Le vent n’est pas écologique !

Qui l’eut cru : la production d’électricité par les éoliennes n’a rien d’écologique !

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Vent éolien (Crédits : Couse Baker, licence CC BY 2.0), via Flickr.

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Le vent n’est pas écologique !

Publié le 10 avril 2015
- A +

Par Michel Gay.

the wind of springs credits Couse baker  (CC BY 2.0)
the wind of springs credits Couse baker (CC BY 2.0)

 

Les éoliennes ne poussent pas sous le soleil en les arrosant. Ce moyen de production d’électricité dit « écologique » nécessite des matériaux ainsi que des travaux industriels et d’entretien. Il ne suffit pas juste de récupérer l’énergie produite… quand il y a du vent.

Une éolienne récente de puissance 2 mégawatts (MW) mesure environ 150 m de haut en bout de pale (environ 100 m pour le mât) et sa durée de vie est de 20 ans. Sa construction nécessite 425 mètres cubes (m3) de béton et 40 tonnes d’acier.

Le poids total des matériaux de construction atteint presque 1200 tonnes1. Des « composites » entrent dans la fabrication des pales (3 fois 7 tonnes, soit 21 tonnes par hélice), des métaux (dont le cuivre) et des « terres rares » composent la nacelle et le générateur, ainsi que 300 à 400 litres d’huile de lubrification et de refroidissement.

rené le honzec éoliennesEn étant optimiste, son facteur de charge, en moyenne en France, est de 23% (temps de fonctionnement en équivalent pleine puissance), soit environ 2000 heures par an2. Sur sa durée de vie, cette éolienne produira donc 80 gigawattheures3 (GWh).

Or, la durée de vie d’un réacteur nucléaire EPR de 1650 MW est de 60 ans (minimum prévu). Sa construction nécessite 85.000 m3 de béton et 40.000 tonnes d’acier. Son facteur de charge prévu est de 85%, soit environ 7500 heures/an.

Pendant sa durée de fonctionnement, ce réacteur produira donc au minimum… 9000 fois plus que l’éolienne (742.500 GWh). En d’autres termes, il faudrait 9000 éoliennes de 2 MW pour produire autant d’électricité que l’EPR, mais de manière beaucoup plus erratique puisqu’il n’y a pas toujours du vent, et pas forcément corrélé avec le besoin.

Ainsi, chaque GWh produit par une éolienne de 2 MW nécessite environ 0,2 m3 de béton et 0,5 tonne d’acier tandis qu’un réacteur nucléaire de 1650 MW n’en nécessite respectivement que… 0,12 m3 (soit presque deux fois moins de béton) et 0,05 tonne (soit.. 10 fois moins d’acier) !

Qui a dit que produire de l’électricité avec du vent était écologique et minimisait l’impact sur la nature ?

  1. Rotor (moyeu et pales) 50 T, nacelle 90 T, mât 180 T, fondation 800 T http://eolienne.f4jr.org/aerogenerateur
  2. Un an = 8760 heures.
  3.  2 MW x 20 ans x 2000 h/an = 80.000 MWh = 80 gigawattheures (GWh).
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  • sans compter l’espace nécessaire à l’installation d’éoliennes pour produire l’énergie équivalente…
    D’un autre côté, une éolienne ne peut pas entrer en Meltdown…

    Vivement que les réacteurs individuels LENR arrivent !

    • Éole n’est pas raisonnable !
      Ça me rappelle cette remarque d’Aristote (ou d’un autre grec),
      qui à propos des marins qui priaient pour un vent favorable
      – l’un du Pirée à Éphèse,
      – l’autre d’Éphèse au Pirée.
      pestaient à 50% contre le dieu.
      Dans notre république « moderne » et laïque c’est pareil :
      il y a ceux qui payent et ceux qui engrangent !

    • Le calcul est biaisé car effectué uniquement sur un cycle de vie..
      A la différence des centrales nucléaires, l’éolienne une fois en fin de vie est quasiment totalement recyclable pour en créer une neuve, et le socle en béton est totalement réutilisable pour la suivante…
      J’aimerais qu’on puisse en dire autant des restes des centrales nucléaires 😉
      En effectuant le même calcul sur deux cycles de centrale et six cycles d’éoliennes, les chiffres ne sont plus les mêmes… Encore une belle tentative d’intox de la monarchie nucléaire 🙂

      Et avant de me faire déchiqueter par les clébards du coin, je précise que je ne suis pas très fan non plus de ces grands moulins a vents, mais plutôt par le fait qu’il est contre nature d’essayer de concentrer une énergie diffuse dans les mains de ceux qui concentrent déjà les autres énergies… Je suis plutôt pour des petits équipements, chacun pour soi, et tout le monde en réseau.. Un vrai grid énergétique.

      • « Je suis plutôt pour des petits équipements, chacun pour soi, et tout le monde en réseau.. Un vrai grid énergétique. »
        C’est certainement la meilleure solution aujourd’hui, on ne peut pas globaliser avec les éléments naturels.

      • Dans quelle mesure les socles sont-ils réutilisables ? Un socle qui aura déjà supporté le poids et les vibrations de plusieurs éoliennes successivement ne sera peut-être plus en état d’en accueillir une nouvelle ?

      • « Je suis plutôt pour des petits équipements, chacun pour soi, et tout le monde en réseau.. Un vrai grid énergétique. »

        Ca change quoi au problème de l’intermittence ? Rien, c’est seulement beaucoup plus coûteux et compliqué.

        J’espère que vous vous êtes équipé pour mettre en pratique vos convictions – et qu’on coupera bientôt les subventions. Et vous financez aussi le grid et votre propre réseau de transport et centrales de backup car il n’y a aucune raison que « ceux qui concentrent déjà les énergies » et leurs clients payent pour vous.

        • « Ca change quoi au problème de l’intermittence ? Rien, c’est seulement beaucoup plus coûteux et compliqué. »
          Vous ne connaissez pas les « smartgrid » ? couteux et compliqué ? depuis quand le numérique est il coûteux ? aucune complexité ne résiste à l’informatique, c’est juste une question de temps.

          Pour aller dans votre sens, ce sont justement les subventions qui impliquent un coût élevé. Par exemple quand vous disposez d’un crédit d’impôts, le fournisseur en tiens évidemment compte pour ajuster son prix (cf bonus auto). Il y a quelques années un simple comparatif entre poêles à bois vendus en France et en Allemagne a révélé que la différence de prix était celle du crédit d’impôt. Supprimons toute subvention et nous verrons ce qui sera rentable et non ce que l’état veut rendre rentable.

          • Vous ne connaissez pas les « smartgrid » ? couteux et compliqué ?

            Le réseau actuel est conçu pour laisser passer le courant dans un sens. Le modifier n’est pas gratuit.

            • Bravo Michel, on a dit a peu le même genre de conneries a propos du réseau cuivre télécom 🙂

              • Je vous rejoins Solaris dans vos propos. Encore une belle tentative d’intox par le rois du Nucléaire écologique.

                La production d’électricité avec un EPR est aujourd’hui plus coûteuse que de l’éolien onshore.

                De plus, lorsque l’on compare les dernières technologies dans un secteur, il est intéressant de les comparer à la meilleure technologie dans l’autre secteur… terre rare, huile, graisse… beaucoup de ces composant on été réduit voir banni chez certains constructeurs…

                Quand au point sur le démantèlement/recyclage… quelle blague! C’est incomparable mais je ne doute pas que vous accepterez volontiers un centre dans votre jardin ou à coté de l’école de vos enfants.

                Je vous incite à lire le dernier rapport de l’ademe sur le coût d’une France 100% renouvelable, je ne doute point de voir votre analyse dans les prochaines semaines sur ce même site…

                • C’est parfaitement inexact. Il faut des centrales backup. Et leur lignes, et en garder quelques une chaud. Ce n’est pas gratuit.
                  Puisque vous savez tout, dites moi donc combien cela coûte. ❗
                  A défaut de centrale backup, il faut 5 à 6 fois de moulins à vent.
                  Est-ce toujours si bon marché ❓

                  Quant à Encore une belle tentative d’intox par le rois du Nucléaire écologique.
                  TURBO ULTRA MEGA LOL. Le nucléaire écologique, c’est le thorium, ou les centrales comme définie par Carlos Rubia, prix Nobel de physique. Et vous vous préparez une thèse pour l’IgNobel aussi ❓

                  Si vous voulez que cela dérape, continuez sur cette voie. En tant qu’ancien alpiniste, j’ai les nerfs pour tenir le coup. Et vous ❓

                  • Le thorium a beau etre plus « écologique » que l’uranium classique il n’en reste pas moins une plaie pour le stockage (300 ans ? ce n’est rien dans un monde où la place commence à manquer).

                    Ais-je besoin de préparer une thèse pour comprendre que lorsque l’on crée des déchets que l’on doit stocker durant des centaines voir milliers d’années sans savoir comment ils seront gérés cela pose un problème ?

                    Et je pense que vous n’avez pas compris ma remarque par la méme occasion, je ne suis point un défenseur du nucléaire écologique, qui n’existe pas à l’heure actuelle, comme l’auteur de cette article.

                    Je reste persuadé dans tout les cas que l’on doit produire l’énergie là ou elle consommé et non pas dans des centrales explosives caché de la vue mais presente dans les esprits…

                    • Et que vous faites vous des déchets actuels de longue vie ❓ Il serait possible de les réutiliser, ce ne sont plus des déchets.

                      Les centrales à sel fondu ne sont pas explosives.

                      Consommer la ou on produit, encore faudrait-il stocker pour quelques jours, à prix non délirant. On en est loin.

              • Et la politesse, c’est pour les cons ❓

              • « même genre de conneries a propos du réseau cuivre télécom »

                Vous sous-entendez que l’installation de DSLAM ADSL n’a rien coûté, ni le fibrage de milliers centraux télécom?

                • Ça n’a pas rien coûté mais à voir la baisse significative des tarifs de l’internet depuis qu’il s’est généralisé on peut en déduire que l’investissement a été incroyablement rentable.
                  Demandez donc à Mr Niel !! Il a fait le même coup avec la téléphonie dont tout le monde (enfin les 3 lobbyistes) pensait qu’on ne pourrait en réduire les prix pour cause d’investissement. Pas de bol celui qui investi le plus aujourd’hui c’est peut-être même Free avec la fibre et la 4G.

            • « Le réseau actuel est conçu pour laisser passer le courant dans un sens »
              😆 😆 😆

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Courant_alternatif

              • La tension en particulier puisqu’on l’abaisse à 240 ou 120 V.
                L’énergie va bien dans un seul sens.
                Lololère Lololère Lololère 🙂

                • C’est sûr que le courant ne reviendra pas jusqu’à la centrale 😆

                  Renseignez vous un peu plus sur les smartgrid !
                  Si l’investissement en infrastructure vous pose problème, pourquoi accepteriez vous un EPR à plus de 10 milliard d’euros ? Soyez réaliste, il n’y aura aucun progrès sans investissement et je m’étonne encore de lire des gens se disant libéraux et refusant tout investissement.

                  (J’en ai connu également qui ne cessaient de parler de la limitation du réseau FT pour l’internet et regardez où nous en sommes aujourd’hui en terme de débit de communication et dans les 2 sens 😆 )

                  • Vous exagérez. Le problème est que l’on ne peut changer toutes les stations et sous-stations d’un coup.
                    Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas le faire. Seulement, c’est plus rentable avec les éoliennes, car il suffit de tirer une ligne vers une station importante qui répartira. Pour quelques panneaux solaires, cela fait un peu cher, il vaut mieux que cela soit consommé localement. Des lignes partout dans tous les sens, l’anarchie…

                    A-t-on les moyens d’en faire autant pour si peu de résultat ❓ Il faut des priorités.

                  • « pourquoi accepteriez vous un EPR à plus de 10 milliard d’euros ? »

                    Et à votre avis, qu’est-ce qui fait augmenter les coûts?

                    Je vous aide : ça commence par « S ».

            • « Le réseau actuel est conçu pour laisser passer le courant dans un sens. »

              Really?

              • J’ai simplifié un peu beaucoup, trop. Pas le temps.
                Un transformateur ne fonctionne pas dans les 2 sens, ou mal. Mais vous êtes plus expert dans ce domaine ?

          • oui, et demandons le remboursement des deniers publics qui ont servis à la construction du parc nucléaire français… et ce qu’il lui verse encore aujourd’hui pour la R&D ..

    • L’écologie n’existe pas, c’est une nomenclature de normes qui en définit son existence.

      Le vent est naturel et destructeur mais il a aussi une grande utilité.

  • La mesure de l’écologie, c’est uniquement bon pour les niais : il est impossible de comparer 2 variables multiples. Si on inclut tous les facteurs de santé, de désagréments visuels, sonores, de conséquences (pollution) liées à la construction, de risques (accidents de travail) pour la construction, etc on est amené à placer toutes ces nuisances dans un repère multi-dimensionnel dans lequel on ne peut établir de classement objectif.

    En revanche, une solution en vaut une autre si elle répond à un problème à condition :
    – qu’elle soit technologiquement viable – et pour l’éolien le problème est l’intermittence qui n’est pas résolue et ne peut en aucun cas et selon toute vraisemblance trouver une solution,
    – qu’elle soit économiquement compétitive car sinon c’est un total non-sens
    – que l’on puisse déployer la solution sans créer d’autres problèmes et remettre en question des centaines d’organisations – car dans ce cas le chantier est monstrueux, l’étude et l’expérimentation infaisable et les résultats imprédictibles.

    Et sur ce dernier point (la possibilité de déployer) il y a tellement de non-dits qu’on croirait entendre une assemblée de muets assistant à un match de foot. A commencer par la surface au sol de plus de 3000 éoliennes géantes correspondant à un EPR. C’est un peu comme quand on vous vend un splendide frigidaire américain qui ne passe pas la porte car il est trop large. Et ce n’est que l’un des nombreux points qui supposent sans le dire que l’on va reconstruire la maison autour du frigidaire – comme si l’ancien (ou le même en plus neuf) ne pouvait faire l’affaire et que cela justifiait de raser la maison.

  • C’est la première fois que je vois un calcul aussi clair, et qui devrait être enseigné dans toutes les écoles (mais s’il n’y avait que ça).
    Quant à l’impact sur la nature, je ne connais rien de plus dégradant. La seule et unique « utilité » que je leur trouve: indiquer la direction du vent, ce que peut faire n’importe quelle girouette (je ne parle pas de la Ségo, qui, elle, en tant que girouette, n’indique même pas le vent).

    • Le calcul n’est pas si clair car il prend les chiffres pour 20 ans pour l’éolienne et 60 ans pour le nucléaire. Cependant, sur la démonstration, l’objet est de valoriser l’avantage du nucléaire, et cette erreur de calcul est défavorable pour le nucléaire.

      La conclusion est que le nucléaire est de toute manière indéniablement plus rentable… même si certains esprits chagrins viendront évoquer les déchets nucléaires… non recyclables à l’heure actuelle.

  • Bah, les gens ne prendront plus … l’ascenseur de risque d’être coincé longtemps par coupure générale !
    Il suffira d’adapter la chanson « 1 km à pied ça use, ça use … »

  • Vous êtes vraiment très optimiste de parler d’un facteur de charge de 23%.
    Il est difficile d’avoir les chiffres pour la France mais il y en a pour l’Allemagne qui tournaient autour de 16%.
    Mais un article* récent donne le dernier chiffre des éoliennes en Foret Noire portant sur 397 éoliennes de 678 MW de puissance installée.
    Il est de 11,8%.
    Bravo pour l’investissement et les coûts.
    Il ne reste donc plus qu’à trouver les 88% d’électricité manquants et il ne faut pas compter sur le solaire qui est encore bien pire.
    Encore merci aux « verts » pour toutes ces inepties qui coulent la France également…

    * http://notrickszone.com/2015/02/25/german-black-forest-wind-turbines-yielded-only-11-8-of-rated-capacity-in-2014-frightening-results/#sthash.wrKnSoAr.dpbs

    • quand le réchauffement climatique en tropique aura pris de l’ampleur , le vent va souffler beaucoup plus fort … et plus souvent.

      il suffit donc d’attendre !

      • Accessoirement, c’est complètement faux : le vent est créé par les différences de température, pas par les températures elles-mêmes, et même, plus la température moyenne augmente et plus le rendement du cycle de Carnot générateur du vent diminue pour la même différence de température.

        • donc le « réchauffement climatique » nuirait à l’énergie eolienne ?

        • Le vent résulte d’une différence de pression.

        • On parle d’une augmentation d’enthalpie:
          u + pv

          Quand les différences de pression diminuent, ce sont les différences de température qui augmentent.
          Quand les différences de température diminuent, ce sont les différences de pression qui augmentent.
          Il faut également tenir compte qu’un mélange gazeux ( l’air) qui augmente en enthalpie va avoir tendance à transporter d’avantage d’eau, donc des sécheresses plus intenses avec des averses plus intenses également.

          • Pas besoin d’enthalpie pour voir que si la température est plus forte quelque part qu’ailleurs, l’air chaud va monter et créer une dépression, et l’air froid descendre pour aller le remplacer (sauf que Coriolis va le faire tourner autour du pot). C’est de la météo élémentaire, qui n’a pas grand-chose à voir avec la thermodynamique des systèmes individualisés, homogènes et aux interactions contrôlées.

  • 60 ans, c’est déjà une extension de la durée de vie initialement prévue, qui peut faire craindre quand à la sécurité, notamment par rapport à la résistance de la cuve soumise au bombardement nucléaire qui altère ses propriétés de résistance avec le temps. Cout du retraitement et stockage des déchets? du démentèlement en fin de vie, d’un accident nucléaire ?
    Cette comparaison n’est pas pas vraiment complètement objective non plus.
    En fait le nucléaire actuel est lié aux technologies de la bombe, le but principal était la bombe.
    Maintenant la question est de savoir si le risque est maîtrisable à 100% et supportable et si oui autant en profiter au maximum. S’il ne l’est pas par contre, il faut tout arrêter au plus vite pour passer à autre chose.

    • Il faudrait aussi arrêter de parler de l’illusoire maîtrise du risque à 100% dans quelque domaine que ce soit, alors que dans tout remplacement d’une solution par une autre non éprouvée la maîtrise du risque est proche de 0%.

      Il y a certains risques que l’on peut évaluer par le calcul de probabilités, mais dans la plupart des cas on ne peut évaluer le risque que par l’expérience et une étude statistique sur les événements réalisés.

      • Je ris: cet article ne tient pas debout et compare des choses différentes qui ont l’apparence d’un calcul objectif qui masque mal un plaidoyer pour le nucléaire, Mais c’est tout de même un peu gros!

        Le risque calculé pour les EPR actuellement en activité (dépassées par les normes actuelles) est de: 10 exposant – 5 (1 chance sur 100 000/an ou 1 (quasi-)certitude sur 100 000 ans à diviser par le nombre de centrales).

        Les nouvelles EPR, c’est 1/1 000 000: il y a des gens qui gagnent à euro-millions avec bien moins de chances que ça!

        Sans compter que Flamanville va de déboire en déboire, et actuellement, les problèmes du fond et du couvercle de la cuve, pas conformes, à cause d’une distribution inhomogène de carbone dans l’acier, au moins à remplacer: résultat de l’étude du problème signalé à l’ANS (fabrication : »Le Creusot » – forges, propriété actuelle d’Areva qui n’avait vraiment pas besoin de ça avec ses milliards de pertes!).

        De plus, le coût de cette centrale de conception datant de la dernière décade du siècle passé(!), prévue à 3 milliards pour un prix final (potentiel!!!) d’au moins 10 milliards (prévision EDF) comme le délai devenu ridicule entre date de livraison prévue initialement, et travaux toujours en cours (pas de mise en service prévue avant 2018 ou 2020!) font que les candidats acquéreurs étrangers commencent à hésiter sérieusement!! (l’Inde dont la délégation sera reçue très bientôt, en France, entre autres).

        Pas de chance! 2 centrales du même type sont en construction en Chine, qui en a acheté 4 aux U.S.A.,: les cuves françaises (et donc couvercle et fond à remplacer itou) sont de même fabrication: d’où stop à la construction! Pour examen: 6 mois! dans la vue! Dans la Finlandaise, la fabrication n’a pas la même origine.

        Tout ça n’empêche pas notre auteur, citoyen lambda, de comparer ces centrales qui n’existent pas encore avec des éoliennes qui, encore jeunes, sont en progrès constant donc plus efficientes probablement!

        Comme déjà dit, les éoliennes peuvent être recyclées, sans danger. Les centrales, ce serait étonnant! Sans parler des déchets, problème laissé à nos enfants et suivants pour de multiples générations: cadeau de l’égoïsme classique des babyboomers!

        Construire une centrale avec 85 000 tonnes de béton, c’est très amusant!

        Moi, j’ai trouvé: 300 000 m3 (à moins que le béton commence à flotter?) , 500 000 m2 de coffrage et 42 000 tonnes d’acier!

        On verra bien ce qui a pu être récupéré, après la fin du premier démantèlement français, à Brennilis, débuté en … 1985 et toujours pas terminé, EDF ayant menti et triché à chaque étape du processus.

        Nous en sommes donc à 30 ans d’essais et d’erreurs et, évidemment, de textes législatifs ou assimilés!

        Alors que cette centrale n’a fonctionné qu’une durée de 12 ans, 106 000 heures à 70MWh!

        Et pourquoi ne ferait-on pas la comparaison avec cette centrale-là plutôt qu’avec une qui est loin d’exister?

        Parce que c’est mieux de comparer avec des prévisions (optimistes) non vérifiées en réalité?
        Plutôt qu’à une réalité? (c’est plus favorable à la thèse de l’auteur, point-barre! Déjà, son a priori pro-nucléaire qui attaque l’éolien est un raisonnement par l’absurde: que l’éolien ne soit pas ceci ou cela ne dit pas que le nucléaires dont on ne connait pas l’avenir des coûts, c’est tellement mieux: l’avenir de 2 inconnues ne permet pas une équation, en une ligne! C’est donc bien une manipulation de (fausse) logique!

        Les autres pays, comme la France, n’ont sans doute pas lu l’article de notre expert Michel GAY, qui implantent des éoliennes dans tous leurs pays, ces « crons »!

        On ne fait que découvrir l’éolien: si c’était aussi bête que ce que l’auteur avance, il faudrait tout de même expliquer pourquoi, il y en a autant dans le monde, tous les pays seraient-il sots?

        Alors oui, l’éolien est subventionné, en Europe, dans les errements non prouvés du GIEC. Mais l’EPR de Flamanville a « niqué » l’état français qui a investi 85 %!!! Et s’impatiente un peu! Il ne touche évidemment pas encore sa bille pourtant si nécessaire actuellement!

        Il y a une chose qui est certaine, c’est que le personnel de la centrale sera irradié, bon! on prendra des mesures pour que ce soit limité mais l’environnement aussi sera contaminé, essentiellement par du tritium d’accord, du moins si tout va bien!

        Par contre, aux alentours de « Belwind », des études sérieuses montrent que la biodiversité se développe sérieusement!

        Ça, ce n’était pas le but premier!

        Vous ne connaissez pas Belwind? Parc éolien à 46 km au large de la côte Belge, 110 éoliennes + 1: c’est en effet là que Alstom (tiens tiens!) va implanter son éolienne de 7MW (et pas 2, comme dans cet article) avec un rotor de 164 m de diamètre, turbine VESTA (Danemark) et 2 autres marques veulent aussi essayer un modèle.

        Donc augmenter la biodiversité, ça, ce n’est pas près d’arriver à cause d’une centrale nucléaire et de ses rejets spéciaux (tritium)!

        Bon l’étude n’est pas finie car, actuellement, c’est encore en pleine progression.
        On va même immerger des récifs artificiels de récupération rails de métro, par exemple, pour l’améliorer
        et y mettre de bonnes huîtres plates de type Zélande,
        et y placer des plateformes flottantes pour faire revenir les phoques.
        Bon, c’est vrai que les marsouins évitent l’endroit, à cause du bruit, ils restent encore à 13km.

        Et je sais que vous allez me dire qu’on a fait « pousser » des tilapias (poissons des pays chauds) dans l’eau chaude des centrale, ce ne fut pas un succès gastronomique mais une facilité pour la recherche!

        Et maintenant que les centrales belges sont à l’arrêt (à cause d’un problème de fissures dans les cuves, détectées par une méthode nouvelle non utilisée encore, même par l’ANS, les Belges se demandent si prolonger ces centrales de 10 ans est raisonnable.

        Par contre, à Cattenom, le rejet d’eau TROP chaude, au-delà des normes imposées, fut constatée comme nuisible dans la Moselle: c’est un des nombreux incidents constatés avec cette centrale!
        Sans compter les fissures dans le béton recouvrant les pompes à eau de refroidissement, ce qui péterait sans doute, en cas de problème sismiques.
        Ça ennuie l’Allemagne et mon pays (à 9Km à vol d’oiseau) qui pensent dangereux de prolonger cette centrale au-delà des 40 ans (On sait qu’en France, on n’a plus de fric mais ce n’est pas une raison, d’autant plus que EDF n’est pas fiable qui voulait augmenter ses rejets toxiques sans en parler, en infraction avec les conventions officielles.

        Alors que les Français continuent leur betises, ça m’est égal: je sais que quand l’Allemagne n’aura plus de centrales nucléaires (quoique des centrales nucléaires propres et sans risque – pas françaises – , ce n’est pas inaccessible: recherches en cours), mais loin des frontières et des côtes! Et heureusement que l’AIEA veille, l’ANS se montrant plus chauvine qu’objective!

        • « 10 exposant – 5 (1 chance sur 100 000/an ou 1 (quasi-)certitude sur 100 000 ans à diviser par le nombre de centrales).  »
          L’interprétation en tant que « quasi-certitude » est une incompréhension totale des calculs de fiabilité. 10^{-5} annuel signifie 10^{-5} annuel, et rien d’autre. Quand on veut en tirer des conclusions, il faut combiner avec l’exposition (on ne peut pas être affecté par plusieurs centrales, dont l’approche est d’ailleurs interdite si bien qu’on n’y passera pas une année dans toute sa vie, en même temps), avec les probabilités d’être déjà décédé dans les événements qui entraîneraient la fusion avant qu’elle ne se produise, etc.

          Inutile de lire la suite, ce sont des « explications » dignes du 20 heures.

          Ah, et à propos, la probabilité de ramasser une pale d’éolienne sur le pare-brise en passant près d’un champ doit être aussi de l’ordre de 10^{-5}. Ca vous tue tout aussi proprement…

        • Faisons un parallèle entre l’énergie et la médecine. Imaginons que des activistes puissants et organisés s’en prenne à toute forme d’utilisation médicale et pharmaceutique de molécules de synthèse, parce que ce n’est pas « naturel », parce qu’il y a des cas « prouvés » d’effets secondaires, parce que dans le passé on a causé des catastrophes sur les foetus avec certains médicaments, parce que l’industrie pharmaceutique est constituée de lobbys …

          Et imaginons donc que le gouvernement mette en place avec quelques gourous venus d’Amazonie un grand plan de substitution de la pharmacopée par les plantes sans tenir compte d’aucun avis médical et persiste dans cette voie malgré des statistiques montrant que outre une réduction de l’espérance de vie, on risque une catastrophe sur le plan prophylactique. Et bien sur imaginons qu’on nous soutienne que la connaissance de la santé par les plantes va progresser et qu’il n’y a donc pas lieu ni de faire marche arrière, ni de tempérer.

          Etes vous d’accord ?

        • Belwind Combien d’oiseaux, de phoques, de dauphins, de baleines ❓
          Les poissons ne semblent pas trop gênés, moins que par les pêcheurs.

    • On peut ajouter que le gain espéré à long terme sur l’éolien (« le vent est gratuit ! ») est un leurre.
      Les meilleures places ont déjà été utilisées. Donc toute nouvelle installation sera marginalement plus couteuse avec des sites plus haut, plus difficiles, plus près des habitations.

      L’éolien est la parfaite danseuse, tout en apparence.

  • Article potentiellement très intéressant mais horriblement mal écrit. C’est complètement confus, si même il on comprend ce dont ça parle: l´énergie grise. Une infographie avec quelques histogrammes auraient expliqué clairement quelque chose d’assez compliqué.

    • Bien vu : les centrales au charbon/gaz backup ont été oubliées. Cela augmente sérieusement la quantité des matériaux utilisés, ainsi que la matière première utilisée pour avoir quelques centrales prêtes à démarrer.

  • Ce qui n’est pas en compte non plus , c’est le démantèlement des centrales nucléaires dans vos calculs..cela a un coup et le stockage des déchets est lui dangereux pour plusieurs décennies…moins de béton, moins d’acier, mais 10 000 fois plus dangereux…

  • les vents du sud amènent le sable de couleur rougeâtre. Ce n’est pas la pollution.
    Le transport des lignes Edf est virtuel, rien d’apparent si ce n’est le piquetage tout au long de la LGV sud Europe atlantique. Tout le monde paie par l’augmentation du KW.
    Le bruit d’une éolienne est moins violent qu’un bruit de rafale à basse altitude.

    • « Le bruit d’une éolienne est moins violent qu’un bruit de rafale à basse altitude. »

      Il ne s’agit pas des fréquences audibles mais des infra-sons, très néfastes pour la santé. Sans parler de la pollution visuelle, de l’occupation au sol de centaines de tonnes de béton et d’acier, des nuisances nocturnes causées par les feux à éclat, etc.
      Enfin a-t-on jamais vu une énergie subventionnée parce que non compétitive tout au long de la durée de vie du moyen de production ? Les centrales nucléaires nécessitent de gros investissements, mais elles s’amortissent (traitement des déchets et démantèlement COMPRIS, malgré les dénégations des trolls), les ENR jamais, sauf pour les bénéficiaires payés par l’argent des autres.

      • @scaletrans,

        Je suis pour tout ce qui peut aider l’homme et les entreprises à vivre.
        Malentendante, je pense que l’éolien ne me généra pas. Mais il faut penser aux autres. Ceux qui entendent bien.

        Je suis pour une diversité des techniques.

    • « Le bruit d’une éolienne est moins violent qu’un bruit de rafale à basse altitude. »

      …et les rafales, on va pas être embêtés vu qu’on les a vendus à l’Egypte.

  • Bon article Michel Gay mais il vient un peu tard et vous êtes bien loin du compte : la revue Athena (revue de vulgarisation scientifique du Service Public de Wallonie en Belgique), dans son numéro 277 consultable via le lien suivant (http://recherche-technologie.wallonie.be/servlet/Repository/athena-277.pdf?IDR=11102&EXT=PDF) sous l’article « la technologie trahie par la matière » dévoilait ce qui suit : « En août 2011, un rapport de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) observait que chaque tonne d’élément issu de terres rares générait, à travers les techniques de raffinage, autour de 10000 m3 de gaz chargés d’acide hydrofluorique, d’acide sulfurique et de dioxyde de souffre avec en prime, quelques 75 M3 d’eau usées acides et environ une tonne de résidus radioactifs. Notant au passage que pour fabriquer les aimants permanents d’une éolienne de 3 MW, il faut 2T de terres rares, il convient de multiplier ces chiffres par 2. Rien que la fabrication de l’aimant d’une éolienne sera donc responsable du rejet dans la nature de « 20000 M3 gaz chargés d’acide hydrofluorique, d’acide sulfurique et de dioxyde de souffre 150 M3 d’eau usées acides et environ 2 tonnes de résidus radioactifs »
    Ajoutez à cela que les pales en fibre de verre ne sont pas encore et ne seront peut-être jamais recyclables, que les millions de tonnes de béton des socles d’éoliennes ne seront JAMAIS retirés du sol, le rendant pour toujours non cultivable. Ajoutez également à ce sombre tableau la « pollution par omission » (comme le mensonge) de l’éolien qui nécessite sont équivalent très polluant en centrale à charbon pour compenser l’intermittence du vent et le lecteur commencera à entrevoir le caractère absolument « non écologique. Clôturez enfin ce sombre tableau en signalant que les pays précurseurs dans le domaine de l’éolien (USA, Danemark, Allemagne, etc.) commencent à prendre conscience que les études scientifiques indépendantes, qui montrent que les infrasons produits par l’éolien industriel ont de graves répercussions sanitaires sur la population et les animaux, avaient raison. Que l’impact meurtrier des pales d’éoliennes sur la faune avicole et les chauves-souris (tuées non par impact mais par dépression) est tout sauf anecdotique.
    En dehors de toute considération pro ou anti-nucléaire, il faut bien admettre que la solution actuelle la plus « écologique », à mettre rapidement en œuvre, sont les centrales nucléaires de 4ème génération au Thorium !

    • Les aimants sont-ils réutilisables ou, du moins, recyclables ? S’ils le sont, cela diminue l’impact relatif de leur fabrication sur l’environnement.

  • mon petit défaut : quand je vois 2 nombres, je ne peux m’empêcher de les multiplier, de les diviser ou de les additionner pour voir ce que ça fait.

    425 m3 de béton / 80 gwh = 5,3 m3/gwh pour les éoliennes (vous indiquez 0,2 m3/gwh, à mon avis, vous avez fait a/b au lieu de b/a).

  • Nous aurons peut être prochainement nos bio réacteurs, cela solutionnera enfin le problème :
    http://www.vtnews.vt.edu/articles/2013/04/040413-cals-hydrogen.html

    enfin, ces problèmes

    • Oui, projet très intéressant. Merci pour le lien 🙂

    • facepalm. La culture technique (scientifique, économique, etc.) n’a jamais été bien grande, mais au moins avant on ne demandait pas leur avis aux ignares, et ils n’osaient pas le donner… Maintenant …
      Et il va sortir d’où le xylose, … ? tu as une idée des besoins d’énergie ? du rendement de la photosynthèse jusqu’au xylose, puis du xylose à l’hydrogène ?
      non ?
      Alors d’où vois-tu que ce gadget « solutionnera enfin le problème » (sic) ?

      Contrepoints : les insultes ne sont pas tolérées.

  • Je n’aime pas cet article pour la même raison que pragmat le 10 avril 2015 à 9 h 32 min
    Ce calcul est inutile : à partir du moment où les deux filières travaillent proprement, la moins cher des deux est celle qui, pour un résultat donné, consomme le moins de ressources naturelles (surface, mobilisation de matériaux et leur transformation, etc.) ; c’est à dire celle qui est la plus écologique.
    Inversement, utiliser autre chose que le prix tout compris (que ça soit le CO2, l’acier, la surface, la consommation de tel ou tel produit précieux ou polluant –comme les terres rares–, etc.) revient à ne tenir aucun compte des autres variables pourtant pertinentes
    Donc c’ets pas bon.
    Il faut utiliser le prix, tout le prix (i.e. sans négliger les frais des opérations de dépollution qui s’imposent), mais rien que le prix.

  • Petit rectificatif concernant l’aspect écologique des éoliennes !
    Dans une équation, il est toujours préférable d’omettre une variable, que de la négliger, afin d’offrir l’opportunité d’une correction facile.

    concernant les Epr, et plus particulièrement la construction de ceux-ci.
    vous avez omis les centaines de kilomètres de tubulures aciers et inox diverses, des centaines de kilomètres de câblages électriques, des centaines de tonnes de matériaux composites isolants et ignifugés,
    les systèmes de secours diesels, …….. les 10 années de travaux nécessaires, incluant des milliers de mètres cubes excavés,
    …. la liste de vos omissions est décidément trop longue !

    Vous faite l’impasse sur le fait que l’éolienne installée n’a aucune consommation pendant 20 ans !
    et qu’a son terme, l’infrastructure peut servir a installer … une nouvelle éolienne, au moindre cout !
    durant 60 ans, l’Epr va générer des déchets radioactifs
    … qui seront livrés a votre domicile pour stockage (avec votre consentement bien entendu ! )

    … bref, je pourrais compatir a votre ignorance, si cette satyre n’était que désinformation !

    • il y a du vrai…
      mais de toutes façons c’est foireux au départ….éolien seul et nucleaire sont incomparables.

      ça devrait être une question de marché et ça n’en est pas une…alors on cause…

      le vent on devrait avoir beaucoup de mal à le vendre…eh ben…on nous force à l’acheter…à faible dose ça va..
      mais qui imaginerait un système de production électrique reposant sur l’éolien seul?????

    • Guede: « si cette satyre n’était que désinformation ! »

      Tu n’as pas tort sur le début… pour finir par faire pire à la fin avec tes éoliennes « qui ne consomment rien ».

      Guede: « l’infrastructure peut servir a installer … une nouvelle éolienne, au moindre cout ! »

      Nope, pas plus qu’un tétraplégique ne devient urgentiste. Une éolienne c’est un machin assisté par du fossile toute ça vie.

  • Dommage qu’un site excellent comme Contrepoint, censé promouvoir le libéralisme, serve de tribune aux anti-éoliens et aux personnes qui ne peuvent concevoir que les activités humaines sont susceptibles d’avoir un impact sur la nature et le climat de la planète.

    Cela passe encore quand les arguments sont bons… Mais là…
    Faire une comparaison de deux moyens de production en se basant uniquement sur le volume de matériaux nécessaires à leur construction n’a aucun sens.
    Avez-vous à l’esprit que pour produire du combustible nucléaire (nécessaire à la production de MWh), il faut des mines, du transport, des unités d’enrichissement, de l’ingénierie, une chaine de traitement des déchets, etc… ?
    Tout cela a également un impact sur la nature dont vous ne tenez pas compte.

    On a vraiment l’impression que vous avez une thèse à démontrer et que tous les arguments sont bons, même les faux.

  • J’attends depuis longtemps que l’on me dise ce que deviendrons les materiaux divers qui composent
    un aerogenerateur dans, disons une vingtaine d’annees lorsque la France aura recu son quota de
    moulins .Quelle sera alors l’emprise au sol occupee par ces implantations ? Ces terrains , a par pour de
    l’herbe seront non cultivables, et jamais les arbres sacrifies ne pousseront sur les plateformes de beton
    arme. Ou seront empilees les montagnes de pales immenses ? L’acier est recyclable , sans doute, mais
    sera vendu a tout petit prix car le demantelement plus le transport ( avec les memes engins qu’a necessite
    l’installation des turbines) seront plus couteux que le gain recu par la vente metal !
    Ou sera mise l’huile contenue dans les nacelles ? pas dans nos salades c’est sur. Que fera t-on des aimants charges de metaux rares? Les renvoyer en Chine , en Mongolie ? Jamais ces details ne sont discutes lors
    des presentations seductives des promoteurs et jamais par les grands ecolos. Ces questions pertinentes
    derangent , elles sont » tabou ». J’espere qu’un expert puisse faire ce genre de bilan. Combien de millions
    d’hectares de bonnes terres et de bonnes forets foutues au nom de L »ECOLOGIE ? Answer, please….

  • C’est agréable à regarder et en 12 minutes, tout est dit : « L’énergie du thorium, l’avenir vert du nucléaire » par Jean-Christophe de Mestral : https://www.youtube.com/watch?v=Z0G8QxaYRds

  • On peut critiquer l’utilisation actuelle de l’éolienne en production d’électricité.
    Mais on ne peut nier que l’énergie éolienne a été utilisée avec succès et de manière très profitable depuis des millénaires avec les moulins et les voiles.
    J’ai peine à comprendre pourquoi il y a toujours quelqu’un de bloqué et pessimiste pour entretenir un courant de rejet en bloc de toute forme d’énergie éolienne, en dénoncant un espèce de complot socialiste.

    • L’énergie fournie par les esclaves a aussi été utilisée pendant des millénaires, ça n’en fait pas quelque chose de recommandable ou d’économiquement rentable.

    • rl: « a été utilisée avec succès et de manière très profitable depuis des millénaires avec les moulins et les voiles. »

      …pour produire des quantités misérables.

      rl: « J’ai peine à comprendre pourquoi il y a toujours quelqu’un de bloqué et pessimiste pour entretenir un courant de rejet en bloc de toute forme d’énergie éolienne »

      Techniquement c’est une absurdité, ce n’est pas être bloqué ni pessimiste que de rappeler aux rêveurs qu’un truc ne marche pas.

    • là n’est pas la question voyons, l’éolien est une question, la politique énergétique obligation d’achat tout ça en est une autre..

      L’éolien n’est pas à l’heure actuelle une source de courant sur lequel puisse reposer un système qui réponde à la demande actuelle .

      et si vous voulez par exemple comparer nucleaire et éolien, c’est comme demander de choisir entre vous une production électrique constante ou une production électrique aléatoire…

      ça a été dit mille fois ici..

      alors de l’éolien pourquoi pas…

      C’est pas compliqué ..si vous me parlez système, vous devez être capable de donner un système capable de fournir telle puissance à telle heure sur demande..

      alors c’est, hors hydraulique, éolien+solaire+biomasse+fossile+ etc… par rapport à, pour la france ,nucleaire+ fossile.

      Je suis toujours effaré par la facilité avec laquelle les verts se foutent de la biomasse lorsqu’il s’agit électricité… et oublient de mentionner qu’avec la biomasse, sa production est clairement limitée…

      gay est agaçant, mais il rappelle quand m^me une vérité absolue…le renouvelable n’est pas CO2 free…
      ok il biaise la comparaison…

    • Ce que l’on rejette, c’est les raccourcis. Du genre on part de « c’est pas bien » pour arriver à « il faut éliminer 90% de l’humanité ».

      Quand on veut réaliser, mettre en place, garantir un résultat, assurer un approvisionnement on est rapidement confronté à une multitude de problèmes générant eux-mêmes d’autres problèmes. Et on s’aperçoit vite que ce qui semblait simple au début l’est beaucoup moins en réalité var on arrive très rapidement à une impasse.

      Alors on apprend à se méfier des évidences, des idées reçues et des à-peu-près. L’idée de produire massivement de l’énergie avec du vent est une évidence dont les limites sont tout aussi évidentes à percevoir : intermittence, dispersion, faiblesse de la puissance à récupérer. On ne rejette rien en bloc : on a testé et on a effectivement vérifié tout ce qu’on savait déjà : on peut produire du courant et on ne sais pas gérer l’intermittence et le faible niveau de production par rapport à la surface au sol dédiée.

      Il n’y a pas de pessimisme. C’est au contraire l’idée que l’on peut améliorer les choses qui repose sur un optimisme insensé et un déni de réalité. Car si le moulin à vent est une évidence, adapter les réseaux, la consommation, la société, l’économie pour forcer l’utilisation d’une solution qui ne répond pas au cahier des charges est tout sauf une évidence, pour ne pas dire un non-sens total. On dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions, mais on pourrait aussi dire que la misère est pavée de mauvaises idées (voir Lysenko) ou que les tribunaux de commerce sont pavés de mauvaises idées.

      Et c’est la raison pour laquelle on assimile l’entêtement dans « l’éolien » à une dérive collectiviste : si la production d’énergie était laissée au privé, la question serait réglée depuis longtemps.

  • L’éolienne industrielle a un impact visuel à l’arrêt déjà supérieur à la plupart de ce que l’homme a installé sur terre, beaucoup plus que les tours HLM des villes et les champs de forages décriés du gaz de schiste. Mais ce n’est pas seulement cela, puisque le dommage visuel le plus grand à l’environnement a lieu quand les éoliennes fonctionnent: alors le mouvement des pâles attire l’attention de ceux, hommes et bêtes, qui sont dans le secteur. Les êtres vivants subissent une alarme quand quelque chose est en mouvement, et cet effet a lieu à des kilomètres de distance de l’éolienne, au contraire d’un bâtiment qui serait immobile. Ainsi une éolienne qui bouge perturbe des dizaines, des centaines ou des milliers de fois plus le paysage que le pylône électrique immobile qui la dessert. Pour le paysage, une bonne éolienne est d’abord une éolienne qui ne fonctionne pas de jour. Les partisans de l’éolien industriel manipulent la population, avec l’accord des autorités pour dissimuler et ne pas traiter ces inconvénients des éoliennes en mouvement et les dossiers poussés pour installer ces éoliennes dissimulent cette mobilité néfaste pour les gens et animaux de la région.
    Pour corriger l’intermittence de chaque kWh de photovoltaïque et surtout d’éolien produit, on voit qu’en Allemagne et en Espagne on produit 2 à 2,5 fois plus de kWh d’électricité non intermittente. Malheureusement, c’est par combustion d’énergie fossile, en priorité du charbon. Or la pollution atmosphérique par combustion de charbon et lignite fait de l’ordre du million de morts supplémentaires par an, dont une partie par les centrales électriques qui en brûlent au moins la moitié. A énergie produite comparable, c’est plus de mille fois plus de morts que les accidents nucléaires (Tchernobyl principalement). L’éolien industriel tel qu’on le pratique en grand est donc générateur ou complice de plusieurs centaines de fois plus de morts que le nucléaire suite à Tchernobyl et Fukushima.
    Les anti nucléaires dénoncent un coût énorme pour le stockage des restes de centrales suite à leur démantèlement. Cependant une grande partie de ce coût est due à des mesures excessivement onéreuses imposées par le terrorisme intellectuel des anti nucléaires. Par exemple le traitement des déchets dits à très faible activité (TFA), alors que les productions plus dangereuses d’autres activités humaines ne sont quasiment pas traités (déchets de construction, industriels spéciaux, de mines et carrières,…), le coût est de milliards d’euros gaspillés qui seraient beaucoup mieux employés pour notre santé en traitement des déchets non nucléaires et en lutte contre les maladies et accidents.

    Malheureusement pour le futur de la planète, les éoliennes industrielles sont une technique mâture qui ne peut guère s’améliorer, (contrairement au nucléaire par fission ou au photovoltaïque) et dont le développement risque d’être de plus en plus un boulet pour la fourniture d’énergie plus propre par d’autres mix énergétiques.
    Ces nuisances essentielles des éoliennes géantes ne sont pourtant guère évoquées.

  • à rl : Oui, l’énergie produite par le vent est quelque chose de sensationnel : les moulins à vent servaient entre autre à moudre le grain. Dans cette utilisation on peut dire que le rendement était maximal : quand il y avait du vent, la meule faisait son office. Quand le vent était très faible, elle abattait moins de travail et quand il était nul, le meunier en profitait pour faire les autres tâches. L’intermittence du vent n’avait pas un impact catastrophique, la production ne devait pas être absolument continue. De même, les petites éoliennes des ranches américains servant à pomper l’eau ont toute leur utilité car il s’agit d’une conversion mécanique de l’énergie du vent avec une faible perte d’énergie. Dans ce genre d’utilisation, s’il y a perte de rendement, cela n’a guère d’importance et il ne faut pas un système énergivore polluant pour suppléer l’intermittence du vent. Les bateaux à voile et autres systèmes mus par le vent sont également une bonne alternative lorsque la vitesse et les délais de déplacement n’ont pas beaucoup d’importance. Ces systèmes ne s’accompagnent d’ailleurs pas des graves inconvénients liés à l’éolien industriel : scandaleusement et déraisonnablement enrichissant pour le promoteur sur le compte du citoyen, catastrophique sur le plan écologique, dangereux pour la santé humaine et la faune, catastrophique du point de vue du patrimoine paysager… et tout cela pour un rendement tellement misérable qu’en couvrant le sol des pays d’éoliennes on ne pourrait pas satisfaire les besoins en électricité de ceux-ci (sans même tenir compte de l’avènement de la voiture électrique).

    Aux écologistes de pacotille (pas aux vrais), que je vois déjà venir, brandissant le spectre du risque d’un accident nucléaire, je cite un extrait du figaro « On estime à environ 200 le nombre de décès annuels dus à une électrocution en France, et à environ 4 000 celui des électrisations graves entraînant handicaps et séquelles graves. Chaque mois en France, un jeune enfant meurt victime d’une électrocution. Sur 250 000 incendies annuels, 80 000 seraient d’origine électrique. 40% des victimes sont des enfants de moins de 9 ans ».
    Allez-vous enfin vous résoudre à ne plus utiliser d’électricité ? Non ? Ben oui, j’en étais sûr !
    Visionnez la vidéo que j’ai citée plus haut et vous comprendrez que l’orientation énergétique envisagée par les politiciens de la communauté Européenne est à ce point ignorante et foireuse qu’elle va bien vite reléguer l’Europe au niveau des pays en voie de développement… des années 60 !

    Avec l’argent que les pays ont déjà gaspillé dans l’éolien, ils auraient pu amorcer sans problème la transition vers ce nucléaire de 4ème génération, totalement sûr et, ….presque écologique !

  • Sauf que l’Éolienne, si elle tombe ne produira jamais de radioactivité.

    Combien coute la sécurisation d’une centrale nucléaire ? par la police, les gendarmes, l’armée (des radars de l’armée sont maintenant pour détecter des drones), combien coute le retraitement des déchets (l’Éolienne ne produit aucun déchets) ?

    • je partage pleinement votre vision, mais suis en désaccord sur la centrale nucléaire. Je trouve assez dommage que le développement énergétique se fasse au détriment d’un autre produit. Ce qui serait nécessaire est d’enlever ce phénomène de concurrence énergétique et la performance du produit. La prévention des risques doit se mettre en place régulièrement pour éviter une catastrophe.

    • Enfin ce sont des déchets recyclables, au moins en ce qui concerne les oiseaux morts…
      Quant au gardiennage, il y a une solution pour en diminuer drastiquement le coût : tirer à vue sur toute personne non autorisée qui approche. Je crois d’ailleurs que le monde se porterait mieux si on l’avait fait avec certaines organisations vert pisseux.

    • peter: « Sauf que l’Éolienne, si elle tombe ne produira jamais de radioactivité. »

      Un vélo non plus et les deux ont la même utilité en ce qui concerne la production d’électricité industrielle: nib !

      Sans backup fossile ou nucléaire pour combler les trous votre éolienne ne sert à rien et quand elle produit elle détruit le rendement de ces backups.

      Pour le cout de la sécurité: la police et gendarmerie c’est 3% du budget pour tous le pays donc zilche. Étudiez un peu vos sujets.

  • franchement, faire une pseudo analyse sur des indicateurs réduits comme la quantité de béton, c’est juste simplement ridicule…
    vous faites des inférences à répétitions pour créer des buzz… même si j’aime bien l’approche de Sinope, là c’est au ras des paquerettes…

    faites un minimum de recherches sur les autres systèmes éoliens disponibles, et orientez votre critique de manière constructive, sur les autres technologies éoliennes… il me semble d’aillleurs que les éoliennes à axe vertical font leur apparition…

    tant qu’on maîtrisera pas la fusion…

    je précise tout de suite que la très probable meilleure source d’énergie c’est le carbone… via la biomasse, par carbonisation hydrothermale. mais ce serait long à vous expliquer…

    • Si vous avez trouvé l’éolienne qui fonctionne quand il n’y a pas de vent, ce serait dommage de ne pas nous expliquer. De même si vous avez trouvé une méthode pour produire des millions de tonnes de biomasse à l’hectare.

      Si vous êtes chimiste, trouvez nous plutôt des solutions à haut rendement pour synthétiser des carburants – ça pourra toujours servir, au besoin en couvrant le Sahara de panneaux solaires ou plus simplement en créant un complexe nucléaire sur une île déserte.

      • Vous bloquez sur un unique fournisseur d’énergie, je crois au contraire qu’une multitude de fournisseur d’énergie est l’avenir, le tout gérer numériquement.

  • A peter : si elle tombe (et pas sur l’autoroute, comme cela est déjà arrivé à plusieurs reprises avec, miraculeusement, aucun accident) elle ne produira jamais de radioactivité mais la fabrication des aimants qui l’équipent ont déjà généré « 20000 M3 gaz chargés d’acide hydrofluorique, d’acide sulfurique et de dioxyde de souffre 150 M3 d’eau usées acides et environ 2 tonnes de résidus radioactifs » (voir message du 10 avril). Si elle tombe, les centaines de litres d’huile contenus dans la nacelle se répandront dans la nature. Va falloir aller vite et creuser profond pour assainir les lieux.

    Il faut de 8000 à 9000 éoliennes de 3MW pour produire, de manière intermittente ce qu’un seul réacteur nucléaire produit de manière continue. Donc, en matière de pollution, il convient de bien examiner tous les aspects et de faire les bonnes multiplications !

    Autre exemple : la voiture électrique.
    A côté de la pollution qu’elle engendrera indirectement (batteries et autres éléments peu ou pas recyclables), elle n’est pas aussi verte que l’on pourrait le penser : en fonction de l’endroit où on l’utilise et donc de la manière dont l’électricité qui va la recharger a été fabriquée (centrales thermiques au charbon ou centrales nucléaires ou hydroélectricité), elle sera plus ou moins « écologique ».
    En Pologne, la Zoé va rejeter l’équivalent de « 164 gr » de CO2/km contre « 2,8 gr » en Norvège (95 % d’hydroélectricité).
    En Allemagne, elle sera responsable de l’émission de « 98 gr » de CO2 (électricité fabriquée à partir de 60 % de charbon/gaz/pétrole). Cela correspond aux émissions d’une voiture Diesel, sans la pollution par émission de particules fines polluantes, j’en conviens, mais n’oublions pas non la signature anti-écologique des batteries de la voiture électrique ! (sources : la voiture nucléaire par John Laurie)

    L’éolien est, dans l’état actuel des choses, certainement la moins bonne solution pour fabriquer de l’électricité (pollution indirecte, rendement, nuisances physiques et visuelles, subventionnement et coût pour la collectivité, rendement faible, INTERMITTENCE).

    D’autres solutions bien meilleures sont quasiment ignorées par manque de connaissances ou d’imagination (en fait, principalement, à cause du lobbying).
    On pourrait par exemple mettre en fonction une multitude de petites centrales hydroélectriques miniatures sur les petits cours d’eau (même ceux dont le débit est faible ou la vitesse moyenne (voir : hélice de Gorlov)).
    Ce genre de microcentrales peu couteuses et « fisch friendly » seraient à la portée de petites collectivités et produiraient de l’électricité pour quelques familles (sans intermittence).

    La « petite » biométhanisation est une autre solution très productive et très écologique (transformation des déchets en engrais non polluant pour la nappe phréatique).
    Une petite centrale installée dans une ferme coûte la moitié d’une éolienne et produit, sans interruption, l’équivalent de 3 éoliennes sans les inconvénients de ces dernières.
    Il faut cependant qu’elle soit utilisée en « bon père de famille » : on ne lui dédie pas de surface cultivée, elle fonctionne uniquement avec les déchets de l’agriculture, de l’agroalimentaire (déchets alimentaires périmés des grandes surfaces), des tontes de pelouse, des lisiers, des vidanges de fosses septiques et boues des stations d’épuration.

    • « batteries et autres éléments peu ou pas recyclables »
      Les autres éléments sont presque ceux d’une voiture traditionnelle, un moteur électrique doit être même plus écolo qu’un moteur thermique avec tous ses fluides.

      Pour le reste de votre intervention je suis d’accord, les petites installations locales seront bien plus efficaces que des installations de masse.

  • D’autant plus que j’ai eu l’occasion d’en visiter 2 de ces petites installations de biométhanisation : celle d’Attert et celle de Colpach-Bas, situées respectivement dans la province du Luxembourg et au Luxembourg.
    En plus de visiter les installations et de discuter avec les propriétaires, j’ai également pris le temps de discuter avec les riverains afin de savoir s’ils subissaient des nuisances supérieures à celle de la ferme qui abritait ces 2 centrales. Sur les 2 sites, les personnes contactées au hasard n’ont formulé aucune plainte (bruits ou odeurs). Je suis resté une demi-journée sur chaque site. Lorsque les camions ou tracteurs sont venus vidanger leurs citernes de lisiers ou de matière fécales dans les cuves de la centrale, je n’ai détecté aucune odeur particulière. J’ai évalué (à la louche) que le charroi était celui d’une ferme normale X 1,5.
    Les cuves de ces centrales ne sont pas hautes (4 à 6 mètres), ces centrales n’ont donc pas plus d’impact sur le paysage que les fermes qui les abritent : celle d’Attert n’est même pas visible de la rue !

    En très résumé, pour ceux qui n’en connaissent pas le fonctionnement : les bactéries « digèrent » tous les intrants organiques. La fermentation dégage beaucoup de chaleur dont une très petite partie est utilisée pour alimenter la fermentation elle-même et le reste, la plus grande partie, peut servir comme chauffage urbain ou pour le séchage de matières (pellets, engrais, etc.). Cette fermentation produit également beaucoup de méthane qui, brulé dans de gros moteurs à combustion, produira de l’électricité (groupe électrogène).

    Le résidu (le digestat) est un engrais sans odeur qui peut être répandu sur les terres agricoles sans risque de polluer la nappe phréatique (contrairement aux lisiers dont il est issu). Ce processus supprime donc les nuisances liées à l’épandage des lisiers (odeurs et pollution).

    Je vois déjà venir les objections de certaines personnes :
    – Ce n’est pas écologique car on a récemment découvert que certaines membranes recouvrant les cuves de fermentation perdent de leur étanchéité et laissent s’échapper du méthane dans l’atmosphère.

    Réponse : si ces matières n’étaient pas traitées dans les centrales de biométhanisation, elles fermenteraient à l’air libre dans les dépôts d’ordure et ce serait alors l’entièreté du méthane qui s’échapperait dans l’atmosphère (c’est actuellement le cas avec les stations d’épuration qui sont des centrales de biométhanisation à l’air libre mais dont on ne récupère aucune énergie).

    – Ce n’est pas écologique car les moteurs polluent lors de la combustion du méthane.

    Réponse : si, car, d’une part les moteurs à gaz polluent peu et, d’autre part, comme pour la réponse précédente, non utilisé, ce serait l’entièreté du méthane qui s’échapperait dans l’atmosphère.

    Encore une fois je parle bien des « petites » centrales de biométhanisation hébergées par des bâtiments de la taille d’une ferme, qui ne nécessitent pas de cultures dédiées et dont la vocation est de fabriquer de l’électricité (et par voie de conséquence, de la chaleur). Je vomis les grosses centrales de biométhanisation industrielles qui relèvent du lobbying et qui utilisent, pour fabriquer du carburant des hectares de terres normalement réservées à l’alimentation.

  • Je propose de déménager tous les pro-nucléaires à Tchernobyl et à Fukushima. Soyons bons princes : on leur paye tous les frais de déménagement. En contrepartie, puisque selon l’article cela semble être un mode de production d’énergie plus écologique et fiable que les éoliennes, On interdit toute importation d’eau et d’aliments pour leurs besoins.

    • Fukushima zéro mort, Tchernobyl: une goutte d’eau parmi les victimes du communisme qui comprend aussi la nature dévastée. Je vais habiter à Fukushima sans aucun problème, la radioactivité est du même ordre que certaines régions du monde.

      De votre coté c’est quand que vous arrêtez complètement les fossiles ? Parce que dans le genre « je me goinfre mais je ne veux pas que les autres en profitent »…

      Stephane Brodu: « On interdit toute importation d’eau et d’aliments pour leurs besoins. »

      Ce qui confirme bien que les écolos sont de petits Pol Pot dans l’âme.
      Vous me dégoutez !

    • Puisqu’y parait que les Moulins à vents sont sans danger, je propose de vous attacher comme Ulysse sous une éolienne de 2 MW, comme cela vous n’irez pas vous brûler les ailes près d’une centrale :mrgreen:

      Aucun risque que vous cramiez sous le moulin à vent, puisque l’on stoppe des feux de carburants avec des infra-sons. Sécurité totale :mrgreen:

    • Il convient de rester le plus objectif possible de part et d’autre et d’éviter les excès sous peine de perdre toute crédibilité. Être « écolo-intégriste » ou « Pro-nucléaire inconditionnel » sont des attitudes, selon moi, « imbéciles ».

      La seule espèce animale capable de dégrader le milieu dans lequel elle vit et ne participant nullement à l’équilibre naturel, c’est l’homme.
      Il n’existe actuellement aucun processus permettant à l’homme de produire ou d’utiliser de l’énergie sans une quelconque dégradation de l’environnement (sauf en retournant à l’âge des cavernes)

      Une fois que l’on a admis ces deux postulats de base (même s’ils font mal à notre égo surdimensionné), on peut commencer à réfléchir sainement.

      S’il existait une solution « non polluante », « économiquement acceptable » pour stocker l’énergie électrique ; si on arrivait à supprimer les infrasons générés par les éoliennes actuelles et à diminuer TRES fortement leur impact sur la nature : fondations, avifaune …
      Si les parcs éoliens étaient gérés de manière publique ou si leur gestion, par des promoteurs privés, n’était pas le fruit de spéculations effrénées alimentées uniquement par des subventions publiques, l’éolien constituerait alors une solution intéressante.

      Si les « écolos-intégristes » acceptaient de retirer leurs œillères et s’informaient sur le nucléaire industriel passé et à venir, ils comprendraient vite que le nucléaire industriel souffre du même mal que l’éolien : « la cupidité humaine » et « l’absence de contrôle ». En prenant l’exemple de Fukushima (mais le raisonnement est valable pour les autres accidents nucléaires) on comprend mieux que ce n’est pas la fabrication d’électricité à partir du nucléaire qui est à remettre en cause mais ce qu’on en fait.
      L’agence internationale de sécurité nucléaire avait averti Tepco à plusieurs reprises que les groupes électrogènes de secours seraient inondés en cas de raz-de-marée et ne permettraient plus le refroidissement des réacteurs durant leur mise à l’arrêt pour raison de sécurité, qu’il fallait les surélever. Des techniciens d’entretien avaient signalé à plusieurs reprises aux instances supérieures de Tepco qu’une vanne du circuit de refroidissement était défectueuse et devait être remplacée. Sans ces deux négligences (principalement la première) l’accident de Fukushima (qui n’a pour l’instant fait aucun mort direct), ne se serait tout simplement pas produit.

      Ce qui est dangereux dans le nucléaire, c’est l’absence de contrôle et surtout de « contrôle indépendant ». Il faut créer une commission de surveillance populaire composée de spécialistes du nucléaire mais également de simples citoyens. Commission dont les membres sont tirés au hasard au sein de la population et pour une période déterminée (éviter la corruption).
      Cette commission serait chargée de veiller que les recommandations de la sécurité nucléaire (qui d’ailleurs fait un excellent travail) sont bien appliquées par l’exploitant !

      Les écolos-intégristes devraient bouquiner un peu. Cela leur éviteraient de confondre constamment centrale nucléaire et bombe atomique, de mélanger radioactivité artificielle, naturelle, types de rayonnements, fusion, fission, doses acceptables et non acceptables, etc. En France, dans certaines régions, les habitants ont consommé de l’eau de captage naturellement hautement radioactive dans l’ignorance des communes ou d’un quelconque écolo !

      Leur attitude intégriste et subjective permanente constitue, bien avant tout autre facteur, le principal danger du nucléaire : devant cette poussée intégriste anti-nucléaire, l’envie de l’exploitant qu’il s’agisse d’EDF ou de tout autre exploitant est, bien sûr, ne plus investir ou de limiter les investissements au strict minimum et cela va à l’encontre de la sécurité. C’est, selon les dires d’un technicien d’entretien, la politique du « marche ou crève » ou autrement dit « on remplace quand ça tombe en panne, pas avant ». Si on voulait réellement sortir du nucléaire, il faudrait, bien avant toute annonce, étudier de façon TRES détaillée la manière de le faire (échéances, alternative crédible au nucléaire, commissions de contrôle pour l’arrêt et le démantèlement, etc.).
      Aujourd’hui il n’est raisonnablement pas possible de sortir du nucléaire et de le remplacer par les énergies alternatives dont la production est « anecdotique » et  » intermittente ».

      En attendant de trouver la pierre philosophale qui transforme le « rien » en « énergie », les centrales nucléaires au thorium constituent la meilleure alternative au nucléaire conventionnel parce qu’elles sont totalement sûres (emballement impossible, pas de plutonium), permettent de retraiter les anciens déchets du nucléaire, produisent moins de déchets radioactifs et dont la demi-vie ne pose plus de réels problème de stockage, etc. (L’énergie du thorium, l’avenir vert du nucléaire ? : https://www.youtube.com/watch?v=Z0G8QxaYRds).
      Et pour s’instruire sur l’énergie avant de dire des bêtises, il convient absolument de visionner le document suivant : Jean-Marc Jancovici « Commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité »

      • Propos très sensés 🙂

      • Bon commentaire sauf:

        « La seule espèce animale capable de dégrader le milieu dans lequel elle vit et ne participant nullement à l’équilibre naturel, c’est l’homme. »

        « L’équilibre naturel » est une vue de l’esprit.

        Toute espèce modifie ou « dégrade » son environnement, favorise certaines espèces et en élimine d’autres soit directement, soit par le jeux de la compétition, soit par modification du biotope. L’homme ne fait pas autre chose.

        On pourrait croire que seul l’homme modifie l’environnement à cet échelle mais la encore c’est faux, la biomasse émet la majeure partie du co2 par exemple, l’homme n’y contribue qu’a hauteur de ~3%.

        • llmryn :
          « Je ne critique jamais pour critiquer » et « chaque mot a son importance »
          Je n’ai jamais prétendu que l’homme était le seul à modifier (agir) sur l’environnement dans lequel il vit.
          J’ai utilisé le terme « dégrader » et non « modifier ». Je réitère donc mon affirmation :
          « La seule espèce animale capable de dégrader le milieu dans lequel elle vit et ne participant nullement à l’équilibre naturel, c’est l’homme. »

          Cela n’a pas toujours été le cas. Cette rupture (modifier –> dégrader) n’est apparue que progressivement et a été accélérée avec l’industrialisation et la « pétrochimie ».

          Je ne prône pas un retour en arrière. Je dis simplement que les grandes pollutions aux effets dévastateurs pour la nature (îles de plastique) sont le fruit de l’homme.
          Je ne prône pas la suppression définitive des matières « polluantes » (tel le plastique), je regrette que l’homme, uniquement pour des raisons financières, en fasse une aussi mauvaise utilisation et un aussi mauvais recyclage alors que techniquement il lui serait parfaitement possible de laisser une signature écologique presque nulle tout en gardant le confort de vie actuel.
          Un exemple : on va bientôt interdire l’usage des sachets en plastique et ne plus laisser le champ libre qu’aux sachets plastiques biodégradables qui, on le sait depuis peu, sont encore plus polluants pour la nature. On aurait pu interdire la fabrication de sachets plastique bas de gamme, promouvoir ceux de bonne qualité tout en introduisant une caution : vous faites vos courses, vous avez oublié vos sachets, pas de problème vous en recevez à la caisse en échange d’une caution.
          Parallèlement à cela le politique ne fait pas grand chose contre le suremballage !!

          Pour moi, l’augmentation du CO2 n’est pas un problème car il est indispensable à la croissance des plantes qui nous nourrissent ainsi que les animaux.

          Je suis profondément écologiste et l’étais déjà bien avant l’apparition des partis « écolos » qui n’en portent que le nom.
          Les « faux » écolos, les « intégristes », en général, communiquent par « dogmes » et sont intarissables sur des sujets qu’ils ne connaissent absolument pas et qui devraient pourtant être leur domaine de prédilection : nature, agriculture, écosystème, énergie, etc.

          Je ne crois pas aux affabulations alarmistes du Giec sur les changements climatiques et la montée catastrophique des eaux. Nous sortons d’une « micro-glaciation », pas étonnant donc que durant des décennies la température moyenne ait augmenté. Le climat évolue constamment et nous n’en sommes qu’aux balbutiements dans la connaissance des lois qui le régissent.

          Je suis d’accord avec vous concernant l’influence anthropique faible sur le climat.
          Cela ne nous autorise pourtant pas à polluer à tout va et j’attends avec impatience l’avènement de politiciens d’envergure qui, en dehors de tout lobby, prendront les mesures qui s’imposent dans les domaines aussi importants que l’agriculture, l’énergie et l’environnement (on peut toujours rêver !)

          Le secret réside dans une bonne information à la population afin qu’elle prenne conscience de l’urgence et des enjeux dans certains domaines et qu’elle exerce une pression suffisante sur les politiques : un peu comme le scandale de l’amiante !

          D’où l’importance des forums tel que celui-ci

          • lavraieécologie: « Je réitère donc mon affirmation : La seule espèce animale capable de dégrader le milieu dans lequel elle vit et ne participant nullement à l’équilibre naturel, c’est l’homme. »

            Et je réitère la mienne: c’est grossièrement faux.

            Les déjections humaines, les rejets, les engrais, la production de nourriture, de biotopes spécifiques participe tout à fait à la nature au même titre que les éléphants ou les bactéries.

            La pierre d’achoppement c’est que tu considère que l’homme est en dehors de la nature, qu’il n’a contrairement aux autres espèces rien le droit de modifier et que absolument tout ce qu’il fait est négatif.

            Péché originel, etc. etc.

  • « Écologique » n’est pas écologique…

    Je suis bien d’accord que toute production énergétique implique des coûts, environnementaux, sociaux, économiques… Ainsi, dire qu’une forme de production énergétique n’est « pas écologique » ne veut rien dire, en soi. Pour en faire une analyse constructive, il faut évaluer et comparer les éléments de deux ou plusieurs modes d’approvisionnement, ainsi que des options basées sur la non-utilisation de l’énergie.

    L’énergie nucléaire est peut-être plus fiable, de façon ponctuelle, que l’énergie éolienne, mais elle comporte d’autres risques que ne présente pas le vent. Pour une comparaison intelligente, il est nécessaire d’identifier les critères, baliser et pondérer les éléments d’analyse.

    Sinon, on ne fait que s’agiter dans le vent…

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