Les Républicains : les deux défauts de la stratégie politique de Laurent Wauquiez

Les républicains sous la houlette de Laurent Wauquiez entre en campagne ce week-end. Déjà, on lui reproche sa droitisation. Et si ce n’était que l’arbre que cache la forêt de la crise d’identité de la droite française ?

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Les Républicains : les deux défauts de la stratégie politique de Laurent Wauquiez

Publié le 7 juin 2018
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Par Frédéric Mas.

Ce weekend, les Républicains, sous la houlette de Laurent Wauquiez, commence une nouvelle campagne, le « printemps des républicains », par une distribution de tracts qui fait déjà parler d’elle. Titrant sur le thème « Pour que la France reste la France », les tracts sont accusés par certains observateurs de braconner sur les terres nationalistes de Marine Le Pen, bien que ses promoteurs s’en défendent. Cette micropolémique n’est qu’un épisode d’une longue série qui nous ramène toujours aux mêmes questions : où va la droite ? Quelle stratégie est-elle en train de suivre ? Sa stratégie est-elle vraiment la meilleure pour gagner ?

Depuis l’élection présidentielle, comme le Parti socialiste, Les Républicains tentent d’exister face au rouleau compresseur médiatico-politique Emmanuel Macron. Malheureusement, écartelée entre plusieurs clientèles électorales aux intérêts et aux passions divergentes, la formation peine à se positionner entre le Rassemblement national de Marine Le Pen et le parti présidentiel.

D’un côté, la demande électorale sécuritaire et identitaire n’a jamais été aussi forte. Les multiples attentats, la crise des migrants, la peur du déclassement et la situation explosive de certaines banlieues alimentent à leur manière l’insécurité culturelle de larges fractions de la population française.

Diriez-vous que vous êtes tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord ou pas d’accord du tout avec les phrases suivantes ? (source sondage BVA 2018)

De l’autre, l’impératif de réformer les institutions pour rendre l’économie nationale capable de générer emplois et pouvoir d’achat, tout en s’intégrant à la nouvelle donne mondiale, demeure la grande priorité des Français. Dans ce dernier domaine, force est de constater qu’aux yeux des Français, l’actuel président s’en sort bien, puisque, malgré des sondages plus ou moins bons, il semble apparaître comme un réformateur.

Pour chacun des qualificatifs suivants, diriez-vous qu’il s’applique très bien, plutôt bien, plutôt mal ou très mal à Emmanuel Macron ? (source BVA 2018)

Sur les deux tableaux, la droite modérée conduite par Laurent Wauquiez a du mal à exister, les deux créneaux étant largement occupés par l’extrême-droite et le centrisme macronien. Pire encore, face au problème, elle ne semble pas trouver le logiciel innovant qui pourrait lui permettre de se construire comme une alternative viable et identifiable dans le champ politique.

Prisonnier de la stratégie Buisson-Sarkozy

Laurent Wauquiez semble miser sur l’expérience de la présidence de Nicolas Sarkozy pour placer son produit électoral. Selon cette stratégie, largement inspirée et relayée par son ancien conseiller de l’époque Patrick Buisson, l’élection de Nicolas Sarkozy n’a pu se faire qu’en séduisant les classes populaires, plus sensibles aux enjeux liés à l’insécurité culturelle (immigration, identité) qu’à ceux purement économiques (pouvoir d’achat, chômage, emploi).

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Cette stratégie est d’autant plus plausible aux yeux des dirigeants actuels de LR que l’aile « social-libérale » ou modérée de sa formation paraît aujourd’hui perdue pour la droite. Malgré les initiatives minoritaires de Valérie Pécresse ou Virginie Calmels, Laurent Wauquiez a acté la perte de cette frange de la droite hier regroupée derrière la candidature d’Alain Juppé, désormais plus proche d’Édouard Philippe et donc de l’exécutif.

Seulement le créneau identitaire-sécuritaire est très largement occupé aujourd’hui dans le débat public, de Marine Le Pen à Florian Philippot, et on voit mal ce que la droite modérée peut apporter de plus sur le sujet. Depuis quelques mois ses ténors se font surtout remarquer en distillant slogans et remarques simplistes sur la nécessité de pénaliser les incitations à la haine de la République ou d’enfermer dans des camps de rétention les fichiers S, sans que cela ne fasse véritablement remonter leur cote de popularité.

Plus encore, en se focalisant sur l’électorat « sécuritaire », le danger est de négliger les autres franges de la population rebutées par la droitisation. LR peut se trouver dans l’incapacité d’élargir sa base électorale jusqu’à atteindre une coalition suffisamment large pour atteindre la majorité électorale. Sur ce point, la défaite de Nicolas Sarkozy devrait être autant instructive que sa victoire : l’étroite association entre Sarkozy et le discours identitaire a réussi le tour de force de mobiliser la gauche autour de la figure du pourtant très falot François Hollande.

La tactique idéologique du coucou

Comment, dès lors, différencier l’offre politique LR de celle du pas si nouveau Rassemblement national de Marine Le Pen pour ne pas trop rebuter les modérés ? Là encore, plutôt que d’innover, la droite préfère imiter, pour ne pas dire plagier, cette fois-ci, la gauche républicaine et laïque. En effet, le « printemps des républicains » de Laurent Wauquiez n’est pas sans rappeler le « printemps républicain », ce mouvement créé en 2016 par un collectif de politiques et d’intellectuels venus de la gauche.

Par sa défense vigoureuse de la laïcité, le printemps républicain est devenu l’une des principales voix en défense de l’universalisme républicain au sein d’une gauche devenue au fil des années très largement acquise aux idéaux du multiculturalisme et de la politique identitaire.

Parce que ce discours plait aussi au sein de la droite républicaine, et qu’il suscite l’ire de l’extrême-gauche identitaire, il n’est pas impossible que les stratèges actuels de LR le pensent récupérable, pour de plus ou moins bonnes raisons. Un peu à l’image de certaines sous-marques de Cola vendues chez Lidl comme du presque Coca cola, LR espère peut-être que, sur un malentendu, l’électeur confondra les deux formations.

Là encore, face au rouleau-compresseur Macron, la droite n’innove pas : sur le plan des idées, c’est ailleurs qu’elle cherche les siennes, en les imitant plus ou moins habilement.

Qu’est-ce qui coince ?

La droite a des difficultés à se repenser au niveau national pour les mêmes raisons que le Parti socialiste, et devrait sans doute étudier un peu plus attentivement ce que furent les clefs de la réussite de l’élection d’Emmanuel Macron pour en tirer les leçons, au-delà de ses talents de communication incontestables.

Premièrement, la victoire de Macron a été portée par une formation beaucoup plus légère que les partis politiques traditionnels. Alors que beaucoup d’observateurs voyaient cette situation comme un handicap au début de sa campagne en 2016, elle s’est révélée beaucoup plus flexible, voire anti-fragile au sens de Nassim Nicolas Taleb : au lieu de l’affaiblir, elle a été le lieu privilégié pour rassembler les nouveaux talents politiques et de nouvelles idées.

Fondamentalement, il a réussi l’espace d’une campagne électorale à fédérer les groupes sociaux ayant intérêt au changement politique et économique1. À l’inverse, les partis traditionnels sont aussi porteurs d’intérêts propres, ceux d’élus et de professionnels de la politique qui sont en place depuis des décennies, ce qui les rend à la fois peu sensibles aux idées neuves et à la prise de risques. Plutôt que de changer de paradigme, il y a de fortes incitations à se concentrer sur les « solutions qui marchent », ou du moins qui semblent marcher en attendant que la tempête se calme, ce qui est loin d’être évident2.

Deuxièmement, la formation du président Macron a placé son combat sur le plan des idées autant que de la communication. En choisissant de faire sauter la cloison entre la pratique politicienne et l’innovation dans le domaine intellectuel, il a mis fin à une manière très française d’envisager le débat public, avec d’un côté une classe de professionnels close sur elle-même et de l’autre les réformateurs condamnés à fréquenter les universités et les plateaux télé sans jamais vraiment être écoutés.

L’alternative libérale

Le choc Macron devrait inciter la droite à prendre les idées au sérieux et à s’interroger sur l’intelligence de son discours politique, calibré pour reproduire à l’identique la victoire de Sarkozy, alors que les circonstances ne sont plus les mêmes. Peut être pourrait-elle incarner la réforme libérale que le macronisme peine à mettre en œuvre en pratique ?

Le choc de la campagne passée, le gouvernement Macron ressemble de plus en plus à son prédécesseur : timide sur les réformes, incapable de maîtriser les dépenses publiques, dangereux en matière de liberté d’expression et servile sur le capitalisme de connivence. Il y a un travail de pédagogie politique et de vraies réformes à engager qui ne peuvent se faire qu’à l’aune du libéralisme politique authentique. C’est sans doute le seul programme authentiquement réformateur sur le marché des idées, et la droite aurait tort de le mépriser.

  1. Bien entendu, cette coalition ne durera que le temps de l’élection. L’exercice du pouvoir l’a en partie faite éclater.
  2. Notons que la flexibilité du mouvement macronien pourra se révéler être un handicap pour les élections locales. Sans implantations sur le terrain, le mouvement présidentiel pourrait se trouver balayer par des formations plus classiques de type LR ou PS. C’est sans doute aussi l’enjeu des négociations actuelles entre LREM et LR pour les élections à venir, et l’attentisme relatif des formations classiques à droite comme à gauche.
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  • La dilution de la gauche a été très rapide, celle de la droite va suivre prochainement.
    L’alternative libérale, si elle doit venir un jour, ne peut sortir que du clan au pouvoir actuellement.
    La partie est loin d’être gagnée.

  • « le lieu privilégié pour rassembler les nouveaux talents politiques et de nouvelles idées. »
    Ca a été le seul lieu non encore compromis avec les anciens « talents » politiques et les anciennes idées, oui !

    • Tout ce qu’on sait c’est que LR est à la traîne.

      Il faudrait un leader qui à la verve d’un mélenchon, d’un Trump mais pour les libéraux.

      D’ailleurs je me suis demandé, est-ce que les libéraux aiment les pouvoirs fort et autoritaire incarné par un chef ou préfère-t-ils une organisation plus horizontale ?

  • Il est possible que la droite se trompe en courant derrière le FN (RN), mais une chose est certaine, une majorité de français de souche européenne ne veulent pas de l’islamisation de leur pays. Donc un jour ou l’autre il y aura une guerre communautaire dans le pays, ce qui risque d’aboutir à une partition de la France, mais cela n’est pas souhaitable, donc il faudra se battre jusqu’à les mettre à la mer, comme il sont venus.

  • Je partage le point de vue de L.Wauquiez : la droite molle ? Ras la casquette !
    Pour que la France reste la France ? Il y a du boulot à faire diantre !
    Nous sommes envahis par les islamistes, les sacs poubelle ambulants dans nos rues : aujourd’hui France balafrée, France défigurée ….

  • Je crois me rappeler que Fillon avait proposé un programme largement plébiscité par les électeurs de droite lors des primaires (identité et maîtrise de l’immigration, libéralisme, contrôle de la dépense publique…). Il suffirait de reprendre le projet Fillon. Mais Wauquiez n’est pas libéral, ni partisan d’un recul de l’Etat. Et comme il ne veut pas se rapprocher du FN, il piétine quelque part entre les deux, sans convaincre personne…

    • Wauquiez doit reprendre les bases du programme de Fillon. Vous avez raison, la majorité des électeurs à la primaire était filloniste et ces électeurs ne sont pas devenus macronistes ni front national

      • Vous n’y pensez pas, les politiciens d’aujourd’hui ne veulent pas être contraints par un programme que n’importe qui d’autre parmi leurs vizirs pourrait alors défendre !

      • @ lapaladine
        Oui, bon! Il est bien possible que les problèmes de Fr.Fillon aient été aidés par certains politiciens (y compris L.R.) et chercheurs de poux en coulisses et on sait ce qui est arrivé!
        Exit Fr.Fillon de la politique!
        Après, prédire ce qui se serait passé si … c’est élucubrer inutilement!
        Les électeurs (L.R. ou pas) ont voté ensuite et ont élu E.Macron, que cela vous plaise ou non.
        Le critiquer, bille en tête, parce qu’il ne fait pas le programme de Fr.Fillon est assez croquignolet et prédire son résultat de dans 4 ans est plutôt audacieux, voire téméraire!
        (Je ne crois pas que tout cela donnera envie de revenir à Fr.Fillon!)

  • Je ne suis pas d’accord avec l’article.
    En effet, Macron et LREM n’ont aucun corpus de valeurs à part l’ultra libéralisme, l’individualisme, le mondialisme et le libertarisme.
    Macron cherche l’électorat de droite, celui de gauche ne lui sera plus acquis compte tenu de sa politique.
    Et donc Macron cherche à fracturer un peu plus LR pour récupérer ses électeurs.
    Il faut que Wauquiez affirme sa différence par rapport Macron et ne se laisse pas enfermer. Juppé est plus proche de Macron que de Wauquiez et Juppé a eu un score minable face à celui de Fillon aux primaires.
    Et donc les électeurs de LR sont principalement des électeurs de Fillon. Et donc la ligne de Wauquiez doit être semblable à celle de Fillon. Car je doute que les électeurs de Fillon soient devenus macronistes tout d’un coup!!!
    Et pourtant des maires sont tentés par l’alliance avec LREM, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Nantes, Clermont Ferrand, etc. Hier sur LCI dans « 24 heures Pujadas », ils en ont parlé. Sauf que ces maires oublient que Macron et son mouvement n’ont pas d’assises territoriales, que le but inavoué de cette manip est de fracturer un peu plus LR pour récupérer ses électeurs car celui de gauche ne lui sera plus acquis compte tenu de sa politique. Et donc ces maires avec cette alliance éventuelle avec LREM sont des fossoyeurs de LR!
    C’est sous estimé Wauquiez que de croire qu’il va laisser faire Macron.
    Les Arvernes ont publié un article sur Figaro vox au vitriol contre Macron et sa politique : Réforme de la zone euro : l’échec consommé du président Macronhttp://www.lefigaro.fr/vox/economie/2018/06/05/31007-20180605ARTFIG00291-reforme-de-la-zone-euro-l-echec-consomme-du-president-macron.php

    • « L’ultra libéralisme, l’individualisme, le mondialisme et le libertarisme » sont en effet les valeurs dans l’opposition auxquelles Macron et LREM s’unissent…

    • Macron ultra libéral ?
      C’est une blague ?

    • Macron fait dire par les médias qu’il est libéral et ouvert sur le monde, alors que sa politique et ses discours en sont à l’opposé : reprise de la dette de la SNCF, loi sécurité, loi anti fake-news, défense de la PAC, budget européen et harmonie fiscale … et j’en passe.

  • Bonjour,
    Il est vrai que les élections législatives de juin 2017, c’est de l’histoire très ancienne mais il ne serait pas inintéressant de creuser un peu  » le pourquoi  » du 62 % de français qui se sont mis hors jeu au soir du 18 Juin…
    Ce n’est pas rien et on fait, notamment chez les LR , comme si cela n’avait pas existé…
    Bref, LREM, LR , PS , Centristes , Modem etc .. ont un point commun, cette France qui va bien ou pas trop mal…mais cela ne fait pas le compte

  • Wauquiez pourrait être génial, mais, avec tous les médias dans la paume de l’État ou d’oligarques (Russie, es tu là), cela ne servirait à rien.
    Ce qui est foutu, c’est notre démocratie et de plus en plus, notre économie de plus en plus administrée (comme nos âmes grâce à Nyssen)

  • La droite LR subit les mêmes difficultés que le PS. Partis tous deux au pouvoir pendant des années (quelquefois en même temps…), ils sont effacés aujourd’hui par un centre large, qui vient de prendre les commandes, et des extrêmes plutôt solides électoralement (LFI et FN).
    Ne comptons évidemment pas sur ces 2 derniers pour faire vivre une alternative véritablement liberale… Quant à la droite LR, je n’ai aucune illusion : l’expérience a montré que son libéralisme était de pacotille, y compris avec des gens autrement plus libéraux que Wauquiez.
    Seule perspective : la (re)naissance d’un parti libéral de type Alternative libérale. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Seule condition : ne pas se limiter à un liberalisme sociétal (trop typé gauche) ou à un liberalisme économique (trop typé droite)…

  • Dommage que les idées de F Fillon n’aient pas plu aux socialo juppeistes. Il aurait pu guerir les Grands Corps malades de l’Etat qui « gauchissent » sont fonctionnement.

    • Vous ne vous souvenez pas mais Fillon a été aux commandes pendant 5 ans au cours desquels il a préféré servir la soupe aux fonctionnaires qui le lui ont bien rendu en ouvrant une instruction contre lui.

  • Tout af aiut d accord avec l article, les LR ont le meme probleme que le PS, ils ne sont plus credible et n ont plus d idees.
    Franchement qui croit que Wauquiez au pouvoir va faire ce qu il promet ? Maintenant il critique le nombre faible d expulsion mais quand il etait depute, il soutenait Sarkozy qui supprimait la possibilite d expulser les delinquants etrangers ….
    Si vous pensez que le principal probleme de la France c est l immigration, il faut voter FN.
    Si vous pensez que le principal Probleme est economique, il faut bien reconnaitre que Macron en a plus fait en 1 an que les UMP-LR en 15 (10 ans de Chirac+5 ans de Sarkozy) : suppression de l ISF et exit tax (cree par Sarko!) , reforme de la SNCF

    Si les LR veulent retrouver le pouvoir, ils leur faut trouver des idees neuves. Et la encore c est pas gagné avec des dirigeants qui sont la depuis 30 ans et qui ne pensent qu a garder leur place (le plus caricatural etant Gaudin) et une bonne partie de leur electorat qui de toute facon ne veut que l immobilisme (la FNSEA veut qu eles subvention contienuent a tomber et les retraités que
    les pensions soient payés et que les soins medicaux soient quasi gratuit)

    Et ca pourrait etre pire ! Le danger mortel pour Wauquiez c est la niece Le Pen. Marine est carbonise par son Echec en 2017 et la pseudo sortie de l euro. Une nouvelle tete (qui plus est jeune et avec un physique agreable) va faire des ravages dans un parti sans idee et sans vrai leader

  • * Comment BVA ( aux mains de Bolloré +Drahi+ Rothschild) peut-il sortir un sondage aussi flatteur sur Macron, alors qu’il est régulièrement écharpé sur les forums et les réseaux sociaux, pour ses faveurs envers les privilégiés, sa casse sociale, son attitude sur la mondialisation et son européïsme zélé qui ne plaisent pas à tout le monde… Certains vont encore maugréer les Instituts de sondage qui sont aux mains de l’Oligarchie :
    http://lagauchematuer.fr/2017/04/14/ceux-qui-financent-et-manipulent-les-sondages-votent-macron/
    Ils utilisent l’effet nudge, vieille technique marketting, pour redresser un sondage, effectué sur 1 nombre assez restreint de sondés choisis, pour convaincre la majorité que des gens pensent le contraire de ce que véhicule l’opinion :
    http://www.changer-gagner.com/comment-les-sondages-sont-fabriques
    * Un autre sondage Odoxa publié sur Ouest France : Près d’un Français sur deux (48 %) a une « bonne opinion » du président de la République Emmanuel Macron, « jugé dynamique » et « compétent », mais 59 % ne souhaitent pas qu’il se représente en 2022.
    https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/sondage-59-des-francais-ne-veulent-pas-que-macron-se-represente-5740363

  • La « droite » française n’existe pas !! Wauquiez est un énarque; même « défroqué », il reste un énarque dans l’âme : L’Etat doit diriger !!!
    Donc penser une politique libérale est totalement inconcevable pour la « droite » française !!!
    C’est pourtant le seule option pour gagner :
    1) Attaquer Macron sur sa politique anti-liberté
    – comme la nationalisation de la sécu,
    – les délires de la ministre de la culture,
    – les attaques contre l’agriculture et le soutien aux écolos manipulateurs !!!
    – la mesure sur les 80km/h,
    – La suppression de la TVA allégée sur la restauration,
    – L’impôt à la source,
    – la Politique du logement et de la ville …
    Il y aurait là de quoi gagner de très nombreuses voix électorales !!!
    2) Reprendre le programme de François Fillon !!!
    Voila un vrai positionnement de Droite !!!

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