3 femmes du gouvernement, 3 âneries : parité respectée !

greenish by Aimee Ray(CC BY-NC-ND 2.0) — Aimee Ray, CC-BY

3 femmes qui feront entrer de force dans votre vie les idées qu’elles ont eues pour vous.

Par Phoebe Ann Moses.

On s’accorde à dire que les Français ne connaissent pas leurs ministres depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Et pourtant, parmi les membres de ce gouvernement, il y a autant d’idées imbéciles côté féminin que côté masculin. C’est une vraie parité. Jugez plutôt.

Élisabeth Borne : tous à vélo !

Élisabeth Borne, ministre des Transports, a expliqué cette semaine dans une interview à BFMTV (48 secondes de franche rigolade), tout ce qu’elle allait mettre en œuvre pour favoriser l’usage du vélo par les Français.

Sa première idée géniale est que les entreprises prennent en charge une partie des frais de déplacement de leurs employés qui viennent travailler à vélo. Mais attention, il faudra un justificatif. Il s’agira de justifier

… qu’on a une facture d’entretien de vélo par exemple.

Fastoche ! On va tous faire réparer son vélo chez un pro… Et puisque les Français rechignent à aller travailler à vélo parce qu’ils ont peur du vol (c’est la deuxième raison identifiée par la ministre), le gouvernement a une solution toute trouvée :

Quelle est la bonne réponse pour lutter contre le vol ? C’est le marquage. Comme ça, on ne peut pas revendre des vélos volés.

Et toc ! C’est vrai, quoi, un vélo marqué c’est un vélo qu’on ne volera pas. Et puis si un petit chenapan était assez fou pour vous dérober votre bicyclette, vous pourriez toujours porter plaine, puisque vous aurez des justificatifs.

Hélas, oui, ceux qui font des lois et des interdictions ont toujours la réponse inadéquate à un problème qui ne se posait pas.

Agnès Buzyn : toujours plus avec vos sous

Deuxième place du palmarès des âneries féminines de la semaine : Agnès Buzyn, qui a elle aussi le chic pour trouver des réponses inadéquates.

Le reste à charge zéro (pour qui ? qui paye ? qui reçoit ?), le bien nommé Plan pauvreté, qui nous coulera tous jusqu’au fond au lieu de nous tirer vers le haut (un « Plan richesse » eût été préférable), la diminution des forfaits en tout genre dont les médecins généralistes sont maintenant dépendants (leur consultation n’ayant pas été revalorisée) : il y a fort à parier que cette ministre suivra la même cote de popularité que celle qui l’a précédée, Marisol Touraine.

Heureusement que sur son compte Twitter, elle n’oublie jamais de remercier « les professionnels de santé » de manière systématique quand elle se rend quelque part : elle semble user de cette fameuse pommade qui permet de faire entrer plus en douceur des choses un peu désagréables de prime abord…

Françoise Nyssen : tant qu’il y aura des femmes…

Françoise Nyssen, notre sémillante ministre de la Culture, est en train de transformer son poste en ministère de la Propagande : après avoir fait parler d’elle en agrandissant sa maison d’édition, la voici qui proclame que dorénavant elle allouera un supplément de 15% de subventions aux créations qui favorisent la parité. Le Point rapporte :

« Je crois aux incitations financières. Quand les choses ne changent pas d’elles-mêmes, ou trop lentement, c’est à nous de les faire changer », a affirmé la ministre en clôture des Assises de la parité.

Ce bonus pourra être attribué aux films dont les équipes ont des femmes à des postes-clés. Concrètement, un barème de huit points sera instauré avec un point si le réalisateur est une femme, un autre point si le chef technique est de sexe féminin… Il « sera ouvert dès lors que l’équipe technique totalise au moins quatre points ».

Reste à savoir si un réalisateur transgenre risque de rafler la mise, ou si un film cumulant les thématiques « minorité ethnique », « femmes », « victimes », « végans », sera hors compétition. Normalement, « Joséphine Ange Gardien », devrait bien se placer question subventions…

Pauvres Kubrick, Scorsese, Coppola, Eastwood, Allen, Tavernier, Chabrol, Truffaut, Lelouch… Vous avez eu le tort de préempter un univers qui ne doit désormais plus être le reflet d’un art mais celui d’une politique. Et d’être nés avec une malédiction : une paire de testicules. Que le ministre de la Culture français aura vite fait de vous enlever, faute de vous les casser…

Contribuables, ne riez pas : tout cela, c’est avec votre argent…