L’intox bio sur les pesticides

Publié Par Alain Cohen-Dumouchel, le dans Environnement

Par Alain Cohen-Dumouchel.

L'intox bio sur les pesticides

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Première partie de l’article ici

Comment mesure t-on la toxicité des pesticides ?

La présence de pesticides naturels dans notre alimentation nous amène à nous interroger sur les méthodes employées pour juger de leur toxicité. La méthode canonique employée par les laboratoires consiste à isoler les substances présumées dangereuses et à les administrer à haute doses à des rongeurs. Si des pathologies apparaissent chez ceux-ci, le lobby bio comme l’administration sanitaire croient pouvoir en déduire que les mêmes substances, administrées à l’homme à très faibles doses sur une longue période, seront dangereuses.

Cette hypothèse fait l’objet de controverses sérieuses. De nombreux scientifiques estiment que des doses infimes de pesticides peuvent être contrôlées et complètement éliminées par l’organisme sans effet cumulatif. Les enzymes de détoxification ne font d’ailleurs pas la différence entre des produits « naturels » et des produits de synthèse, ce sont les motifs chimiques nuisibles qui sont reconnus et détruits par les défenses de l’organisme.

Les chercheurs soulignent également que le fait d’isoler une substance puis de l’administrer en dehors de son contexte physico chimique peut en modifier les effets.

Bien entendu, tester l’administration de produits à faibles doses sur de longues périodes est très difficile à réaliser et très coûteux. L’administration préfère donc s’en tenir aux méthodes les plus simples en vertu du principe de précaution. Dans le doute on interdit.

Le black out sur l’existence des pesticides naturels

bio-pesticides-rene-le-honzecMais admettons même que la méthode prônée par le lobby bio soit pertinente.
Si elle est valable elle devrait aussi s’appliquer aux pesticides naturels, Or le lobby bio maintient un silence total vis à vis du public sur la présence de pesticides naturels dans les aliments et considère qu’il est inutile de les tester. Le principe de précaution est ici oublié, car les idéologues bio partent du principe qu’au fil du temps, les animaux et les hommes ont développé des résistances aux pesticides naturels, et que l’on peut donc les ingérer sans risques.

Pourtant si l’on applique la méthode exposée ci-dessus (isolement des substances et administration à fortes doses à des rongeurs), on s’aperçoit que de très nombreuses substances dites naturelles devraient faire l’objet d’un classement toxicologique. Dans l’étude de Ames citée précédemment, 50% des pesticides naturels testés se sont avérés cancérigènes. Ames relève par exemple que seuls 3% des pesticides naturels présents dans une tasse de café ont fait l’objet de tests.
On comprend aisément pourquoi le lobby bio refuse d’appliquer ses propres méthodes aux pesticides naturels : s’il était révélé que ceux que nous ingérons sont positifs aux tests toxicologiques ce serait un coup dur pour les campagnes de dénigrement orchestrées par le consortium bio.
L’attitude des pouvoirs publics est en revanche plus difficile à décrypter. Pourquoi promouvoir dans les écoles une nourriture qui utilise des intrants non testés et qui contient potentiellement plus de germes et bactéries nocives que les produits de l’agriculture raisonnée ? Les récents scandales alimentaires liés au bio nous rappellent que le risque zéro n’existe pas.

L’agriculture biodynamique ou sans intrants est-elle plus saine ?

Encouragées par l’idée que les produits naturels sont bienfaisants et qu’un retour à la nature est nécessaire, des doctrines plus radicales émergent de la mouvance bio. La biodynamie consiste à n’accepter comme intrants que ceux qui sont produits par l’exploitation agricole considérée comme un être vivant. La biodynamie mélange des considérations proches de l’ésotérisme avec une réflexion digne d’intérêt sur la durabilité, la pollution des sols et l’intégrité animale.
Dans un registre encore plus radical, Pascal Poot producteur bio autodidacte, a mené une expérimentation très intéressante sur des plantes potagères exposées à un stress maximal. Il a réussi à produire des espèces qui se développent sans le moindre apport extérieur, en situation de sécheresse ou d’excès d’eau. Il le dit lui même : « j’apprends aux plantes à se défendre ».

Le travail de Pascal Poot consiste donc à sélectionner des plantes qui survivent et produisent en milieu hostile. Or les plantes, lorsqu’elles sont attaquées, augmentent naturellement leurs défenses en produisant des… pesticides naturels. Il y a donc fort à parier que les plantes issues de l’agriculture sans intrants contiennent beaucoup plus de pesticides que les variétés commerciales courantes. Ceci, loin de disqualifier cette production originale, met surtout en relief l’incohérence du discours écologique sur les pesticides.

Préférence au bio et plan Écophyto, l’idéologie guide les pouvoirs publics

La schizophrénie sanitaire sur les produits bio est entretenue par les pouvoirs publics. Les produits bio permettent en effet de maintenir des prix hauts, hors marché eu égard à leurs faibles apports qualitatifs, ils constituent une forme de protectionnisme, rebaptisée pour l’occasion production locale, et ils permettent aux États d’endosser à bon compte le rôle de protecteur de la santé publique.

Une attitude responsable consisterait à mettre en balance les risques et les bénéfices des pesticides apportés par l’homme et de définir sereinement les bonnes pratiques optimales pour la santé, l’environnement, et la productivité.

Au lieu de cela, le plan Écophyto français prévoit une réduction globale de 50 % des produits phytosanitaires à l’horizon 2018, sans justification au cas par cas, sans étude sanitaire et sans mesure des conséquences économiques.

Là aussi le discours écologique est étrangement partial. Une étude de 2015 menée par des chercheurs des universités de Tufts, Liverpool et Harvard estime qu’une baisse de prix de 10% des fruits et légumes provoquerait une baisse de la mortalité par maladies cardiaques qui sauverait la vie de 64 000 individus aux USA . Le lobby écologiste ne croit peut-être pas à cette étude, mais alors pourquoi met-il en avant une autre étude portant sur les effets du réchauffement climatique, qui prédit qu’une baisse de 4% dans la production de fruits et légumes à l’horizon 2050 provoquera une augmentation de la mortalité de plus de 500 000 personnes dans le monde ?

Réduire les épandages de produits lorsqu’ils ne sont pas nécessaires est une bonne mesure qui passe par la formation des professionnels et par des systèmes d’alerte régionaux sur la présence des nuisibles. Mais décider de réduire globalement de 50% les pesticides de synthèse et d’augmenter la part de la production bio à 20% est une mesure purement politique et idéologique qui désigne les pesticides de synthèse comme des coupables a priori. On est bien loin des objectifs qui devraient guider toute politique agricole, à savoir assurer l’accès des populations à une nourriture saine, abondante et bon marché, produite sur des surfaces raisonnables.

Cet article tire principalement sa source du dossier sur les pesticides paru dans les numéros 315 (janvier – mars 2016) et 316 (avril – juin 2016) du magazine Science & pseudo-sciences, une publication de l’AFIS, Association Française pour l’Information Scientifique. Le dossier en question contient une bibliographie et des renvois vers les nombreuses publications scientifiques sur le sujet.

Sur le web

  1. Science et pseudo science, toujours les mêmes, ne sont absolument pas crédibles dans le monde scientifique, et pour le coup, eux sont vraiment dans l’idéologie. C’est bien de montrer les excès des lobby ecolo. C’est moins bien de prendre en contre argumentaire, à chaque fois que vous abordez l’écologie, les études des lobbyistes industriels tout aussi peu crédible. Enfin, pas besoin d’être un expert pour se dire que le mieux est d’utiliser le moins de pesticide possible, si vous avez le choix, vous préféreriez les légumes de votre jardin, c’est bien normal.

    1. Enfin un peu de bon sens et de vérité Merci Tigrou777

      1. – se fier à son « bon sens », c’est le retour au système géocentrique. Pour vous réconcilier avec le travail des scientifiques, allez voir le site http://ephytia.inra.fr/fr/Home/index . Une mine d’or ! On se sent alors tout petit devant la « Nature ». Et surtout bien vulnérable.

        – concernant Pascal Poot, c’est effectivement super intéressant, mais ses tomates « naturelles » poussent au sols ( alors que la verticalité permet de gagner de la place). D’autre part, demandons-nous pourquoi il n’y a pas beaucoup d’autres Pascal Poot ? Etrange, non ? Certes il est doué, mais il y a aussi d’autres jardiniers qui le sont. Alors ? Des pistes ? Bénéficie-t-il d’un « micro »-climat propice ? … je suis moi même dans l’Hérault, je sélectionne moi-même mes tomates dans mon potager où je n’utilise aucun pesticide, mais je ne fanfaronne pas, car c’est surtout le climat qui y fait (notamment les vents de NO très sec en été et une pluviométrie faible concentrée sur quelques jours). Je ne parle pas des années à punaises. Certes les tomates se défendent comme elles peuvent; elles sont piquées et ne meurent pas ! Mais est-ce gagné pour autant ? Car arrivé Septembre, on préfèrera souvent les utiliser pour les sauces, car on sent au goût qu’elles sont altérées si consommées en crudités.

        – pour mettre tout le monde d’accord, il faut le label agricol « JMCQJP » (Je mange ce que je produis »). Rien de tel qu’un retour à la fierté et à la responsabilisation ! Aucun agriculteur ne voudra s’empoisonner! Alors, des amateurs pour lancer ce concept révolutionnaire ?

    2. D’où tenez-vous que Science et pseudo-science ne sont pas crédibles dans le monde scientifique ? Ses contenus ne sont rédigés que par des sommités du monde scientifiques en accord avec toutes les institutions de santé publique et de l’académie des sciences et de médecine. Le lobby écolo, par contre, est aussi très puissant et met en avant quelques scientifiques isolés en rupture avec le savoir académique pour des raisons idéologiques évidentes.
      Le choix d’utiliser des substances phytopharmaceutiques (ou pesticides si vous aimez mieux) est aussi partagé par l’agriculture biologique pour accroitre la production et limiter les destructions par les ravageurs.

    3. Pour en connaître un certain nombre, ce sont des scientifiques de haut niveau, certains membres des académies scientifiques (Médecine, Vétérinaire, Agriculture,Sciences,…), ayant travaillé dans de grands organismes d’Etat comme l’INRA, pour beaucoup politiquement de gauche. Le contenu de leurs articles sont argumentés, vérifiables et ne dérogent pas particulièrement aux règles de la publication scientifique. En matière de « dogme », j’ai pu assisté avec certains d’entre-eux à des discussions où justement les arguments étaient échangés et où tout le monde en profitait pour avancer. C’est aussi une des caractéristiques de la pratique scientifique.

  2. Les écologistes politiques semblent ignorer le principe du contradictoire appliqué par les scientifiques et le juridique en refusant les études sur les bienfaits et les méfaits des pesticides naturels

  3. « Réduire les épandages de produits lorsqu’ils ne sont pas nécessaires est une bonne mesure qui passe par la formation des professionnels »

    Aujourd’hui ces professionnels ont une certaine expérience pour laquelle il leur a été délivré un certificat de capacité à utiliser les produits phyto, mais il reste l’aléa climatique comme par exemple l’épandage par vent moyen avec rafales, le produit peut alors affecter les vergers et potagers voisins, si encore le professionnel avertissait son voisin de ce qu’il va entreprendre…
    Un écriteau doit être apposé à l’entrée du champ traité pour en interdire l’accès pendant une durée déterminée, ce qui est rarement mis en application, et le voisin comment doit-il faire pour aller dans son jardin ?
    Le problème n’est pas que de trancher entre bio et traitement à base de produits de synthèse, mais du respect du cadre de vie des voisins et de leur santé …

    1. A mourir de rire votre article!! Arguments d’autorité, assertions non démontrées…etc Et cerise sur le gâteau, pour « démontrer » les erreurs de deux auteurs de l’AFIS l’Obs cite 3 articles de l’AFIS:

      1/ la critique de l’étude de Seralini par l’AFIS: l’Obs balaye de la table toutes les critiques et biais méthodologiques démontrés et prouvés (absence de groupe témoin par ex) et veut ainsi montrer que l’AFIS se trompe et manipule l’opinion, l’Obs jugeant étude tout à fait valable. Lol. L’Obs oublie que la 1ère publication de Seralini en 2012 a fini par être retirée pour conclusion non étayée par les données. La republication de l’article par Seralini a eu lieu en 2014 (toujours sans correction des éléments les plus problématiques de l’étude) dans une revue favorable à l’anti-OGM (PLOS One) avec comité de lecture certes mais ayant une moyenne d’acceptation des articles soumis de 69% en 2011 (les revues de haut niveau sont à un ratio nettement < à 10% d'articles acceptés/articles soumis). En gros, cela ne se bouscule pas aux portes de cette revue. Et ce nouvel article est toujours hautement critiquable:
      https://theierecosmique.com/2015/06/22/nouvelle-etude-seralini-quand-les-rats-de-monsanto-sont-gaves-au-roundup/
      http://seppi.over-blog.com/2015/07/le-seralini-nouveau-un-peu-de-science-beaucoup-de-pseudoscience-enormement-d-enfumage.html

      2/ critique de l'attitude de l'AFIS vis-à-vis de l'effet soi-disant néfaste mais non démontré des ondes électromagnétiques. L'Obs cite des arguments bien sûr "i-rr-é-fu-ta-bles" de la nocivité de ces ondes. En 1er, un rapport de l'Académie de Médecine cite que les ondes électomagnétiques sont "potentiellement cancérigènes", comme l'OMS avec la charcuterie en sorte (cela envoie du steack comme dirait H16). En 2è, un commentaire du site Universcience (issu d'un rapprochement entre Palais de la Découverte et Cité des sciences; le CNRS, c'est peanuts à coté de cela!) au sujet d'une étude (étude Interphone). Alors que cette étude conclue à l'absence d'effet démontré, Universcience reprend les résultats bruts de l'étude pour conclure l'inverse. Universcience est très très fort mais ne connait visiblement pas la notion de d'indice de significativité des résultats d'une étude (chiffres obtenus non significatifs dans le cas d'Interphone).
      http://interphone.iarc.fr/UICC_Report_Final_03102011.pdf

      3/ critique vis à-vis de la notion de science citoyenne qui selon un des auteurs de l'AFIS ne serait qu'une science corrompue par l'idéologie. Evidemment, voilà qui ne plait pas à l'Obs, on s'en serait douté. Mais on est là dans l'idéologie, le débat politique (domaine de prédilection de l'Obs) mais pas dans de l'argumentation scientifique.

      Donc la manipulation de l'opinion et des données scientifiques, c'est plutôt du coté de l'Obs qu'il faut la constater
      Bref, une fois de plus, trouvez autre chose. En tout cas, merci pour ce moment…

  4. Un seul défaut dans cet article : la pollution des sols
    ça n’existe pas, comme quoi on est tous sous influence de la propagande ecolo.

  5. En premier pour produire BIO il faut une terre qui soit complètement éliminée des pesticides cela prend entre 5 ans et 7 ans.Le Bio est un mensonge surtout dans les grandes surfaces il faut absolument lire les étiquettes d’ingrédients et de leur provenance.Il faut faire fonctionner les AMAPS.

  6. Je m’interroge toujours sur la méthodologie des « études » prévoyant la surmortalité (comme ici) ou « les morts évitées » dans d’autres cas.
    Le scientisme se développe au détriment du principe de réalité. La réalité est que, malgré l’agriculture intensive, on n’a jamais vécu aussi bien et aussi longtemps. On peut toujours progresser, mais sûrement pas avec des décisions orientées par l’idéologie. Cet article analyse bien comment cette dernière prévaut.
    Les populations sont prises en otage par un discours pseudo scientifique venant « d’experts », servilement relayé par les journalistes radio-tv qui font l’opinion… Ce discours n’a qu’un objectif aussi faux que manichéen: la nature, c’est bien, ce que fait l’homme, c’est mal!

    1. D’abord Dominogris , pour la première fois depuis l’année passée l’espérance de vie recule . Ceux qui ont 80 ans aujourd’hui sont nés en 1936 et n’ont pas été nourris aux pesticides .Ce ne sera pas le cas des générations suivantes .
      D’autre part , soyez cohérent et montrez l’exemple : veuillez nous poster une vidéo dans laquelle vous ouvrez un sac de pesticide et en mangez à la petite cuillère puisque d’après vous ils ne sont pas dangereux . là vous serez crédible !
      C’est bizarre , les chinois utilisent l’ingestion de pesticides pour ce suicider . Pourtant , à vous lire , je pensais qu’ils étaient inoffensifs…

      1. « veuillez nous poster une vidéo dans laquelle vous ouvrez un sac de pesticide et en mangez à la petite cuillère puisque d’après vous ils ne sont pas dangereux  »

        Vous n’avez jamais entendu la maxime « C’est la dose qui fait le poison » ? Je suis sûr que vous soutiendrez que l’eau n’est pas dangereuse non plus, pourtant vous ne postez pas de vidéo où vous buvez 10L d’eau d’affilé.
        Quant à la baisse de l’espérance de vie, l’INSEE s’en est expliqué : il s’agit simplement d’un effet mécanique lié à la génération du baby boom qui commence à mourir, couplé à la canicule et à l’épisode grippal de 2015.

        1. « Quant à la baisse de l’espérance de vie,  » Tout à fait.
          De plus, un chiffre ne fait pas une tendance. L’espérance de vie continue à augmenter aux Etats-Unis…

      2. Dominogris, Vous confondez danger et risque. Les pesticides de synthèse sont dangereux,. La question est d’évaluer le risque que représente leur usage comparé à leurs effets bénéfiques attendus.
        C’est la même chose pour une voiture ou un camion. Ce sont des objets très dangereux. La question est d’évaluer les risques et les bénéfices lorsqu’on les utilise selon des règles définies. Pour vous prouver qu’un camion est un objet utile, il n’est pas utile de poster une vidéo dans laquelle un cobaye se fait rouler dessus ou renverser.

        1. Heu, ma réponse précédente s’adressait à Jacques et non pas à Dominogris, bien entendu !

  7. Mon pauvre ami (dit-il d’un ton fort condescendant), mais que vous sert de tenir un discours de bon sens (ou raisonné) ?

  8. Ce n’est pas parce que l’on est un libéral qu’il faut raconter n’importe quoi . C’est énervant cette propension des libéraux a toujours encenser tout produit industriel . J’ai un cancer du sang dont la cause principale a clairement été identifiée , et ce sont les pesticides . Bref , continuez de nier , jusqu’à ce que vous attrapiez la même maladie, et on en reparlera !

    1. Personne n’a dit que les pesticides étaient sans danger. Ce n’est même pas le sujet de cet article.
      Votre cancer n’est pas une excuse pour abandonner toute rationalité.

    2. « cause principale a clairement été identifiée »
      Désolé pour vous. Je vous souhaite un bon rétablissement.
      Par contre, j’ai des sérieux doutes sur la cause clairement identifiée, sauf bien sûr si de nombreux cas similaires au vôtre étaient avérés.

      Sinon, pour en revenir au bio:
      http://www.rappelsproduits.fr/retour-securite/index.php

      regardez un peu la liste des produits rappelés, c’est un inventaire à la Prévert. Mais, parmi les produits alimentaires rappelés, le nombre de produits « bio » est surreprésenté par rapport au conventionnel étant donné leur part de marché.
      J’imagine que l’administration (DGCCRF) est parfaitement consciente de ça.

    3. Bonsoir Jacques,
      Vous dites avoir une leucémie , mais êtes vous agriculteur ?
      Dans mon entourage , les leucémies chez les agriculteurs ne sont pas fréquentes.Pa

  9. C’est le même genre de deni que pour la pollution : les chinois et les japonais qui mettent des masques dans certaines de leurs grandes villes , ce n’est pas à cause de la pollution , c’est parce qu’ils fêtent Halloween tous les jours .
    Et , avec de tels dénis , vous vous étonnez que le libéralisme ( tel que vous le concevez , pas tel que moi je le conçois ) soit massivement rejeté par la population !

    1. Hors-sujet et homme de paille.

    2. Hors-sujet effectivement. Il n’est pas question de pollution dans cet article.
      Mais si vous souhaitez aborder la question. Le port du masque a deux origines: protection contre la pollution par poussières et particules fines (encore que moins efficace pour ces dernières) et protection contre tous les particules potentiellement contaminées rejetées par nos congénères.
      En Chine, c’est la protection contre les poussières qui est recherchée en 1er et au Japon (où la pollution est beaucoup moindre) c’est plutôt la protection contre une contamination biologique (ou la volonté de ne pas être contaminant) qui est recherchée.
      La pollution dans les grandes ville n’est pas niée. Elle a beaucoup baissé dans les grandes villes occidentales. Elle augmente en Chine mais quelle en est la cause? Capitalisme de connivence, absence de liberté d’expression et déficit démocratique empêchant le peuple de faire pression sur ses gouvernants. Le « déni de pollution » n’est pas le fait du libéralisme. Quant au rejet massif du libéralisme, c’est le fait de la population française. Pas du reste du monde.
      Il faudrait travailler un peu vos arguments.

    3. C’est comme les ecolos qui parlent d’exterminer les sceptiques en leur faisant manger des chatons vivants puis en violant leurs soeurs.

      Ils n’existent pas, mais maintenant que j’en parle ils decridibilisent complètement leur mouvement*.

      * : idem avec les pedonazis djihadistes amateurs de boudin blanc. Aucune crédibilité.

  10. bravo pour l’article qui est bien équilibré, et ne dit absolument pas que les pesticides sont inoffensifs , contrairement à ce que certains commentaires laissent penser.
    En tout cas , il ne faut pas oublier que les poisons les plus puissants connus sont souvent d’origine naturelle

  11. Article interessant mais analyse biaisé: l’auteur ne connait pas correctement son sujet:
    1- les pouvoirs publics font absolument tout pour tuer le bio: les agriculteurs bio sont soumis non seulement aux mêmes obligations que les conventionnels (certificat phyto, cahier de culture etc…) mais en plus doivent repondre devant l’agence bio, inquisition qui recolte les adresses mails des exploitants s pour les mettre en ligne sur leur site: tuant ainsi les adresses mails saturées de spam de ceux qui essayent de bosser en directe…
    2- le bio , c’est du marketing pour les supermarchés car c’est une demande des consommateurs: un agriculteurs bio est d’abord un liberale qui souhaite vivre de son travail sur un marche libre et non subventionné ( sauf s’ il accepte de livrer a une cooperative et garantir ainsi a l’Etat son pecule…
    3-l’agriculture bio en vente directe permet de faire un max de black: rien que pour cela il est stupide d’imaginer qu’un « lobby » bio ( 5% des agriculteurs…) est le moindre poids face aux interets de l’Etat et de veritables lobbyistes comme la FNSEA. Les Clowneries a la José Beauvais ne sont misent en avant dans les media que pour politiser une activité economique et la decredibiliser.

    MARAÎCHER BIO et fier d’etre d’abord un entrepreneur, un vrai: aucune bequille de l’Etat Leviathan.

    1. Encore heureux qu’il y ait des contrôles drastiques.
      Tiens, exemple: si dans un silo de stockage de céréales « bio », on mélange 10% de blé conventionnel dans du « bio », c’est très difficilement détectable. Par contre, c’est le jackpot car c’est deux fois plus cher: un blé standart à 150 €/tonne passera à 300 €/tonne par enchantement.
      Pas étonnant que ça attire certains dans des pays un peu moins regardant.

    2. Aucune aide de l’État pour la bio, vraiment ? regardez : http://www.agrobio-bretagne.org/espace-conversion/les-aides-a-la-bio/

  12. Ecophyto et son objectif de moins 50% est un leurre idéologique qui amène dans le mur. L’analyse réalisée par l’académie d’agriculture dans son document sur le biocontrole est édifiant: il n’y a rien à espérer à échéance de 10 ou 15 ans, au moins tant que l’on refuse d’utiliser les découd-vertes du génie génétique et des nouvelles pistes qui sont ouvertes.
    Il est aussi évident que la peur des pesticides ne s’appuie sur aucune donnée scientifique. Les détracteurs de ces produits ne cessent de clamer leur influence néfaste sur la santé des professionnels. L’étude INSERM AGRICAN développée sur un échantillon de 180 000 professionnels démontre l’inverse: accroissement de la durée de vie 3 ou 5 ans, je ne sais plus, réduction des cancers de 30% …. Bref ces produits sont bien évidemment dangereux, mais leur nuisibilité est bien inférieure à celle des produits avec lesquels on est en contact en ville, ou aux conditions de vie dans ces dernières….

  13. Bravo l’article!

  14. Parler de produits naturels est un non sens total.
    D’une pasrt les produits de synthèse sont fabriqués à base de produits naturels et d’autre part, certains produits naturels sont tout aussi toxiques (exemple l’arsenic ).

    1. C’est une fuite en avant sémantique ! Vous comprenez très bien que les produits naturels sont des produits non ou peu transformés pour faire simple.
      Des patates, des oeufs, des poires, voir de la farine, de l’huile d’olive ect..
      C’est comme remettre en question la notion de pollution, puisque tout est issu de la « nature » (pétrole, plastiques, détergents..).

      1. Le problème du bio , c’est une moindre production.
        En blé cette année , des parcelles bio n’ont pas dépassé 15 voir 10 qx , moins que ce que produisaient les paysans de 1915 !!!
        Il n’y aura pas que des mauvaises années mais le climat devient de plus en plus incertain et la chimie sera de plus en plus nécessaire , c’est imparable !!!
        En conventionnel, les plus mauvais blé , hors problèmes de fertilité d’épis , sont à 40 qx .

        Je constate que de plus en plus de personnes sont ignorantes sur le sujet agricole et que les informations qu’ils entendent , surtout de la part des détracteurs de l’agriculture dite intensive , sont fortement biaisées .
        les Ongs écolos sont financées par de grandes enseignes comme Biocoop et par des milliardaires surfant sur la vague bio !!!

  15. je suggère au journaliste qui a écrit cette article sur les pesticides naturel de refaire la manip qu’à fait jean francois LIPHOUT lors de son entretien avec le ministère de l’environnement quand le lobby que défend ce monsieur voulait interdire le purin d’orties, au titre de sa dangerosité potentielle. à savoir, je bois un verre plein de purin d’orties, et lui boit un plein verre du pesticide de son choix, je lui suggère du Mikal, ce petit produit « inoffensif » utilisé contre le mildiou de la vigne.
    ces arguments sont fallacieux et très largement dépourvu de données scientifique. De plus, que dire d’un journaliste qui croit tellement à ce qu’il dit , qu’il n’a même pas le courage de signer de son nom.
    pour ma part, je suis Francois de Conti, viticulteur, chercheur en lutte biologique et alternatif.
    nous avons prouvé que la lutte biologique à sufisament évolue pour être aujourd’hui aussi productive que la lutte conventionnelle, à un détail près, nous n’engraissons pas Monsanto( Bayer depuis peu),
    je tiens à la disposition de ce monsieur des données établis pendant 7 ans sur nos essais plein champ qui prouvent de manière évidente que la lutte chimique est totalement obsolète et dangereuse.

    1. Bouillie bordelaise et Mikal fabriqué et vendu par BAYER quand même !

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