Pesticides : l’intox du discours bio

Publié Par Alain Cohen-Dumouchel, le dans Sciences

Par Alain Cohen-Dumouchel.

La plupart des consommateurs est persuadée que les aliments bio contiennent sensiblement moins de pesticides que les aliments de l’agriculture traditionnelle et qu’ils sont donc « meilleurs pour la santé ». Pour juger de la pertinence de cette croyance il faut d’une part définir la notion de pesticide, et d’autre part examiner comment est mesurée leur toxicité présumée. En effet, le lobby bio, extrêmement actif aussi bien auprès des pouvoirs publics que des médias, délivre souvent une information biaisée. Alors que l’agitation perpétuelle entretenue par les associations écologistes bénéficie d’une importante couverture médiatique, les démentis de la communauté scientifique passent inaperçus puisqu’ils interviennent toujours quelques semaines ou quelques mois après la publication des tonitruantes « révélations » du lobby bio.

Définition des pesticides

Pesticide est un mot d’origine anglaise composé à l’aide de pest, « insecte nuisible, parasite », lui-même emprunté du français peste, et de l’élément -cide, tiré du latin caedere, « tuer ». Un pesticide est donc une substance qui détruit les nuisibles au sens large. Les pesticides concernent bien entendu les plantes, mais sont aussi employés pour lutter contre certains agresseurs des hommes et des animaux. La réglementation de l’UE classe les pesticides suivant leur usage, phytopharmaceutique, biocide et vétérinaire.

Ce sont les applications de pesticides aux plantes, donc phytopharmaceutiques, qui nous intéresseront ici. Les agresseurs des plantes sont eux-mêmes de plusieurs sortes : les insectes, la végétation concurrente (mauvaises herbes), les rongeurs, les vers, les champignons et bactéries. Il existe des pesticides pour chaque catégorie d’agresseurs : insecticides, herbicides, rodenticides, nématocides (ou nématicides), fongicides, bactéricides.

Ce que le public ignore généralement c’est que les plantes contiennent naturellement des pesticides qu’elles utilisent pour se protéger de leurs agresseurs. Une substance chimique pesticide peut donc être produite en laboratoire mais elle peut également être produite naturellement par les plantes (ou par les animaux). Quelle que soit sa méthode de production le pesticide aura un effet pathogène ou répulsif sur des cibles sélectives. L’agriculture bio utilise d’ailleurs beaucoup d’extraits de plantes pour réaliser des pesticides supposés non toxiques. Le but de l’apport artificiel de pesticides est bien entendu de ne viser que la cible sans causer de dommages à la santé humaine ou à l’environnement.

Les critiques sur le bio ne diminuent pas l’engouement du public

Les opposants au lobby bio se sont beaucoup focalisés sur les substances utilisées par cette agriculture. Ils ont relevé que les produits phytosanitaires bio ne font la preuve de leur innocuité, ni pour les consommateurs, ni pour l’environnement. Ainsi la roténone, substance extraite de plantes tropicales est un insecticide « ancestral » qui a servi massivement en agriculture biologique. Son action néfaste sur certains neurones avec un risque multiplié par 2,5 de développer la maladie de Parkinson l’a faite interdire par l’UE en 2008. Son successeur, l’huile de neem (principe actif l’azadirachtine), longtemps interdite, a fini par être autorisée en France en 2014 sous la pression du lobby bio. Cette substance est pourtant fortement suspectée d’être un perturbateur endocrinien et de provoquer des malformations chez les jeunes abeilles (suivant des méthodes de test que nous examinerons plus loin). Le cuivre utilisé dans la bouillie bordelaise est quant à lui écotoxique, en s’accumulant dans les sols il les acidifie et nuit à la biodiversité.

Ces critiques n’atteignent toutefois pas le public qui reste persuadé que l’agriculture bio, même si elle a commis quelques erreurs de jeunesse, fournit des produits contenant bien moins de pesticides que l’agriculture commune. De plus, l’angle d’attaque revient à accepter le système de test des écologistes et donc, paradoxalement, à justifier une autre doctrine montante, l’agriculture sans intrant, celle qui prétend n’utiliser aucun produit étranger à l’exploitation agricole (biodynamie) ou même strictement aucun intrant, y compris l’eau d’arrosage, (expériences de Pascal Poot).

99,99% des pesticides présents dans l’alimentation sont d’origine naturelle

La démarche qui compare les pesticides employés dans le bio avec ceux employés dans l’agriculture raisonnée est donc loin d’être satisfaisante. Elle a tendance à masquer une autre question centrale qui consiste à comparer les résidus de pesticides (bio ou pas) apportés artificiellement par l’homme à ceux contenus naturellement dans les aliments. Car si les techniciens bio utilisent des extraits de plantes pour fabriquer des pesticides c’est bien que les plantes en contiennent naturellement. Dans quelle proportion ?

Une célèbre étude (Dietary pesticides (99.99% all natural -Reference  : Bruce N. Ames, Margie Profet, Lois Swirsky Gold, Proc. Natl. Acad. Sci. USA, 87, 7777-7781, oct 1990.) menée par le professeur Bruce Ames en 1990 a montré que 99,99 % (en masse) des pesticides présents dans l’alimentation sont naturels.

Bruce Ames, membre de l’académie des sciences des États-Unis, professeur émérite de biochimie et de biologie moléculaire et son équipe, ont analysé certains des milliers de pesticides connus, présents dans l’alimentation. Parmi ces milliers de pesticides naturels très répandus, 52 ont été testés sur des rongeurs et la moitié se sont révélés cancérigènes pour ces animaux.

Ames relève que les Américains consomment 1,5 g par jour de pesticides naturels, soit 10000 fois plus que de pesticides de synthèse.

Il relève que la masse des matières calcinées, résidus de cuisson absorbée chaque jour par les Américains, dont il est démontré qu’elles sont cancérigènes pour des populations de rongeurs, s’élève à environ 2 mg. En comparaison, les résidus des 200 principaux pesticides de synthèse les plus connus ne représentent que 0,09 mg par personne et par jour.

Enfin, Ames constate que la quantité de composés naturels cancérigènes pour des rongeurs, présente dans une seule tasse de café est équivalente en masse à la quantité de pesticides de synthèse absorbée par un consommateur américain pendant un an.

Tout cela veut-il dire que notre santé est gravement menacée sans que nous le sachions ? Faut-il immédiatement arrêter de boire du café ? Pour répondre à ces questions nous avons besoin de comprendre comment est mesurée la toxicité des pesticides. À suivre !

Cet article tire principalement sa source du dossier sur les pesticides paru dans les numéros 315 et 316 du magazine Science & pseudo-sciences, une publication de l’AFIS, Association Française pour l’Information Scientifique. Le dossier en question contient une bibliographie et des renvois vers les nombreuses publications scientifiques sur le sujet.

Sur le web

  1. Très joli discours, pseudo-objectif.

    Premièrement, la notion de pesticide naturel étant en effet un concept largement connu, je me demande encore comment ces produits de plante contenant des milliers de composés actifs sont isolés, sachant que cela relève d’une difficulté extrême. Donc ne nous faites pas croire que les pesticides utilisés sont simplement le don de mère nature. Non c’est faux, on extrait un, voire deux composés actifs de ces plantes et on les synthétise. Puis on bombarde nos cultures avec ces deux composés, avec des doses surpassant largement celles présentes dans les pesticides « naturels » d’origine. Logique étant donné qu’à quantité équivalente, deux produits ne peuvent en valoir des centaines. De plus, tous ces autres produits intéragissent avec ces composés dans la plante originelle. Étant dans la recherche en biologie cellulaire et génétique, je suis bien placé pour savoir que les partenaires protéiques sont d’une énorme importance pour le bon fonctionnement d’un acteur. Ceci étant-dit, je doute fort que ces composés agissent comme ils le font dans la plante.

    De plus, à aucun moment vous ne faites état de l’effet cocktail, de plus en plus étudié dans le milieu de la recherche. Vous savez cet effet qui démontre que même si les doses sont de l’ordre du nanogramme, une exposition prolongée et de plus mélangeant un grand nombre de produits, conduisent à des effets délèteres non observables avec l’utilisation de seulement un ou deux produits. Donc les jolis études faites chez le rongeur dans les années 90 et début 2000 semblent obsolètes.

    Pour terminer, nous aimerions donc savoir si c’est l’effet placebo qui provoque chaque année des centaines de cas de maladies neurodégénératives, cancers des voies aériennes supérieures et leucémies chez les agriculteurs (avec une incidence supérieure à la moyenne bien entendu) ?

    Bien à vous.

    1. Tous ces problèmes sont abordés dans l’étude publiée par l’AFIS.
      En ce qui concerne les cancers : « leur fréquence globale est significativement plus faible chez les agriculteurs que dans le reste de la population ».
      Pesticides et santé des agriculteurs Voici le lien avec les références : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2602

      1. Ah oui l’AFIS 🙂

  2. Baser un article sur une étude des années 90… Financée par qui au fait? Est ce vraiment sérieux?

    1. « financé par qui « est secondaire, on regarde d’abord si c’est exact, et ensuite, si on suspecte une tromperie plutôt qu’une erreur on va voir qui finance…
      s’interdire de regarder les données car vous sont montrées par des gens méchants FAIT PARTIE de la stratégie du bio. Devoir démontrer l’innocuité plutôt que de démontrer le danger… ne jamais relativiser les risques et les méthodes..produire un discours délibérément confus de sorte qu’il ne puisse pas être démontré faux…

      1. en outre, il vaut mieux regarder les pesticides en amont au niveau de l’épandage … car ce ne sont PAS des substances anodines ( le cuivre non plus!)..
        tenez par exemple ce genre de truc http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/mise-en-examen-de-deux-chateaux-en-gironde-apres-des-epandages-un-electrochoc_1900217.html?google_editors_picks=true

        qu’il y ait un lobby du pesticide ou du bio n’est d’ailleurs pas non plus un problème, il faut bien se protéger des folies des législateurs.

        1. Encore que le contexte de cette mise en examen des deux châteaux viticoles prête à sourire: elle a lieu suite à une nouvelle plainte posée par une assos écolo plusieurs mois après « l’affaire » et après qu’une première plainte ait été classée sans suite. Par ailleurs, en France on condamne avant jugement mais une mise en examen n’est pas une condamnation et il va être difficile d’établir une relation de cause à effet sans analyse toxicologique…
          De plus, cerise sur le gâteau, un des deux châteaux est un producteur « biologique ». Amusant: un producteur bio mis en examen pour les conséquences éventuelles d’un épandage inadéquat de pesticides!

    2. Exlibris, je ne savais pas que l’âge d’une communication scientifique vérifiée par des pairs avait une influence sur sa validité. Si tel était le cas il faudrait sérieusement remettre en question les bases de la physique et de la chimie dont les premières communications commencent à dater sérieusement.

  3. Le législateur tient sa folie des lobby…

    1. Oui. Le législateur est génétiquement un être suppérieur, bon et infaillible, pas comme nous autre. Mais les vilains lobbys arrivent et pouf, il devient fou.

  4. Merci Mr Cohen-Dumouchel pour votre excellente critique de l’agriculture bio. Desormais je n’achèterais plus que des produits non labellises beaucoup moins chers et venant de toute la planète grâce aux accords de libre échange. Il faut entretenir le commerce mondial et les pratiques agricoles les plus économes. Tous les soi disant efforts des agriculteurs bio ne sont en effet que des moyens détournés pour concurrencer de manière déloyale les producteurs non labellises. Il est grand temps de faire largement savoir que les semences transgeniques et les pratiques de l’agro industrie sont au moins aussi bonnes pour la santé que l’agriculture bio. En un mot comme en 10 un poulet élevé en batterie et aux anti bio, abattu au bout de 45 jours est aussi bon pour la santé qu ‘un poulet labellise bio élevé en plein air et abattu avec un minimum de 81 jours d’existence. ..

    1. Quel rapport entre le mode d’élevage des poulets et la quantité de pesticides utilisée dans l’agriculture bio…?

    2. l’ironie tourne court…oh les grands airs!
      l’agriculture que vous décrivez on en vient… le problème pour les gens comme vous ce sont les faits, dénoncer des risques hypothétique en se refusant de voir les progrès accomplis…
      Soit avec un niveau de vie élevé on peut se faire plaisir à acheter des produits alimentaires « de luxe » qui apportent surtout une image plus que des avantages nutritionnelles ou sanitaire évidentes, mais…
      personne ne compare un poulet de 45 jours à un poulet de 81…!!! et ce n’est pas le même prix… dois je ironiser en me demandant ce qui empêche un vilain industriel de produire du poulet de 81 jours???? ou un bio d’en vendre à 45….mystère…
      vous avez un rapport sur les qualité gustatives et nutritionnelles de aliments bio produit en collaboration avec des agriculteurs bio ..conclusion…aucun avantage concret à l’alimentation bio…. eh oui…
      mais que faire des faits…ils sont si vilains,

      On parle bien du bio hein, et des conséquence de ne pas utiliser des produits de synthèse des engrais chimiques …

      Il y a une époque ou le bio ne parlait pas des produits mais des avantages théoriques pour l’environnement ( avec l’hypothèse qu’un environnement dégradé causerait à terme des nuisances) mais comme ça n’a pas suffit il à fallu raconter des fables.

      https://www.youtube.com/watch?v=c_IoNQHMFLk

      mais si je ne me souvenais pas que mes parents on connu la faim ..bio…ce discours délibérément non factuel m’insupportait moins.

      1. j’ajouterais que votre propos si il ne s’en tenait qu’à quelque affirmations erronées reposant sur votre jugement personnel serait peu important, , mais il est exemplaire du changement de mode de pensée qui se développe…c’est à l’accusé de prouver son innocence…ce qui permet tout et n’importe quoi……
        mais bon soit vous SAVEZ qu’un produit bio et meilleur que son équivalent non bio…. et donc je présume que vous avez effectué des tests en aveugle pour en avoir le coeur net… je goûte deux tomates de variété et maturité identique seulement différenciées par le mode de production bio ou non et je ne me trompe jamais,…pourquoi je ne vous crois pas…
        Le pire n’est pas vos affirmations c’est que vous acceptez ,tout en étant soi disant éduqué , un mode de démonstration de ces affirmations aussi pathétiquement nul!

        1. Chacun son opinion; Je continuerai, quoiqu’il en soit, à consommer des produits labellisés et certifiés bio et jusqu’à preuve du contraire, le label « AB » du ministère de l’Agriculture est sérieux. De plus, j’ai les papilles gustatives suffisamment développées, ce qui n’est pas une question de niveau de vie, pour faire la différence entre des tomates industrielles et les tomates bio de mon jardin ou d’ailleurs.

          1. Que vos papilles fassent la différence entre la variété de tomates de votre jardin et celle « industrielle » de carrouf, personne n’en doute, mais pour une même variété, entre « l’industrielle » et celle du jardin, vous seriez bien embarrassé.

          2. vezins: De plus, j’ai les papilles gustatives suffisamment développées, ce qui n’est pas une question de niveau de vie, pour faire la différence entre des tomates industrielles et les tomates bio de mon jardin ou d’ailleurs.

            Vous payez surtout plus cher pour des produits cueilli à maturité et acheminés avec précaution, ce n’est pas une question de « bio » ou de « naturel ».
            Des journalistes ce sont amusés à faire manger des morceaux de McDo a une convention de gastronome: bien présenté avec le visuel adéquat ils ont trouvé ça très bon.
            http://www.tuxboard.com/gastronomes-nourriture-mc-donalds

            vezins: le label « AB » du ministère de l’Agriculture est sérieux.

            Votre foi dans les élites bureaucratique vous honore, surtout vu la situation de la France.

            « Le scandale du bio industriel[..] Le label AB ne signifie plus grand chose »
            http://www.jesuismalade.com/archives/2012/08/25/24962592.html

    3. J’ai encore mieux pour vous , messieurs Vezin et Lemière : joignez vos propos à vos actes et ouvrez un sac de pesticides pour le manger à la petite cuillère puisque pour vous ils ne sont pas dangereux, et ne mangez que du bon poulet d’Aldi élevé en batterie : il est tellement succulent et sain . mais ce sera votre choix et je n’aurai pas à payer par mes impôts vos soins médicaux !
      Des experts payés par les industriels , c’est le même foutage de gu…. que la comptabilité tenue par le comptable d’Al Capone !

      1. Chantage émotionnel et zéro argument, comme d’habitude. 🙂

        D’une part je vous engage à manger vous même de la pyréthrines et du cuivre massivement utilité en bio. La dose létale du cuivre est justement de 15 à 20 grammes soit une petite cuillère…

        Deuxième chose amusante, le roundup, le satan absolu des écolos-bobo peut effectivement être mangé, quelques cuillères ne vont absolument rien vous faire, vérifiez:
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Glyphosate#Toxicologie

        et ne mangez que du bon poulet d’Aldi élevé en batterie : il est tellement succulent et sain

        C’est en mangeant massivement industriel que l’espérance de vie est passée de 45 ans dans un monde 100% bio depuis des siècles à 80 ans actuellement.

      2. Après avoir fait le plein d’essence ,vous prends t’il l’idée de respirer par le bouchon du réservoir de votre voiture , les vapeurs d’essence ?

        Je suppose que non , et bien lorsque je remplie mon pulvé je ne mets pas le nez dedans non plus .

        Le célèbre Paul François a mis le nez dans son pulvé, garé en plein soleil , et a choppé une maladie !!!
        Le benzène du produit qu’il a respiré , est le responsable de ces problèmes comme il l’est pour des personnes travaillant dans le TP et le goudronnage , où il y a une fréquence plus importante des leucémies .

        Et bien si vous l’ignoriez , l’essence contient 1% de benzène , classée cancérigène et de nombreux Français, pour ne pas dire , tous les Français , ont respirent tous les jours !!!

        Si l’ensemble des produits de santé végétales chimiques et bio représentent un volume d’environ 65000 tonnes par an, le benzène pur représente à lui seul 70000 tonnes !!!

        Cherchez l’erreur !!!

  5. Les bâches en plastiques (non recyclables) soient autorisées en bio … même s’il existe des bâches en plastique « biodégradable », la frontière avec la pétrochimie ne paraît pas très claire … …

  6. Pour vous détendre et bien rigoler, voici les constats faits par l’AFIS après une visite chez Saint Rabhi, l’agro-écologue que l’univers nous envie:
    http://afis-ardeche.blogspot.fr/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html#mor

    Faire des études agronomiques pendant 14 ans sans collecter la moindre donnée chiffrée tout en affirmant avoir des rendements quasiment miraculeux, relève de l’exploit. Sans compter l’approche chamanique voire astrologique de cette faribole et tout le monde aura compris que ceci est du foutage de gueule. Evidemment les médias du camp du bien , Lepage et autres loustics bas du front, vous affirment que le bio c’est merveilleux et que les OGM c’est méchant.
    Bref, ils nous prennent pour des neuneus et ne veulent surtout pas débattre sur le plan purement scientifique. Par ailleurs, un journaleux peut-il réellement comprendre quelque chose à la science?

    1. Génial votre enquête ! Là vos semblez être tombés sur de beaux spécimen ! Je me permets ce lien vers un ouvrage avec des gens plus sérieux (du moins la personne côté bio sort des arguments plus sérieux que de l’astrologie, des mésentères et des « onnapamesuré » ! ) : http://www.muscadier.fr/catalogue/agriculture-biologique-espoir-ou-chimere/ . Dans cette collection « le choc des idées », la méthode est simple : faire parler 2 contradicteurs, chacun ayant 1 droit de réponse sur la présentation de son adversaire, puis la conclusion d’un tiers.

      1. Je me permets ce lien vers un ouvrage avec des gens plus sérieux

        2eme phrase, ça coince déjà :

        « l’agriculture biologique apparaît aujourd’hui comme une alternative de plus en plus crédible face à des modes de production intensifs, destructeurs et polluants. »

        1-L’agriculture biologique s’industrialise (forcément), non seulement elle se prend un par un tous les problèmes inhérents à ce mode de production, mais elle est en plus mal armée pour y faire face du fait de produit « naturel » biologique fortement contaminé. Si ce n’est pas clair: Un petit caca de cheval au pied de vos salades a peu de chance de créer des problèmes. Quand on parle dizaines de tonnes on a affaire a de dangereuses couveuses microbienne et virale (cf. les 35 morts allemands) que le bio, par doctrine n’est pas à même de traiter, ou traite avec des produits plus dangereux que le conventionnel. (pyréthrines, cuivre etc.)

        2-Dans le même temps l’agriculture conventionnelle apprend à faire « propre » et diversifié. Réduction des pesticides, utilisation de meilleurs produits et de nouvelles technologies, gestion des sols et du biologique, offre de masse peu chère ou de qualité plus coûteuse (fruits cueillis à maturité), etc., etc.

        Il n’y a pas « d’alternative »,
        soit le bio reste un marché de niche, soit il s’industrialise et dans ce cas ce n’est qu’une branche, moins productive et plus dangereuse, du conventionnel, qui lui utilise toutes les nouvelles technologies pour s’assainir.

        1. L’image positive du bio tient à la population visée par ces produits: les urbains ou rurbains conscientisés pour qui la nature est « forcement » bonne. Nos citadins oublient les centaines voire les milliers d’années qui ont été nécessaires à l’Homme pour s’affranchir (au moins en partie) des dictats de la nature (maladies, épidémies humaine et/ou agricoles, aléas météorologiques, nuisibles agricoles…etc) pour justement leur permettre de vivre sans problème dans des agglomérations de millions d’individus approvisionnés par des productions relativement sécurisées.
          Je ne sais si le paysan africain au fond de sa campagne a également cette vision merveilleusement Gaïa du monde.

        2. pour info, au sujet de l’alternative : le bio a toujours existé. l’introduction des intrants chimiques de synthèse date des années 50. de 10000 avant jc jusqu’au années 50, tout était bio! « L’alternative » existe bel et bien depuis 12000 ans…
          pas mal pour une alternative considérée par certains comme marginale. la seule nouveauté c’est que maintenant elle est labelisée et qu’elle redevient (sans avoir disparue) à la mode.

          1. Thierry: le bio a toujours existé.

            Dans l’antiquité et dans le monde médiéval les paysans aspergeaient aussi leurs cultures de recettes toxiques voir très toxique.

            La lutte chimique existe depuis des millénaires : l’usage du soufre remonte à la Grèce antique (1000 ans av. J.-C.) et l’arsenic est recommandé par Pline en tant qu’insecticides Des plantes connues pour leurs propriétés toxiques ont été utilisées comme pesticides (par exemple les aconits, au Moyen Âge, contre les rongeurs). Des traités sur ces plantes ont été rédigés (ex. : traité des poisons de Maïmonide en 1135). Les produits arsenicaux ou à base de plomb (Arséniate de plomb) étaient utilisés au XVIe siècle en Chine et en Europe.
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Pesticide#Historique

            Thierry pas mal pour une alternative considérée par certains comme marginale

            Vous ne comprenez pas l’affirmation et n’y répondez pas non plus de manière pertinente sauf avec un mythe passablement ridicule. Comme si nos ancêtres avaient regardé les ravageurs décimer leurs cultures avec un sourire de contentement devant cette « perfection naturelle ».

    2. Merci pour le lien et la franche rigolade.

    3. Je vais vous expliquer ce qu’est REELLEMENT le libéralisme car apparemment vous n’avez rien compris car en fait vous êtes pour la plupart ici comme tous les fachos et tous les communistes : vous voulez IMPOSER les pesticides et le transgénique. Vous n’êtes pas mieux que ceux que vous dénoncez et n’êtes pas pour les libertés individuelles , en fait !. Le vrai libéralisme , messieurs , c’est de laisser libres les gens de manger des pesticides et des ogm s’ils en ont envie , et de laisser ceux qui veulent manger bio , donc sans pesticides ni ogm non plus , le faire également . Et tout ceci SANS critiquer ni l’une ou l’autre partie ! C’est cela , le véritable libéralisme !

      1. Les insultes sortent (« fachos ») dès qu’on est pas d’accord avec vous.
        La critique ne porte pas sur ceux qui souhaitent manger « bio ». Ils font ce qu’ils veulent. La critique porte sur les arguments de ceux qui veulent nous faire croire que le bio est la solution à tout et est « forcement » meilleure que l’agriculture classique et qui, avec ce soit-disant argument de qualité, veulent progressivement l’imposer à tous. Le problème de nos défenseurs du bio est la faible base scientifique de leur argumentation et les occultations régulières (et biais d’analyse) qui émaillent tout rapport se voulant un tant soit peu scientifique sur le sujet. Le ferme du Bec Hellouin en est un bon exemple.
        http://jardincomestible.fr/wp-content/uploads/2016/01/2015_-_permaculture_et_maraichage_biologique11.pdf
        Si certains veulent manger bio, qu’ils le fassent. Avec leur argent.

      2. Je vais vous expliquer ce qu’est REELLEMENT le libéralisme

        Vous allez balancer vos petits slogans conventionnés tout au plus.

        vous voulez IMPOSER les pesticides et le transgénique.

        Voilà…
        Il n’existe pas UN seul libéral ou UN seul article libéral qui évoque même cette possibilité…. Cherchez par vous même si vous avez une once d’honnêteté plutôt que de lire les slogans des menteurs professionnels.

        Et tout ceci SANS critiquer ni l’une ou l’autre partie !

        Merveilleux monde que vous prônez où la critique est interdite. On a l’habitude avec le camp-du-bien©, notez…
        http://rue89.nouvelobs.com/2014/05/12/quest-quils-ont-les-ecolos-contre-internet-252098

        Pour les libéraux la liberté d’expression et donc de critique est une des bases de la liberté et de la résistance à toutes les oppressions et corruptions. Sans celle-ci par exemple, on ne saurait pas que le label AB réserve des… surprises.
        http://www.jesuismalade.com/archives/2012/08/25/24962592.html

        En réalité, nous sommes probablement bien plus écolo que vous… mais il faudrait que vous soyez prêt à en discuter rationnellement en laissant de côté vos slogans simplistes.

  7. Réflexion d’autant plus inepte quand, du même auteur (Bruce Ames), son test rapide, efficace et pas cher est toujours utilisé pour détecter la cancéro-mutagénécité d’une substance -démontrer le danger- 😉

    1. Mon commentaire en complément de celui de lemiere jacques le 2 novembre 2016 à 8 h 27 min

  8. Le bio a aucun moment s engage dans une obligation qualitative ,contrairement a la culture dite raisonnee ! Princioalement dans la culture fruitiere ! La teneur en sucre ,le rapport sucre/acidite ,la jutosite …etc..

  9. La population est plus prompte à croire les propos des bonimenteurs de GREENPEACE, Générations Futures, WWF, et d’autres ONG (qui ont un grand besoin de fonds) que les propos rassurants des institutions officielles chargées de la protection de la santé publique. L’obscurantisme va bon train, malheureusement.! Que faire ?

    1. Tout à fait, et ce n’est pas sur ce site qu’on va remettre en cause les théories largement relayées par les agences nationales et la communauté scientifique mondiale sur le RCA !

      1. Remettre en cause des théories est la base de la pensée scientifique. Mais cela nécessite une démarche rigoureuse répondant justement à des critères précis d’hypothèse et d’analyse, et une méthodologie non critiquable. Tout ce qui manque pour l’instant à la plupart de nos écolos. Un processus scientifique est long et ingrat. Il ne se calle pas sur le temps de nos écolos (les idéologues et les politiques) qui est un temps court se servant de l’émotion suscitée dans la population.
        Beaucoup d’assos écolos drainent maintenant beaucoup d’argent (cf Greenpeace). Il auraient pu en profiter pour monter des études et expérimentations scientifiques très carrés, certes très longues, mais difficilement opposables. Or ils ne le font pratiquement jamais. Pourquoi? Trop long? Résultats trop incertains?
        Ils ont d’ailleurs peut-être raison de ne pas le faire. Cf la reprise récent d’un article de Contre-points (http://www.contrepoints.org/2016/10/31/190294-ecologie-quand-wwf-prouve-que-le-capitalisme-est-le-meilleur-systeme) où l’analyse précise d’une étude de Greenpeace (beaucoup plus étayée que d’habitude avec néanmoins pas mal d’éléments critiquables) confirme ce dont certains se doutaient: le développement économique (et donc, horreur, capitalisme, libéralisme, échanges économiques) font plus pour la biodiversité que le maintient dans une misère (aidée et subventionnée bien sûr, nos écolos ne sont pas des monstres insensibles) des populations des pays à la biodiversité sous pression.
        Montez une étude sérieuse ou alors faite une analyse critique étayée d’études n’allant pas dans votre sens et on en reparlera.

  10. Les maladies qui se développent le plus sont les maladies dégénératives (Cancer, Parkinson, Alzheimer…) parce qu’elles sont plus répandues chez les personnes âgées et parce qu’il y a de plus en plus de personnes âgées. Et pourquoi il y aurait il plus de personnes âgées si notre alimentation était aussi malsaine ? Cherchez l’erreur !
    Plaisanterie mise à part, il est bien sur prudent de faire le bilan des avantages et inconvénients de chaque pratique. Il est prudent aussi d’avoir du recul devant les affirmations de ceux qui veulent vendre leur marchandise mais il est prudent aussi de ne pas croire sur parole ceux qui vendent du « bio » et qui ne sont pas toujours des philanthropes.
    En matière d’alimentation, la première des précautions est de ne pas manger plus que ce qui est justifié par notre niveau (en général faible) d’activité physique. Le sucre fait certainement bien plus de dégâts que les résidus de pesticides.

  11. à force de faire du catastrophisme pour des raisons politiques (sinon les gens ne bougeraient pas qu’ils disent…) voilà le résultat ! On a fabriqué le gigantesque et fructueux business du Bio qui permet de vendre la même chose deux, trois, quatre, cinq fois plus cher ! Sans oublier le gigantesque bazar en annexe, gavé de gelée royale d’eau dynamisée, de potions antiâge et autres surgénérateur de vitamines…
    Pour les foyers aisés ce n’est pas un problème de leur faire ainsi les poches, un placebo, après tout, ça se paye et puis personne ne les oblige… Pour les autres…
    Le plus agaçant est que tout se passe comme si ça allait de soi ! Les cantines scolaires sont priées de se mettre résolument au bio. Tant pis pour les finances locales, la santé ça n’a pas de prix n’est-ce pas ? .

    Le plus agaçant (bis) c’est que tout ce cirque pseudo-scientifique embrouille les esprits. On imagine se soigner en consommant du bio ! Des irresponsables racontent qu’une vie d’ascète et de bio immunise du cancer, alors que des études épidémiologique réalisée chez les Amish montre que cela est faux (à part le tabac vu qu’ils ne fument pas) De fait, on sous-estime les dangers parfaitement avérés : les 3400 morts sur les routes, 10 000 par les maladies nosocomiales, le tabac et ses 30 % de cancers (en plus un des pires pronostics) suivis par l’alcool etc la liste est hélas très longue.

    1. Un grand principe libéral veut que chacun est libre et soit responsable de ce qu’il fait et puis no comment.

    2. Pour les morts sur les routes, vous avez des propositions ?

  12. Soyons sérieux. Tout est bien dans le meilleur des mondes. Le bio est une foutaise inventé par des petits malins pour faire plus de profit au détriment de consommateurs une fois de plus abusés par les élites qui nous gouvernent…. Les pratiques de production et de fabrication actuelles des produits alimentaires sont au moins aussi valables que les pratiques dites bio et en plus elles sont moins chères….Tout est parfait. On se demande juste pourquoi des auteurs comme Christophe Brusset éprouvent le besoin d’écrire des bouquins comme « vous êtes vous fou d’avaler ça! un industriel de l’agro alimentaire dénonce », On peut se demander aussi ce qui peut bien pousser un ouvrier de l’abattoir de Limoges à dénoncer les pratiques scandaleuses en cours dans son abattoir, le premier abattoir municipal de France. On se demande bien pourquoi il est quand même nécéssaire de mettre en examen deux châteaux viticoles du bordelais pour épandage de pesticides près d’une école… Mais tout cela n’est bien sûr qu’un bourrage de crâne car la recherche du profit à tout prix est en fait comme chacun sait la meilleure façon de produire ce qu’il faut au meilleur prix……:):):)

    1. Le bio n’est pas une foutaise mais simplement un produit répondant à des critères recherchés par certains consommateurs. Que ces critères soient pertinents ou pas, que leurs qualités soient exagérées ou pas, à chacun de décider pour lui-même ce qu’il souhaite. Le problème vient quand ce choix est imposé aux autres (cantines scolaires par ex) avec l’argent des autres (subventions municipales) sans que l’avantage soit prouvé.
      Quant à Christophe Brusset, il est présenté comme un industriel de l’agro-alimentaire dans nos médias mais c’était un trader alimentaire qui n’a jamais rien fabriqué. De par son métier, il connaît très bien les aliments disponibles sur les marchés. Et que dit-il ? Certains aliments sont de qualité médiocre, voire ne sont pas ce qu’ils prétendent être ? Cas rencontrés dans tous les marchés quels que soient les produits échangés, alimentaires ou non. Des réglementations existent et il y aura toujours des personnes pour les contourner. Pourquoi voudriez-vous que l’alimentaire soit épargné ? L’explosion de la demande en produits bas de gamme bon marchés (crise économique oblige) augmente le nombre de problèmes qualitatifs rencontrés car ces produits sont le plus exposés à ce phénomène.

      « …ouvrier de l’abattoir de Limoges à dénoncer les pratiques scandaleuses en cours dans son abattoir, »
      C’est quoi ce délire ? C’est tout ce que vous avez trouvé ? Le « crime » dénoncé est l’abattage de vaches gestantes dont les fœtus étaient balancés à la poubelle. A part un problème pouvant concerner le circuit de traitement des déchets d’abattoir, cela ne démontre en rien un défaut de qualité de la viande issue de cet abattoir et commercialisée.

      « On se demande bien pourquoi il est quand même nécessaire de mettre en examen deux châteaux viticoles du bordelais pour épandage de pesticides près d’une école »
      Les pesticides ont des règles d’utilisation, si vous ne les respecte pas, on peut être poursuivi. Vous essayez par cet exemple de démontrer qu’il s’agit de produits dangereux, pas bons, méchants quoi ! Mauvais choix d’exemple. http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/11/01/deux-chateaux-viticoles-du-bordelais-mis-en-examen-pour-epandage-de-pesticides-pres-d-une-ecole_5023645_3244.html
      Un de vos deux châteaux est un exploitant viticole biologique… lol ! D’autre part, il s’agit d’une mise en examen provoquée par une plainte d’une de nos bonnes assos écolo subventionnée après qu’une première plainte ait été classée sans suite. Mise en examen n’est pas condamnation.
      Il va falloir trouver autre chose si vous voulez convaincre.

  13. Au nom de la lutte anti écolo faut-il rejeter des preuves scientifiques solidement documentées?
    L’article est très pauvre en sources scientifiques ce qui pose problème. A l’opposé les conséquences délétères sur la santé des intrants chimiques dans l’agriculture sont solidement documentées. Il y a une quasi unanimité du monde médical sur la toxicité de ces intrants chimiques qu’il s’agisse des pesticides ou des fongicides : La multiplication des cas de cancer dans le monde agricole (exploitants mais aussi personnel travaillant dans le stockage des céréales) en atteste.
    Le nier c’est du négationnisme scientifique.
    D’autre part, arguer de l’existence de pesticides naturels pour rejeter le bio n’a aucun sens : les promoteurs du bio cherchent à rejeter les intrants chimiques de synthèse et c’est tout. Il s’agit là d’un argument spécieux ne s’intéressant qu’à une toute petite parti du problème pour porter le discrédit sur le BIO en général. C’est une vieille tactique employée par le lobby du tabac hier et par les climato-sceptique aujourd’hui.
    S’opposer au bio, c’est aussi s’opposer à la recherche d’alternatives au tout chimique dont on voit les conséquences néfastes: Pollution des eaux, effondrement de la biodiversité, résistance des nuisibles aux insecticides avec conséquences néfaste sur les rendements, alourdissement des couts de santé.
    Est-il possible de se passer des intrants chimiques de synthèse ? Les agronomes l’affirment : marc Dufumier un des meilleurs agronomes français considère qu’il est possible de se passer d’insecticides sans dégrader les rendements sauf pour les céréales. Point de vue révolutionnaire ? Il faudrait que Contrepoints s’en saisisse.
    Le BIO est un « business » en expansion de 10% par an et fortement créateur d’emploi : faire la transition ne nuira pas à l’économie et allègera le fardeau pesant sur le système de soin, alors pourquoi s’en priver ?
    La lutte contre les thèses des écologistes ne doit pas nous enfermer dans le conservatisme (ne rien changer, l’industrie traditionnelle en raffole) ni dans le négationnisme.

    1. Toujours les mêmes poncifs et arguments d’autorité. Vous reprochez à l’article son manque de référence mais vous faites de même.
      « La multiplication des cas de cancer dans le monde agricole (exploitants mais aussi personnel travaillant dans le stockage des céréales) en atteste. » Faux http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2602
      Lisez et vous verrez que seuls 2 cancers sont reconnus comme maladie professionnelle dans le monde agricole. Et encore, c’est une reconnaissance « juridique » basée sur les statistiques mais sans lien biologiquement prouvé avec certitude. De plus, globalement (càd tout type de cancer confondus), les cancers ont une fréquence plus faible chez les agriculteurs que dans le reste de la population.
      Si vous avez d’autres sources, n’hésitez pas à nous les faire connaitre.

      1. Arguments d’autorité ?
        Au sujet des sources scientifiques, voici une étude de l’inserm qui récapitule l’etat des savoirs sur ces sujets :
        http://www.inserm.fr/content/download/…/4/…/Expertise+Pesticides+synthèse+2013+VF.pdf
        Cette étude porte sur l’impact des intrants chimique de synthèse (exclus du BIO) sur la santé.
        C’est un peu plus crédible qu’un article de la presse généraliste.
        Cancers, maladies neurodégénératives, perturbateurs endocriniens, bon appetit !!!
        qui peut encore dire que la méfiance des consommateurs n’est pas justifiée?

    2. « Le BIO est un « business » en expansion de 10% par an et fortement créateur d’emploi : faire la transition ne nuira pas à l’économie » On est d’accord.. tant qu’on ne nous l’impose pas.
      « La lutte contre les thèses des écologistes » Ce n’est pas une lutte conte l’écologie elle-même mais une lutte contre des arguments fallacieux qui, in fine, ne font que décrédibiliser l’écologie qui n’a vraiment pas besoin de cela.
      « ne rien changer, l’industrie traditionnelle en raffole » Vrai dans le capitalisme de connivence (ex: France) qui a horreur des changements qu’il n’a pas décidé lui-même. Mettez l’industrie (quelle qu’elle soit) en concurrence et elle est obligée d’évoluer.

      1. Bonjour,
        j’ai utilisé le terme ecolo car ce mouvement est souvent caricaturé sur ce site. Dans cet article on a clairement un point secondaire (les pesticides naturels) qui est monté en épingle pour aboutir à un rejet implicite du bio en général. Le bio rejete les intrants chimiques de synthèse (tolérance de 5%) et les ogm c’est tout. la question des pesticides naturels n’entre pas en ligne de compte. Pour beaucoup, ce sont les intrants chimiques de synthèse qui posent problème (de longs developpements sur ce point sont à faire).
        Vous noterez que j’ai parlé d’ecolos car c’est eux qui portent la promotion de cette culture mais ils ne l’ont pas inventé. les partis écolos datent des années 80 (1982 je crois pour les verts français) alors que le bio existait déjà. allons plus loin, l’introduction des intrants chimiques à grande échelle a commencé à la fin des années 50. Bref de 10000 avant JC (invention de l’agriculture) jusqu’aux années 1950, tout était BIO! le bio existe depuis la nuit des temps et ce n’est pas une mode inventé par les ecolos… J’ai presque envie de dire que c’est l’agriculture « chimique » qui est une mode récente…le mouvement bio estime simplement que l’agriculture « chimique » fait fausse route.
        Enfin, je ne pense pas que le bio soit imposé par qui que ce soit. ce marché se developpe car il répond à un besoin du consommateur d’éviter d’absorber des intrants chimiques de synthèse. Marché, besoins tout cela me semble relever d’un processus économique normal. Cordialement

        1. j’ai utilisé le terme ecolo car ce mouvement est souvent caricaturé sur ce site.

          Les articles sont la grande majorité du temps informatif avec des liens scientifiques en réponse à des slogans et mythes ridicules.
          Je ne nie pas que ça se déchaîne souvent dans les commentaires parce que l’obscurantisme scientifique et le chantage émotionnel ça finit par énerver.

          Je dirait que les écolos sont très souvent des caricatures dont les effets réel sur la nature sont désastreux.

          ref de 10000 avant JC (invention de l’agriculture) jusqu’aux années 1950, tout était BIO!

          Et j’ai montré plus haut que c’était faux. Arsenic, souffre, plomb, roténone, alcaloïdes, napelonine et aconitine (dont un milligramme suffit pour provoquer la mort) entre autres joyeusetés sont utilisés depuis des millénaires.

          Enfin, je ne pense pas que le bio soit imposé par qui que ce soit.

          Ah ? Pourtant la législation est remplie de contraintes en relation avec le bio et les mensonges répétés de ses thuriféraires écolos.

          1. Au sujet des articles « informatifs » avec des liens scientifiques. Cela ne correspond pas à cet article qui commence par une affirmation : les pesticides ne seraient pas dangereux. Le lien renvoie vers un article très partiel qui ne concerne que les agriculteurs.
            Voici un lien autrement plus scientifique qui récapitule l’ensemble du savoir sur les pesticides. C’est un rapport de l’INSERM (institut de recherche médical excusez du peu) qui dit le contraire:

            http://www.inserm.fr/content/download/72647/562921/version/4/file/Expertise+Pesticides+synth%C3%A8se+2013+VF.pdf

            Par ailleurs, voici un lien vers un appel signé par 1636 médecins appelant l’Etat à reconnaitre les pesticides comme principaux responsables de certaines maladies des exploitants agricoles et de protéger les populations. Cet appel a été signé par 1636 médecins.
            http://www.alerte-medecins-pesticides.fr/?page_id=544
            Bref, pour le monde médical, et avec les précautions d’usage, la cause est entendue. les mesures de protection de la population semblent donc parfaitement justifiées.

            Face à cela, l’article dont il est fait référence dans contrepoints n’a qu’un seul auteur qui est agronome. A mon sens, braquer l’objectif sur un article très parcellaire et en faire une généralité, c’est bel et bien de la caricature (peut être même du négationnisme?)

          2. au sujet du caractère informatif de cet article, cliquez vers le blog de l’auteur, vous verrez qu’il vise clairement l’écologie politique ce qui n’en fait absolument pas un article informatif mais un article au service d’une cause politique.

            cordialement

            1. Thierry: mais un article au service d’une cause politique.

              J’entends bien cher monsieur, mais écoutez-moi aussi.

              La lutte contre l’esclavage était politique, la lutte pour les droits de l’homme était politique, etc. Dire qu’un article est « politique » et en profiter pour éviter de regarder les arguments ce n’est pas rationnel.

              Surtout que le « projet » écologiste est essentiellement politique. Ils veulent forcer les gens par l’entremise du lobbyisme d’état à adopter ce qu’ils pensent être de « bonnes » solutions, mais qui obtiennent la plupart du temps des résultats lamentables comme en Allemagne : Polluer deux fois plus que la France pour trois fois le prix, c’est quand même collector quand on prétends lutter « pour » la nature et « contre » le Co2 !

              Un peu d’objectivité donc, vous pouvez par exemple contester le fait que le bio utiliser des produits dangereux sans aucun des contrôles auxquels sont astreint les autres industrie, mais pas vous en aller avec un haussement d’épaules « c’est politique ». Ces produits dangereux, vous les mangez ET vous les payez plus cher !
              .

          3. dernier commentaire:Vous confondez artisanat et utilisation industrielle d’intrants chimiques de synthèse. Jusqu’au 20ème siècle, s’il y a eu utilisation de produits semi-naturels comme pesticides, cela se faisait de manière sur une faible échelle car l’industrie chimique n’existait pas. La grande nouveauté du 20eme siècle, c’est l’introduction d’intrants chimiques de synthèse, sur la base d’études de l’industrie chimique et sur une échelle industrielle.Pour bien saisir la différence, rappelons les premiers pas de ces intrants chimiques :
            Le premier insecticide de synthèse a été le Zyklon B développé en Allemagne dans les 1920. Il a été utilisé par les Nazis aux fins d’expérience mais également pour « traiter » les juifs et les tziganes.
            L’Agent Orange : il s’agit là d’un herbicide développé par Mosanto et utilisé lors de la guerre du Vietnam comme défoliant. Il a également été utilisé par l’agriculture Américaine dans les années soixante.
            Qui ne voit pas la différence entre l’utilisation artisanale (faible production du fait de l’absence d’industrie),sans étude systématique,de produits semi naturel au moyen âge et l’utilisation industrielle de produits chimique de synthèse développés par l’industrie ?

            I- effets certains et probables des intrants chimique de synthèse
            L’atteinte à la biodiversité : une plante a besoin d’un sol fertile et cette fertilité résulte de la présence de lombric (ils produisent des engrais naturels), de champignons (mycorhize) et de bactéries. Toute cela assure la croissance et favorise la défense naturelle des plantes.
            Les intrants chimiques détruisent ce bel ordonnancement si bien que les cultures ont besoin d’engrais artificiels en doses croissantes et la culture devient quasiment hors sol. La terre s’assèche, ne retient plus l’eau et sa fertilité naturelle se dégrade. Les rendements agricoles ne progressent plus et les ravageurs développent une résistance aux insecticices. cette lutte chimique est dans une impasse, d’où recherche d’alternatives.
            Les résidus d’intrants chimiques polluent l’eau qui finit dans nos réseaux d’eau potable.
            Effets sur la santé : de nombreuses études ont été menées et elles révèlent que ces substances ont un impact sur l’apparition de cancers, de diabète, de maladies neurologique (Parkinson). Certaines sont des perturbateurs endocriniens
            II- Sources scientifiques
            De nombreux organismes scientifiques étudient ces substances de synthèse (insecticides, herbicides, fongicides) :
            L’OMS : elle établit une liste de produits cancérigène dans laquelle figure des pesticides
            L’IFEN (ministère de l’écologie) : étude de l’impact des pesticides sur l’eau
            L’INRA : étude des techniques de réduction des pesticides
            L’INSERM : (institut de recherche médical), une remarquable étude :
            http://www.inserm.fr/content/download/72647/562921/version/4/file/Expertise+Pesticides+synth%C3%A8se+2013+VF.pdf
            L’ANSES : elle a étudié l’impact des pesticides sur les personnels de l’agriculture et préconise une baisse de l’exposition aux pesticides :
            https://www.anses.fr/fr/content/publication-du-rapport-sur-les-expositions-professionnelles-aux-pesticides-mieux-conna%C3%AEtre
            L’INVS : institut de vielle sanitaire
            Rappelons également que le grenelle de l’environnement a produit le plan ecophyto validé par le conseil des ministres.
            Si ces substances chimiques de synthèse n’étaient pas dangereuses comme l’affirme plusieurs commentaires ainsi que l’auteur (sur la base d’une seule source d’un seul auteur), pourquoi autant d’organismes scientifiques s’intéressent t-il à ce sujet?Tous ces gens sérieux font bien entendu fausses route, d’affreux écologistes bien sur…
            Parler d’obscurantisme au sujet du Bio et des pesticides est proprement hallucinant. Cela relève du négationnisme. Pour protéger qui? L’industrie des Phytosanitaires (un euphémisme pour parler de substances dangereuses) ?

            1. @ Thierry,

              Vous dites ceci

              —L’atteinte à la biodiversité : une plante a besoin d’un sol fertile et cette fertilité résulte de la présence de lombric (ils produisent des engrais naturels), de champignons (mycorhize) et de bactéries. Toute cela assure la croissance et favorise la défense naturelle des plantes.
              Les intrants chimiques détruisent ce bel ordonnancement si bien que les cultures ont besoin d’engrais artificiels en doses croissantes et la culture devient quasiment hors sol. La terre s’assèche, ne retient plus l’eau et sa fertilité naturelle se dégrade. Les rendements agricoles ne progressent plus et les ravageurs développent une résistance aux insecticices. cette lutte chimique est dans une impasse, d’où recherche d’alternatives.—

              Le problème c’est que c’est faux !!!

              L’Inra de Dijon spécialisé en microbiologie a fait analyser les bactéries et microorganismes de tous les sols de France ( leur ADN ) et ceci tous les 16km² et la richesse des sols de ces bactéries , etc dépend avant tout de sa nature.
              Les sols basiques sont plus riches que les sols acides .

              Je suis agri dans la Marne , et j’ai participé avec 10 autres collègues ( plus de 150 agriculteurs ont fait de même au 4 coins de la France) à un programme d’analyse de ce type avec en plus, les lombrics et nématodes .. Le coût d’une telle analyse est de 1800€ !!!.

              Et bien malgré que nos sols de craie , donc alcalins , soient intensivement depuis plus de 50 ans , nos sols sont bien pourvu de ces différents organismes , avec un bémol pour les vers de terre qui n’aime pas trop nos sols de craie ( surtout les hauts de parcelles avec moins de terre)
              Dans notre groupe , certains apportaient beaucoup de matières organiques ( fumier, compost, lisier ) d’autres pas du tout, certains utilisent moins de phytos que les autres , résultat : aucunes différences et même plutôt mieux pour ceux qui intensifient le plus !!!
              En fait, ces résultats vont complétement à l’opposé du discours de Claude Bourguignon et autres pseudo agronomes !!!

              En fait, les microorganismes et vers de terre ont besoin de matière organique abondante pour se développer et différentes pour diversifier au maximum ses microorganismes .
              Le sans labour est plus favorable que le labour , les engrais verts améliorent également mais les engrais minéraux de produits phytosanitaires ne sont pas génant , tout au moins dans nos sols .
              Le probléme de la bio, c’est que les récoltes sont moins abondantes et donc laissent moins de résidus de récolte pour nourrir ces petites bêtes .
              Les résidus phytosanitaires sont  » normalement » désagrégés par ces microorganismes , et parfois à t’elle point qu’il faut attendre l’hiver pour pouvoir appliquer certains désherbants pendant le repos hivernal de ces bactéries , sinon le désherbant est consommé et inéfficace .

              Voilà la réalité agronomique du terrain et non pas ce qui se raconte entre écolos dans un restau parisien !!!

              L’agriculture intensive a malgré tout encore et toujours des efforts à faire mais il faudrait également que la bio évolue car la production en grandes cultures plafonnent depuis 50 ans !!!
              De plus , lorsque l’on sait que le cuivre , métal non dégradable , s’accumule d’année en année , principalement en viticulture mais aussi en maraichage et arboriculture , et que le cuivre devient alors toxique pour les microorganismes , il faudrait peut être dire que ce n’est pas durable !!!

              Vous critiquez bêtement l’ industrie phytosanitaire mais sachez que c’est aussi elle qui produit et vends les phytosanitaires naturels et soufre et cuivre utilisés en bio !!! car les bios ne peuvent pas produire sans et ceci ne changera jamais , c’est impossible.

        2. « Bref de 10000 avant JC (invention de l’agriculture) jusqu’aux années 1950, tout était BIO! le bio existe depuis la nuit des temps et ce n’est pas une mode inventé par les ecolos »
          Epoque bénie où malgré une population nettement moins importante que dans les temps modernes, 80% (voire plus) de la population était obligé de travailler dans les champs pour subvenir aux besoins alimentaires de tous et où le moindre aléa météorologique ou biologique (parasites, nuisibles) pouvait mettre à mal la production agricole entraînant ainsi famines et maladies.
          Par ailleurs, les techniques modernes d’agriculture ont commencé à être développées dans la 2è moitié du XIXè. Les engrais autres que les déchets d’animaux produits localement (matières fécale, corne pilée…etc) ont également été introduit au XIXè (guano). Cela a permis le décollement de la production agricole et le développement économique.
          Les année 1950 (ou avant selon les pays) ont vu l’apparition des engrais artificiels, pesticides et produits phytosanitaires ce qui a boosté encore plus la production. Et c’est parce que cette production est pléthorique, relativement sécurisée et bon marché (dans les pays développés) qu’on peut se permettre un retour au « bio » pour une certaine clientèle. Beaucoup de pays de par le monde n’en sont pas à ce stade.

    3. @ Thierry

      Vous faites erreur , Marc Dufumier est le plus nul des agronomes Français , où du moins se disant agronome . J’ai reçu sur ma ferme une de ses élèves préparant sa thèse et je n’ai pu que constater que cette jeune femme n’avait aucunes connaissances agronomiques réelles , une honte et pourtant elle était déjà écolo à 200% !!!
      J’ai entendu Dufumier lors d’un colloque voici 2 mois et je ne pas été surpris par son discours agroécologique mais le problème comme à chaque fois , c’est que sur le terrain cela ne marche pas mais vraiment pas du tout !!!
      Je n’arrive encore pas à m’expliquer comment des arnaqueurs comme Dufumier ont pu réussir à obtenir une telle notoriété ?????
      Mais bon, je ne suis pas très étonné , un collègue agri est membre d’un Civam , très porté sur le bio , et dont les membres veulent refaire le monde mais agronomiquement , c’est creux et même vide , que du baratin et le pire c’est qu’on les croit eux !!!

      J’arrête là car je pourrais y passer la nuit , entre le discours écolobio et la réalité du terrain , il y a des milliards d’années lumière qui les séparent !!!

  14. Gauche libérale étant un oxymore , vous ne pouvez être crédible , monsieur Cohen.

    1. Attaque « ad hominem ». Cela vous évite d’avoir à opposer des arguments à l’auteur de l’article. Facile. Mais peut-être n’avez-vous pas d’argument étayé…
      https://www.contrepoints.org/2014/04/16/162992-la-difference-entre-attaques-ad-hominem-et-ad-personam

    2. Gauche libérale étant un oxymore

      Même pas en rêve…
      La gauche massivement étatiste a réussi l’exploit de bouffer 56% des ressources des citoyens français et a poussé massivement une législation et une fiscalité oppressive:

      La France sur 158 pays est classé :

      -130ème place pour le poids global des réglementations
      -134ème pour les prélèvements obligatoires.
      -135ème pour la dette publique,
      -137ème pour les réglementations liées au fait d’entreprendre.
      -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
      etc., etc.

      Cela dit, effectivement, maintenant les homosexuels peuvent se marier et goûter ensemble les joies du chômage et du RSA dans un pays en train de sombrer dans la pauvreté sous l’oppression fiscale et législative voulue principalement par la gauche.

      Youpie !

  15. Pour ceux qui doutent de l’impact délétère des intrants chimiques de synthèse (pesticides, fongicides et autres), voici une étude de l’inserm qui récapitule l’etat des savoirs sur ces sujets :
    http://www.inserm.fr/content/download/…/4/…/Expertise+Pesticides+synthèse+2013+VF.pdf
    Cancers, maladies neurodégénératives, perturbateurs endocriniens, bon appetit les amis!
    y a t-il encore un négationniste dans la salle?

    1. Aaaah, le Rapport de l’INSERM ! Du sérieux, du lourd, capable de faire taire les contradicteurs. Je me permets de reproduire le lien (le votre ne marche pas très bien) pour inviter le lecteur à le parcourir. file:///C:/Users/Cyrille%20DELIN/Documents/Downloads/Expertise+Pesticides+synth%C3%A8se+2013+VF.pdf
      161 pages… Mais les avez-vous véritablement lues ?

      Une expertise, un travail de synthèse est l’équivalent d’une énorme revue de la littérature sur un sujet donné. Ce travail présenté de la p21 à p93, voit revenir régulièrement les mots et expressions «semblent », « peuvent être », « il n’est pas exclue », « éventuellement »…etc Même si les auteurs privilégient systématiquement les publications montrant une augmentation des pathologies en cas d’exposition aux pesticides, on se rend bien compte que le sujet est complexe, qu’il existe autant (voire plus ?) de publications montrant une absence d’augmentation significative et même un rapport inverse quelquefois. Malheureusement, ces derniers articles (aux résultats non significatifs) sont rapidement écartés sans plus d’explication.
      Quant à l’interprétation des méta-analyses (articles étudiant statistiquement les résultats d’études différentes touchant au même sujet central), l’hétérogénéité des caractéristiques, méthodologies, individus étudiés donnent des résultats divers et contradictoires à tel point que les auteurs préviennent p24 : « Cependant, au sein de chaque méta-analyse, la forte hétérogénéité existant entre les enquêtes épidémiologiques requiert une grande prudence dans l’interprétation des résultats. »

      De plus, quand vous lisez bien, les auteurs parlent d’augmentation de l’association entre la pathologie étudiée (Lymphome Non Hodgkinien, leucémie…etc) et exposition à certains pesticides, càd une augmentation du taux de la pathologie étudié, cette augmentation étant souvent non statistiquement significative dans la majorité des cas. Pour les cas où cette augmentation est significative, il n’y a aucun lien de causalité encore prouvé (sauf 1 cas) car cela est autrement plus complexe. Le seul cas prouvé est celui de l’effet du Dibromochloropropane (DBCP) sur la fertilité (produit interdit aux USA depuis 1979).
      Petite remarque : les cas où cette association entre le taux de survenue de la pathologie (doublement du taux/ population non exposée) et les « pesticides » est la plus forte, concernent le plus souvent les personnes travaillant… au sein des unités fabriquant les pesticides ! Evidemment, pour établir un lien de causalité, cela est encore plus difficile en raison de la multitude d’autres substances chimiques auxquelles ces personnes sont exposées !
      Parfois, devant la non significativité de l’augmentation des taux de certaines pathologies, les auteurs s’en tirent en parlant de mortalité relative. Celles-ci deviennent significatives (ouf !!). En gros, la leucémie (par ex) d’un agriculteur exposé décède plus souvent qu’une leucémie d’un non exposé. Cela pourrait être acceptable si corrélé au type de Leucémie (non précisé le plus souvent), au stade de découverte (jamais précisé)…etc. Or le suivi médical des agriculteurs n’est pas le même qu’un citadin : le diagnostique de nombreuses pathologies est souvent plus tardif chez un agriculteur (qui souvent ne s’arrête de travailler que lorsqu’il est au plus mal).
      De tout cela, (voir tableaux finaux) les auteurs tirent une « présomption de lien» : forte (5 cas), moyenne (37 cas) et faible (12 cas). C’est peu (rappel : lien prouvé dans seulement un cas). Les cas d’absence de présomption ne sont même pas notés et le nombre d’article sur lesquels ces présomptions sont établies est très faible (1 ou 2 le plus souvent).
      Autre chose : une telle étude doit indiquer précisément le nombre d’articles étudiés, ceux retenus, ceux écartés (et pour quelles raisons), les résultats de chacun d’entre eux (pour montrer l’absence de biais de sélection), les effectifs des échantillons de chaque étude et le recul… etc. On n’en a AUCUNE idée dans ce papier.
      De plus, TOUS les articles revus (retenus ou pas) doivent être indiqués dans une bibliographie pour être éventuellement soumis à l’analyse critique de certains contradicteurs : IL N’Y A AUCUNE BIBLIOGRAPHIE (économie de papier ?). Pratique : la parole de l’INSERM doit être acceptée sans contradiction possible. Voilà une curieuse façon d’écrire un rapport scientifique pour un organisme…scientifique.
      Je vous mets en liens cet article vous donnant un exemple (en encadré) de ces biais d’analyse et de la complexité de l’épidémiologie : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2597 Certes, c’est amusant mais, Thierry, cela ne vous plaira pas : ce n’est pas un organisme financé ou subventionné par l’état.

  16. Attaque « ad hominem » une fois de plus. On vous sent toucher le fond de la boite à arguments.
    L’auteur est impliqué en politique donc cela discrédite son article. Lol. Dans ce cas, les discours et affirmations de 95% de nos écolos sont à mettre à la poubelle sans même les lire…
    Cet article est un résumé d’une série d’articles sur les pesticides parus sur 2 numéros du site Science&Pseudosciences. Ces articles sont longs et documentés avec de nombreuses références bibliographiques. L’auteur de l’article de CP sus-jacent cite parfaitement ses références. Si vous n’êtes pas d’accord avec ses propos et avec ses références, critiquez, argumentez, produisez d’autres sources contradictoires. Mais c’est plus difficile, je vous l’accorde. L’attaque ad hominem est une méthode pour éviter de se fatiguer ou d’avoir à réviser certaines de ses croyances. Cela fait penser que vous n’êtes pas dans un débat contradictoire mais dans la défense d’un dogme. Dommage.

  17. L’article ci-dessus et les articles similaires qui pourraient nous intéresser prétendent à la neutralité scientifique … et sont tous orientés dans le même sens (anti-bio mais peu importe le sens ; l’important est qu’il y ait un sens, un sens unique). Neutralité scientifique orientée de façon univoque !? Cherchez l’erreur.

Les commentaires sont fermés.