Loi Travail, un petit pas dans la bonne direction

Myriam El Khomri crédits Parti Socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

Malgré la modestie des avancées contenues dans le texte, il faut continuer à soutenir ces réformes.

Par Aurélien Véron
Une tribune du PLD

Myriam El Khomri crédits Parti Socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)
Myriam El Khomri crédits Parti Socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

La loi Travail renforce la démocratie en entreprise malgré ses nombreuses insuffisances et imperfections. Elle fluidifie le marché du travail en simplifiant la réglementation. Malgré la modestie des avancées contenues dans le texte, le PLD appelle à soutenir ces réformes.

Le premier axe du texte rend la priorité aux accords d’entreprises, avec le soutien des accords de branche si nécessaire. La volonté des salariés a trop souvent été détournée, voire bloquée par des syndicats aux ordres de centrales déconnectées de l’entreprise concernée. Il est temps de leur octroyer une vraie capacité de négociation et de discussion. Les règles codifiées s’appliquant uniformément à tous aujourd’hui, sans distinction de secteur d’activité, de contexte économique ou de culture d’entreprise. Nous prônons la restauration d’un vrai contrat dont toutes les clauses sont négociables par les partenaires sociaux au niveau de l’entreprise. Nous aimerions ajouter à ce texte le droit pour tous de présenter des listes au premier tour des élections professionnelles sans avoir à être affilié à des centrales syndicales décrétées « représentatives », véritable déni de démocratie sociale.

Le deuxième axe instaure de la flexibilité dans un marché du travail hyper rigide. La clarification des règles de licenciement, en particulier économiques, évitera les interprétations hasardeuses de magistrats qui devaient se transformer en experts économiques à chaque dossier. Les embauches seront d’autant plus faciles que l’assurance de pouvoir ajuster les effectifs en cas de difficultés sera élevée. Les salariés auront d’autant plus confiance qu’ils auront la certitude de retrouver un emploi sur un marché du travail à nouveau fluide.

Ces mesures sont insuffisantes pour donner un véritable coup d’accélérateur à l’activité et au marché de l’emploi. Elles promettent néanmoins de dégripper un peu une machine rouillée depuis quatre décennies d’arrêt. Le gouvernement devra aller beaucoup plus loin pour avoir un impact fort sur l’emploi.

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