Les Black Blocs ne font pas de jaloux !

Aucun gouvernement ne fait mieux que le précédent pour la sécurité et le maintien de l’ordre républicain.

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Les Black Blocs ne font pas de jaloux !

Publié le 5 mai 2018
- A +

Par Philippe Bilger.

Paris a été livré à la chienlit le 1er mai.

1 200 Black Blocs cagoulés, masqués, armés, ont détourné un défilé syndical et laissé croire à des citoyens éberlués, indignés, que l’autorité s’était mise elle aussi au repos le jour de la fête du travail.

Violences, désordres, casse, frénésie de destruction, haine antipolice, ultragauche organisée et chauffée à blanc dès le lundi 30 avril, mêlant Français et étrangers, dans une même détestation de l’État, des symboles officiels du capitalisme et de la relative tranquillité républicaine.

Peut-être même suis-je naïf en prêtant à ces brutes des desseins idéologiques car derrière cette fureur collective, on retrouve plutôt l’expression d’un nihilisme dont le ressort est de manifester que cette société ne vaut rien et qu’elle justifie les pires attitudes.

Comme c’était prévisible, à la suite de cette prise de possession de la rue par des énergumènes s’abandonnant avec rage et volupté à des démolitions tant physiques que matérielles, des polémiques ont surgi et mis en cause l’action policière qui n’aurait pas été à la hauteur du cataclysme annoncé et concrétisé.

Je n’ai pas connu d’événements, certains encore assez récents, qui n’aient pas suscité, à chaque fois, des controverses du même type comme si, faute d’avoir pu admirer un État ferme et des forces de l’ordre efficaces, on se consolait en rappelant, mais trop tard, ce qui aurait pu et dû être mis en oeuvre.

Ce 1er mai non seulement n’a pas dérogé à cette règle mais a conduit spécialistes et profanes à se livrer à mille considérations souvent critiques sur l’incurie et la faiblesse de nos systèmes de protection au sens large. Toutefois, ce n’est pas faire preuve de mauvais esprit que de souligner pour le moins une médiocre adaptation de ceux-ci à l’ampleur de la menace et à son insolente et scandaleuse extériorisation.

Je n’irais pas, pour l’inspiration, jusqu’à incriminer des responsables politiques mais il est patent que légitimer dans les discours les violences symboliques – sans aller jusqu’à Philippe Poutou qui approuve les vraies – tend à faciliter une confusion suspecte et regrettable avec celles terriblement réelles.

Ce fiasco du 1er mai, aussi explicable et relatif qu’il soit, exigerait d’abord de la part du pouvoir une contrition, des regrets.

Autant, sur ce plan, malgré le volontarisme affiché, le constat triste et l’aveu navré de l’impuissance m’ont semblé justifiés de la part de Gérard Collomb, autant je n’ai pas apprécié le ton cocardier et presque désinvolte du Premier ministre se contentant d’une pauvre argumentation sur le fait qu’il y avait toujours eu des polémiques, sans l’ombre d’une prise de conscience sur l’intolérable de la veille puisque, selon lui, il n’y a eu « aucune défaillance de l’État ».

Le président de la République, d’Australie, nous a remis seulement en mémoire qu’il y avait un pouvoir et un gouvernement et que c’était à eux d’agir en ajoutant à l’adresse des Insoumis qu’ils étaient des « pyromanes indignés ».

Ne nous voilà guère avancés sur le point capital de savoir si le 1er mai on aurait pu bloquer en amont les Black Blocs et éviter qu’un temps ils soient les maîtres absolus d’un espace d’où des luttes pacifiques avaient été exclues.

Je ne suis pas un adepte du « il n’y a qu’à », apanage des lucides d’après la catastrophe.

Je ne méconnais pas que le changement de stratégie de la police – des structures lourdes ayant été substituées aux unités légères se fondant dans la masse – a entraîné des retards dans les interventions de sauvegarde, par exemple pour la casse du McDonald’s.

Je mesure l’inquiétude du préfet de police à l’idée que des dommages collatéraux, notamment humains, aient pu être causés par une trop grande vigueur policière mais a-t-on le droit de s’interroger ? A force d’avoir voulu prévenir et éviter ceux-ci, n’a-t-on pas négligé de s’en prendre aux dommages centraux, aux saccages et aux atteintes essentiels, n’a-t-on pas pris le risque de privilégier une retenue, voire une abstention préjudiciables au détriment d’opérations et d’actions certes risquées mais que la mesure aurait pu gouverner ?

J’entends bien que ce groupe violent et déterminé à aller jusqu’à l’insupportable – tant sa haine ne se serait pas satisfait de broutilles – n’a pas circulé d’emblée dans l’accoutrement inimitable qui était le sien. Ni vu ni connu avant, tout dans des sacs à dos, puis sur place, en formation de guerre sans équivoque. Ne pas être reconnus et frapper et casser sans entrave. Protégés par la modération obligatoire de leurs adversaires, de nos défenseurs (Le Parisien).

Je doute qu’on ait explicitement enjoint aux CRS de « laisser casser s’ils cassaient » comme le prétend le Secrétaire général du syndicat de police VIGI dans une interview accordée à Boulevard Voltaire, mais il y a eu vraisemblablement la diffusion d’une philosophie générale mettant en garde contre les réactions inopportunes et précipitées aussi légitimes qu’elles auraient été.

Il n’est pas faux en revanche de suggérer qu’une piste sérieuse pour l’avenir devrait être de multiplier, en amont, les fouilles et les contrôles d’identité pour éliminer du champ ultérieur tous les fauteurs de trouble, de désordre et d’agressions.

Le préfet de police, pour sa part, a regretté, avec un zeste de nostalgie attristée, certaines dispositions de l’état d’urgence.

Je suis persuadé – je persiste sur ce plan : voir mon billet du 2 janvier 2018, « On lynche la police ou on la soutient ? » – qu’il conviendrait, pour mieux réprimer les Black Blocs, les phénomènes de plus en plus fréquents de violences collectives et, par ailleurs, les transgressions délictuelles et criminelles, de restaurer les peines plancher et de rétablir une loi anticasseurs en l’adaptant aux situations d’aujourd’hui où des identités insaisissables, en groupe, se livrent, certaines de leur impunité, à des comportements condamnables.

Enfin on se félicite à juste titre que notre police soit républicaine et en même temps, mise en cause souvent par des voyous et des médias complaisants, elle est à tout coup présumée coupable. Elle n’est pas armée et, bien sûr, c’est son honneur, quand on lui frappe violemment une joue, de n’avoir certes pas à tendre l’autre mais au moins de s’efforcer à une riposte maîtrisée. Pour ma part je ne parviendrai jamais à me résoudre à ce que ceux qui luttent pour nous et en notre nom soient si dépourvus des armes législatives nécessaires.

Les Black Blocs, en effet, ne font pas de jaloux. Aucun pouvoir n’est irréprochable. Aucun gouvernement ne fait mieux que le précédent pour la sécurité et le maintien de l’ordre républicain. Emmanuel Macron, dans ce registre, ne fait pas de miracles.

Une touche de modestie siérait pour cette évidence.


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  • Bonjour

    Les dégradations des black bocs ont malheureusement tjs existé, en 70 on les nommait « casseurs ».
    D’ailleurs quelles dégradations ont-ils vraiment causées ? Je ne fait pas confiance aux médias pour me dire la réalité.
    Toujours est-il que l’état ‘obese’ montre encore ses limites. La solution n’est pas un policier devant chaque boutique, mais plutôt de permettre aux propriétaires de se défendre, par les armes s’il le faut. Je pense que les black bocs seraient moins actifs s’ils savaient qu’ils risquaient une décharge de chevrotine.

    • Vous ne regardez pas la télé et les vidéos? Ils détruisent tous les symboles du capitalisme, agences bancaires et MacDo car c’est américain!

      • Ceci dit, McDo a de l’argent, la France est son deuxième marché mondiale.

        La vérité c’est que McDo ne peut pas se passer de la France (où alors les actionnaires seraient près à des pertes de sèches de plusieurs milliards d’un seul coup).

        Ainsi donc, même si c’est pas bien, c’est pas non plus la fin du monde. Il ne faut pas, en revanche, qu’ils s’attaquent aux petits commerce qui eux ne pourraient pas faire face aux dégradation.

        C’est inévitable qu’il y ait toujours un peu de débordement, il ne faut pas que cela dépasse la routine habituel (ce qui est le cas, voyez donc les manifs depuis l’Antiquité). Il y a TOUJOURS un peu de violence, c’est pas bien, mais c’est inévitable ; tant que ca reste « contenu » ca reste acceptable.

        • C’est pas compliqué, une entreprise qui a de l’argent peut se faire bruler, c’est pas grave. C’est pas la fin du monde. Ils ont du fric.
          Ya un peu de violence, c’est pas grave.
          Le monde selon pascompliqué. A vomir.
          Moi aussi je vais bruler votre chez vous tant que cela reste « contenu ».

        • Pas de doutes, nous sommes donc en France. Egalité devant le droit et égalité en moyens…Désespérant… Quelle bouillie intellectuelle. Que McDo ou Tartenpif ait de l’argent, ou plus d’argent, ou un tas « indecent » d’argent, n’est pas le sujet, nonobstant l’envie et la haine pathologique de la réussite de votre prochain ( ce qui relève de la psychiatrie, a force, sérieusement). Le sujet est que l’état est censé être garant de notre égalité en droit. Ces petites frappes, transpositions sans imagination de chemises brunes ou rouges des années trente, méritent le baton, mais surtout, sont la preuve a la caricature de l’abandon total et sans scrupules des fonctions régaliennes de l’état. Prévenir tout délit est impossible. Punir sévèrement selon le code penal est tout a fait possible. A conditions. Et nous arrivons a la dernière caractéristique majeure de la France de 2018: l’absence totale et absolue de courage devant toute forme organisée de violence. Que ce soit les petites frappes sujettes de ce billet, les gens du voyage, les banlieues ou les milices, de plus en plus nombreuses mais dont personne ne veut parler. CPEF et votre commentaire en est un magnifique symbole.

    • Il faut accepter que l’Etat ne peut pas tout : il peut pas empêcher à chaque fois que le moindre petit incident arrive dans des manifestations.

      Il y a eu des incidents depuis que l’Homme est Homme. Ca fait partie de la routine.

      • Si un Etat ne peut pas tout, il peut quand même le service minimum. L’incompétence volontaire et la faiblesse coupable ne peuvent servir d’excuse.

        Typiquement, les CRS ont été désarmés par les ordres de leur hiérarchie. On se demande combien de temps les forces de l’ordre accepteront de suivre aveuglément une hiérarchie discréditée par tant de compromissions.

        Ou alors faudra-t-il les renommer « les Mollesses du Désordre » ?

      • j’ai cru comprendre qu’ils avaient compté 1200 casseurs entourés de CRS…ils en ont chopé 120 et seulement 45 ont été retenus en attente de procès….je suppose qu’ils vont en condamner 4 ou 5 si on suit le raisonnement..wow ça c’est de l’efficacité policière..

    • En l’occurrence, pas besoin d’armer les propriétaires, il suffirait d’arrêter d’appeler « bavure policière » le coup de matraque que reçoit un manifestant violent.

  • les propos d’edouard Philippe me semblent incroyables..
    éviter les blessés…
    donc si 50 personnes masquées viennent brûler ma maison devant 100 policiers qui n’interviennent pas..
    rien à faire de violenter une personne qui casse tout..c’est le sens de la violence légitime des forces de police!!!
    et en outre…double standard, si des simples militants d’extrême droite mettent une pancarte contre l’immigration illégale c’est le branle bas de combat..
    résultat des gens vont vers l’extrême droite pour son aspect sécuritaire et ordre..
    et les militants de gauche sont contents et vous disent heureusement qu’on est là pour contrer cette extreme droite.. dont ils nourrissent la montée en pardonnant l’impardonnable..

    le politiquement correct aux usa a accouché d’un trump…

    • oh vous savez Jacques , on a eu des gens qui se sont fait trucider au bataclan à la kalach et la police n’est pas intervenue tout de suite non plus …. alors pour un McDo ….

    • Il faut garder à l’esprit que si un de ces sauvages (pour ne pas utiliser un mot qui risquerait la modération) devait par malheur être blessé par un policier on aurait droit à une hallali immédiate contre ces policiers assassins qui tuent impunément des jeunes agneaux innocents. Voir les précédents, notamment à Sivens où un jeune qui n’avait rien à foutre à l’endroit où il était s’est malencontreusement pris une grenade. La question qui a suivi dans tous les médias n’a pas été : « qu’est-ce que ce petit c… foutait là ? » mais « comment peut-on permettre à des policiers d’utiliser des armes pareilles contre de pacifiques délinquants ? »
      Le même phénomène explique la difficulté à évacuer d’autres lieux dits « ZAD » aujourd’hui. La presse se jettera sur la moindre bavure policière comme la vérole sur le bas clergé, mais n’en aura rien à faire des blessés ou morts côté police.

      • On a jamais vu de CRS mort depuis très longtemps. De toutes façons les CRS ont assez de matériel pour lutter contre une foule désarmée : bouclier casque et masque à gaz, grenade de désencerclement, grenade lacrymogène, grenade assourdissante, flash ball, tonfa, canon à eau, ect…

        Ils ont un nombre de matériel sans commune mesure à avant. Ils ont tout les moyens de lutter sans aucun problème contre une foule désorganisée et pas armés. Ne les prenez pas pour des nuls !

        • « contre une foule désorganisée », tout est là.
          Renseignez-vous un peu sur les « pièges à CRS » qui ont été mis en place dans certaines zones de NDDL. Pas forcément des trucs destinés à tuer, non. Mais des saloperies qui laissent sans problème un homme estropié.
          En outre, il me semble qu’une foule masquée, armée de matraques, de poings américains et de battes de base-ball n’est pas forcément une foule « désarmée », en tout cas ce n’est pas une foule qu’on va aller voir la fleur au fusil et la bouche en cœur. Dans de telles situation, une bavure est vite arrivée.

  • Cet article de Philippe Bilger relate un constat d’impuissance face à la violence qui se propage dans notre pays et qui s’emplifie au fil du temps.
    Il faut prendre conscience du fait que notre société est malade de son organisation cloisonnée et corporatiste. Une société qu’il est de plus en plus difficile à faire évoluer dans le sens de l’équité et de l’intérêt général bien compris.
    La France des intérêts catégoriels n’est vraiment pas un modèle de démocratie libérale.

    • Cessez de dire n’importe quoi : voyez les photos de manif des années 60 (en particulier 68) !

      La violence était BIEN plus grande. Aujourd’hui le moindre petit rien on en fait des tonnes mais la société est moins violente que jamais (et les chiffres le montrent) !

      Donc, OUI, il y a une impuissance temporaire mais c’est NORMAL aucun état, même les plus totalitaire, ne peuvent empêcher quelques incidents d’arriver. Il faut que ce soit punis, mais il faut aussi accepter que ca puisse arriver (tant que ca arrive le moins possible).

      • Mai 68, c’était violent en effet. C’était une tentative de sédition et de prise du pouvoir par la violence alias révolution qui a failli réussir. Voir F Miterrand à Charlety qui se propose de créer un gouvernement provisoire .. et des elections plus tard. D’une manière anticonstitutionnelle.

  • Je crains que ce ne soit plus simple : l’état et ses représentants ont peur et sont lâches.
    Ils ont peur de la bavure, du type qui perd un œil ou se fait buter. Donc on ne bouge pas. Il faut choisir de faire un autre métier, MM Philippe et Collomb …

  • L’état est complice de fait de ces destructions. A lui de payer les dégâts rubis sur l’ongle.

    • L’État ? Vous voulez dire les contribuables ? Vous voulez dire que ceux qui décident réellement des mesures à appliquer ne sont par contre responsables de rien…?

    • Non, l’État n’a pas à payer les dégradations d’un autre ! Ca va pas la tête !

      Nos impôts ne doivent pas servir à aider McDo qui ont bien assez d’argent comme cela !

      L’Etat doit faire ton son possible pour éviter que cela arrive en revanche. A la limite indemniser si on juge que l’entreprise ne peut pas faire face mais sans plus.

      • En complément de ma réponse précédente il y aurait effectivement une chose à faire du côté de l’État : un gros coup de pied au derrière de la personne en charge. Et quand je parle d’un coup de pied au derrière, ce n’est pas la réaffectation à un autre poste, c’est la sortie sans les honneurs de la fonction publique.

      • Qu’il laisse le droit de se défendre, actuellement c’est interdit.
        Vous ne pouvez que subir.

        • @MichelC
          Bonsoir,
          Actuellement, si même la Police ne fait pas son travail, ne protège rien du tout et laisse faire des actes délinquants et criminels sans broncher, pour éviter les bavures, comment peut-elle protéger les contribuables qui la paient et garantir leurs droits ?
          La police ne peut pas se défendre elle-même contre des voyoux armés qui veulent en découdre ; les citoyens ne le peuvent pas non plus. La boucle est bouclée : c’est verrouillé. La police ne sert qu’à pressurer qu’une seule portion de la population, celle qui est solvable.

          @pascompliqué
          « Nos impôts ne doivent pas servir à aider McDo qui ont bien assez d’argent comme cela ! »
          McDo paie des impôts comme vous, et comme tous les contribuables. Que la nourriture soit mauvaise ne lui enlève pas les droits qu’il a, qui sont les mêmes que les vôtres, et que l’Etat a le DEVOIR de garantir, et que la Police DOIT maintenir.
          Vous trouverez toujours quelqu’un qui a plus d’argent qu’un autre. Je suis sûr que vous avez plus d’argent qu’un sans-domicile-fixe. Ce n’est pas pour une raison pour qu’il vienne chez vous vous déposséder de vos biens et s’en prenne à vous.
          Entrer dans une enseigne multinationale, un petit commerçant ou chez quelqu’un est un délit ; saccager l’intérieur des ces endroits doit être ajouté au délit précédent. Les personnes doivent pouvoir défendre leur intégrité physique et leur biens, oui, même un patron/gérant de McDo, ou un manager, ou même un équipier, parce que des types équipés de barres, et autres outils, pour casser sont des menaces pour les personnes à l’intérieur, en particulier celles qui ont la tenue « Mcdonald’s ». Malheureusement, ces personnes n’ont que le droit de soumission et le devoir de composer le « 17 », puisque la législation française protège surtout les « casseurs » et tous leurs dérivés, qu’ils opèrent lors de manif’ ou pas.
          L’Etat nous DOIT la garantie de nos DROITS : Liberté, Propriété, Sûreté, Résistance à l’Oppresssion. C’est pour cette garantie qu’il a le droit de mettre ses pattes dans l’argent public. S’il ne s’en acquitte pas, il ne sert à rien. On ne paie pas pour un truc inutile. Inutile puisque incapable de réaliser la tâche pour laquelle il existe, pour laquelle il se dit seul à même de la réaliser, pour laquelle il demande des sommes toujours plus croissantes, et qu’il nous interdit quasiment de faire par nous-mêmes.

      • Que l’Etat commence par privatiser les rues.

  • Comme d’habitude article confus, une chose et son contraire, un texte qui n’apporte pas grand chose. Pour ma part je me réfère au maire de NY qui à juste titre plutôt que de mettre d’impuissants hommes armés devant les magasins pour lutter contre les terroristes a mené une politique d’infiltration massive au sein des groupuscules afin d’obtenir des informations qui lui permettent d’agir de façon préventive. Mais pour cela il faut une police qui soit éligible, licenciable et enfin des politiciens courageux. Les casseurs ont de beaux jours devant eux dans ce beau pays que le monde entier nous envie.

  • Familles, je vous hais. Société, je vous hais.

  • La mansuétude constatée envers ces voyous fascistes, tant du gouvernement que de la justice, révèle leur complicité. A la moindre manifestation pacifique de l’extrême droite ses membres sont arrêtés et embastillés, tandis qu’eux sont aussitôt relâchés par les juges. Preuve que nous sommes bien dans un état fasciste!

    • L’Etat providence social-démocrate est le nom politiquement correct de Etat fasciste.

      Les blacks blocs sont aussi lâches que les salauds de politiciens qui les prennent pour les idiots utiles de leur agendas. Ils ne s’attaquent qu’en meutes qu’aux gens sans défense.

    • @Virgile
      Bonsoir,
      +1
      La police est très compétente dans ce cas-là. Le fascisme aussi.
      Je citerai l’arrestation du Général Piquemal à Calais en février 2016, par dix policiers casqués, armés, alors qu’il répondait à des questions de presse, après avoir pris la parole contre les gendarmes mobiles qui voulaient dissoudre un rassemblement non autorisé parla préfectre, alors que quelques jours plus tôt un autre rassemblement avait été « toléré » par la police. Il a été radié des cadres à l’initiative de Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, pour « manquement aux obligations de réserve et de loyauté ».
      « https://www.youtube.com/watch?v=Jy0n_pEyB_E » arrestation à 8’25

  • Autoriser ce genre de manifestation en centre ville, c’est offrir un terrain de jeu idéal aux casseurs dont la venue était prévue.
    Il me semble que le travail des forces de l’ordre serait grandement facilité, avec de moindres dégâts, en choisissant de faire défiler les manifestants sur un tronçon de boulevard périphérique fermé à la circulation (surtout un jour férié).

  • le 4 mai , une cinquantaine de migrants ont encerclés et attaqués une patrouille de CRS à Calais ; aucune interpellation n’a eu lieu ( le Figaro ) ….j’ai la nette impression que ce gouvernement laisse s’installer une insécurité de plus en plus active dans notre pays , et ce n’est surement pas sans raisons .

    • La raison est simple : en assurant la sécurité, l’exécutif se retrouverait en porte à faux dans les médias.

      • @MichelO
        Bonsoir,
        En porte à faux c’est peu dire. Montrer à la face de la France que la Police fait son job serait comme dire qu’il y a de la délinquance et que le pays n’est ni sécurisé ni sûr, alors que l’Etat passe son temps à nous endormir à ce sujet.
        Ce qui compte pour l’Etat ce sont les chiffres, les chiffres de la délinquance routière doivent monter ; ceux de la délinquance ne doivent pas trop monter, ne pas prendre trop de plaintes est une bonne tactique pour ne pas les faire gonfler ces chiffres. Ne pas agir en donnant des prétextes fumeux aussi.

  • « Il n’est pas faux en revanche de suggérer qu’une piste sérieuse pour l’avenir devrait être de multiplier, en amont, les fouilles et les contrôles d’identité pour éliminer du champ ultérieur tous les fauteurs de trouble, de désordre et d’agressions. »
    Nous sommes tous des suspects de quelque chose ; nous sommes tous des menaces potentielles. Cette phrase le résume bien.
    L’auteur de l’article, Procureur de la République en Cour d’Assises pendant plus de 20 ans, veut passer outre les droits de chaque individu à circuler librement.
    La Cour d’Assises est le tribunal où se jugent les crimes.
    Le Procureur de la République, ou avocat général, poursuit les accusés et réclame les peines suivant les crimes.
    Cet ancien professionnel de la justice veut fouiller alléatoirement des citoyens, des contribuables, pour tenter de mettre hors circuit quelque indésirable. Combien de fouilles pour attraper un « casseur » potentiel ? Combien de droits d’hommes et de femmes libres piétinés pour attraper un contrevenant ? C’est mieux, car plus facile, de mettre tout le monde dans le même sac de « fauteurs de troubles » et autres.
    « Art. 5. La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas. » DDHC 1789.
    Fouiller des personnes, des individus, est contre la Loi, puisque celle-ci ne doit interdire que des actions nuisibles à la Société. C’est aussi contre la liberté et la sûreté.
    Mais bon, notre pays n’a pas de Constitution.

    • force de l’ordre …une foule de gens masqués cassent un truc ..la police est en droit de sommer d’ enlevez le s masques et sinon les refractaires se déclarent complices..ils vont relâcher des gens qui ont été complices d’actes de dégradation….

      On pourrait imaginer des tirs de matière «  » identifiantes à distance..des tas de choses.. qui pourraient assurer une accusation solide dans un état de droit.

      • @Jacques lemière
        Bonsoir,
        « On pourrait imaginer des tirs de matière « » identifiantes à distance..des tas de choses.. qui pourraient assurer une accusation solide dans un état de droit. »
        Je pensais aux billes utilisées en paintball, qui sont remplies de peinture. Les Forces de l’Ordre pourraient avoir les leurs, en plus d’une couleur quelconque, une odeur nauséabonde, pour l’identification, dans le même genre que les marqueurs chimiques et colorés utilisés pour les billets des distributeurs automatiques. Pour les billets des distributeurs, il y a des moyens.

  • Mr. Bilger, dans ce pays la police n’a pas hésité à gazer des enfants alors ne venez pas dire qu’elle n’est pas armée et à de l’honneur lorsqu’on l’agresse et qu’elle ne réplique pas. Elle obéi juste à des ordres… Donc « ceux qui luttent pour nous et en notre nom soient si dépourvus des armes législatives nécessaires » c’est du baratin…

    • @Y29
      Bonsoir,
      Il semble que vous n’ayez pas compris les termes « armes législatives ».
      La police a du matériel, cela se voit. Par contre, elle a des procédures pour les utiliser, et surtout des ordres pour agir ou pas. La police est tenue par des pleutres ; elle n’est efficace que pour récolter des euro, comme des encaisseurs. au profit des couards qui « gouvernent ».
      Personnellement j’ai un gros avis négatif sur la police en général, autant là, quand des types masqués, armés, veulent en découdre avec les C.R.S, que les C.R.S chargent, répliquent aux coups qu’ls prennent, et interpellent quelques braves cagoulés. Ils sont formés pour cela. Je pense que même des C.R.S voient la différence entre des manifestants un peu virulents, et des casseurs. Le « S » De C.R.S signifie « sécurité », clairement, il n’y en a pas.

  • « l’action policière qui n’aurait pas été à la hauteur du cataclysme annoncé et concrétisé. »
    M6 a diffusé un reportage édifiant dimanche dernier : le Préfet de Police de Paris qui explicitement interdit l’usage des flashballs, des tasers et la confrontations directes avec les blackblocs au risque d’un blessé un… Conclusion : l’Etat préfère des destructions de biens privés voir des agressions de citoyens (et de policiers) plutôt que d’arrêter les casseurs !!!

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