L’idée folle du congé paternité « obligatoire »

Mardi dernier, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu son rapport sur le congé paternité. Elle préconise de l’allonger et d’en rendre une partie obligatoire.

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L’idée folle du congé paternité « obligatoire »

Publié le 14 septembre 2018
- A +

Par Nathalie MP.

Pas facile de s’attirer la sympathie des bastions féministes les plus offensifs ! Même Marlène Schiappa a du mal, malgré tous les efforts qu’elle déploie pour faire avancer la cause des femmes, comme on dit. Loi contre le harcèlement de rue, logiciel anti-inégalités obligatoire dans les systèmes de paie des entreprises, référents égalité dans les établissements scolaires, projet de congé maternité unique pour toutes les femmes… Ah ben, justement ! Puisqu’on parle d’égalité hommes femmes, pourquoi pas aussi un vrai congé paternité obligatoire ? 

Et là, patatras.

Interrogée l’an dernier sur « l’inégalité » qui persiste à ce sujet en France, notre Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a étourdiment montré son vrai visage, celui qui, à l’opposé du féminisme qu’elle prétend défendre, fait sournoisement le jeu des « stéréotypes de genre » et renforce les tendances machistes les plus réactionnaires de la société. Car voici ce qu’elle a eu l’audace de répondre (photo ci-contre) :

En effet, les hommes n’accouchent pas je crois […] Les demandes ne sont pas uniformes. Des pères veulent un allongement (du congé paternité) et d’autres pas du tout.  (juillet 2017)

Horreur. Non seulement Marlène Schiappa s’appuie encore sur des réalités biologiques complètement dépassées, mais elle esquive le problème au motif que les hommes n’auraient pas tous les mêmes aspirations ! Comme si la question primordiale de l’égalité des sexes à la maison et au travail pouvait être laissée à l’avis de chacun ! Comme si les aspirations des hommes comptaient alors qu’on sait très bien que ce sont les femmes qui portent toute la « charge mentale » de l’organisation familiale (BD très instructive…) !

Comme souvent en ces matières, les pétitions adressées au gouvernement ont déboulé en nombre. Celle du magazine féministe Causette (octobre 2017) a plus particulièrement attiré l’attention car elle s’est assurée la signature préalable d’une quarantaine de « célébrités » masculines parmi lesquelles on ne s’étonnera pas de retrouver des habitués de la tribune ou de la pétition citoyenne selon la désormais classique tentative d’impressionner le peuple à grandes fournées de people conscientisés : Thomas Piketty, économiste, Patrick Pelloux, médecin urgentiste, Frédéric Beigbeder, écrivain, Thomas Legrand, journaliste, Julien Clerc, chanteur, etc.

Rendre obligatoire le congé paternité

Que demandent-ils exactement ? Que le congé paternité (11 jours optionnels actuellement en plus des 3 jours du congé de naissance) passe à 6 semaines obligatoires pour se retrouver « à égalité » avec les femmes qui bénéficient par la loi d’un congé maternité de 16 semaines dont 8 obligatoires réparties en 2 semaines avant l’accouchement et 6 après.

La pression médiatique a remarquablement fonctionné puisque Marlène Schiappa, entourée de Gérald Darmanin (budget), Agnès Buzyn (santé) et Muriel Pénicaud (travail), annonçait en janvier dernier qu’elle avait entendu les doléances de la société civile et qu’elle chargeait l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) :

d’étudier toutes les possibilités d’allongement, mais aussi de meilleure rémunération et de meilleure information du congé paternité.

Dans la foulée, Valérie Pécresse (LR), nous révélait obligeamment le véritable objectif poursuivi à travers cette demande d’un congé paternité allongé et obligatoire auquel elle est favorable :

Si les pétitionnaires avancent naturellement l’argument affectif sur la rencontre entre le nouveau papa et son bébé (c’est tellement craquant, un homme qui tient un bébé dans ses bras !), il est encore plus important pour eux d’obliger les pères à s’investir plus dans les tâches domestiques pour alléger la « charge mentale » des femmes. Mais le seul but vraiment recherché consiste avant tout à lutter contre les « inégalités salariales » entre les hommes et les femmes.

Mettre les hommes et les femmes à égalité

Comme les femmes ont souvent une vie professionnelle chahutée par leurs maternités et les contraintes liées à l’éducation des enfants, et comme il semblerait que le désir d’enfant reste cependant assez courant chez la plupart d’entre elles, la meilleure façon de réparer cette « inégalité » consiste tout simplement à créer une obligation similaire chez les hommes pour s’assurer qu’ils ne prennent surtout pas d’avance sur leurs collègues féminines dans leur carrière. Avec les mots de Valérie Pécresse, cela donne :

C’est ça qu’on oppose aux femmes quand on ne veut pas leur donner d’augmentation de salaire. On leur dit : mais vous allez avoir la maternité, vous allez avoir des congés etc., ça va être compliqué. Eh bien, je crois qu’il faut mettre les hommes et les femmes sur un pied d’égalité.

Autrement dit : c’est compliqué pour les femmes ? Faisons en sorte que ce soit compliqué aussi pour les hommes… et tout le monde aura un salaire inférieur ! Ingénieux, non ? Et naturellement, ne demandons surtout pas leur avis aux intéressés !

De nombreuses études, aux méthodologies souvent douteuses, ont cherché à établir que les femmes étaient moins rémunérées que leurs collègues masculins par pure discrimination sexiste. On a parlé d’écarts salariaux de 25 %, mais ce chiffre était obtenu sans tenir compte du temps de travail et du poste occupé. Ces rectifications étant faites, on parle maintenant plutôt de 9 %.

Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Stanford sur 1 million de chauffeurs Uber aux États-Unis entre 2015 et 2017 a montré que le salaire horaire des femmes était en moyenne inférieur de 7 % à celui des hommes. Résultat étonnant puisque l’application qui calcule les tarifs de chaque course est parfaitement indifférente au genre de celui ou celle qui l’utilise.

En fait, loin de résulter d’une discrimination sexiste, l’écart de salaire observé s’explique par les comportements des utilisateurs. D’une façon générale, les femmes ont des stratégies différentes de celles des hommes dans la vie. L’idée de concilier carrière et famille est plus présente chez elles et il en résulte des écarts qui découlent de choix personnels, pas d’une discrimination machiste.

Et si on laissait les couples vivre ?

On observe d’ailleurs que lorsqu’un congé parental est accordé de façon conjointe au père et à la mère, charge à eux de se le répartir, il est utilisé à 96 % par les mères. Pourquoi ne pas laisser les couples se mettre d’accord sur la meilleure façon de mener leur vie commune ?

Mais aux yeux des forcenés de l’égalitarisme, ces écarts restent insupportables. Du reste, ils se refusent à voir un choix de vie dans le fait pour une femme de chercher à concilier vie familiale et vie professionnelle. Il ne peut s’agir que d’une déplorable soumission, même inconsciente, aux « stéréotypes de genre » et à la pression sociale qui en découle, pour les hommes comme pour les femmes.

Les statistiques montrent que 7 hommes sur 10 profitent du congé paternité actuel de 11 jours. Spontanément, j’aurais tendance à dire que c’est un taux très appréciable qui montre que la société évolue beaucoup sur ce sujet sans qu’il soit nécessaire de lui tordre le bras.

Dans un pays comme la France, où l’on règle tout par la contrainte de la loi, on a tendance à oublier que les entreprises sont en concurrence entre elles, aussi bien pour les produits qu’elles offrent à la vente que pour les salariés qu’elles embauchent. Tout comme le souci environnemental a fait son chemin progressivement dans les esprits depuis plusieurs décennies, les rapports hommes femmes au sein du couple et vis-à-vis des enfants évoluent énormément, comme chacun peut s’en convaincre en observant ses propres enfants adultes et en repensant à ses propres parents ou grand-parents.

De plus en plus, les entreprises en tiennent compte en offrant des packages susceptibles d’attirer les jeunes professionnels d’aujourd’hui qui ne se limitent plus à un salaire et éventuellement une voiture, mais incluent aussi un ensemble de facilités pour accompagner les événements de la vie.

Mais pour nos constructivistes de l’égalitarisme en tout et partout, ce n’est ni suffisant ni assez rapide. Il faut obliger les hommes à profiter de cette disposition, car si certains ne le font pas, c’est forcément qu’ils s’autocensurent par crainte de déplaire à leur employeur ou subir le regard négatif de leur entourage.

L’IGAS a rendu son rapport mardi 11 septembre dernier. Je passe par pure bonté d’âme sur la suggestion aussi loufoque que technocratique de créer – attention, novlangue niaiseuse – un droit individuel à une période PAPA ou « Période d’accomplissement d’une paternité active » et j’arrive directement à ses 3 scénarios d’évolution du congé paternité :

1· Ajustement : le dispositif actuel donne globalement satisfaction. Il suffirait d’améliorer la prise en charge financière, de mieux informer les hommes sur leurs droits et de laisser aux branches professionnelles ou aux entreprises le soin d’ouvrir une négociation sur l’augmentation de la durée si une demande se fait jour en ce sens. Surcoût pour les contribuables : 50 millions d’euros.

2· Renforcement : l’IGAS pense cependant que le scénario précédent n’apporterait guère d’évolution en matière d’égalité professionnelle et de répartition des tâches domestiques au sein du couple.

Il préconise donc de porter le congé de naissance de 3 jours actuellement à 5 jours (1 semaine) et le congé paternité de 11 jours à 2 ou 3 semaines. Sur ces 3 ou 4 semaines au total, une semaine serait obligatoire.

Surcoût : 133 millions d’euros pour 3 semaines et 331 millions pour 4 semaines (voir schéma IGAS ci-dessous).

3· Scénario volontariste (correspond aux demandes des pétitions) : il se donne comme priorité de réduire le « risque maternité » qui pèse sur les femmes dans leur vie professionnelle. Le congé paternité passe donc à 6 semaines obligatoires. Surcoût pour le contribuable : et bim, 1,2 milliard !

Recommandation de l’IGAS : scénario « Renforcement » de 4 semaines dont une semaine obligatoire.

Comment le gouvernement va-t-il réagir ? La question budgétaire est évidemment cruciale quand on prétend réduire les dépenses. D’autre part, aussi bien Marlène Schiappa que Muriel Pénicaud s’étaient prononcées contre l’obligation tandis que Christophe Castaner, usant de l’argument (irrecevable car ne représentant que son avis) selon lequel il regrettait d’avoir été un père peu présent, estime au contraire « qu’à un moment donné il peut y avoir des vertus à l’obligation ».

Touillez le tout dans les remous de l’affaire Benalla, le cafouillage sur le maintien du prélèvement à la source et la perspective des élections européennes, et vous en venez à conclure que toutes les issues sont possibles.

En tant que femme, j’aimerais beaucoup pouvoir approuver de temps en temps les revendications de nos féministes professionnels histoire de ne pas me sentir perpétuellement en décalage par rapport à la « cause ».

Mais aussi, comment ne pas s’inquiéter devant le mépris des libertés individuelles et le constructivisme assumé, l’obsession de l’homme nouveau, qui semblent être la marque du progressisme sociétal ? Et comment ne pas être consternée par ses nombreuses incohérences  ?

Un exemple pour conclure : au nom de l’égalité des femmes, il est question d’étendre la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules. Fort bien. Mais si l’on considère qu’il faut respecter le choix radical de non partage de la parentalité de ces dernières, pourquoi faudrait-il obliger les hommes à des partages arbitraires qui ne devraient relever que de décisions privées internes aux couples ?

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  • A voir cette photo : ce père barbu qui fait pleurer son bébé, on se demande s’il est en mesure de s’en occuper ? Qui a eu l’idée de proposer cette photo ?

  • Les idiots gèrent les aveugles.

  • Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, tant que ce sont les femmes qui font les enfants…
    Mais ça aussi, ils vont chercher à le changer!

    • j avais lu dans un journal anglais une interview tres interessante d un docteur indien qui dirigeait une clinique de meres porteuses. Le business model etait assez simple. Il ne visait pas les couples homo (pas assez nombreux ?) mais les femmes CSP+

      L argument etait en resumé:
      « pourquoi perdre du temps et de l argent a etre enceinte et a accoucher ? une indienne le fait pour vous pour moins cher ! »

      Sur le plan purement financier il a certainement raison (rien qu en perte de revenu suite a l arret de travail, la mere porteuse est rentabilisee), par contre sur le plan moral c est effrayant

      • En fin de compte, ce n’est qu’un retournement de situation:
        par le passé, les dames nobles ou patriciennes de France accouchaient de ‘bâtards’ comme on les nommaient en ce temps là, puis les faisaient élever par des nourrices morvandelles (entre autres) jusqu’à leur majorité.
        Aujourd’hui ce sont les ‘morvandelles’ qui accouchent et les dames qui élèvent…
        Il y a peu de différence sur le plan moral.

    • Le recrutement d’homos masculins aura le vent en poupe: bcp moins de chance qu’ils bénéficient d’un congés paternité. Par contre, cela risque de générer une inégalité salariale entre homos et hétéros… Au bénéfice des homos, ce qui sera bcp mieux accepté par le Camp du Bien que si cela avait été au bénéfice de l’homme hétéro. 🙂

    • pardon, on dit cis femme… c’est à dire une personne qui se qualifie de femme elle m^me ( pas de cis femme d’ailleurs, la cohérence et la logique sont des outils d’oppression du patriarcat occidental ) et qui a été classée comme femme à la naissance par des docteurs et sages femmes dignes de mengele ou ignorant.
      une femme peut être munie d’un pénis et dépourvue d’organes reproducteurs adéquats que la patriarchie qualifie de féminins.. le genre est une construction culturelle ..

      dans le monde juste… le fait que les hommes aient un pénis les femmes un vagin est une corrélation forte d’origine culturelle…
      les cis femmes peuvent donc porter des enfants ainsi que les hommes qui ne sont pas cis hommes..c’est simple…

      • je propose d’ailleurs pour des raisons pratiques et quand on aborde les question liées à la procréation et à la séduction… de qualifier les cis femme et les hommes non cis hommes de vaginiens
        et les autres de peniens.

        il est quand m^me plus simple de dire les personnes ayant un vagin peuvent porter des enfants que de dire les cid femmes et les homme non cis hommes.. en fait les non cis hommes donc..

        on est définit par rapport à ce qu’on est pas..
        les non cis hommes portent les enfants..c’est simple.

  • Bof, les hommes cadres sup ou assimilés dont le métier ne nécessite pas une présence indispensable sur le lieu de travail, continueront à bosser (comme le font certaines femmes avec le même profil d’ailleurs). Aux yeux de n’importe quel employeur privé qui estime ses salariés sur leurs capacités, compétences et volontarisme, ces personnes prendront une avance sur ceux qui se mettent vraiment en « off ». Et on retrouvera les mêmes différences de salaires et de carrière au bout de quelques années.

    • Bonne remarque; en revanche, on aurait peut-être plutôt une augmentation du coût des « simples salariés »?
      Donc triple bénef: efficacité égalitariste nulle comme toujours, augmentation du chômage des plus susceptibles de se reproduire (jeunes? « diversité »?) et entreprises traitées en vaches à lait de la « cause ».
      « Progressistes » = Gardes rouges.

    • Sauf que dans la fonction publique, ce sera un critère d’avancement au contraire.

      • Certainement. Cependant la fonction publique n’a jamais été le fer de lance du développement économique mais plutôt un boulet à celui-ci. Le boulet n’en sera qu’un peu plus lourd…

  • Pécresse ;  » Lutte contre les inégalités salariales entre les hommes et les femmes : pourquoi ne pas rendre obligatoire le congé de paternité ? J’y suis favorable « 

    Ahurissant de bêtise !

    La logique socialiste pour obtenir l’égalité…. comme sur l’hippodrome de Longchamp pour les chevaux trop rapides…

    • A ce niveau de débilité, ça relève de la psychiatrie.

    • pas tout à fait sur l’hippodrome il y a des différences de résultats, les socialistes voudraient handicaper les chevaux pour que ceux arrivent tous en même temps et qu’ils soient tous vainqueurs.. en théorie., en pratique, .les membres du parti ont regardé les chevaux, déterminer leurs mérites et donné le résultats des courses, qui n’est pas une compétition..mais une donc juste reconnaissance des mérites des chevaux.. lenine vainqueur, pardon, premier secrétaire , capitolo à la boucherie., ce qui n’est pas une punition mais un nécessité « scientifique ».

    • il faut quand m^me rappeler en préliminaire, que si une femme accouche c’est à cause d’elle et du père biologique de l’enfant,..
      congé si vous voulez mais qui le paie..?
      c’est là TOUT le débat.
      qui ensuite peut aboutir à la conclusion que pour des raisons variées le gouvernement subventionne le fait de faire des enfants.. subvention qui a d’autant plus d’effet que l’implication professionnelle des gens est faible.

      incitation qui est renforcé par toues les subventions ultérieures..

      pour avoir des gosses il n’est plus besoin de gagner sa vie….

      par ailleurs il faut payer pour différents châteaux qui font partie de « notre » patrimoine culturel…
      l’idée de devoir payer soi même pour les trucs qu’on veut par contre…ne fait pas partie de notre « patrimoine culturel »..ça a été imposé par des odieux idéologues…

      • et par quel espèce de miracle un patron et des collègues voyant une personne partir pour élever son enfant peut ne pas en tenir compte dans le monde compétitif de l’entreprise et le voir commune démission vis à vis l’entreprise? via l’image peut être.. mais à part ça… comment le gouvernement ajoutera t il une contrainte pour réussir que la carrière de ceux qui choisissent le congé ne s’en ressente pas??? en dépossédant encore le patron de la liberté de fixer le niveau des ses collaborateurs?

        A quel niveau d’hypocrisie faut il aller?

  • Marlène Schiappa, se plaint que lors des réunions de parents d’élèves que sur 27 présent, il y a 7 hommes…et le reste des femmes..
    réfléchissez à ses conneries …elle a constaté que sur 11 ans il y avait plus de femmes que d’hommes ce qui veux dire que son mec ne va jamais au réunion des parents d’élèves…!!!
    elle devrait réfléchir, c’est un mot qu’elle ne connaît pas apparament !!!

  • Nathalie MP, je partage sans réserve aucune votre point de vue et votre analyse. Je travaille à temps plein et je suis mère de trois enfants. J’étais d’ailleurs très heureuse de découvrir mes bébés à mon aise sans que mon époux soit présent en permanence!

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