Gaz naturel, seconde source d’énergie d’ici 2025

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Gaz naturel, seconde source d’énergie d’ici 2025

Publié le 9 décembre 2011
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Les perspectives énergétiques 2012 d’ExxonMobil prévoient que l’efficacité énergétique, la croissance économique des pays en développement et le gaz naturel vont redéfinir la demande globale en énergie d’ici 2040.

Selon Exxon Mobil Corporation, dans ses Perspectives énergétiques à l’horizon 2040, la demande en énergie augmentera d’ici 2040 alors que la production mondiale doublera et que la prospérité s’étendra à travers un monde où la population atteindra presque 9 milliards de personnes. La demande énergétique mondiale en 2040 sera environ 30% plus forte qu’en 2010, menée par la croissance dans les régions en développement comme la Chine, l’Inde et l’Afrique et d’autres économies émergentes.

Tandis que le pétrole restera le carburant le plus largement utilisé, on assistera à une refonte de la demande globale en énergie avec un déplacement continu vers des sources d’énergie à plus faible teneur en carbone comme le gaz naturel. Ce déplacement, ainsi que d’importantes améliorations en termes d’efficacité énergétique dans des domaines comme le transport, où l’usage accru de véhicules hybrides permettront de réduire, d’ici 2040, la consommation moyenne en carburant des nouvelles voitures sous les 5 litres aux 100 kilomètres. Grâce à l’innovation et à la technologie, le monde n’a pas besoin de choisir entre croissance économique et gestion de l’environnement.

La demande croissante en électricité est identifiée comme étant le plus important facteur d’influence sur les orientations énergétiques. ExxonMobil prévoit que la demande mondiale en électricité augmentera de 80% d’ici 2040, conjointement à l’amélioration de l’économie et du niveau de vie, alors que les consommateurs passeront à l’électricité en remplacement d’autres sources telles que le pétrole, le charbon ou la biomasse. D’ici à 2040, 40% de l’énergie produite dans le monde seront consacrées à la production d’électricité.

Cependant, la part des différents combustibles utilisés pour produire l’électricité va fondamentalement changer, alors que les pays passeront du charbon à des énergies à plus bas niveau de carbone telles que le gaz qui émet jusqu’à 60% de CO2 en moins que le charbon lorsqu’il est utilisé pour produire de l’électricité. En 2040, 30% de l’électricité mondiale seront produites grâce au gaz naturel ; la demande de charbon connaîtra son pic et amorcera un déclin pour la première fois de l’histoire moderne.

L’impact des nouvelles technologies qui augmentent les réserves mondiales en énergie : les avancées dans les techniques de production ont permis de débloquer l’équivalent d’un siècle de gaz naturel aux États-Unis. ExxonMobil estime que le gaz naturel provenant de schistes argileux et de sources similaires représentera 30% de la production mondiale de gaz d’ici 2040.

Parmi les enseignements rétirés cette année par les experts d’ExxonMobil

– Tandis que la demande aux États-Unis et dans les autres pays économiquement développés restera relativement constante, la croissance mondiale de la demande énergétique sera tirée par la Chine et les autres pays non membres de l’OCDE. On prévoit que la demande en énergie des pays non-membres de l’OCDE augmentera de presque 60% entre 2010 et 2040.
– Tandis que l’on s’attend à ce que la demande mondiale énergétique augmente d’environ 30% entre 2010 et 2040, la croissance de cette demande serait approximativement quatre fois supérieure sans les gains prévus d’efficacité énergétique. L’efficacité énergétique est la principale raison pour laquelle la demande en énergie augmentera de seulement 1% par an en moyenne, quand le PIB mondial augmente de 3 % par an. C’est également la raison pour laquelle la demande énergétique de l’OCDE restera relativement stable jusqu’en 2040, même si sa production sera presque multipliée par deux.
– Pour le transport, le deuxième secteur qui connait la plus forte croissance de la demande derrière la production d’électricité, ExxonMobil prévoit que les véhicules hybrides représenteront 50% des voitures en circulation en 2040, comparativement à 1% aujourd’hui. Ceci, ajouté à une réduction de consommation de carburants dans les véhicules conventionnels, fera que la demande en énergie pour les voitures particulières restera relativement stable jusqu’en 2040, malgré le quasi doublement du nombre de véhicules individuels dans le monde.
– Cependant, la demande énergétique pour les transports de marchandises – par voie routière, aérienne, maritime et ferroviaire – augmentera de plus de 70%, poussée par la croissance économique, particulièrement dans les pays non-membres de l’OCDE.
– La demande en pétrole et autres carburants liquides augmentera de presque 30%, et la majeure partie de cette augmentation sera liée au secteur des transports. Une part grandissante de l’approvisionnement utilisé pour répondre à la demande de pétrole liquide proviendra des forages en eaux profondes, des sables bitumineux, des réservoirs compacts, du gaz naturel liquide et des biocarburants.
– Le gaz naturel continuera à être le combustible ayant la plus forte croissance parmi les combustibles majeurs, et sa demande augmentera d’environ 60% entre 2010 et 2040. Cette croissance est particulièrement forte dans les pays non-membres de l’OCDE en Asie-Pacifique, où la demande en gaz naturel devrait tripler au cours des 30 prochaines années.
– Alors que la croissance de la capacité nucléaire devrait ralentir à court terme, la demande d’énergie nucléaire devrait presque doubler pendant la période retenue par les Perspectives énergétiques, les nations cherchant à réduire leurs émissions et à diversifier leurs sources d’énergie.
– Les combustibles renouvelables connaîtront une forte croissance. En 2040, plus de 15% de l’électricité mondiale sera générée par des énergies renouvelables, solaire, éolienne, biocarburants, biomasse, géothermique et hydroélectrique. Celle qui connaîtra la plus forte croissance sera l’énergie éolienne qui augmentera d’environ 8% par an entre 2010 et 2040.

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  • Malheureusement, ExxonMobil s’est salement autoémasculé depuis le départ du grand Lee Raymond, qui n’avait jamais cédé à la combine réchauffiste. La nouvelle direction marche à fond dedans, exploitant la grande peur irrationnelle du CO2 pour pousser le gaz naturel contre le charbon. Si même ExxonMobil se range dans le camps des pastèques, alors nous sommes dans de beaux draps.

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