Faut-il vraiment baisser les charges sociales ?

Publié Par Ferghane Azihari, le dans Social

Par Ferghane Azihari.

Les échéances électorales réaniment les débats sur la compétitivité de l’économie française. Les charges sociales qui pèsent sur le travail occupent une place centrale dans ces discussions. Ces charges sont régulièrement accusées d’être trop lourdes en plombant la rentabilité et la compétitivité des entreprises. Les propositions d’allègement se multiplient. Mais ces suggestions passent à côté de l’essentiel.

Rappelons tout d’abord quelques éléments basiques. Les cotisations sociales sont des sommes prélevées à la source sur le salaire des travailleurs pour financer la protection sociale : retraite, assurance maladie, chômage, accidents… Mais la distinction opérée entre les cotisations salariales et les cotisations patronales relève d’un artifice comptable, sans fondement économique puisque ces deux prélèvements ont la même incidence fiscale et se répercutent essentiellement sur la rémunération de l’employé.

La différence entre charges patronales et salariales n’est qu’un mythe politique

L’intérêt de cette distinction est politique. Elle permet d’entretenir l’illusion d’un modèle social fondé sur une redistribution acquise au terme d’une lutte acharnée contre les puissants. La mythologie sociale-démocrate sur les « droits sociaux » s’en trouve confortée, tout comme la légitimité d’un pouvoir politique qui usurpe son statut de protecteur des plus faibles.

En réalité, il n’en est rien. C’est le travailleur seul qui finance sa protection sociale. Et il le fait dans des proportions qu’il connaît mal en raison de l’opacité qui caractérise le financement des services sociaux. L’administration n’a pas intérêt à se montrer transparente dans la mesure où la piètre performance de ses services serait mise à nu, ce qui changerait sans doute notre opinion sur « le modèle social que le monde nous envie ».

Sur 218 euros de salaire, 118 euros partent en charges sociales que vous ne contrôlez pas

Il existe fort heureusement quelques organisations qui s’attachent à rétablir la transparence. C’est notamment le cas de l’Institut Molinari qui calcule régulièrement l’écart entre ce que verse l’employeur pour son salarié et ce que touche réellement le travailleur. En 2015 l’Institut a calculé que 118 euros partait dans les caisses de la Sécurité sociale chaque fois que le salarié moyen touchait 100 euros nets.

Les cotisations sociales constituent donc essentiellement du salaire différé. Quiconque proclame qu’il faut baisser les charges sociales milite en réalité pour la baisse des salaires. Or personne n’est légitime à proclamer que les salaires sont trop élevés. La logique de marché implique au contraire de laisser le prix des services s’établir librement entre les parties contractantes.

La libéralisation des assurances sociales permettrait de gagner du pouvoir d’achat

Le problème des cotisations sociales est donc tout autre : il ampute le pouvoir d’achat réel des salariés qui se voient obligés d’affecter la moitié de leur rémunération pour renflouer des caisses de la Sécurité sociale insuffisamment performantes. Il conviendrait au contraire de soumettre ces caisses à un régime de libre-concurrence pour laisser les employés affecter le fruit de leur travail librement.

Les salariés seraient libres de s’assurer, ou pas, contre les risques de chômage et de maladie en fonction de leurs préférences et au prix qui leur paraîtrait juste. Ils seraient libres de capitaliser pour assurer leurs vieux jours.

Les salariés retrouveraient ainsi la faculté d’épargner de manière plus productive pour s’assurer plus efficacement contre les aléas de la vie. Ils ne seraient plus obligés de déléguer leur protection sociale à une administration qui ne cesse d’être de plus en plus gourmande et intrusive tout en dégradant chaque jour la qualité de ses prestations.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

 

 

  1. Comme le rappelle utilement cet article, ce ne sont pas les patrons qui paient les charges sociales; elles sont juste déduites du salaire brut versé au salarié et répercutées dans le prix des produits ou services vendus. Ce sont donc 1) les salariés qui sont privés de la totalité de leur rémunération brute dont ils devraient être libres de choisir l’affectation 2) les consommateurs qui surpaient in fine l’ardoise du surcoût de chargement. la conclusion d el’article est donc doublement exact, dans l’intérêt des salariés comme de celui de tous les consommateurs..

  2. Article ridicule, aucune analysé n’est faite, juste des idées reçues sorties du chapeau.
    La pensée du soit disons journaliste se fonde sur le principe que les travailleurs sont capables de discerner l’affectation du budget familial pour couvrir les risque (chômage, maladie etc) et assurer ainsi un niveau de couverture suffisante, sans que cecubsoit imposé par l’État. Et bien rien de plus faut. Les minions de salariés qui peinent à boucler la droiture en fin de mois vont satisfaite d’abord leurs besoins primaires , pour ensuite se couvrir face un risque de l’être d’emplois, assurance maladie et autre. Puisque dans la société de la consommation le « limite » des besoins primaires est assez flou, ma crainte c’est les travailleurs penchent pour satisfaire aussi les loisirs primaires (nouveau tél portable dernière technologie, une voiture plus puissante que celle du voisin…) avant d’accepter leur budget à la couverture du risque.
    Les USA sont un exemple du dysfonctionnement, le système d’auto-couverture base sur le jugement individuel d’arbitrafmge des ressources est en place depuis le début de son histoire, juste Obama a récemment essayé de combler le manque de couverture sociale.
    Est il possible que l’auteur de l’analyse soit passé à côté de ce qui se passe outre Atlantique?

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « La pensée du soit disons journaliste se fonde sur le principe que les travailleurs sont capables de discerner l’affectation du budget familial pour couvrir les risque (chômage, maladie etc) et assurer ainsi un niveau de couverture suffisante, sans que ce soit imposé par l’État. »

      Pour commencer, on appréciera à sa juste valeur le mépris dans lequel vous tenez les travailleurs qui sont tellement débiles et incapables de comprendre leur intérêt qu’il faut que des fonctionnaires les maternent.

      Ensuite, obligation de couverture ne signifie pas couverture obligatoirement étatique. La loi peut parfaitement prévoir d’obliger les travailleurs à souscrire une assurance maladie et laisser libre les travailleurs de s’assurer auprès d’organismes privés de leur choix. C’est ce qui se passe, par exemple, avec l’assurance automobile.

    2. obligation de s’assurer, mais liberté de contracter avec l’organisme de son choix

    3. En Belgique, il n’est pas oblgatoire d’assurer sa maison contre les incendies. Mais la grande majorite des proprietaires sont assures: la probabilite est faible, mais le risque est grand.
      C’est ce qu’il manque en assurance maladie, la possiblite de choisir sa couverture (chere et complete, moins chere et moins complete). A titre personnel, je voudrais ne pas etre « assure » pour le « risque » de la visite de annuelle chez le dentiste, ou pour tout autre acte tres probable. Mais c’est impossible en l’etat.

    4. Suisse, Hollande, obligation de s’assurer auprès de caisses maladies privées. Donc pas besoin de l’état pour être langé.
      En Hollande, le système est performant. Vous pourriez vous y intéresser.

    5. Rencontrant régulièrement ce genre d’argumentaire (« les gens sont des incapables »), il se trouve que bien souvent, en creusant un peu, celui-ci ne reflète que la crainte de la personne elle-même d’être incapable de lire les termes d’un contrat, ou simplement sa flemme de changer la confortable situation actuelle où elle n’est responsable de rien.

      Et le plus souvent il s’agit de personnes plutôt aisées et éduquées, celles pour qui le rapport qualité prix importe moins que le principe…

    6. PhlipppeMurrayrothbard

      Moi même étant salarié a peine au dessus du SMIC je suis outré des propos de M. STORTI.
      Comment peut-il oser justifier que , pour ma part, j’ai un écart annuel entre mon net et mon salaire chargé (coût employeur) de 55%!!!??
      A ce niveau là je suis désolé mais il s’agit clairement d’extorsion. Si le système est soit disant à mon service alors je dois avoir le choix et pouvoir contrôler le rapport qualité/performance/prix. Ce qui veut dire choisir mon assureur/ma retraite etc. Et au passage cela doit être également possible pour mon employeur (ce que l’article oubli).

      Quant à vôtre litanie sur les USA, désolé mais cela ne prend pas. Le défaut justement là bas c’est que bien qu’il soit possible d’avoir un choix assurantiel, celui ci est littéralement tué dans l’oeuf du fait que :

      – Comme en France vôtre employeur vous en impose une arbitrairement, pas de choix
      – Il y a des limitation territoriales légales mise en Place par l’Etat Fédéral concernant les assureurs (un assureur est typiquement lié a son Etat d’exercice, vous ne pouvez pas choisir un assureur Californien si vous vivez en Pennsylvanie par exemple)
      – Les paniers obligatoires légaux sont complètement sur dimensionnés, ajoutant au coût de l’assurance.

      Sachant qu’il faut le préciser, comme chez nous, une personne non assurée est parfaitement prise en charge par les hôpitaux public et les charités (ainsi que le système Medicaid). Le problème se situant plus pour des gens qui ne sont ni assez riches ni assez pauvres et qui se retrouve avec des primes faramineuses (que l’Obamacare aurai fait au passage exploser).

      Enfin j’aimerai dire aussi, en dernier point, que ceux qui nous parlent tout bout de champ de « solidarité » que la seule solidarité qu’il y à actuellement c’est avec les fonctionnaires de la sécu & co. C’est un peu comme si l’on vous reprochait de ne plus aller votre boulanger parce que celui ci fait du pain moindre qualité qu’un autre et que l’on vous obligeait, flingue sur la tempe, a retourner chez le premier.

      1. En France ce n’est pas l’employeur qui impose arbitrairement le régime d’assurance maladie, c’est l’Etat. L’employeur n’est que le percepteur. Je suis employeur, et je vous assure que j’aimerais bien verser le salaire complet à les salariés plutôt que devoir faire « leurs » déclarations et « leurs » paiements à « leurs » assurances sociales.
        Pour ce qui est des USA on ne peut en tirer aucune conclusion, car le fond du problème est qu’aux USA la responsabilité des soignants, au niveau financier, est hallucinante. Leurs assurances professionnelles sont ça se répercute du coup sur les prix pratiqués : pour que quelques victimes puissent devenir millionnaires, tous les autres y perdent…

        1. PhilippeMurrayrothbard

          Merci pour ces précisions.

          Il est vrai que le système judiciaire pèse aussi sur les coût de santé aux US.
          Je rajouterais également le tier-payant systématique (que l’on vient de mettre en place chez nous, en quelque sorte).

  3. On doit baisser les dépenses sociales…avant de baisser les charges…faut bien que quelqu’un paie les dettes…..donc, c’est un problème impossible a résoudre dans l’immédiat… 50 ans d’erreurs, il faudra au moins 50 ans d’efforts..

  4. Cet article situe mal le problème en remettant enchausse le principe de solidarité sociale.

    Le problème est celui du mode de financement de la solidarité nationale, auquel les français sont je l’espère encore massivement attachés, et non la remise en cause de celui-ci.
    Le mode de financement a été conçu à une époque où la mondialisation, la concurrence entre les travailleurs de tous les pays ne dominait pas les relations commerciales. Le surcoût du travail français induit par les charges sociales ne représentant pas un réel danger compte tenu de la part marginale des importations dans la consommation des ménages. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, où une relance par la consommation se traduit par un accroissement équivalent de nos produits importés, et ne crée plus la richesse attendue sur notre territoire!

    Le système de financement actuel de la solidarité nationale est en quelque sorte schizophrène: d’un côté il prélève une taxe sur le travailleur français induisant ainsi une distorsion de concurrence au détriment du français. D’un autre côté, ce travailleur en tant que consommateur achète au meilleur prix, et préfère le produit fabriqué par ses concurrents étrangers… Et cela se voit dans tous les domaines: alimentation, médicaments, matériel médical, équipements ménagers et informatiques, voitures…et tourisme .

    Pour la base commune: chômage, sécurité sociale hors mutuelles, retraite de base, allocations familiales… l’objectif pourrait être de faire financer cette solidarité par une taxe sur le consommateur, TVA sociale, qui permettrait d’effacer la distorsion de concurrence.

    Bien sûr, le prix des produits va augmenter, il faut donc en parallèle pour éviter une perte de pouvoir d’achat augmenter les salaires et les pensions d’un % équivalent à celui de la TVA. Le services du ministère des finances, de l’INSEE, et les nombreuses agences gouvernementales disposent des informations permettant de gérer ce changement de façon équitable. In fine, seul le revenu issu du capital pourrait se trouver affecté, mais la fluidité de ce marché rétablirait rapidement l’équilibre…

    Je ne doute pas que notre pays ait la volonté politique qui permettra de mettre en oeuvre cette réforme

    1. La solidarité Nationale est une chimère, elle n’existe pas dans les faits.
      Que nous soyons solidaires envers qui nous voulons, oui : c’est la base de la liberté de chacun.
      Mais que la solidarité de tous soit obligatoire et imposée de force, financée sur une taxe quelconque : non, c’est de l’extorsion qui ne dit pas son nom, sous couvert de bienveillance.
      Avec un tel système, c’est la solidarité volontaire qui est réduite. Les beaux chiffres des Restos du coeur n’y changent rien.
      Quand avez-vous donné 10, ou meme 50€ a un mendiant dans la rue ?
      Quand lui avez-vous donné votre vieux manteau en hiver, ou apporté un café ?
      Moi, jamais. Et c’est pitoyable !

  5. Encore faudrait-il séparer ce qui relève de « l’assurance » (santé, chômage), du « salaire différé » (retraites) et de la solidarité, qui elle, se rencontre dans toutes les « cotisations sociales », alors qu’elles devraient relever de l’impôt;
    Après, la « grande liberté de choisir », suppose que les salariés soient particulièrement bien formés et informés, de la manière la plus « objective » possible (rêvons !) et ça, c’ est une autre histoire…

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « … suppose que les salariés soient particulièrement bien formés et informés, de la manière la plus « objective » possible (rêvons !) et ça, c’ est une autre histoire… »

      C’est sûr qu’avec, par exemple, le système étatique des pensions, les salariés sont particulièrement bien informés, incapables de calculer le montant qu’ils percevront dans le futur, même pas sûr qu’ils en auront une, de pension, etc.

  6. Est-il juste que ceux qui triment, marnent, suent sang et eau, se tuent à la tâche et payent encore au titre des charges sociales des sommes pharamineuses alors que leur travail profite à tout le monde y compris aux rentiers, actionnaires et autres fonctionnaires planqués ( qui, eux, ne payent pas les charges sociales ! ) est-il correct que les entreprises soient les vaches à lait de l’URSSAF alors qu’elles produisent, y compris des services, pour tout le monde ? Même si ce n’est pas l’idéal établir une péréquation entre les sommes récoltées par les organismes de protection sociale et une hausse de la TVA correspondante permettrait d’annihiler cette ponction indue sur la production nationale, en revanche sur la valeur ajoutée parfaitement puisque par définition elle correspond peu ou prou à une partie du bénéfice généré par ces entreprises.

    PS l’artifice qui consiste à séparer les charges salariales des charges patronales est du plus haut comique, in fine c’est le travail du salarié qui enrichit l’entreprise et donc permet le payement de ces charges ! ! !

    1. Non. In fine c’est le travail du client qui paie les produits et services de l’entreprise qui enrichit celle-ci et qui paie ses salariés !

  7. Ces suggestions « passent à côté de l’essentiel », prétendez-vous, Mr l’étudiant Azihari ?
    Les milieux belges (où je réside) usent d’une expression concrète : « le salaire NET en poche ».
    Quelle(s) poches ?
    Pardi, celle du salarié (ou de l’indépendant) ET tout autant celle de l’entreprise qui y concoure !
    Analysez donc le compte d’exploitation d’un employeur et son bilan ; analysez par ailleurs la feuille d’impôts du travailleur : prélèvements des DEUX côtés.
    Un des côtés détermine (en partie) le pouvoir d’achat du consommateur.
    L’autre côté (aussi critique) conditionne la compétitivité de l’employeur face à la concurrence et indirectement l’équilibre des prix !

    Une simple distinction politique ? Demandez ainsi à un expert-comptable aguerri, plutôt qu’à quelques idéologues abonnés aux débats !
    Votre idée (simpliste) d’une libéralisation des assurances sociales ne tient qu’au niveau du Y-A-KA libertarien. Les mlieux syndicaux et les gauches (tous deux obtus – s’opposent à toute souplesse de cotisations privées …au seul profit de celles « publiques » qu’ils savent manipuler !

    Admettons que les deux cotisants sus-mentionnés y vont de leur écot à un repas dont l’Etat (+ régionaux/locaux) les prive au nom d’une « redistribution » dont les fondements et affectations sont parfaitement opaques.

    Ce que l’Institut Molinari reproche au « système socio-mental » français est l’affectation prioritairement lourde de tous ces prélèvements et cotisations pour l’entretien STRUCTUREL d’une administration obèse, « à la française », qui pèse pour 57 à 58% du PIB (quand les pays d’à-côté y affectent typiquement du 37-39%, voire moins encore). Ce qui « reste » de la manne ira au profit des individus (avec différenciations douteuses selon règles obscures).
    Allégez ces % du système, attribuez ensuite la flexibilité de CHOISIR pour les DEUX cotisants : des avantages extra-légaux y gagneraient fort vite (ce que pratiquent des entreprises … au grande dam des obtus déjà mentionnés !!

  8. Le même discours illustré avec l’humour du « maître du monde » (belge).
    https://sites.google.com/site/breizh06/home/ursaff-1

  9. quelle erreur d’analyse
    ce n’est pas le salarié qui paie l’ensemble des charges c’est l’entreprise qui doit les « fabriquer » c’est donc un coût global pour l’entreprise…maintenant ,pourquoi ne pas copier le système alsacien ;il est à l’équilibre

    1. Le système alsacien n’est pas à l’équilibre du tout, pour info en Alsace Moselle les assurés (à la cpam uniquement ) cotisent un peu plus pour atteindre des remboursements à 90% ( 65% + 25% ) mais ce n’est que la partie locale qui est à l’équilibre le reste est aussi désastreux que sur le reste du territoire.

  10. « Les cotisations sociales constituent donc essentiellement du salaire différé.  »
    à deux détails importants près : c’est du salaire différé CONDITIONNEL et VARIABLE. Il y a des conditions qu’il faudra remplir pour le toucher, si vous ne remplissez pas ses conditions vous ne touchez rien, si vous les remplissez vous pouvez touchez beaucoup.
    Et les gens (tant employés qu’employeurs) peuvent s’organiser pour remplir les conditions : l’aléa moral est maximal. La caricature du système étant la branche chômage « intermittents du spectacle » qui sert en fait de subvention aux entreprises du secteur
    Personne ne cherche à choper un cancer ou à se faire virer si retrouver du boulot est un défi, mais pas mal de gens s’octroient un petit congé maladie de temps en temps, ou une période de chômage où ils auront le même pouvoir d’achat que pendant qu’ils bossent si ils ont la certitude de pouvoir retrouver un boulot quand il en auront besoin. C’est la seule façon toucher leur part du « salaire différé » et donc les gens qui font ça ont quelque raison de trouver ça tout à fait moral.
    C’est le principal vice du système, celui qui milite pour l’assurance privée.

    1. Le « salaire différé » peut très bien être issu d’un autre système …

  11. Très bonne article, il faut absolument supprimer le monopole de la sécurité sociale, c’est « la » réforme économique à faire pour retrouver notre dynamisme économique, en finir avec le chômage de masse et l’immigration sociale dont la SS est la pompe aspirante.
    Malheureusement aucun candidat, mêmes ceux estampillés libéraux comme Macron et Fillon, n’en parlent. Ils préfèrent les vieilles mesures technocratiques : transferts de charges, discussion sans fin sur les niveaux de remboursement de soins, recul sans fin de l’âge de départ à la retraite, et ne s’attaquent pas au vrai problème : le statut politique et juridique de la sécurité sociale qui est une usine à gaz communiste et déficitaire datant de 1945, que soit disant »le monde entier nous envie » mêmes si on est de moins en moins remboursé, que notre vrai salaire est amputé d’1/3 ou que l’on coûte déjà très cher à notre entreprise qui risque de délocaliser….pendant que des immigrés venant sans aucune volonté de s’assimiler profitent de la CMU ou de l’AME, des CAF etc…
    Les français doivent pouvoir choisir l’assurance santé et retraite qu’ils veulent, l’impôt (via la TVA par ex) assurant la solidarité minimale entre français ou servant de garantie en cas de très gros risque sanitaire. Ne mélangeons pas assurance et solidarité.

    (l’autre réforme est la fin du monopole de l’éducation nationale et du collège unique pour retrouver notre compétitivité hors coût cf Suisse et Allemagne).

    Mais comment lutter politiquement contre 70 ans de propagande socialiste et « républicaine ». Un ou deux quinquennats ne suffisent pas, il faut que la révolution libérale se fasse dans les têtes !

    Il faudrait un Eric Zemmour libéral !

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