La violence est injustifiable

La violence est partout et à tous les niveaux : de la rue au discours politique. Étrange dérive.

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Mélenchon Bastille by Blandine Le Cain(CC BY 2.0)

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La violence est injustifiable

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 mai 2018
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Par Philippe Bilger.

On se demande comment faire cesser à tous niveaux et sur tous les registres la violence qui sévit partout et détruit l’esprit démocratique ainsi que l’élémentaire civilité.

Le premier des remèdes serait que personne ne la justifie car elle est injustifiable. Que personne ne l’excuse car elle est inexcusable. Qu’aucun intellectuel, essayiste, écrivain ne la légitime par des contorsions plus ou moins habiles, une argumentation plus ou moins perverse mais toujours dangereuse.

Laurent Binet, dans Libération, a écrit un article qui ne vise à rien de moins, en nous exposant que le rapport de force des mentalités a changé depuis cinquante ans, qu’à faire comprendre et subtilement absoudre les violences d’aujourd’hui. Notamment celles des Black Blocs qui ne seraient pas des brutes se servant de l’idéologie pour dévaster et frapper avec bonne conscience mais des casseurs lucides ayant intégré que « si la rue veut obtenir quelque chose, elle doit pourtant faire un peu peur ».

Je ne ferai pas un mauvais procès à cette personnalité en l’accusant d’être responsable, avec cette attitude, des transgressions singulières ou collectives, délictuelles ou criminelles, des violences multiples qui se perpètrent même sans la sollicitation ou l’aval de qui que ce soit.

Il n’empêche que ne pas consentir à poser comme un principe absolu le caractère inexcusable de toute violence pour la sauvegarde de notre société, de notre vie républicaine, de nos débats intellectuels et de notre quotidienneté a des effets destructeurs qui sont constatables depuis des années tant en ce qui concerne le terrorisme que pour les mille infractions, les grossièretés et vulgarités qui dégradent, infectent les réseaux sociaux.

Tout ne se vaut pas mais tout participe d’un système affreusement cohérent où la violence est devenue un mode d’expression comme un autre, parfois même le premier, et où la moindre complaisance avec cette ignominie à récuser sans nuance aboutit à fragiliser la lutte de ceux qui se battent contre elle.

Violence des crimes et des délits.

Violences contre la police.

Violence des affrontements politiques.

Violence d’un langage de moins en moins maîtrisé, de plus en plus sommaire, vindicatif et insultant.

Violence des mots et aussi de l’absence de mots.

Violence des représentations pendant un président en effigie ou lui mettant une balle dans la tête.

Violences des joutes médiatiques.

Mille formes, expressions, manifestations de violence, de la plus ordinaire à la plus atroce. Leur détestation devrait être globale, indivisible. En tolérer une revient peu à prou à moins flétrir les autres.

On nous rétorquera que nul qui valide un certain type de violence n’est comptable de toutes celles qui au propre comme au figuré offensent, blessent, humilient, tuent.

Pourtant, sauf à s’imposer contre les vents et les marées d’aujourd’hui qui par impuissance ou masochisme ou égarement soufflent vers le pire, il n’y aura jamais d’arrêt brutal, de rémission sensible, de restauration d’un ordre et d’une paix, d’une urbanité retrouvée si nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques, de concert parce que cette démarche et sa nécessité devraient dépasser toutes les frontières partisanes, ne s’accordent pas sur la dénonciation dans tous les cas de la violence.

Qu’on n’aille pas pour battre en brèche cette généralité rappeler quelques exceptions se rapportant à des périodes historiques singulières – Hitler ou Staline – et à leurs suites…

Chercher des raisons à la violence, avant même sa condamnation d’emblée, est la porte ouverte vers toutes les extrémités et comme une étrange soumission à ce qui, faute de pouvoir être éradiqué, n’est plus perçu comme un mal mais pour une une dérive consubstantielle à l’humain.

Je suis hostile à la judiciarisation de la pensée mais parfois je me me prends à songer à un délit inédit : celui de provocation à la violence à force de l’excuser.

Sur le web

À lire en contrepoint : « Le symbole de l’Anarchie interdit pour incitation à la haine ».

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  • Je ne suis pas certain de cela, même d’un point de vue moral, d’abord tout état exerce une forme de violence.. ensuite SI vous n’avez pas l’exil comme solution, si vous ne supportez pas d’etre spolié des fruits de votre travail…la rébellion est légitime et peut être la violence…

    C’est donc affaire de valeur, vous devrez comprendre qu’une bonne part des gens ne partagent pas l’idée d’état de droit ou de règle , ils sont m^me majoritaires puisque se multiplient des lois de nature parfaitement arbitraire permettant d’arrêter qui se soit .
    Les black blocs vont dans le sens de la pente…il y

    • a cette idée que ce sont des braves gosses qui s’attaquent à de vrais problèmes d’une mauvaise façon.

      bien sur que si la violence est justifiable, mais elle doit être le dernier recours pour défendre ,à mon opinion , ses propres libertés individuelles fondamentales.. contre ceux qui pensent que la violence est légitime pour me priver de mes libertés..

      votre propos est en fait une affirmation en creux que nous vivons dans un état de droit respectant les libertés fondamentale des individus. et que donc nul raison de se rebeller.

      biens sûr que si la violence est toujours une option , la dernière quand on est civilisé

      • la dernière dans NOTRE civilisation..
        quand il s’agit de valeur de civilisation, et j’ai la faiblesse de penser que notre civilisation est la plus avancée dans le respect des individus…dans le concept d’état de droit..
        renoncer absolument à la violence, le pérorer c’est dire , je suis une proie facile..

        et le permis de port d’arme on l’interdit aussi?

        les black blocs attaquent avec force les valeurs de notre civilisation , liberté de pensée, propriété privée etc…la réponse EST la violence..pourtant j’admets qu’il puisse ne pas partager ses valeurs.. sauf que dura lex sed lex.

    • Pour moi, L’État est en très grande partie responsable de cette situation.
      Depuis 50ans, nos libertés se sont dramatiquement réduites, dans tous les domaines,; familiaux, professionnels,financiers,loisirs, tout a été réduit, encadré, »gendarmisé »….
      Entrainant une irresponsabilité individuelle dont on voit le résultat.
      Comme vous j’estime que si: »SI vous n’avez pas l’exil comme solution, si vous ne supportez pas d’être spolié des fruits de votre travail…la rébellion est légitime et peut être la violence… »
      J’ai déjà largement franchi la première étape en assurant à regrets la croissance de mes entreprises ailleurs qu’en France….
      Depuis la présidence du scootériste, je suis passé à la seconde: violence économique…
      Je boycotte…. Et encourage à boycotter…Matériels agricoles, véhicules, construction de bâtiments, services techniques et vétérinaires….

  • la violence est peut être inacceptable pour certains !!!! maïs l’indifférence est – elle acceptable..!!!

  • La violence est injustifiable, mais son traitement médiatique est partisan et asymétrique. Le grèves et manifestations associées sont des actions violentes qui sont complètement banalisées en France. Nul part ailleurs.
    Quand une manifestation violente dégénère et que la police intervient pour ramener l’ordre, nombre de média les accusent de violence et d’agressivité. Nul part ailleurs.
    L’inversion des valeurs justifie par le vieil argument de l’oppression entre classes qui date du 19eme siècle.
    Il serait temps que les médias s’alignent sur leur temps.
    Bon we

    • Si vous appelez, même ironiquement, à soutenir la violence dans un commentaire sur Contrepoints, nul doute que la modération vous censurera en raison des risques encourus par le journal, et on la comprend. Comment se fait-il alors que Libé puisse braver impunément ces risques ?

  • la violence des manifs ne résout rien!et ne résoudra rien ; la France est quasi en faillite , industrie en berne, chomage qui explose , pas compétitive, trop de fonctionnaire plombant les charge fixes de l’état. ce n’est pas las casse gratuite de biens privés et publics que l’on va payer de nos denier(impots , augmentation des cotisations d’assurance) par des voyous dans la plupart des cas , et non par des personnes réclamant quoi que ce soit .
    revendiquer est un droit tout casser un délit.
    et quand on entant partager le gateau, soit le gateau n’existe pas soit il est a l’étranger, soit entre des mains de pouvoir qui ne sont pas la pour partager mais pour repartir entre caste ce qui est différent!
    les policiers et CRS ont ordre de ne pas faire trop de vagues , mais face a de tels fous leur jetant des projectiles ,des cocktails incendiaires ,( des petits saints cagoulés en somme) ils ne sont tout compte fait pas trop méchant quand ils interviennent , combien de manifestants violants sur plus de 40 Ml de Français adultes?environ 0.0001% quelle majorité pour imposer par la force « ses idées »
    notre civilisation tolérant tout , débouchera un jour sur une dictature quand l’immense majorité en aura assez de ces débordements quotidiens que nos dirigeants ont peur de museler.
    et la chose se fera dans les urnes.
    la France pert petit a petit son identité de pays de droit pour celle de pays d’intérêts personnels divers , et les mots inscrits au fronton des mairies n’ont plus aucun sens !.

    • Entièrement vrai. Le réveil risque d’être hors de contrôle. Nos apprentis-sorciers savent-ils ce qu’ils font? A force de jouer avec le feu on se ……..

  • violence = insécurité…rien de plus simple que de maintenir et entretenir cette peur pour justifier le rabotage de nos droits fondamentaux et de nos libertés …encore plus de police pour tenter de maintenir un calme subjectif et le tour est joué….

  • La loi n° 2010 -1 192 du 11 octobre 2010 stipule que « nul ne peut dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage »
    Cette loi n’est pas appliquée, il faudrait légiférer de façon que les juges ne puissent pas prononcer moins de trois mois de prison avec sursis quand le contrevenant résiste aux forces de l’ordre quel que soit le cas.

  • aux dernières nouvelles:
    samedi 26 mai, partis politiques de gauche, associations et syndicats étaient dans la rue pour s’opposer à la politique d’Emmanuel Macron. Des dizaines de personnes vêtus de noir, les « blacks blocs », ont dû être dispersées par les forces de l’ordre près de Bastille.
    « Moins on est nombreux, plus on peut être violent. Le fait qu’une fraction de la jeunesse puisse être radicalisée est quelque chose qui peut être envisagé et qui est inquiétant », a déclaré le ministre de l’Intérieur , Collomb ,on se demande ce qu’il fait a ce poste ! des incidents comme d’habitude ont émaillé la manifestation , vitrines brisées et abribus dégradés, poubelles incendiées, neuf membres des forces de l’ordre légèrement blessés. un comptage indépendant pour un collectif de médias a décompté 31 700 manifestants (9 syndicats de fonctionnaires, ont rassemblé 16.400 personnes selon « Occurence » mais qui sont ceux qui font la différence soit 15.400 ? ) la totalité par rapport a la population adulte de la France moins de 0.07 % quelle adhésion !
    quand nos dirigeants vont ils enfin prendre des décisions pour faire cesser ces actes de vandalisme et de guerre civile , qui désormais sortent de part leur violence des caractères revendicatifs , mais représentent plus une idéologie néfaste a la collectivité car très largement minoritaire moins de 1.2% sur le territoire national . c’est a dire aucune légitimité !
    quand auront ils le courage de faire appliquer la loi strictement la loi, faites pour tous!

    • @duglimbule
      Bonjour,
      « quand auront ils le courage de faire appliquer la loi strictement la loi, faites pour tous! »
      Les gens en charge n’ont aucun courage et les juges sont formatés à l’idéologie.
      La France compte 600.000 (et plus) réparties dans 70 Codes différents : la Loi n’est donc pas faite pour tous, elle est faite pour nous réguler/contrôler, et régir tous les actes des citoyens. Et seulement les actes des citoyens. C’est même dispensé aux élèves par l’Education Nationale. (ex : une loi pour obliger les restaurateurs à proposer le « doggybag »)

      « quand nos dirigeants vont ils enfin prendre des décisions pour faire cesser ces actes de vandalisme et de guerre civile »
      La propriété est une liberté. La liberté est un concept que nos gouvernants veulent voir disparaître : on ne dirigent pas des hommes et des femmes libres. La propriété est aussi à faire disparaître, car quand on est propriétaire d’un bien, (et de soi) nu ne peut nous dire/ordonner qu’en faire.
      La police au lieu de se mettre en travers, ou en bout de manisfestation ferait mieux de se poster devant les devantures des magasins et autres bâtiments privés et publics et en interdire la dégradation.(Bon certes, il y a des flics en civils qui cassent des vitrines et qui arrêtent les profiteurs une fois leur bandeau « police » déroulé autour de leur biceps)

      Je ne vois comment quelques milliers de personnes défilant, et dégradant, pourraient avoir gain de cause, alors que des pétitions regroupant au total quelques 1,5 millions de signatures restent lettres mortes (celles contre l’abaissement de la vitesse à 80km/ par exemple) ?

      • Inversement, voir le gouvernement mépriser des pétitions dépassant le million de signataires… ça donnerait presque envie d’être violent, non ?

  • « La violence est injustifiable » En voilà une proclamation…
    L’histoire de l’humanité est constellée d’épreuves de forces, de cruautés, de guerres, de révoltes; la violence fait donc partie de notre nature.
    Mais, quel serait le meilleur moyen d’éviter cette violence dans une société dite civilisée,
    Il faudrait commencer par l’éducation de nos jeunes générations en démontant qu’il faut faire les efforts nécessaires pour tendre vers une vie harmonieuse dans le respect de chacun où tout se mérite par un travail et une activité concertée.
    Mais, il faudrait aussi que les adultes en charge des pouvoirs économiques et politiques puissent donner l’exemple d’une conduite à tenir dans l’intérêt et le respect de tout un chacun. Ceci, à commencer par la promotion d’un cadre institutionnel libéral qui permettrait de parvenir à une organisation consensuelle de notre société.
    Oui, mais en France: « même pas en rêve » affirment certains…

  • La violence est consubstantielle au socialisme puisque son pillier est la guerre civile permenante, la guerre de chacun contre tous. Il ne faut pas être étonné du résultat actuel. La France commence à avoir une sale odeur de Vénézuéla.

  • Philippe Bilger, en rêvant d’un nouveau délit, justifie lui aussi la violence. Comment croit-il que toutes les lois qui restreignent la liberté d’expression, les limites de vitesse, la consommation de weed et j’en passe des centaines et des centaines sont appliquées ? À la matraque et à la prison. Les gens normaux sont pris entre le marteau gauchiste et l’enclume de l’Etat. Dénoncer le premier n’absout pas d’être du second.

    • La violence envers autrui est une atteinte aux libertés individuelles, qui n’a rien à voir avec les actes dont vous parlez.

      • et?
        ça signifie que vous êtes juste contre la violence gratuite…et ce qui en découle avec une violence collective pour punir les gens qui sont violents gratuitement…
        soit..
        mais qui vous dit que tout le monde est d’accord avec ça?

        Je comprends la justification de black blocs qui est « état illégitime » ..je casse les flics et les « collabos » ( en fait qui ils veulent..
        je ne comprends pas qu’on puisse les soutenir sans ne pas se déclarer en état de rébellion totale contre l’etat..sécession ou guerre civile.
        je répète que ce qu’omet de dire bilger est « compte tenu que nous sommes sans un état légitime »…
        Il est quand m^me incroyable de ne pas accepter que des gens soient partisans de la dictature…et de la violence gratuite…
        si on ne comprend pas que cela existe et que c’est dans la nature des hommes et que c’est la civilisation qui nous élève qu dessus de ça on n’est pas prêt à défendre la civilisation..Tout ne peut pas être résolu par le dialogue..

        le ventre est encore chaud d’où est sorti la bête immonde …évidemment c’est le ventre de toute mère.

  • C’est trop facile de se dédouaner! Laurent Binet est complice, donc il a une part de responsabilité dans les actes des Black blocs. C’est un encouragement à leurs exactions!

    • Les gauchistes n’ont pas besoin de l’aide de cet individu puisque pour eux la fin justifie toujours tous les moyens. leurs exactions ressemblent étrangement à celles perpétrées en Allemagne d’avant guerre contre les Juifs avec la protection de la justice aux ordres.

  • IL faudrait commencer par contextualiser..
    compte tenu que nous sommes encore dans un état de droit où les libertés individuelles sont encore à peu près respectées…alors , puisque je crois aux concepts d’étatr de droit de propriété privées etc ….alors a rébellion et la violence autrement que pour se défendre sont inacceptables et doit être ( violemment en général) réprimées par les forces de l’ordre auxquelles je reconnais ce droit et cette mission…
    mais ça implique que quiconque qui ne croit pas à la propriété privée comme les black blocs ou même qui croit que ces libertés fondamentales ne sont pas respectée est légitime à se défendre, et la violence est une option…
    les blacks blocs ont absolument tort …mais je reconnais que de leur point de vue et dans leur monde , il faut tout casser… ça n’est pas approuver que de justifier ou comprendre.
    la justification des blacks blocs est valable POUR EUX…par pour moi ou pour la majeure partie de la société quoique que au vu de la passivité des forces de l’ordre quand des biens privés sont dégradés on se demande…

  • comment ne pas devenir violent quand là justice bafou vos droits..j’interpelle:je suis propriétaire de ma maison..je pars en vacances 15 jours à mon retour m’a maison est squatté. .je ne peux plus rentré chez moi…face à l’indifférence de personnes qui représentent la loi….les squatteurs ont plus de droit que moi !!! je baisse là tête …n’importe quoi….je ne souhaite à personne cette situation là à vivre..comment récupérer vôtre bien!!!!

  • Certes… Mais quid de la résistance à l’oppression, droit fondamental de l’individu ? …

  • à Jean Roule du Câble Bjr..ils sont suffisant ,donc n’acceptent pas la contradiction..

  • « Ne pas faire aux autres ce qu’on ne veut pas qu’ils nous fassent »
    – « Ne pas souhaiter aux autres ce qu’on ne veut pas qu’il nous arrive »

    Le problème c’est que la violence est souvent commise par des gens qui sont persuadés qu’elle ne se retournera jamais contre eux. Et de fait leur parait légitime.

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