Fabius : « Tu quoque, mi fili ! »

Le regard de René Le Honzec

RLH Fabius

 

Quel honnête citoyen de notre belle République peut ignorer l’affectueuse attention dont Thomas Fabius, fils de la plus grosse fortune ministérielle et ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius, est l’objet depuis très peu de temps par une fraction de cette institution judiciaire que le Monde nous envie.

Certainement savez-vous que le fils prodigue réussit l’exploit de manier des millions d’euros sans avoir aucune imposition sur le revenu, bien qu’ayant été prof de tennis au Club Med, homme d’affaires étranges, agent immobilier (enfin, il s’est acheté un appart’ à 7 millions d’euros), joueur professionnel de roulette (11 millions de gains ?), escroc condamné à 15 000 euros d’amende pour abus de confiance (2006) et surtout fils à papa. C’est seulement maintenant que la Justice s’intéresse à l’origine de ses revenus, en particulier à une dette de 2 millions auprès de la SBM de Monaco.

Ne soyons pas négatifs : Laurent a bien été, lui aussi, condamné dans l’affaire du sang contaminé (Ah non, je suis bête, il a été acquitté : vous savez, l’époque de « responsables mais pas coupables »). Si ça se trouve, pour son fils c’est aussi un malentendu. Il reste ce goût très socialiste pour dépenser l’argent qu’on n’a pas et/ou celui des autres. Fabius peut donc considérer affectueusement son Thomas et lui dire : « Tu quoque, mi fili ! »