Vœux d’Arnaud Montebourg : la France, ce beau pays (dont on ne sort pas)

Publié Par Baptiste Créteur, le dans Politique

Les vœux d’Arnaud Montebourg, subtil mélange de nationalisme et de socialisme, sont une invitation à s’installer en France pour ne jamais en sortir. Non, merci !

Par Baptiste Créteur.

Arnaud Montebourg présente ses vœux aux Français sur fond de marinière, montre et robot ménager produits en France. Un beau message adressé non seulement aux Français, à qui il demande de consommer français, mais aussi aux entrepreneurs et investisseurs du monde entier, pour les inciter à investir et embaucher dans notre beau pays ; sans oublier de rappeler qu’il se battra corps et âme pour que ni les individus ni les entreprises ne puissent partir.

Notre industrie est mise à mal par la crise financière de 2008, qui s’est propagée comme une traînée de poudre à toute l’économie, et par une décennie d’abandon libéral.

On ne peut pas évoquer la situation du pays sans rappeler aux Français que les responsables de la crise sont le grand capital apatride et le libéralisme. Non, chers compatriotes, la crise n’est pas une crise de la dette ou de l’État-providence. La liberté, aussi agonisante soit-elle, conserve un pouvoir destructeur qu’il faut endiguer coûte que coûte.

Ce déclin industriel, nous allons l’endiguer ensemble. C’est la priorité du président de la république, et le redressement productif est en marche. Il nous faudra avancer rassemblés et faire preuve de courage et d’audace pour inventer des solutions nouvelles, reconstruire nos forces productives et réinventer notre industrie.

Parmi les nombreuses priorités du Président de la République – notamment endiguer la hausse du chômage, renouer avec la croissance, rassembler les Français et sauver les ours polaires – il y a l’endiguement du déclin industriel. C’est ensemble que nous y parviendrons ; il faudra faire preuve de courage et d’audace, notamment en déterrant d’anciens remèdes-miracles comme la nationalisation et la délation. Il faut du courage et de l’audace pour s’enfoncer avec autant de sérénité dans le totalitarisme, en lui donnant de jolis petits noms comme « solutions nouvelles ». Le redressement productif est en marche !

Endiguer le déclin industriel, c’est empêcher à chaque fois que c’est possible les fermetures d’usines et c’est implanter toutes les nouvelles pour que nous puissions soutenir la compétition mondiale. C’est être sur tous les fronts pour préserver l’emploi de ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. C’est reconstruire et renforcer nos filières stratégiques industrielles.

Ceux qui n’ont que leur emploi pour vivre sont pourtant chanceux : plus de trois millions de Français n’ont même pas un emploi pour vivre. Pour éviter que leur nombre ne continue de croître – ce que le Président de la République semble espérer lui aussi – le plus simple est de s’enfermer dans la forteresse France, inciter autant d’investisseurs que possible à y entrer et empêcher ceux qui le souhaiteraient d’en sortir. Le calcul est simple : si on implante autant de nouvelles usines que possible et qu’on empêche les usines existantes de fermer, le solde sera nécessairement positif.

Depuis le mois de mai 2012, l’équipe du Ministère du Redressement Productif, le Comité de Restructuration Industrielle, les 22 Commissaires au Redressement Productif dans les régions, mobilisés dans nos territoires, aux côtés des entreprises et de leurs salariés, défendent l’emploi partout. Pour nous, chaque emploi sauvé est une fierté et une victoire pour redresser notre industrie.

Français, vous n’êtes pas seuls : pour vous aider dans votre lutte contre les ennemis de l’extérieur que sont tous les autres pays, des comités et des commissaires sont à vos côtés pour organiser des négociations à huis clos et répartir le butin des expropriations. Ils sont aux côtés des entreprises, et surtout de leurs salariés, pour sauver vos emplois – quitte à en détruire ailleurs et à empêcher que de nouveaux emplois se créent.

Nous devons mettre un terme au laisser-faire d’une logique libérale et à la violence des excès de la finance. Aujourd’hui, nous inventons, chaque jour, les outils juridiques et économiques du réarmement du politique face aux dérives de la finance. Je suis le ministre de l’hospitalité industrielle, entièrement mobilisé pour que les entreprises s’investissent et investissent en France. La relocalisation des activités est la mère des batailles que nous menons, c’est le sens des 20 milliards du pacte de compétitivité que la nation a mis sur la table au bénéfice des entreprises et dont les bénéfices se feront sentir dès 2013.

Français ! La liberté, le capital, voilà vos ennemis ! L’État est là pour vous protéger : il invente chaque jour de nouveaux moyens, se dote de nouvelles armes pour mettre au pas les récalcitrants, les ennemis du peuple qui refuseraient le collectivisme. Ce discours, vibrant et euphorisant, ne manquera pas d’attirer les nombreux investisseurs internationaux nostalgiques de l’économie dirigée, planifiée, collectivisée.

Je dis aux entrepreneurs : « La France vous aide ! Investissons ! Investissez ! Embauchons ! Embauchez ! » C’est le sens d’une politique économique offensive, qui sera soutenue par la Banque Publique d’Investissement, une banque conçue comme un service public bancaire, qui aura dans son radar non pas les critères financiers du marché, mais ceux de l’intérêt général industriel de la France. Ce ne sera pas une banque de plus, mais une banque différente, de terrain, au service des petites et moyennes entreprises.

La France aide les entrepreneurs. Les impôts et taxes, la réglementation sans bornes, la complexité du code du travail et les nombreuses interventions de l’État dans les affaires privées sont pour leur bien. La Banque Publique d’Investissement est là pour les aider, pour financer des projets non rentables dans l’intérêt industriel de la France ; elle vient appuyer les autres organismes ayant des objectifs similaires et un succès indéniable. Elle n’est pas une banque de plus, elle est une banque différente, conçue comme un service public bancaire, gage s’il en est de son succès. Pour forcer les Français à investir dans des projets non rentables, elle sera alimentée par l’argent qu’ils auraient pu utiliser pour investir eux-mêmes ou pour consommer – peut-être même pour consommer des produits made in France…

C’est le sens, aussi, de la réorientation de l’Europe, trop ouverte à la concurrence déloyale. C’est le sens, enfin, du Made in France, que chaque consommateur peut défendre à chaque fois qu’il achète en donnant sa préférence à un produit, à un objet fabriqué sur notre sol, parce qu’il sait qu’à son acte d’achat sont liés les investissements, les emplois et le modèle social français.

Malheur, Bruxelles veut ouvrir les portes et abaisser le pont-levis de la forteresse France ! Sus à l’ennemi ! Et longue vie au Made in France, que chaque Français est encouragé à favoriser en achetant français. Inutile de dire que l’adoption ailleurs de cette logique à courte vue, protectionnisme qui ne dit pas son nom, sonnerait le glas des exportations de produits français – dont plus personne ne veut et qui ne sont donc plus bons que pour les Français, captifs de la forteresse France. Un peu comme la dette française.

Le redressement productif est une cause nationale. De lui dépend la souveraineté économique de notre pays et donc la liberté politique de faire souverainement nos choix. Un pays qui ne produit plus est dans la main de tous les autres qui produisent.

Un pays qui ne produit pas est dans la main de tous les autres qui produisent ? Pas plus qu’un pays surendetté, qui a besoin d’impôts toujours plus confiscatoires pour boucler son budget et de la bonté des autres pays pour vendre sa dette. Sans les Français qui créent de la richesse pour qu’on puisse les en spolier, l’État ne pourra plus faire ses choix souverainement et mener la politique collectiviste qu’il applique méthodiquement pour précipiter le pays dans l’abîme.

Le redressement productif transcende les opinions partisanes, unit les forces créatrices ; salariés, syndicats, consommateurs, entrepreneurs, nous sommes tous des patriotes acteurs du redressement industriel de notre pays. Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2013, faite de bonheur personnel, de réussite professionnelle, et de mobilisation collective pour le redressement productif de notre beau pays, la France. Vive la République, et vive la France.

Le redressement productif n’admettra aucune contestation, qu’on se le tienne pour dit. Nous sommes tous des patriotes acteurs du redressement industriel, qu’on le veuille ou non, avec tous les moyens que l’État considère comme étant à sa disposition. 2013 sera une belle année de mobilisation collective des ressources individuelles, une année supplémentaire d’échec du modèle social français et de privations toujours plus grandes pour les Français qui décident de rester et ceux qui décideraient de les rejoindre dans ce pays si hospitalier qu’on a de plus en plus de difficultés à en sortir.

Renoncer à la liberté des Français pour atteindre une impossible sécurité économique, choisir pour eux l’immobilisme dans un monde qui avance et mettre tout un pays en marche forcée vers un totalitarisme qui ne dit pas son nom : les vœux d’Arnaud Montebourg n’ont rien à envier aux discours des plus grands orateurs socialistes. Compte tenu de l’absence d’opposition au collectivisme depuis plus de 30 ans, tout porte à croire que ses vœux seront exaucés et que les Français, s’ils ne passent pas par la case départ, vivront bientôt dans une prison.

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  1. Eh ben ! Il y avait un mec, en 33, qui tenait des discours identiques et si, à l’époque, il avait été soigné, cela aurait évité des tas d’emmerdements au monde entier.
    Le nationalo-socialo-economico a toujours été le moteur de la catastrophe.

  2. On pourrait refiler Montebourg aux Vénézuéliens. Chavez va très mal, el pobrecito dictador bolivariano. Pour lui succéder, on leur prête Montebourg qui se ferait appeler Coronel Arnaldo Monteborges y Pulvar, lider maximo, caudillo de Venezuela, benefactor del pueblo y de la nacion. Arriba Monteborges !
    Le genre de discours ampoulé qu’il tient, prononcé en espagnol, fera trés bien à Caracas.
    Il est dommage que la France, cinquième puissance économique mondiale, dit-on, soit affligée de ce genre de ministres et de ministresses d’opérette. Si au moins, Montebourg chantait aussi bien que Luis Mariano, si Duflot était aussi drôle qu’Annie Cordy, on en ferait quelque chose.

  3. Entre le discour de Montebourg et les discours de Chavez il n’y a pas de différences, on retrouve la même phraséologie identique à la belle époque du stalinisme triomphant,dont on a pu constater le résultat en URSS et constater le franc succés au Vénézuela!

  4. La BPI, c’est pas cette banque qui aura 1% de dotation comparés aux 100% de besoins de financement de l’économie française en investissements productifs que la gauche fait fuir avec ses conneries d’un autre siècle… On croirait entendre l’homéopathe qui veut guérir le cancer avec des pilules sas principe actif en arguant de « la mémoire de l’eau ». Dommage, Arnaud aurait eu sa place chez les Fratellini ! Il faisait déjà l’admiration de sa maman, avec ses effets de manche… Mais pour les plus informés, quand il faut regarder la sémantique pure, il est totalement vrai que Goebbels racontait les mêmes conneries. Et comme Audrey est partie, qui va calmer la bête ?

  5. « Le socialisme, c’est la philosophie de l’échec, le credo des ignares et le prêche des envieux, sa mission est de distribuer la misère de manière égalitaire pour le peuple. » Winston Churchill… On remarque la différence de hauteur de vue entre un homme politique qui a tué sa carrière pour l’intérêt national et celle d’un petit roquet de province qui se prend pour Robin des Bois alors qu’il est du côté des affameurs. Quand on décide dans un discours de tuer la concurrence par le Nationalisme, on dit à son peuple : « ce n’est pas votre faute, c’est celle des autres, vous n’avez plus besoin d’être meilleurs ou de culpabiliser ou de travailler pour améliorer votre situation, puisque tout vos maux viennent de l’extérieur, de la concurrence déloyale, des pays qui font du dumping fiscal ou social, de ceux qui travaillent plus de 32 heures par semaine, de ceux qui investissent dans des pays pour maximiser leur profits alors que la solidarité avec la nation française (en fait avec l’état français pour que je continue à me goberger à vos frais) exigerait que vous consommiez les produits français trop chers et de moins bonne qualité… » On a tous entendu, on a tous compris ton discours, t’inquiète Arnaud. La solidarité Nationale que tu exiges, la seule, c’est celle envers les fonctionnaires, envers toi, envers la caste et la nomenklatura de gauche. Tu veux protéger les entreprises françaises car tu sais que ta politique les fait partir et que tu ne pourras plus les tondre et t’enrichir sur leur dos. Donc tes revenus d’étatiste vont baisser et tu ne sais pas si tu ne feras pas partie de la prochaine charrette gouvernementale… Là est ton seul problème ! Pourtant, ta retraite est assurée, non ? Intelligent comme tu es (un avocat), tu as dû cacher tes billes ailleurs, non ? En prévision du grand soir ou du grand crash ! Alors où est le problème ? Tu ne pourrais pas nous laisser un peu respirer. Si tu as envie de diriger un goulag, le Laogai est encore actif, prend l’avion ! J’veux même bien te payer ton billet, moi le salaud de libéral qui voit ses affaires en danger à cause de ton socialisme français imbécile appliqué ici depuis 1981. Heureusement Margaret nous avait raconté la fin de l’histoire : «Le socialisme échoue une fois dépensé l’argent… des autres .” Bon on sait que la fin de l’histoire est pour bientôt. Moi j’ai 50 ans et cela fait 30 ans qu’on me raconte les mêmes sornettes et je vois toujours les mêmes résultats pitoyables en France de tes idées merdiques. Don le film est fini, dépêchez vous de passer le générique fin, comme sur TF1 en accéléré, parce que là, un navet, c’est un navet, un bide, c’est un bide. Le socialisme, ici et ailleurs sur la planète : un lamentable bide. Clap de FIN. Voir la distribution n’intéresse personne, cela ne sert à rien, ils ne retrouveront pas de boulot ailleurs.

  6. Il est impressionnant, le Montebourg. Faut dire, il sait plus comment faire, hein, pour justifier l’injustifiable. Forcément que dans ces moment-là, l’éternel discours collectiviste ressort et que les autres pays sont des ennemis potentiels !

    1. C’est une constante des nazis de droite et de gauche de s’inventer des ennemis imaginaires. pour être politiquement correct, le libéral apatride et spéculateur a remplacé le Juif apatride pervers et conspirateur.

  7. Après avoir entendu un tel discours du nazi Montebourg, les déclarations de son obersturmführer Ayrault, la rébellion libérale devrait s’organiser pour éviter le Meilleur des Mondes. Des actions ciblées sur les réseaux façon V for Vendatta,où s’inspirant du discours de John Galt pour changer les mentalités sur le libéralisme…

  8. Si le résultat n’était pas si triste, on pourrait vraiment se détendre. Montebourg est vraiment un pitre, un fada, un neuneu comme son maître. D’abord, être gonflé au point de présenter ses voeux comme un président, il faut le faire. Ensuite présenter des voeux qui ne sont que du verbiage, après neuf mois de présidence et des échecs consécutifs ayant entraîné des millions de chômeurs, c’est encore plus fort. Ce n’est pas possible d’agir et de parler ainsi et d’être intelligent. Non ! C »est impossible. Vraiment nous avons du souci à nous faire encore plus cette année.

  9. Bidon, bidon ,bidon , il faut rire ou pleurer?Si on utilisait que du made in France je cranis qu’il ne reste pas grand chose!Je ne parles même pas des couts!Des biens normaux aujourd’hui devineraient tout à coup des biens de luxe…

    1. Sans parler qu’on ne respecterait pas notre devoir de « solidarité » avec l’ouvrier Coréen qui a beaucoup plus progressé que l’ouvrier français et qui travaille d’arrache pied pour que ses enfants aient une meilleur vie que lui.
      Son travail m’a permis d’obtenir de très bons produits à des prix qui correspondent à mon budget. Mon argent a amélioré ses conditions de vie.
      Nous nous sommes choisis librement pour le meilleurs.
      Je vous laisse le pire… et le made in France.

      Cordialement,

  10. Comment amener la Chine et la USA a ne plus faire de protectionnisme sans en ré-instaurer nous même pour peser sur les négociations ?

    Le protectionnisme par ideologie anti-conccurence évidemment c’est a combattre. Mais le protectionnisme comme instrument de pression pour arriver à la réciprocité du libre-échange mondiale ?

    Récemment il y a eu un accord pour un protectionnisme UE sur nos marchés publics, il sera désormais possible de refuser un marché si l’entreprise du pays n’ouvre pas ses propres marchés. Ça ne me parait pas stupide, il faudrait voir les résultats, si ça permet d’ouvrir le monde pourquoi refuser ? Par ideologie ? Jamais de protectionnisme même si au final ça sert justement à ce qu’il n’y en ait plus ?

    Montebourg lui ne veut pas uniquement de protectionnisme pour imposer de la réciprocité mais aussi par idéologie anti-concurrence, ça ce n’est pas possible j’en conviens ! C’est même stupide. Mais les libéraux français et européens devraient regarder de plus près les buts de ceux qui proposent des mesures protectionnistes avant de crier au scandale et de systématiquement voter non, il me semble.

    Par contre le méga logo Made In France est ridicule. Après la marinière… et il veut être président un jour ? Dieu nous en garde !

    1. on peut aussi faire des produits ou services de qualite qui s’exportent.Le protectionnisme est un autre collectivisme, ou l’on reeduque le client pour qu’il achete en fonction de la nationalite et pas de la qualite; de fait, le protectionnisme ramolli l’industrie du pays qui le promeut; de fait il constitue un probleme et pas une solution.

      1. @ Ron_FR
        Le début de l’ère industrielle, et donc le début de l’enrichissement jamais connu jusqu’alors depuis l’aube de l’humanité, a commencé par l’ouverture du marche de la Grande-Bretagne, et cela de façon unilatérale, sans contre-partie, seul ! Le résultat à été la domination du Royaume-Unis pendant un siècle.

        Comme le disait Bastiat, si on bloque les marchandises au frontière, ce sont les armées qui vont passer.

  11. En 1981 la France était disait-on menacée de voir les chars russes débarquer.
    Aujourd’hui, au moins un Français a débarqué à Moscou et au moins une Française menace d’en faire autant!
    Si l’on ne parlait pas de la vie des gens on en éclaterait de rire…