en particulier une substance insecticide, la plante ayant développé l’abondance des graines pour se protéger des insectes.

      • claude henry de chasne
        4 novembre 2018 at 10 h 44 min

        « En quoi cela vous dérange-t-il que sain et durable soit meilleur pour la vie et la santé, que biocide et fossile ? »

        d’abord parce que ce n’st pas prouvé ,(on a jamais aussi bien mangé en france depuis 20 siecles et produit autant de centenaires » )et ensuite parce que cette idéologie est exploitée par les politiques pour taxer le contribuable
        (il ne vous a pas échappé que toutes les taxes vertes ne vont pas a l’écologie , si?)
        80 % de ce que rapportent les taxes vont dans le tonneau des danaïdes des budgets trafiqués de l’etat..
        les français le savent et ils vont voter bientot

      • @Balthazar
        En intervenant ici, je voulais souligner qu’ergoter sur l’usage qui est fait d’une étude, c’est brasser du vent.
        Les convaincus (ayatollahs) de tous bords ne changerons pas d’avis. Finalement c’est peu constructif.
        Par contre au fond de soi, chacun connaît la direction juste : le sain et durable.
        .
        Un conseil, si vous avez des compétences et l’envie, participez plutôt à bâtir concrètement un monde sain et durable, se sera plus constructif que critiquer le mauvais usage qui est fait d’une étude, ce qui reste du gaspillage de temps et d’énergie, vu le rendement.
        Je conçois que ça puisse vous apportez un certain plaisir.
        Le bon sens, plus que les études, sait ce qui juste en matière environnement habitat et santé.
        .
        PS :Permettez moi de balayer d’un revers de main les autres interventions qui comme à l’habitude ici, ne sont que des raisonnements partiels (extrait de toute vision globale) , partiaux, qui se pensent civilisés , tout cela pour justifier les plus bas instincts de ceux qui les promeuvent dans leur inconscience…

        • claude henry de chasne
          5 novembre 2018 at 3 h 26 min

          oui croyez et vous serez sauves.. et taxés

          • Oui nous sommes des êtres spirituels qui vivons une expérience humaine et non l’inverse.
            Souvenez vous en et vous aurez les réponses justes, aux défis qui sont là.
            Ces petits débats, sur les Taxes, le glyphosate, tout cela est sans intérêt par rapport aux enjeux. Construisez, si vous le pouvez et le souhaitez.

    • « Je vous conseille un verre de glyphosate tous les matins « . Eh bien figurez-vous que ça été pratiquement fait. Après la découverte de la molécule, on l’a testée sur des volontaires pour voir si elle avait des effets thérapeutiques. On n’en a pas trouvé. Mais aucun cobaye n’a développé d’effets indésirables…
      Une étude publiée l’année dernière dans le Journal of the National Cancer Institute et reprise par le Figaro, affirme que cet herbicide n’augmente pas le risque de cancer chez les agriculteurs qui l’utilisent. Et ce coup-là, rien à redire : la notorité du journal est impeccable, la patronne de l’étude plache sur ce type dossiers depuis 2004, aucun des chercheurs n’a le moindre lien avec l’abominable entreprise capitaliste, et le travail a été entièrement financé par des institutions publiques de recherche américaines. L’enquête à suivi plus de 54.000 agriculteurs pendant vingt ans, dont 9.300 n’ont pas utilisé de glyphosate sur cette période, au bout de laquelle 7.290 avaient déclaré un cancer. Mais statistiquement, la proportion de cas de cancer est la même dans les deux groupes. Ce qui confirme les résultats obtenus en 2005 par les mêmes scientifiques sur une période plus courte.

      • nstitutions publiques de recherche américaines

        tout est dit
        américain, cela ne peut qu’être une fakenews
        par contre dans le Monde…

      • claude henry de chasne
        4 novembre 2018 at 10 h 38 min

        de toutes ls façon la food & drug suit les études et exige des rapports fiables notamment en matière de carcinogenèse..
        mais les écolos s’en tapent
        « Croyez et vous serez sauvés » mais va falloir payer le clergé de la cause

    • claude henry de chasne
      4 novembre 2018 at 10 h 40 min

      qu’appelez vous sain? et qu’appelez vous durable
      « rien ne se perd , rien ne se crée , tout se transforme » lavoisier

      • « La République n’a pas besoin de savants, ni de chimistes : le cours de la justice ne peut être suspendu » — Coffinhal , obtenant la tête de Lavoisier…

    • Sain et durable. Les slogans à la con des écolos!
      Monsieur ignore qu’on n’a JAMAIS vécus aussi vieux de toute l’histoire de l’humanité? Et que l’agriculture est durable depuis 10.000 ans puisque remontant à cette époque? Vous n’avez aucune culture et aucun sens du ridicule avec vos commentaires grotesques. Comment appelle t-on déjà les ignorants à qui on fait avaler n’importe quel bobard, même les plus gros?

    • Une logique délétère, c’est surtout une logique qui prétend que parce une idée est réfutée, alors c’est que l’auteur de la réfutation défend un éventuel camp adverse.

    • Pourquoi ne boiriez vous pas un verre d’eau de javel tous les matins ,ou de votre meilleur shampoing,ou liquide vaisselle,qui sont tous bien pire que le glyphosate auquel vous ne connaissez rien

    • Je vous en prie, poursuivez votre logique délétère, je vous conseille un verre de glyphosate tous les matins (ou autre pesticide de votre choix)
      c’est vous le pernicieux.
      Personne ne boit un verre de pesticide à quelque moment que ce soit de la journée même celui qui épand le produit.
      Il s’avère qu’il peut être plus bénéfique de manger la peau d’un fruit ou d’un légume pour bénéficier de ses nutriments alors que les produits dont vous parlez sont à doses infinitésimales.
      vous êtes dans l’Excès en fait votre argumentation est rigole et imbécile.

    • non, vous n’avancez pas vers la vérité, vous pensez la détenir..
      sain et durable..
      dans un monde raisonnable plus sain et plus durable c’ets déjà pas mal..
      sain et durable..tu ne manges RIEN

    • Je suis entièrement d’accord avec vous et je déplore que ceux desquels ma pensée se rapproche le plus soient, sur ce sujet, aussi dogmatiques et rétrogrades.
      On pourrait même dire, en l’occurrence, que leurs positions sont parfaitement contradictoires avec la liberté de choix qu’ils prétendent défendre à longueur de colonnes.
      J’avais espéré, un moment, que le libéralisme soit en mesure d’apporter sa propre réponse aux problèmes environnementaux et, plus largement aux problèmes (car il en existe) qui dépasse l’horizon individuel.
      Ce vœu est enterré et, avec lui, tout espoir de voir ce courant dépasser les 3% de l’électorat (avec ou sans moi).

  • Au supermarché, quand je vois des produits bio, je passe mon chemin.
    En effet, le bio est conçu pour l’environnement, point barre.
    Donc:
    – le bio n’a aucun impact pour la santé,
    – le bio est plus cher,
    – les produits se conservent moins bien faute de protection par des produits chimiques adaptés.

  • On a donc le choix entre mourir par dérèglement hormonal, avec les pesticides. Ou mourir du cancer en mangeant les toxines que la plante développe en absence d’insecticide pour la défendre.
    Choisi ton camp camarade 😉

  • pour moi, le plus lamentable est l’invocation de la science…
    les écolos ont gagné les esprits…mais ils ont aussi même contaminé certains « scientifiques » qui ne voient même plus leur biais..

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