Fake News : c’est au tour de l’Europe de vouloir surveiller l’opinion des Français

Fake News : donner à l’État le pouvoir de corriger des informations mensongères revient à lui donner une arme de propagande extrêmement puissante.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Fake News : c’est au tour de l’Europe de vouloir surveiller l’opinion des Français

Publié le 11 avril 2018
- A +

Par Jean-Baptiste Boone.
Un article de l’Iref-Europe

Une partie de nos élus admet donc couramment qu’il faut lutter contre les fake news. Un problème demeure, c’est que celles-ci ne sont jamais définies clairement. Qu’est-ce précisément qu’une fake news ?

La loi punit déjà la diffamation mais n’empêche personne de prétendre que la Terre est plate. Faut-il mettre nos lois au service d’une vérité validée par l’État ? Ou se cantonner à sanctionner les fakes news délivrées dans les périodes électorales ? C’est ce que propose particulièrement Emmanuel Macron. « La dette française est faible », est-ce une fake news ? « L’État français est en faillite », est-ce une fake news ? « Emmanuel Macron a menti dans sa déclaration de patrimoine », est-ce une fake news ? Le problème du périmètre d’action se pose.

[related-post id=307196 mode=ModeSquare]

Jusqu’où une affirmation fausse ou non peut-elle influencer l’issue d’un scrutin ? La politique couvre aujourd’hui de tels champs de la vie, que tout semble pouvoir entrer dans la « lutte » pour la vérité. Tout débat public, toute question philosophique, toute controverse scientifique emprunte parfois les chemins de l’erreur. On rétorquera que la fake news est sciemment un argument faux visant à influencer le jugement d’autrui en vue d’un but préalablement défini. Qui pour juger ? Qui pour condamner ?

La Commission européenne se targue de prudence en faisant appel à des experts, des universitaires, pour réfléchir à ces sujets. La France probablement mettra en place une haute autorité. Elle triera, jugera, condamnera, censurera.

L’État, pourvoyeur premier et historique de fake news

Une fois mises en place ces commissions, ces juges, ces experts, ces autorités, qui pour corriger les fake news étatiques ? L’Histoire montre assez bien que l’État, par sa puissance et son emprise, est le plus habile pour créer des mensonges servant ses intérêts du moment.

Il est historiquement le plus dangereux utilisateur de ces méthodes, l’un voulant créer la guerre (nous avons les preuves d’armes de destructions massives), l’autre assurer une réélection ou son élection (le Reichstag a été incendié par les communistes), un autre encore étouffer une affaire compromettante, etc.
Comme acteur principal et leader de ce marché du mensonge, l’État s’inquiète de l’arrivée de nouveaux acteurs qui trouvent dans les réseaux sociaux des relais puissants et une audience très importante.

L’État n’aime pas que l’on marche sur ses plates-bandes et souhaite éliminer la concurrence par la loi, le règlement.

Ainsi, donner à l’État le pouvoir de corriger des informations mensongères revient à lui donner une arme de propagande extrêmement puissante. Qu’elle soit aujourd’hui dans les mains d’un gouvernement modéré ne doit pas occulter d’autres possibilités futures. Quant à le créditer d’intentions vertueuses, c’est absurde. Lorsque l’État se charge de trier le vrai du faux, le danger totalitaire n’est pas loin. Un État doit agir selon le droit, pas selon des opinions.

Un nouvel impôt pour financer notre propre censure

Évidemment, il faut des moyens pour lutter contre le danger majeur que représentent les fake news ! En France, on n’en a pas mais on en trouve toujours lorsque le sujet est capital. Au niveau européen, il est difficile d’obtenir un accord parce que certains pays avisés s’y opposent, dont l’Allemagne. Mais lever une taxe pour un but si noble permet de contourner cet obstacle. On parle de 2 Md€. Cependant, l’histoire des impôts est toujours la même. Une fois que la taxe à faible taux est établie, plus rien n’empêche de l’augmenter petit à petit.

La liberté comme seule autre option

Ce n’est pas l’État qui doit lutter contre les balivernes et mensonges qui sont monnaie courante, c’est notre libre-arbitre. L’État ne doit pas veiller à nous materner, il doit veiller à ce nous ayons les moyens de rester libres, libres face aux mensonges mais aussi face à lui-même. La seule solution qui vaille est l’accroissement de nos libertés.

Mieux vaut renforcer notre responsabilité individuelle, basée sur la capacité de chacun de comprendre et discerner par lui-même, qu’accepter que l’État contrôle l’information et bientôt la monopolise. La liberté d’expression a ses défauts et génère des risques, mais ceux-ci sont infiniment moindres que ceux qui consisteraient à s’abandonner à une vérité d’État qui ne peut être que trompeuse.

Il paraît plus juste et plus urgent de revoir le fonctionnement de l’instruction, de libérer la presse des subventions étatiques et d’assurer la propriété privée. C’est ainsi que librement informés, librement instruits, ayant les capacités matérielles à poursuivre nos fins, nous pourrons mieux nous prémunir contre ces fake news.

Sur le web

Voir les commentaires (13)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (13)
  •  » l’état ne doit pas veiller à nous materner « …..l’état ne nous materne pas , il nous surveille , il nous ponctionne et surtout il nous emmerde ;

  • A autocratie, autocratie et demi…
    La pire, c’est la plus mielleuse, la notre…

  • tout ce qui sort de la bouche des politiques est de la fake news …ou l’art de se tirer une balle dans le pied, franchement en plus d’être corrompus ils sont très cons.

    • Il ne faut pas s’inquiéter pour eux, ils trouveront un moyen de ne pas se trouver pris dans les filets de cette loi.
      Comme toujours.

  • Pas étonnant. On constate à son attitude envers les pays de l’est que l’Europe est devenue totalitaire!

    • @ Virgile

      « Fake News » : « l’Europe (laquelle? La géographique? La Hongrie? La Turquie? Ou l’U.E.?) est devenue totalitaire!

      Rien que ça!

      L’U.E. a un mode de décision démocratique de haut niveau indispensable, même si, à mon goût le conseil européen (exécutif) est encore trop prégnant! Et D.Tusk, son président n’est pas un dictateur!

  • Bref, l’Etat veut conserver son monopole de la désinformation.
    Et on peut le comprendre : si le peuple découvrait la vérité, ce serait la révolution dans les vingt-quatre heures.

    • @ mc2
      Tous les pouvoirs ont utilisé « l’information-présentation-interprétation-désinformation »: c’est la « propagande »! Internet n’est qu’un support de plus … à double tranchant: on y trouve beaucoup d’information … et beaucoup de désinformations!

  • @mc2. Je crois que les gens savent c’est ça le pire. Etre arrivé à un niveau de délabrement tel que plus rien ne peut faire bouger ces gros sacs de Français.

  • @mickylux, je vous trouve bien euphorique et confiant. A priori vous ne lisez pas Jean Pierre Chevalier. Ou alors peut être que vous préférez tourner la tête.

  • C’est pourtant simple : Tous les merdias appartiennent a l’état, soit directement soit par subventions, soit par prête nom.
    Tout n’est que « Fuck-News », oui vous avez bien lu, ça fait mal. Reste a construire de nouveaux réseaux d’infos libres et sans attaches, sauf celle de la liberté et l’intelligence.

  • La plus grosse Fake News du jour est sans doute le fait que Assad ait envoyé du gaz sur les zones rebelles. Logiquement, il n’a aucun intérêt à le faire.
    En revanche, les faucons qui veulent se débarraser d’Assad ont tout intérêt à le faire apparaître comme le vilain.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Peter Jacobsen.

Après l'acceptation de l'offre d'achat de Twitter par Elon Musk, le département de la Sécurité intérieure des États-Unis a dévoilé des plans pour adopter un conseil de gouvernance de la « désinformation ». L'achat par Musk n'est pas définitif, et ledit conseil de gouvernance est maintenant en pause, mais la réaction à ces événements a été révélatrice.

On pourrait s'attendre à ce que les professionnels du marché des idées s'inquiètent de voir une autorité étatique contrôler la parole. Curieusement, de nombreux... Poursuivre la lecture

fausses nouvelles destabilisation entreprise
4
Sauvegarder cet article

Par Tiffany Donnelly.

L'éditeur du New York Journal, William Randolph Hearst, aurait dit : "Vous fournissez les images, je fournis la guerre !"

Hearst et son rival, Joseph Pulitzer, ont fait du sensationnel, exagéré et carrément menti quotidiennement à des millions d'Américains avant la guerre hispano-américaine, répandant ce que beaucoup appelleraient aujourd'hui de la désinformation. La presse à sensation a notoirement attisé les flammes du conflit, accusant à tort les Espagnols d'avoir coulé l'USS Maine. Mais si les mensonges... Poursuivre la lecture

Par Matt Hampton. Un article de la Foundation for Economic Education

 

Depuis des années, certaines personnes qui s'opposent à la censure sur les médias sociaux affirment que c'est à l'État d'y mettre fin. D'autres ont fait valoir que le marché libre est une meilleure solution que l'État, malgré le problème posé par des entreprises qui déforment le discours public.

La semaine dernière, l'achat de Twitter par le PDG de Tesla, Elon Musk, est l'exemple parfait pour illustrer que des acteurs privés peuvent apporter des c... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles