Loi Travail : les Français n’y croient pas

Publié Par Contrepoints, le dans Entreprise et management

Par la rédaction de Contrepoints.

 

Le sondage BVA-Orange-iTélé dévoile l’opinion des Français à propos de la politique du gouvernement concernant les entreprises.

Les sympathisants de la gauche jugent la politique du Gouvernement trop « Pro-business », et les sympathisants de la droite pas assez.

41% des Français estiment que la politique actuellement menée par le Gouvernement n’est pas assez favorable aux entreprises et 40% jugent qu’elle leur est trop favorable tandis que 16% seulement estiment qu’elle est juste comme il faut.

Estimez-vous que la politique actuellement menée par le gouvernement est :

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Cette égalité apparente entre les deux positions cache cependant un état de l’opinion défavorable au gouvernement : ses soutiens, les sympathisants de la gauche et plus spécifiquement du Parti socialiste, héritiers d’une tradition socialiste voire marxiste, jugent que sa politique est trop favorable aux entreprises (respectivement 68% et 57%) alors que ses opposants, les sympathisants de la droite, historiquement plus favorables aux intérêts du patronat, estiment en majorité qu’elle ne leur est pas assez favorable (63%).

Les Français ne croient pas que l’avant-projet de loi Travail permettra d’améliorer la compétitivité de la France et encore moins de lutter contre le chômage.

Une majorité de Français (54%) pensent que la réforme du Code du travail proposée par la ministre du Travail Myriam El Khomri ne permettra pas d’améliorer la compétitivité de la France, contre 41% qui pensent le contraire (5% ne se prononcent pas). Ils sont encore plus nombreux (67%) à croire que cette réforme ne permettra pas de lutter contre le chômage tandis qu’ils sont une très large majorité à penser qu’elle ne permettra pas non plus d’améliorer les conditions de travail des salariés (81%).

Les Français favorables à allègement des charges, à davantage de flexibilité, mais défavorables à l’augmentation de la durée de travail et à la facilitation des licenciements.

Plus de 3 Français sur 4 (77%) sont plutôt favorables à l’allègement des charges pour les entreprises et près de 6 sur 10 (59%) sont également en faveur d’une plus grande flexibilité du contrat de travail. En revanche, les Français sont une petite majorité à être plutôt défavorables à l’augmentation du temps de travail (53% versus 46%), près des deux tiers (63%) étant plutôt opposés à faciliter les licenciements pour les entreprises.

Sondage BVA-Orange-iTélé

Sondage BVA-Orange-iTélé

 

Alors que les sympathisants de la droite et du centre sont favorables à l’ensemble de ces 4 pistes de réforme, les sympathisants du Parti socialiste ne sont majoritairement favorables qu’à l’allègement des charges pour les entreprises (70%) et à un contrat de travail plus flexible (51% plutôt favorables, versus 46% plutôt défavorables) et opposés à l’augmentation de la durée légale du temps de travail (69%) et à la facilitation des licenciements pour les entreprises (81%). Dommage quand on sait que la rigidité du licenciement est l’un des éléments qui dissuade le plus les entreprises de créer des postes.

  1. Mais alors, à quoi croient les français ? Le traitement social du chômage n’a jamais marché. Les responsables de cette situation, comme de celle des agriculteurs et de beaucoup de petits entrepreneurs est notre « modèle social français » et les dépenses de l’Etat et des collectivités territoriales …

  2. 800 000 socialo coco trosko Bolcho écologique stalinien léniniste maoïste kimjonguno castro …. C’est encore trop mais on voit que c’est une espèce en voie de disparition pour qu’ils s’améliorent il faut qu’ils partent plusieurs années en Koree du Nord pour y apprendre le bonheur marxiste
    Nous en france on réforme on fait du schroder avec 20ans de retard chose qu’aubry n’avait pas eu le courage de faire résultat 10 Millions de sans travail

  3. La crainte est de devoir mettre la clef sous la porte en raison d’un contentieux perdu aux prudhommes. Mais elle n’est pas la seule.

    Embaucher un salarié, c’est pour un employeur disposer de la garantie d’avoir l’activité qui permette d’en financer salaires et les cotisations aux assurances sociales.

    Si on veut aider l’embauche, il faut favoriser le recours à l’intermittence, durant les premiers mois.
    Si on veut aider l’embauche, il faut favoriser le recours à l’intermittence, dès les premiers trou d’air dans l’activité.

    Aujourd’hui, pour palier à ce manque, les entreprises retardent l’embauche, prefère perdre des marchés, plombent leurs tresoreries au moindre trou d’air…. Cela fait le bonheur de l’interim… très couteux pour l’entreprise et pour les assedics… et des CDD…

    La seule solution est de créer un statut unique : 1 seul contrat… prévoyant les indemnités de rupture, hors faute grave …
    C’est d’en finir avec le risque de judiciarisation, de tracasserie prudhommales et d’épée de Damoclès des pénalités : l’explication donnée à la rupture du contrat par l’employeur n’étant plus contestable car connu de tous.
    Et il faut mettre en place un système d’intermittence efficace… les 2 ou 3 premières années de l’embauche à définir, ou sur déclenchement facilité d’une procédure de placement sous intermittence totale ou partielle des employés d’une entreprise en perte de CA, ou suite à perte d’un gros contrat…. pour sécuriser les salariés concernés, et ceux qui restent.

    Mieux que faciliter les licenciements, c’est ce mécanisme de l’intermittence, à l’embauche, ou pour faire face à un aléas économique qu’il conviendrait de réfléchir.

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