RATP : transports très communs sur la ligne 1

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By: patrick janicek - CC BY 2.0

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RATP : transports très communs sur la ligne 1

Publié le 2 août 2018
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Par la rédaction de Contrepoints.

Les capitales mondiales prennent soin de leur réseau de transports, condition nécessaire à l’épanouissement du tourisme et du business. Celui de Paris scandalise par sa vétusté, sa saleté et l’obscurité de son fonctionnement. Est-il normal qu’une des plus grandes capitales européennes laisse ses transports en commun se dégrader ?

Un incident sur la ligne 1 du métro parisien a immobilisé plus de 3000 usagers ce mardi. La ligne 1 du métro parisien est l’une des plus vétustes. Entièrement automatisée, elle tombe en panne aux alentours de 20h10, coince des passagers jusqu’à 1h45 dans des conditions épouvantables. La chaleur, la panique et surtout l’absence totale d’annonces de la part de la RATP attisent la colère, et cela jusqu’à l’évacuation chaotique des passagers emprisonnés.

La SNCF out

Mardi, une rame sur trois était bloquée à Montparnasse suite à l’incendie d’un poste électrique appartenant à RTE à Issy les Moulineaux. Le trafic n’est toujours pas totalement rétabli. Si la SNCF et RTE, le fournisseur d’électricité, se renvoient la balle sur la responsabilité de l’incident, force est de constater que les alimentations de secours électrique n’ont pas fonctionné correctement.

Les Franciliens ont appris à vivre avec les incidents du RER, si particuliers sur la voie B ; avec ceux de la ligne 13, connue pour être à la fois fréquentée, sale et sujette aux incidents quotidiens. Le RER B est aussi celui qui relie Paris à son aéroport de Roissy : premier choc frontal que les étrangers subissent en posant le pied sur le sol français. Avec la canicule, ses usagers ont pu expérimenter le sauna pour le prix d’un ticket : il faisait 43 degrés dans ses wagons mercredi dernier.

Comme l’a noté Frédéric Martel dans Slate en 2014, cet accueil catastrophique explique les difficultés du tourisme à Paris. Ils étaient 23 millions à Paris en 2013, et par exemple déjà 49 millions les 6 premiers mois à Hong Kong en 2014. Que dire en matière de business ? Comment arriver à l’heure à un rendez-vous si un transport sur trois n’est pas certain d’arriver ou de partir à l’heure ? La normalisation francilienne d’une telle situation explique sans doute pourquoi à Paris, contrairement au reste du monde, les retards importants sont souvent tolérés…

Le vieillissement des infrastructures, les grèves répétées, l’incapacité des pouvoirs publics à se réformer, ajoutés à l’engorgement des lignes, transforment à petit feu Paris en fossile économique et touristique. Et ce n’est pas la faillite d’Autolib qui risque d’arranger les choses…

 

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  • Guido Brasletti
    2 août 2018 at 6 h 13 min

    D’une manière plus générale, je n’arrive pas à comprendre, dans ce pays, pourquoi, alors que nous payons de plus en plus cher pour tout – que ce soit pour les TC, les routes, la santé, l’éducation etc – nous en avons de moins en moins pour notre argent.

  • Je suis assez surpris que l’on ne dénonce pas l’état lamentable et dangereux des chaussées parisiennes ! Je sillonne Paris en scoot et je suis plus attentionné à la chaussée qu’à la circulation. Nids de poule parfois d’au moins 15 cm de profondeur et rapiéçage avec des surélévations inadmissibles. J’ai connu NY en faillite dans les années 80 mais elle avait encore les moyens d’installer des plaques de fonte SUR LES TROUS. Le délabrement de cette ville est inquiétant.

    • Qu’une chaussée défoncée puisse gêner le déplacement en scooter et autres deux-roues motorisés n’est pas pour déplaire à la maire de Paris.
      N’oubliez pas qu’un scooter est un mode de déplacement hautement individualiste qui va à l’encontre de la politique collectiviste de déplacement intra-muros prônée par nos socialistes éclairés (sauf pour eux-même bien sûr mais c’est pour la bonne cause évidemment).

    • « It’s not a bug, it’s a feature! »

  • Bah, dans un pays collectiviste moyennement développé en voie de sous développement, rien d’anormal. Le pire est peut-être à venir. Que le métro, train, éducation nationale, hôpitaux, route, aéroport etc aient été mis sous la coupé réglée des syndicats ok, mais leur avoir confié les centrales nucléaires, whaou…

    • En 84, j’ai mené un projet en Allemagne de l’Est, et je comprend parfaitement votre commentaire désabusé.

      Pour paraphraser Bukovski, ‘ j’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché ‘…

  • Quand on voit les énergie humaines, le temps et l’argent mis à organiser l’obligation des 80km/h, on ne peut que constater que le gouvernement s’occupe à des jeux d’enfants, faciles à concevoir et à gérer plutôt qu’à des tâches d’adultes qui auraient des répercussions de grande envergure et bien plus profondes comme le sont les transports publics.

    • @Maflor

      Le mieux serait que l’état ne s’occupe que du strict minimum régalien : maintenir l’ordre.

  • Les transports en commun parisiens sont très bon marché, moins de 80 euros mensuels pour toute la région parisienne. De quoi faire rêver n’importe quel voyageur Européen. Le vrai coût est payé par tous les contribuables en général et en particulier par ceux qui ne prennent pas les transports en commun, c’est à dire les automobilistes qui sont par ailleurs matraqués de toute part. Les quais du métro et RER souterrain sont les endroits de Paris qui concentrent le plus de particules fines hyper nocives, dans les 100 fois plus qu’au dessus du périphérique. Mais c’est là que Hidalgo et son équipe de branquignoles nous conseillent d’aller, parce qu’ils nous considèrent comme des rats et qu’eux veulent que les rues leur soient dégagées quand ils se déplacent.

  • Les vrais coupables sont les décideurs politiques qui ne savent s’entourer de professionnels de l’aménagement des transports et des villes.

    • @Parcoureur

      On pourrait aussi dire que les vrais coupables sont ceux qui pensent que ce sont des « décideurs politiques » qui doivent gérer ces domaines.

  • Moi, je dis merci à la RATP. Sans ces fonctionnaires ‘ »dévoués »‘ au bien des usagers, je n’aurais jamais fini par rentrer chez moi après 7 ans de banlieue parisienne pimentée de 7 ans de RER B… Du coup, j’écris ce message depuis Nouméa ou au cœur de l’hiver austral il fait 20°C… Merci la RATP, ah oui, merci ! Et bon courage à tous les parisiens. Bientôt les élections….

  • Il est remarquable que l’idée de la planification soit aussi développée chez nos gouvernants, et qu' »en même temps » elle exclue aussi systématiquement les plans de secours, d’intervention ou de rechange au cas où tout ne se passerait pas aussi impeccablement que dans les Powerpoints qu’on leur présente pour obtenir qu’ils y affectent nos sous. La communication se limite à « c’est si rare qu’on ne pouvait pas raisonnablement envisager que ça tourne aussi mal », et on repart dans le panégyrique du service public…

  • Le sévice public que tout le monde ne nous envie pas…

  • la voiture a bon dos …quand les spécialistes et experts là voiture pollue…parce-que le MÉTRO ne pollue pas en sous-sol cela doit être minimum 4 fois plus maïs là…SILENCE TOTAL….

  • Leur devise jamais démentie:
    Rentre Avec Tes Pieds

    Merci qui ?

  • La petite bête
    2 août 2018 at 14 h 53 min

    Depuis des décennies, les « responsables » politiques à tous les niveaux, préfèrent les dépenses électoralement payantes au simple entretien des infrastructures et au régalien. On voit le résultat.
    Mais personne ne leur demandera des comptes, n’est-ce pas?

  • Mais cet état obèse par ses fonctionnaires, ses haut-fonctionnaires, son administration pléthoriques, ses conflits permanents entre ses strates insensées, ses décisions stupides, sa gestion calamiteuses des affaires, etc… ne peut décemment pas faire payer plus les contribuables pour renouveler des infrastructures indispensables à notre économie. Il faut bien choisir, et se satisfaire soi-même passe avant tout.

  • Ces services publics que le « monde entier nous envie »: SNCF, RER, RATP, universités, grandes écoles, hôpitaux, etc.

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