Le début de la fin du réchauffement climatique

Marché du carbone, médias, réseaux sociaux : tout semble indiquer que l’idéologie du réchauffement climatique perd de sa superbe.

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Le début de la fin du réchauffement climatique

Publié le 26 août 2013
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Marché du carbone, médias, réseaux sociaux : tout semble indiquer que l’idéologie du réchauffement climatique perd de sa superbe.

Par Joanne Nova.

Commençons l’analyse historique. Le réchauffement climatique anthropique est un marché mourant, et une science zombie.

Le Carbon Capture Report, installé dans l’Illinois, comptabilise, sur une base journalière, les mentions du « Changement Climatique » dans les médias anglophones. Grâce à Peter Lang, on peut voir la tendance générale ci-dessous. Le grand pic, fin 2009, correspond à la conjonction du Climategate et de Copenhague (ie la conférence de la dernière chance). Depuis, c’est la chute.

Le nombre de mentions du « changement climatique » dans les articles de presse, de blogs et dans les tweets a soudainement diminué le 29 Juillet 2011.

Source : Carbon Capture Report

Mais la baisse de la mi-2011 (précisément le 29 juillet), où les articles ont diminué de moitié, a attiré mon attention ; ce fut un changement radical duquel ils ne se sont jamais remis.

Media Matters et Joe Romm font du bruit autour de la nomination de Paul Ingrassia (sceptique) comme rédacteur en chef adjoint de Reuters, après laquelle la couverture du changement climatique a diminué de moitié.

Media Matters a comptabilisé un déclin de la couverture du changement climatique de 48% après le recrutement d’Ingrassia en 2011.

Mais Ingrassia a commencé en avril 2011, pas en juillet. Media Matters compare les 6 mois avant la chute, d’octobre 2010 à avril 2011 aux six mois qui la suivent : octobre 2011 à avril 2012. Media Matters et Romm ont raté la vue d’ensemble.

Le graphique de Carbon Capture Report ci-dessus inclut les nouvelles, les articles, les blogs et les tweets. Le changement apparaît dans les nouvelles et les tweets, mais ne rattrape pas les blogs avant le 15 octobre 2011. Quand le changement advient, l’utilisation de « changement climatique » dans les blogs s’effondre d’environ 70%. Qu’est-il arrivé ? (Suggestions bienvenues). La chute est-elle artificielle ? Inclut-elle les commentaires ? Est-ce le moment où l’armée à 50 centimes (chinoise) a reçu ses nouvelles instructions ? (et pourquoi ?), ou, qui sait, peut-être que les financements pour les activistes en ligne se sont arrêtés ? Je n’ai pas de données…

Les mentions du changement climatique dans les blogs ont apparemment chuté après le 13 Octobre 2011.

Les mentions de « l’énergie éolienne » sont tombées de leur falaise la même semaine que le « changement climatique ». Le point juste avant la chute est le 26 juillet 2011.

Les mentions de « l’énergie éolienne » diminuent à partir du 26 Juillet 2011.

Le terme « énergie solaire » a eu un accroc la même semaine, mais en est revenu puis a oscillé. Ce n’est pas la même trame.

Les mentions de « l’énergie solaire » dans les médias, les blogs et les tweets.

Je me suis demandé quels événements avaient entraîné la chute. Je me suis dit qu’il y aurait des indices dans le marché du carbone, et effectivement, l’engrenage fatal de la baisse des prix a commencé en juin 2011.

Prix des crédits carbone.

Les mentions mondiales de « crédits carbone » ont atteint un énorme pic le 10 juillet.

Que s’est-il passé ?

Tout le monde parlait de crédit carbone le 10 Juillet 2011.

Ainsi commença la chasse

J’ai égrené les pages de Climate Change et de Tom Nelson à travers la Wayback Machine. (Continuez les recherches, vous pourriez trouver quelque chose que j’aurais manqué). À la mi-2011, il semble qu’un certain nombre de sondages pas si bons que ça soient sortis, par exemple : Sondage : Beaucoup remarquent les catastrophes, peu les modifications climatiques (11 juillet), et La croyance dans le changement climatique en baisse de 27% en quatre ans ? (12 juillet). Il y avait aussi des articles parlant d’un nouvel âge glaciaire, comme : « La terre pourrait entrer dans un nouveau mini-âge glaciaire d’ici 10 ans » (14 juin) et Chistopher Booker a publié : « Réchauffement climatique ? Nouvel âge glaciaire ? » (6 juillet). Rien de cela n’est suffisant.

La bourse climatique de Chicago s’est effondrée fin 2010. Ce n’était pas l’amorce de la tendance, mais clairement une de ses victimes précoces. Les Républicains ont gagné la Chambre des Représentants des États-Unis en novembre 2010 et le Cap & Trade était dès lors tenu pour mort. En février 2011, les énergies renouvelables sortaient de l’agenda de « l’Europe de l’austérité » et je notais que l’argent fuyait ces projets.

Ce qui semble le plus important est un rapport clef de la Banque Mondiale paru le premier juin qui disait que le marché international du carbone avait de gros problèmes : La Banque Mondiale prévient un risque « d’échec » du marché international du carbone (Guardian, 2 juin). Une autre version affirme : « Le marché des crédits carbone sur le point de s’effondrer ». Ils parlaient du marché CDM international, qui n’est pas le même que le marché de l’UE, bien que le Guardian possédait une fuite suggérant que le plus gros marché européen avait également des problèmes.

Le marché international des crédits carbone a souffert un effondrement presque totale, avec seulement 1,5 milliard de dollars échangés l’an dernier, montant le plus faible depuis l’ouverture du système en 2005, dit un rapport de la Banque Mondiale.

Un marché naissant des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis est également sur le déclin, et seul le marché carbone interne de l’Union Européenne reste sain, valorisé à 120 milliards de dollars. Cependant, les documents qui ont fuité semblent montrer que même le système européen est en danger.

Le marché international de crédits carbone est né avec le Protocole de Kyoto, comme moyen d’injecter des investissements dans les technologies peu émettrices de CO2 dans les pays en voie de développement.

Sous ce système, appelé Clean Development Mechanism (CDM), des projets comme les fermes éoliennes ou solaires dans les pays en voie de développement reçoivent des crédits pour chaque tonne de CO2 évitée. Ces crédits sont achetés par des pays riches pour atteindre leurs objectifs de réduction des émissions.

Le 25 juin 2011, sur What’s Up With Thath, on put voir que le prix européen diminuait également. De plus, la Pologne bloquait la législation européenne. Les crédits carbone européens ont commencé à plonger. En Grèce, on pouvait à peine s’en débarrasser.

La semaine dernière, la Grèce a débuté la mise aux enchères de ses EUAs (European Union Allowances). Ils ont besoin d’argent, et d’autres pays suivront probablement, par exemple le Portugal. Mais ils n’ont guère eu de chance : du million de permis qui étaient à vendre, seulement 6000 ont trouvé preneur. La raison : personne n’achète…

Entre temps, la Pologne a bloqué un accord communautaire sur les émissions de CO2. Ils sont le plus gros producteur de houille et de charbon d’Europe, et la part du charbon dans leur électricité (92% en 2004) est la plus importante parmi les membres de l’UE. Ils défendent également les gaz de schiste. Le résultat pour eux : la plus grande augmentation parmi les 27 du PIB en 2009 et la troisième en 2010.

Finalement, Yvo de Boer a confirmé ce que tout le monde sait : le Protocole de Kyoto est mort.

Et à propos du pic monstrueux des articles sur les crédits carbone ?

Le 10 juillet, peut-être le monde des médias a-t-il enfin réalisé ce que les traders, les bloggeurs, puis les bureaucrates s’étaient déjà dit. Le prix de tout ce qui avait un lien avec les crédits carbone chutait. Peut-être se sont-ils tous réveillé d’un coup, l’ont annoncé, et ont ensuite perdu tout intérêt… Pendant ce temps, tous les groupes qui publient normalement les communiqués de presse réduisent leurs effectifs ou ferment, et ne se sentent plus dans l’esprit d’informer le monde ; ainsi la pluie de nouvelles sur les éoliennes ou le changement climatique s’est-elle ralentie comme s’est ralenti les investissements, et les journalistes se sont tournés vers d’autres industries.

Cela semble dur à croire, mais le pic du 10 Juillet pourrait avoir été causé par le Premier Ministre australien, Julia Gillard. Avec un style et un timing impeccable, alors que les marchés carbone chutaient, Julia Gillard signait pour l’Australie la plus chère des taxes carbone au monde. Elle en annonçait les détails le dimanche 10 juillet. Elle a vraiment choisi le dernier moment pour sauter du canot de sauvetage vers le bateau en feu. Et l’Australie l’a chèrement payé.

Copenhague fut donc le pic, les marchés ont vécu sur leur inertie pendant encore un an, mais discrètement, les gros poissons s’en allaient sans faire de bruit. Pendant ce temps, les économies grecques et de quelques autres pays européens se heurtaient au mur, en même temps que la promesse d’industries renouvelables et de marché carbones se révélait vaine. Le marché carbone de l’UE a maintenu ses prix en 2010 mais a perdu sa force, et le rapport de la Banque Mondiale montrait déjà que les investisseurs un minimum sérieux commençaient aussi à partir ; du reste, ils ont continué à fuir depuis.

Pure spéculation…

Peut-être tout ceci a pris 18 mois, mais la Grande Peur du Réchauffement Mondial fut testée en conditions réelles pour la première fois à Copenhague et a échoué. La conjonction, en Europe, de mauvaises politiques économiques depuis des années, et quelques hivers froids ont scellé son sort. Dans quelle proportion le FOIA (Freedom of Information Act) et le Climategate ont-ils joué, nous ne le saurons probablement jamais.

Si les médias avaient vraiment transmis ce qui se passait autour du Climategate à l’époque, ils auraient pu être des leaders d’opinion, plutôt que de simples rapporteurs de l’histoire, après les faits, qui racontent au monde ce qu’il sait déjà. De ce fait, les médias traditionnels s’engagent dans leur propre spirale infernale, notamment parce que nous ne les croyons plus capables de publier des nouvelles sans erreurs. Les journalistes scientifiques auraient pu en finir avec la peur du réchauffement climatique il y a des années s’ils avaient fait leur travail. Vous pouvez remercier Booker, Bolt, Ridley ou Delingpole : Dieu merci, il y a les blogs.


Sur le web. Traduction : Bézoukhov pour Contrepoints.

Lire aussi : La taxe carbone en 6 questions

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  • « Dieu merci, il y a les blogs!  »
    Malheureusement nos décideurs ne lisent pas les blogs et se laissent toujours abuser par les escrologistes. C’est ainsi que l’on nous menace maintenant d’une future « contribution énergie-climat » qui ne devrait rien coûter. Tu parles !

    • Difficile de dire s’ils se laissent abuser ou s’ils ne sont pas duptes : ils y voient sans doute une source inépuisable de culpabilisation des masses donc de taxations possibles, et,, l’opportunité de se positionner en recours contre la catastrophe. Bref du tout bon pour les inutiles qui se revent un destin.

    • « contribution »
      novlangue spotted

    • @Zendog
      Amitié
      Contribution escrologie climat. Ce gouvernement n’en est plus à une bêtise prêt .

  • la chute des mentions au réchauffement climatique ne viendrait il pas du changement sémantique qui a remplacé le terme réchauffement pas changement.
    Une recherche sur « réchauffement +changement climatique » serait sans doute intéressant.

    • à handcuff
      Même « changement » date un peu. Il ne faisait pas assez inquiétant, il a été remplacé par « perturbation » (le « climate disruption » d’Obama).
      Les pauvres, ils ne savent plus à quel saint se vouer.

  • Ah qu’elle bonne nouvelle !! On va pouvoir continuer à détruire la nature sans qu’on nous fasse chier ! Allez, en avant toute vers la croissance !

    • En avant toute vers la croissance, quelle croissance ??? Celle de 0.5% l’an avec une comptabilité nationale qui additionne au lieu de soustraire. Par ailleurs, on peut parfaitement préserver l’environnement en refusant les dogmes de l’escroquerie du prétendu réchauffement climatique.

    • commentaire qui me fait m’interroger : suite à cette histoire « climatique » le mouvement « écolo »
      * concentre une énergie et une activité monstrueuse à combattre des non-pollueurs (nucléaire, GdS, carbone, pipe-line…)
      * ferme les yeux sur (voire promeut), des choses qui en temps normal le ferait hurler à la mort (barrages qui noient des biotopes entiers, gigantesque pylônes à hélice installés en milieu naturel massacrant oiseaux et chauves-souris et grands consommateur de produits de mines polluantes, subventions massives à des industriels …)
      * et pendant ce temps, d’autres pollueurs sont tranquilles
      Si j’étais parano, adepte de théorie du complot …

      • En parlant de ça, ce sont justement les conspis qui ont été les premiers à critiquer les mouvements écolos et à voir la théorie du réchauffement climatique comme un canular commercial de plus.

    • C’est la croissance qui préserve l’environnement puisqu’on produit plus et avec moins. Si réchauffement il y a, il faut continuer dans cette voie.

  • D’abord on nous a dit que la planète se réchauffait, ensuite que c’était pas un réchauffement mais un « changement », ensuite que ça se réchauffait mais que c’était pas de notre faute, on a même évoqué l’hypothèse du refroidissement global ! Donc au final, l’élévation des eaux et la désertification, c’est du pipeau ? Les éoliennes et tout l’orchestre, c’est que de l’attrape-pigeons ?

    • non ce ne sont pas les conspis comme vous dites qui ont critiqué les mouvements écolos… qui ont eu leurs détracteurs dès le départ..
      En outre qu’est ce que ça veut dire d’être « conspi »??
      Je dirais à ce propos qu’il y a une différence entre être conspirationniste ce qui me semble un état d’esprit curieux…et croire à une conspiration de temps à autre…

      Ce qui m’étonne c’est surtout l’importance et le succès des lubies écolos dans les médias..
      tel machin est écolo ou vert…ce qui ne veut rien dire…les voitures électriques ne polluent pas en fait a chaque fois qu’un sujet environnemental est abordé on est certain d’entendre au moins une contrevérité ou une absurdité.

      Les journalistes sont un peu cons…ils croient au réchauffement climatique,ils croient que c’est le vilain CO2 qui le cause, donc ils croient qu’ils faut arrêter de consommer des énergies fossiles , ils croient que les éoliennes peuvent le faire…et vivent les éoliennes et le solaire..
      et tant pis si il y a un os dans la chaîne « logique »…car à la base on sait bien que les énergies fossiles c’est mal et l’éolien c’est bien..imparable..

      Il y a aussi un phénomène intéressant maintenant, c’est que ça fait 20 ans que les médias disent que les gens qui critiquent que les hypothèses soient prouvées sont traités de pitres, menteurs vendus, crétins…ça ferait mauvais genre de changer d’avis …mieux vaut laisser pourrir le sujet..regardez un peu la courbe!!!

      En matière environnement les médias ont choisi une position partisane qui altère encore plus que de coutume leur analyse des faits..

      • @Lemiere
        Très juste

      • Eh bien les conspis ont critiqué ces mouvements écolos dès le départ. Après je ne dis pas qu’ils ont été les seuls.

        « conspi » en soi ne veut rien dire, tant c’est un mot-fourre tout qui regroupe des mouvances qui n’ont rien à voir. Pour reprendre cet exemple, vous avez ceux qui ont critiqué le réchauffement climatique avec des preuves, et d’autres hélas qui l’ont critiqué simplement parce que « le gouvernement le dit DONC c’est un mensonge »…

        Pour en revenir au sujet, il est vrai que l’écologie est une manne d’argent incroyable, mais pour les énergies fossiles reste le pb des ressources, i.e. la comédie du « peak-oil ». Pour certains c’est maintenant, pour d’autres c’était il y a 20 ans, pour les derniers ça n’existe pas, bref encore un mic-mac pas possible, et en attendant on raque sous prétexte que bientôt il y en aura plus…

  • bref, le réchauffement est chaotique…

  • Sur la forme, ca se veut objectif et scientifique. Sur le fond, c’est juste une vociferation pour continuer et encourager en toute impunite un mode de vie non respectueux et non durable. A prendre plutot au second degre, mais c’est l’idee qu’il en ressort lorsque l’on lit ces articles et ces commentaire ou il semble pour le coup n’y avoir qu’une pensee unique.

    • Notre mode de vie est plus respectueux et durable que ne l’était celui de nos grands-parents. C’est votre fausse évidence qui passe plutôt pour être la pensée unique.

      • « Plus respectueux que celui de nos grands parent »: une vrai perle!!

        • @Lorentz : Vous êtes dans une contradiction cognitive absolument majeure. Si la moitié de ce que vous dites était vrai alors étant donné que nous sommes plus nombreux et que nous consommons plus, nous devrions avoir un début de pénurie (= augmentation des prix). Ce qui n’est pas le cas. Et ce n’est d’ailleurs pas en prévision.

          Nous subvenons déjà à nos besoins et ils n’ont rien d’exorbitants, et ceci même en incluant ce qu’elle pourrait être avant d’atteindre l’horizon 2200 de stabilisation de la population mondiale. En outre le pétrole que l’on utilise n’est qu’une partie des énergies fossiles connues (et non disponibles, car ça vous l’ignorez comme tout le monde) et il y a bien assez d’alternatives y compris les énergies renouvelables qui sont théoriquement infinies (hors extinction du soleil).

          L’utopie est justement de penser que l’homme peut stagner (voir pire : ne pas polluer) sans qu’on use de la force pour l’y contraindre. A ce moment on aura les pénuries. Et pas que.

      • Ce n’est absolument pas une question de « bonne conscience. » Pour continuer de progresser on produit plus en utilisant moins. Le résultat est que nous gérons mieux l’utilisation des énergies, le recyclage, l’urbanisation et la gestion de la pollution en général.

        Vous vivez mieux – et avec plus – que vos grands parents (et même vos parents) ça n’a rien de relatif. Pourtant depuis au moins les années 70 on nous a expliqué que c’était la fin de tout et la planète arrivait à saturation. On attend toujours, au moins jusqu’à l’avènement catastrophique que serait le réchauffement climatique.

        Mais la fausse évidence tient bon. Un exercice très simple à pratiquer – par ailleurs réalisé et commenté sociologiquement – auprès de chaque individu d’un pays développé. Demandez lui s’il pense qu’il y a plus de pollutions de nos jours que par le passé. Il vous répondra sans doute que oui. Demandez lui alors si c’est le cas là où il vit et la grande majorité répondra que non, que c’est surtout le cas ailleurs, plus loin ou dans un autre pays. Allez poser la même question plus loin ou dans cet autre pays et vous aurez exactement la même réponse. Tout le monde croit mais sans véritablement voir ou savoir.

        La réalité est que les cas les plus problématiques se trouvent principalement dans les pays les plus pauvres et non les plus riches où pourtant on tient votre discours. Et ce n’est pas l’Industrie ou même la consommation qui est responsable de tout ça mais la pauvreté dans tous les domaines. Et on sait que pour sortir de la pauvreté il ne faut certainement pas rejeter les innovations technologiques, le marché, la concurrence et le besoin somme tout humain de s’enrichir et de vivre mieux. Sortez du paradigme du progrès humain hostile à l’environnement : c’est l’exact contraire !

        • Certes, on gagne en efficacite, mais l’augmentation du niveau de vie et de la population annule largement cet effet. Je dirais on produit mieu en gaspillant moins. Le progres humain n’est plus necessairement hostile a l’environnement, mais l’impact est bien la.
          Voyez la partie immergee de ce probleme, un immense defi en ce sens est a resoudre.

        • La population ne croît pas indéfiniment ! La croissance mondiale actuelle est plus faible que celle du début du siècle dernier (pays pauvres compris). Avec le progrès généralisé nous faisons moins d’enfants car plus restent en vie et qu’ils n’ont plus besoin d’aller travailler pour subvenir aux besoin de la famille. La stabilisation de la population mondiale (2 enfants et moins par femme) est estimée par l’ONU à moins de 11 milliards pour l’horizon 2200. Et nous avons les moyens matériels de subvenir aux besoins de tous.

          Le seul obstacle est l’absence de richesse de certains pays. A titre d’exemple et puisque le réchauffement climatique est censé provoquer une crise de l’eau, savez-vous comment des pays riches vivant en zones arides tel que Israël ou le Quatar font pour avoir du blé très consommateur en eau ? Eh bien ils ne le cultive tout simplement pas et l’importe (les prix sont d’ailleurs toujours aussi bas). Savez-vous également que la moitié de l’eau consommée par leurs habitants est issue de stations de dessalement d’eau de mer ? Tout chose non rentable ailleurs mais qui le devient quand on en a les moyens. Et à chaque fois la technique s’améliore donc augmente la productivité et réduit les coûts. Les solutions sont là pour la plupart ou restent à trouver. Il n’y a pas d’apocalypse de prévue autre que celle de la fin de l’univers dont on ne pourra de toute manière rien faire. Je vous invite donc à rester les pieds sur terre et à constater que plus de progrès humain équivaut à vivre au sein d’un meilleur environnement car après tout nous aimons tous vivre mieux et en bonne santé.

        • Justement, le temps que nos societes parviennent a un etat d’equilibre deøographique, economique, energetique, beaucoup trop d’eau aura coulee sous les ponts.
          D’ailleurs, la richesse de certains etats provient de l’exportation de petrole (qatAR), vous comprendrez l’impact environnementale qu’il en suit, et leur economie n’est que sursis. C’est plutot vous que j’invite a redescendre sur terre, car la realite n’est pas l’utopie que vous decrivez. La terre est un systeme ferme et ne peut subvenir au besoin exhorbitant de tous, a moins de se projeter dans une tres lointaine echeance, mais d’ici la…

        • @lorentz
          l’équilibre c’est la mort. Les êtres vivants sont hors d’équilibre, consomment des ressources, et quand il n’y en a plus ils disparaissent ou s’adaptent (se mettent en veilleuse jusqu’à ce que les ressources reviennent, ou en trouvent d’autres). Il faut absolument reconnaitre cette réalité et en tirer les conséquence : « à long terme nous serons tous morts », et ça ne sert à rien de se flageller. C’est seulement nuisible pour nous aujourd’hui sans le moindre effet sur le futur.
          La terre N’est PAS un système fermé. C’est un système ouvert, qui reçoit de l’énergie du soleil et en rediffuse à peu près autant dans l’espace ; il reçoit également une quantité de matière non négligeable (« étoiles filantes »). On est très, très loin, d’utiliser à fond la ressource solaire, alors qu’il suffirait de doubler la consommation d’énergie pour que toute la population ait un train de vie occidental actuel : il n’y a donc aucun problème de principe

    • @Lorentz
      Reformulons votre propos :
      il ne faut surtout pas dire la vérité, parce ça va nous faire faire d’horribles bêtises environnementale. Mieux vaut mentir si ça peut conduire à rendre le peuple respectueux (de qui ?) et « durable ».
      C’est du 2nd degré ? ou c’est la pensée écolo de base (il y a d’autres signe dans ce sens, hélas…) ?

  • Lorentz : « La terre est un systeme ferme »
    ————————
    C’est très con de vouloir sauver l’humanité quand on ne possède pas un minimum de culture scientifique.
    Mais bon, c’est très con d’être malthusien, tout court.

    • Pfouu encore un qui tombe dans l’exces.. et l’impertimence.
      Vous pretendez que je n’ai pas de culture scientifique, a quel titre? Et vous? Vous comprenez tres bien ce que je veux dire par systeme ferme, d’ailleurs je ne vois pas ce qu’il y a de si absurde. Enfin, je ne suis pas malthusien, mais c’est tres con de dire que l’etre est con.

      • Vous parlez un peu vite sur des évidences qui n’en sont pas.

        La Terre est certes une sphère mais ce monde n’est pas fini dans le sens où tout n’y est pas connu (les océans par exemple) et ensuite parce que effectivement nous ne sommes pas grand chose au sein d’un univers constamment en mouvement et d’une certaine manière en vie lui aussi. Le soleil n’est pas de notre monde « fermé » et pourtant il peut subvenir à tous nos besoins. Vous vous inquiétiez plus haut de la possible pauvreté des pays chauds avec le pétrole (et Israel n’a pas de pétrole au passage) le jour où il viendra à manquer. D’une part ce dernier deviendra seulement plus chère et ne disparaitra pas avant un moment. Ca leur laisse un bon moment déjà pour continuer de vivre de son exploitation. Ensuite il est très raisonnable de penser qu’ils auront profité de cette rente pour investir ailleurs et épargner (ex: Le Quatar ou ailleurs la Norvège qui met du côté pour maintenir son système de retraite avantageux). Enfin si ces pays chauds n’auront toujours pas de blé et d’eau à foison, ils ne manqueront pas de soleil. Or il a été calculé que le soleil produit quotidiennement assez d’énergie pour subvenir à l’intégralité de notre consommation en une année ! Imaginez d’énormes panneaux solaires à un endroit torride comme le Sahara et ce que ça peut fournir comme énergie tous les jours. En fait ça a été estimé et si je me souviens bien ça recouvre largement toutes les projections de consommations les plus pessimistes… et en polluant encore moins qu’aujourd’hui ! Il faut juste obtenir une meilleure technologie, des moyens de stockages et des transports plus efficaces et au final que ça devient rentable. Et ce n’est qu’une solution futur parmi d’autres !

        Arrêtez le catastrophisme et laissez faire le progrès humain et l’économie de marché qui sont les seuls moyens de régler les problèmes de l’humanité. On a de bonnes bases de départ et c’est suffisant pour continuer à espérer maintenir les générations à un niveau de vie au moins similaire au notre (probablement mieux loti en fait).

        • Vous avez sans doute raison et je répète que je ne fait pas du catastrophisme. Mais vous regardez que le verre à moitié plein. Le monde propre que vous décrivez n’est pas pour demain, et c’est justement l’objet de mon inquiétude. En aucun cas je suis contre les progrès technologiques.

          • Pas pour demain ? Mais vous rigolez avec tout ce que je vous ai apporté comme élément ? Laissez les pays s’enrichir et la pollution diminuera. Faites le contraire en mettant des barrières sur les prix, les avancées technologiques ou en subventionnant ce qui n’a pas lieu de l’être et on retardera d’autant plus cette éventualité.

        • Pas pour demain, et je persiste, et vos elements ne montrent pas le contraire. Je crois que vous evaluez curieusement les choses. La est notre point de divergence. La pollution au sens propre est une chose, mais il y a tant d’autres elements en jeu.

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