Fake news : une nouvelle interdiction ne servirait à rien

La lutte contre les fake news, autant que l’éducation de la population, est un défi de taille.

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Fake news : une nouvelle interdiction ne servirait à rien

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 mai 2018
- A +

Par Victor Mollet1.

L’expression fake news, inlassablement et impertinemment employée depuis plus d’un an dans notre sphère médiatico-politique, ne manque pas de faire frémir et réagir. Elle aurait permis à Donald Trump de gagner la Maison-Blanche et aux partisans du Brexit de l’emporter. Est-ce vraiment sérieux ?

La notion, devenue véritable bombe et bulle médiatique, inquiète autant qu’elle fascine, jusqu’au sein de notre gouvernement, qui a décidé de légiférer pour tenter d’endiguer la prolifération de ces fausses nouvelles. Notre état de droit ne le permettait-il pas déjà ?

Éléments de réponse !

Fake news ! La sentence claque. La formule fait mouche. Le dictionnaire de référence Collins, pendant du Robert outre-Manche, en a même fait son expression de l’année 2017. Usée et répétée jusqu’à l’hérésie depuis près de deux ans, la locution est désormais largement galvaudée. Employé inopinément, l’aphorisme, rarement suivi d’un argumentaire convaincant, en est presque devenu une réponse automatique pour discréditer un adversaire ou opposant, et manifester sa désapprobation face à une thèse, une théorie ou une opinion, que ces dernières soient effectivement farfelues ou non.

Fake news : rien de nouveau sous le soleil

Pourquoi cette expression est-elle si populaire aujourd’hui ? Vivrions-nous au cœur d’une société où la désinformation viendrait de naître ? Chacun s’accordera sur la réponse à apporter à cette question. C’est non. Les fakes news ne témoignent d’aucune révolution, ni de paradigme véritablement nouveau. La notion, pourtant largement commentée et développée est, sinon totalement floue, relativement vaste. Tenter de la définir relève même quasiment de l’exploit. L’emploi de mots ou expressions synonymiques telles que post-vérité, informations douteuses, rumeurs ou faits alternatifs ont ainsi été consacrés sans qu’aucune distinction ne soit faite entre ces différents termes.

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Les rumeurs et les tentatives de déstabilisation existent depuis l’antiquité. Sun Tzu, général chinois du sixième siècle avant notre ère, qui a théorisé la guerre de l’information dans son célèbre ouvrage L’Art de la guerre, n’a pas attendu Twitter ou Facebook pour s’épancher sur l’incroyable pouvoir que pouvait avoir l’information dans l’optique de stratégies de déstabilisation. La désinformation et la propagande nous précèdent très largement et sont aussi vieilles que l’homme lui-même. La Russie a tenté d’interférer dans les élections américaines et françaises ? Et alors ! Les tentatives d’ingérence en période électorale sont légion et Moscou n’en a pas le monopole. Sur ces problématiques, il y a même beaucoup plus à craindre de Pékin que du Kremlin.

Au vrai, c’est l’ampleur du phénomène, qui s’explique largement par le fait que la propagation des informations est aujourd’hui extraordinaire et sans cesse exponentielle, qui interroge et laisse parfois à penser que les fake news sont propres au XXIe siècle. La viralité du web et de ses multiples ressorts nous propulsent dans un océan de datas, dessinant un tsunami médiatique perpétuel. Il devient ainsi toujours plus facile de propager rapidement des contre-vérités sur la toile que de collecter patiemment des faits étayés et recoupés, de surcroît dans une société qui brille davantage par sa célérité que sa réflexivité. Pour les médias, quels qu’ils soient, il est devenu plus important d’être le premier à livrer une information que de dire vrai. La vérité des faits se confond quelquefois aisément avec les mensonges et les tentatives de duperie.

L’expression ne retranscrit donc rien d’inédit. Il s’agit plutôt d’un mot-valise qui permet de disqualifier sans effort une personne ou un propos, et qui permet surtout à l’émetteur de cette expression de ne pas surpasser son indolence intellectuelle, qui l’exempte d’user d’un mot ou d’une expression plus idoine.

Comment définir les fake news ?

Mais, alors, comment définir le concept même de fake news ? Pour être à la fois concis et précis, on pourrait simplement se contenter de dire que ce sont des nouvelles ou informations qui se parent des habits de la vérité mais sont savamment et volontairement travesties, falsifiées ou tronquées, puis diffusées et colportées dans le but de nuire. Souvent, au moins quelques instants, la majorité est dupée… avant que la supercherie ne soit démasquée. Les fakes news font ainsi état d’un usage stratégique de la désinformation. L’usage de la formule devrait être cantonné à cette tactique maléfique. De la sorte, affirmer que la terre est plate n’est en rien une fake news. Cela renseigne simplement le public quant à l’altération mentale de celui qui a émis cette assertion. Les théories du complot ou les conspirations sont du même acabit.

Par la même, d’aucuns abusent de l’expression pour caractériser toutes les nouvelles qui ne sont pas en phase avec leurs convictions politiques ou morales. Un lecteur habituel de L’Humanité ne manquera jamais une occasion de souligner avec passion une kyrielle de fake news dès qu’il ouvrira une page du Figaro. Et inversement. L’information n’y gagne pas. Il convient également de dépasser la dichotomie « monde réel vs monde virtuel », qui voudrait que les informations émanant de la presse radiophonique, écrite ou télévisuelle soient toujours parfaitement véraces pendant que les nouvelles présentes sur le web s’avèreraient le plus souvent erronées.

Face aux polémiques, les médias sociaux, soucieux de conserver leur aura et de ne surtout pas voir leurs audiences s’étioler, Facebook et Twitter en tête, tentent, avec plus ou moins de succès, à coups d’algorithmes secrets, d’endiguer la propagation de ces fausses nouvelles.  Nouvelle année et bonnes résolutions obligent, Facebook a annoncé en janvier 2018 la métamorphose de son fil d’actualités avec, en toile de fond, la lutte contre les fake news. Cette nouvelle timeline accorde davantage de place aux nouvelles publiées par les amis et la famille de l’utilisateur pendant que les contenus postés par les marques et les entreprises seront relégués au second plan. « J’ai demandé à nos équipes produits de s’assurer que nous donnions la priorité à des actualités fiables, informatives et locales », a précisé Mark Zuckerberg. De quoi enrayer durablement la désinformation sur son réseau social ? Rien n’est moins sûr. Avant d’ambitionner d’éradiquer les trolls et l’ensemble des fake news de leurs plateformes, les réseaux sociaux devraient déjà commencer par gagner en réactivité dans la suppression des contenus haineux, diffamatoires et insultants, conformément à leurs conditions d’utilisation.

Immédiateté et fact checking

De leur côté, les médias, en particulier les rédactions digitales, frappées par l’impératif de célérité et le diktat de l’instantanéité, développent un terrain propice à l’apparition et à la propagation des fausses nouvelles. Alors qu’ils sont historiquement censés faire partie intégrante de la pratique, l’investigation, la vérification des faits et le recoupement des sources sont désormais souvent relégués au second plan, traités isolément, cantonnés en un sous-genre journalistique, le fact-checking. Aujourd’hui, chaque organe de presse ou presque dispose d’un tel service. Ce sont « Les Décodeurs » pour Le Monde, « Le vrai du faux » sur France Info, « Check Point » chez LCP, ou « Le Fact Checking » sur France 5.

Dans ce contexte d’insécurité informationnelle, fallait-il, une fois de plus, légiférer pour endiguer l’afflux de fausses nouvelles ? Fallait-il se contenter d’encadrer le monde de l’information aux seules périodes électorales ? Fussent-elles particulièrement sensibles, la démocratie ne s’y résume pas. Par ailleurs, légiférer sur ce sujet sans entamer largement la liberté d’expression relève, sinon de l’insoluble, au moins de l’improbable.

Sur le plan juridique, un tel dessein apparaît de surcroît quelque peu redondant. De nombreux textes existent déjà, à commencer par l’article 27 de la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse. Cette dernière dispose en effet que

la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros.

S’agissant plus précisément des stratégies de déstabilisation en période d’élections, contre lesquelles le gouvernement entend batailler, l’article L.97 du Code électoral indique que

ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages, déterminé un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter, seront punis d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros.

Enfin, l’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 réprime l’infraction de diffamation, c’est-à-dire l’allégation ou l’imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur et à la considération d’une personne. La faiblesse de ces textes réside dans le fait qu’ils ont été pensés et réalisés à une époque où le papier régnait en maître et qu’ils peuvent désormais apparaître impertinents à l’ère du numérique. Le législateur a tenté de corriger les anachronismes, en juin 2004, avec la loi pour la Confiance dans l’économie numérique (LCEN). Force est de constater que ce n’est pas la panacée.

Cette loi sur la « confiance et la fiabilité de l’information » nous permettra-elle d’entrer dans une ère qui brillera des feux de l’authenticité et des lumières de la vérité ? Assurément non. Nombre de députés, de toutes sensibilités, avancent que le texte viendra éteindre sans difficulté les incendies toxiques d’une société de l’information incandescente, en contrant toute velléité de nuire, de publier ou relayer des nouvelles erronées. Une telle pensée relève de la folle utopie. Jusqu’à preuve du contraire, l’instauration du Code pénal n’a pas empêché les crimes les plus abominables. Et, au-delà, comment nos magistrats pourront juger ce qui est faux ou vrai en matière politique sans tomber dans l’arbitraire, dans une époque où la séparation des pouvoirs connaît une porosité dramatique, les femmes et hommes politiques ne se privant plus de commenter avec virulence et sans patience l’actualité judiciaire. La loi révèle en outre une méconnaissance profonde des codes du web et en particulier du célèbre effet Streisand, qui veut qu’une nouvelle voit sa diffusion et sa portée démultipliées lorsque l’on tente de la censurer ou de l’effacer.

À moins de mettre sur pied une intelligence artificielle en mesure de contrer un émetteur de fake news avant qu’il n’agisse ou de créer une justice prédictive capable de condamner un individu malveillant avant qu’il ne vienne perturber et influencer notre démocratie, tout texte ou jugement arrivera toujours trop tardivement. Un tel comportement paternaliste, s’avère également plus que paradoxal au cœur de notre société libérale et, loin de responsabiliser le citoyen, risque de l’assister encore.

Que faire ?

Alors que faire ? L’instauration d’un « service public de la notification », notamment vanté par le think tank Terra Nova, pour faciliter les doléances des internautes qui estiment leurs droits bafoués, à l’image de la pré-plainte en ligne, constitue une piste mesurée à ne pas négliger.

Faut-il instaurer un « label qualité » pour les médias qui respectent une certaine idée de la déontologie journalistique ? Beaucoup d’organes de presse de petite taille ou de néo-médias risquent d’être injustement mis sur la touche. Une telle démarche risquerait de surcroît d’être extrêmement complexe dans sa mise en application. Sur ce sujet, chacun souhaitant apporter sa pierre à un édifice branlant, il convient surtout de séparer le bon grain de l’ivraie. L’immense majorité des commentaires révèlent des bavardages relevant plus de la sortie ratée que de l’observation éclairée. Même le pape, pourtant peu amène quant aux vérités factuelles, y est allé de son analyse.

Le traditionnel baromètre annuel de la confiance des Français dans les médias, réalisé par Kantar Sofres pour le quotidien La Croix est, cette année, révélateur à plus d’un titre. Publiée en janvier 2018, l’étude révèle tout d’abord une forte attente de fiabilité de l’information et d’éducation aux médias pour contrer les fake news, aimablement appelées « bobards » par notre président. La deuxième tendance témoigne de la confiance que la majorité des Français accorde aux médias traditionnels, tout en rejetant largement la pertinence du web et des réseaux sociaux, accusés de tous les maux. Par ailleurs, si les médias sont épargnés, la figure du journaliste éveille encore et toujours les doutes et les suspicions. Seuls 24% des Français estiment ainsi que les journalistes exercent leur métier en toute indépendance.

Enfin, le troisième biais significatif de ce baromètre met en lumière un profond clivage éducatif et social quant à l’intérêt pour l’information, la manière d’y accéder, et la perception de l’actualité. Jean-Marie Charon, sociologue des médias analyse :

74% des professions intellectuelles manifestent de l’appétence pour l’information, contre seulement la moitié des ouvriers et des moins de 35 ans. Ces mêmes clivages sont présents dans le choix des médias : la télévision apparaît comme le média des plus âgés, des milieux populaires et moins éduqués. La radio, celui des publics âgés mais de catégories socio-professionnelles supérieures et de niveau éducatif plus élevé. Un peu comme la presse papier (citée par 1% des employés et des moins de 35 ans !). Alors qu’internet, et surtout le smartphone, est le média des jeunes, surtout éduqués.

Face à ces constats implacables, la nécessité de proposer une éducation aux médias, à commencer par les médias sociaux, que l’on préfère interdire plutôt que de prendre le soin d’en cerner et délimiter les usages, ainsi qu’une formation à l’esprit critique, tout au long de la scolarité, de l’école primaire au lycée, bien plus qu’au détour d’un module d’éducation civique de quelques minutes, apparaît impérieuse.

Sur ce sujet, le rôle du CLEMI (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information), rattaché au ministère de l’Éducation nationale, et qui mène régulièrement des missions au sein des écoles, est très pertinent. Mais ce travail louable demeure tout à fait parcellaire et disparate, et n’est réalisé que sur la base du volontariat des établissements scolaires. Parallèlement, les initiatives locales existent mais sont plus de l’ordre de l’exception que de la règle et n’ont que très peu de visibilité. Aucune concertation véritable n’existe sur le plan national. Il existe ainsi de profondes hétérogénéités selon les régions et leurs établissements scolaires, tout en sachant que les professeurs, quel que soit leur grade ou leurs qualifications, ne sont absolument pas, en l’état, formés pour éduquer à ces problématiques ô combien stratégiques et essentielles, a fortiori quand l’on sait que, bien souvent, leurs élèves en connaissent bien davantage sur les Illuminati que sur François Marie Arouet.

Le fait que la moitié des Français ne sachent pas ce que sont les affaires Panama Papers ou #BalanceTonPorc, pourtant largement relayées médiatiquement et qui constituent deux des plus grands événements médiatiques de l’année 2017, est un signal alarmant. À moins d’une volonté affirmée de vouloir vivre comme une ermite, tel Diogène dans son tonneau, cet état de fait relève bien davantage d’une ignorance mécanique entretenue depuis le plus jeune âge que d’une volonté manifeste de s’ériger en être sot ou candide.

Education aux médias

Plus encore, l’éducation aux médias tout au long de l’enfance est un enjeu de culture générale et de décence intellectuelle. Peut-on sérieusement briguer une carrière prometteuse et ambitieuse en méconnaissant tout ou partie des grands sujets politiques, économiques et sociétaux ? Plus encore : peut-on sincèrement être libre sans connaître avec un minimum d’acuité les sujets qui font et façonnent l’actualité ? L’appréhension active de l’information et le regard critique permettent à un individu de faire ses choix non plus en fonction de présupposés ou de clichés mais au regard de convictions justifiées et de valeurs fondées.

Les enfants que l’on éclairera deviendront des adultes informés et auront, alors, enfin, le loisir de choisir et d’agir pleinement. La désinformation ou la désinvolture ne devrait plus être une fatalité de classe ou le fruit d’une ignorance latente, mais un choix voulu et assumé. S’informer, connaître l’ensemble du paysage médiatique, appréhender l’économie des médias, comprendre les mécanismes de la fabrication de l’information, attiser son esprit critique, ne relève pas du don naturel mais d’un savoir acquis et entretenu. C’est un apprentissage de longue haleine. Un éveil à construire et entretenir. C’est un noble combat à mener et un sérieux enjeu démocratique. En l’état, la majorité des Français sont des naufragés de l’information, leur manière de s’informer relevant plus d’une sérendipité2 inconsciente et pavlovienne que d’une volonté claire et fondée. Car l’incurie des parents est, parfois, tout aussi béante et désolante que celle de leurs enfants. Il n’est pas politiquement correct que de le dire. Mais il est une chose encore plus incorrecte que de ne pas oser le souligner.

L’enjeu de société est majeur. La loi peut être appréhendée comme un remède mais il s’agira, dans ce cas, toujours plus d’appliquer un pansement sur une plaie béante que de trouver un antidote pérenne. Et cet antidote, ce pourrait bien être le savoir.

La lutte contre les fake news, autant que l’éducation de la population, est un défi de taille. Mais, abandonner déjà, c’est accepter de sombrer, lentement mais surement, dans une ère où la démocratie deviendrait secondaire.

Car, bien informé, l’individu est un citoyen éclairé. Mal informé, il devient un sujet.

 

  1. Victor Mollet est Communicant et Dircom ADEKWA Avocats.
  2.  emprunté de l’anglais serendipity, don de faire des trouvailles de manière fortuite.
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  • Ce que peut faire le CLEMI est très bien mais je ne peux m’empêcher de penser que l’on se trompe de cible.
    Avant les enfants, ce sont les professeurs qu’il convient d’éduquer en premier, à l’esprit critique entre-autres.
    Au vu de la solidité de la passerelle entre gauchisme et complotisme, beaucoup de fake-news coulera encore sous les ponts.

    • « Au vu de la solidité de la passerelle entre gauchisme et complotisme »;

      Faux.

      Il y a des théories du complot et de gauche et de droite. Dans tout les cas les théories du complot ne sont pas un problème.

      Les gens pensent ceux qu’ils veulent.

      • Vrai
        « Il y a des théories du complot et de gauche et de droite » & « Les gens pensent ceux qu’ils veulent »
        Cependant, l’extrême gauche est friande de ces théories.
        Les protocoles des sages de Sion ont servi une politique communiste révolutionnaire pour ensuite servir un socialisme nationaliste en Allemagne et sont diffusés dans nombre de pays musulmans membres de l’internationale socialiste.
        Quant à la droite . . . quelle droite ? Où ? Quand ? En France ? ? ?
        Contrairement à ce que vous affirmez Les Théories du Complot sont un PROBLÈME ! Et j’insiste.
        Au vu du nombre d’illuminés qui se promènent près à défourailler qui du prêtre, qui du policier, qui d’autre du Juif . . .
        Je pense que vous êtes une bouze, pas compliquée mais une bouze quand même.

  • « Car, bien informé, l’individu est un citoyen éclairé. Mal informé, il devient un sujet. »

    Justement, nos gouvernants n’ont aucun intérêt à avoir des citoyens éclairés et éduqués.
    Outre le fait que passer une loi sur les « fake news » sera bcp moins coûteuse que de lancer un programme d’apprentissage éclairé et d’appropriation des différents médias par l’éducation nationale, il ne faut pas oublier cette maxime « Commencer à réfléchir, c’est commencer à désobéir ».
    Avoir un électorat éclairé et éduqué rendrait la vie très compliquée à nos élus. Cela les obligerait à hausser leurs connaissances et compétences à un niveau que la plupart sont incapables d’atteindre. De plus, cela risquerait de permettre à la population de prendre conscience de la responsabilité des élus dans de nombreux dysfonctionnements économiques et sociétaux.
    Etre élu, c’est sympa et cela a des avantages mais être rendu responsables des conséquences de ses décisions, c’est franchement désagréable…

    • « L’ignorance est la nuit qui commence l’abîme.
      Où rampe la raison, l’honnêteté périt. »
      Mais existe-t-il aujourd’hui en France un intellectuel de l’envergure de l’auteur de ces lignes ? (ne soyons pas mesquins, la moitié de son envergure serait déjà suffisante…)

  • Le problème est la définition de la fake news! N’importe quel groupe peut cataloguer telle info comme fausse. Si vous êtes climato-sceptique toute information que vous diffuserez sera aussitôt cataloguée comme fausse.

  • fake news ??? à mourir de rire : il suffit de lire la prese nationale, et vous en aurez tous les jours , jusqu’ à plus soif ….et ce n’ est pas le site  » le monde » , avec son site décodex ,qui changera les choses ….. ils n’ ont pas hésiteé à relayer des fakes news….

  • Les états, démocratiques ou non, n’aiment pas la concurrence des individus. Avant ils avaient le quasi monopole des fake-news, (cf les armes de destruction massive de Sadam Hussein, les statistiques manipulées, les coups montés avant les élections…); maintenant, avec internet le premier quidam venu peut en faire autant ! Il faut vite légiférer pour que seuls les « décideurs » aient le droit de balancer des fakes.

  • Le CLEMI est une nébuleuse générée par les médias Mainstream pour discréditer les nouveaux médias et colporter l’idée que seuls les médias traditionnels, nourris de 80 % de journalistes de gauche ou d’extrême gauche, sont crédibles et sérieux.
    Les décodeurs et autres jouent un rôle complémentaire allant dans ce sens.
    L’auteur n’a pas compris que seule la liberté de colporter des informations permet de garantir la qualité de cette information, et l’Internet permet de le faire à faible coût, avec forcément du déchet.
    Pour former la belle jeunesse de l’Éducation Nationale aux médias, je ne vois pas comment faire avec des professeurs concernés de gauche ou d’extrême gauche, qui cultivent tous les dogmes débilitants tournant autour de la terminologie « ultralibérale ».

  • « Car, bien informé, l’individu est un citoyen éclairé. Mal informé, il devient un sujet. »

    Et il vaut mieux et riche et en bonne santé que pauvre et malade. Mais bien sûr !

    Ce texte n’est qu’une suite d’évidences et d’affirmations qui finissent par n’avoir ni queue ni tête. On commence par quoi ? Les autorités politiques ? Les fact-checkers militants ? L’éducation nationale et ses profs hors sols ? Les enfants plutôt que les parents ?

    Dans 1984, que faisait-on subir à la population ? Un lavage de cerveau !
    Or voila le premier problème : on nous fait un lavage de cerveau continuel.
    Si l’auteur écrit qu’il est inconcevable d’ignorer 2 news de 2017 en particulier, c’est que lui même ne se rend pas compte de la bulle dans laquelle il vit.

  • L’incurie de l’Education Nationale est bien démontrée par la crédulité de la population, y compris la plus cultivée!

  • Les commentaires sont fermés.

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