Arrivées à Roissy : quelle image de la France ?

CDC(CC BY-NC-ND 2.0)

L’administration semble peu préoccupée par l’amélioration de l’accueil des voyageurs à l’arrivée.

Par Bernard Zimmern

CDG(CC BY-NC-ND 2.0)
CDG(CC BY-NC-ND 2.0)

 

Dans un article récent, nous nous étonnions que l’arrivée à Roissy par avion reste un scandale avec des queues interminables et un contrôle inexistant au bout de ces queues.

Un triste spectacle pour une administration qui par ailleurs dit multiplier les campagnes publicitaires pour attirer des touristes. Un triste spectacle pour une administration qui se vante de nous protéger. Un triste spectacle pour une administration incapable de mettre en place les dispositifs de contrôle informatisés que l’on retrouve dans presque toutes les grandes villes étrangères et qui permettent d’améliorer la productivité du service public.

Des préoccupations dont apparemment la direction des aéroports de Paris se moque puisque l’article publié avait été envoyé sans provoquer la moindre réaction à Augustin de Romanet, le président des aéroports, un énarque bien sûr, mais surtout un ancien directeur adjoint du cabinet de Chirac, qui m’avait invité au quatrième étage de l’Élysée, et un ancien président de la Caisse des Dépôts.

L’explication de ce silence se trouve probablement dans une réaction d’un haut fonctionnaire de Bercy dont l’e-mail livre textuellement ceci :

« Article curieux et mal documenté.
Avec le passeport biométrique, on passe par le sas anciennement paraphe sans avoir à s’adresser à la PAF !! »

Ce qui m’a valu de m’adresser à une parente très proche arrivant à Paris en provenance de l’Extrême-Orient, et dont les réactions, avaient provoqué mon article.

Il y a bien en effet 1 (une) borne informatisée et la bonne foi de ce haut fonctionnaire est sauve, de même probablement que la bonne conscience de toute l’administration des Aéroports de Paris ou des ministères auxquels elle doit rendre compte. Mais voici la réponse verbatim de l’intéressée dont je laisse à tous l’appréciation :

 « Oui bien sûr, mon passeport est biométrique mais la dernière fois que je suis passée il y avait juste une borne qui marchait. À Sydney, il y en a 20 au moins ! (…) Il faudrait au moins 10 bornes pour désengorger. »

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