Transports en commun, pour plus de justice sociale !

Publié Par Alexis Vintray, le dans Transports

Vos impôts servent à financer massivement les transports en commun, une injustice majeure puisque ce sont les consommateurs du service qui devraient payer.

Par Alexis Vintray.

Un Transilien en gare de Colombes, en Île de France

Un nouveau rapport de l’Institut Montaigne vient permettre d’éclairer la situation des transports en commun en France. Définis comme « à bout de souffle » par le think tank, ils sont surtout très largement subventionnés. En effet, les différentes couches du mille-feuilles administratif « financent aujourd’hui à plus de 70% les réseaux de transports collectifs ». Dit autrement, ceux qui utilisent les transports en commun ne paient même pas 30% du coût réel du service qu’ils consomment. 

Si l’on regarde les cas locaux, les consommateurs de transports en commun ne paient que 12% du coût réel du service à Toulouse, contre 26% à Lille, 32% à Strasbourg ou encore 50% à Marseille. Comparé à d’autres pays européens, la France est à un niveau extrêmement bas : même les utilisateurs de transports en commun bruxellois paient plus (35% du coût), alors que les madrilènes paient 41% et les londoniens 50%.

Aujourd’hui 80% des déplacements sont faits en voiture particulière et près de 41% des Français disent ne jamais prendre les transports en commun. Pourtant ces 25 millions de Français doivent malgré tout financer largement les transports publics par leurs impôts. Une situation hautement injuste puisqu’on demande à tous de payer un service utilisé par quelques-uns.

De même, engagés à fond dans la politique la plus injuste qui soit, les socialistes et verts du conseil régional d’Île-de-France entendent supprimer toute dimension de zones tarifaires et faire payer chaque consommateur le même prix, qu’il utilise le réseau pour 1 ou 100 kilomètres !

transports collectifsPlus injuste encore, le système, ferroviaire en particulier, accumule les dettes qui devront être remboursées par les générations futures. Des générations qui ne bénéficieront pas du réseau actuel mais devront en assumer les coûts demain encore ! Selon le rapport, « le secteur ferroviaire a connu en 20 ans une augmentation de 80% de sa dette : en cumulant celle de RFF et de la SNCF, on atteint en 2010, 33 milliards d’euros et l’on prévoit qu’elles dépassent 50 milliards en 2025″. Des dettes qui ne sont même pas utilisées pour améliorer le réseau, puisque celui-ci est très en retard par rapport à l’évolution de la demande. Entre 2000 et 2010, le trafic ferroviaire en Île-de-France a augmenté de 25% quand l’offre, elle, n’augmentait que de… 7%!

Face à cette situation d’une grande injustice, il est temps de demander plus de justice sociale en faisant payer les consommateurs du service, et non en finançant le réseau par les impôts de tous. L’espoir que l’on peut avoir de plus de justice sociale pourrait venir de la situation catastrophique des finances publiques ; entre 2002 et 2009, les financements publics ont augmenté de 68% pour les Trains express régionaux (TER). Des rythmes de progression que les collectivités ne pourront pas assurer dans les années à venir. Faire payer les consommateurs pour le service dont ils bénéficient pourrait enfin arriver. Qu’on ait besoin d’une crise des finances publiques (et qu’on passe pour un révolutionnaire en le demandant !) pour enfin y arriver montre bien l’absurdité des politiques menées…

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    1. Sur la forme, on ne peut pas parler de tout. Sur le fond, davantage de problèmes pour faire payer (on ne peut pas mettre de péages partout), alors que dans le cas des transports en commun, l’infrastructure existe, c’est juste une question de manque de volonté politique. Question différente donc.

      1. Ce que nous consommons quotidiennement est massivement transporté par la route. Donc même si on ne s’en sert pas directement, on en est bénéficiaire de façon importante. Aucun supermarché n’est desservi par le rail. Les usines reliés au réseau ferré deviennent très rares. Le gros du courrier est distribué par la poste. De plus, je précise que je suis bien content que le SAMU et les pompiers n’aient pas besoin de prendre le train pour venir me sauver …

        1. Oui mais c’est pas comme si on avait le choix. Les routes privees sans peage, ca existe. Certaines entreprises peuvent par exemple avoir tout interet a ce qu’une route en particulier soit bien entretenue sans pour autant vouloir la fermer au public. Cela leur permet d’avoir un peu plus de certitude sur l’Etat de la route, de profiter de l’espace publicitaire de cette route, de facturer des droits de passages aux entreprises qui viennent de greffer sur cet itineraire, d’imposer LEURS limitations de vitesse, etc…

          Sauf que ca n’a juste pas le droit d’exister en France, et en Europe parce que nous sommes collectivistes.

    2. Les calculs de coût qui ne sont de base rarement favorables au train sont en plus biaisés par la différence de service. La route permet un service personnalisé de point à point avec une complète liberté d’usage. Le rail fournit un service identique à tous sans aucune liberté. De plus, les systèmes ferrés sont très vulnérables aux pannes et incidents. Les trains ne peuvent doubler un train en panne que quand il y a des aiguilles et je ne parle pas même pas des zones à simple voie … La perte des cateiners sur une ligne électrifié revient à perdre complètement la ligne. De son côté, la route est beaucoup plus flexible et robustes aux incidents même si cela peut aussi tourner au n’importe quoi (chute de neige massive, …). La route souffre surtout de son attrait qui est la cause des bouchons.

      1. D’autant plus que l’état français a bloqué toute possibilité de concurrence aux déplacements en train avec l’interdiction de proposer des voyages en car inter régions. L’usager n’a donc aucun choix sur les moyens de transports collectifs.

    3. Pour moi, le principal souci est que les pouvoirs publics doivent accepter que certains moyens de transport sont plus adaptés à certaines situations que d’autre. Au contraire, nos politiques ont une obsession pour les transports en commun surtout ferrés qui n’est pas toujours rationnel. Sur des itinéraires denses et congestionnés, le rail a des atouts indéniables y compris au niveau du prix et de la praticité. Mais cela ne veut pas dire que c’est toujours la bonne solution …

    1. Ce qu’on pourrait vouloir serait que les gens soient libres de choisir le mode de transport le plus efficient compte tenu de leurs souhaits personnels. Nul besoin de les inciter avec des faux prix ou des contraintes artificielles. Et surtout, pour quelle raison faudrait-il les inciter à quoi que ce soit ? Dans quel but ?

  1. @bubulle
    Un peu extremiste comme point de vue. Nous devons aussi vivre ensemble. Si dans une ville comme Paris tout le monde, parce qu’il est libre, prend sa voiture, vous obtenez rapidement le chaos

    1. xav : « Si dans une ville comme Paris tout le monde, parce qu’il est libre, prend sa voiture, vous obtenez rapidement le chaos »
      ———————————————-
      S’il y a le chaos, tout le monde ne prendra pas sa voiture. CQFD.

      1. Il n’y aurait pas forcément le chaos, si les « crétins » qui gèrent la circulation dans Paris n’étaient pas totalement anti voitures !!!

        Comme le dit justement « miniTAX », la régulation se fait naturellement…

        Et si certains continuent à préférer le chaos avec leurs voitures, il faut, peut-être se poser des questions sur les transports en commun !!!

    2. @xav

      Ne vous apparaît-il pas que Paris est en plein chaos, autant pour les voitures que les transports en commun, alors qu’on n’a jamais autant incité, réglementé et contraint la population à se conformer aux idéaux des politiciens en matière de transport ?

      Ce qui est extrémiste est l’usage de ce même qualificatif en moins de 30 mots écrits dès lors qu’on vous contredit. Ce n’est pas ainsi qu’on pourra vivre ensemble.

      1. Pour connaitre quelques capitales africaines pourtant plutot liberales en ce qui concerne les transports, Paris est très loin du chaos.

        @bubulle
        ok extremisme pas adapté

        1. C’est un faux débat que vous semblez vouloir nous proposer implicitement avec votre exemple (assez méprisant, au demeurant) des capitales africaines.

          Le débat n’oppose pas les tenants des réglementations à d’hypothétiques défenseurs d’une absence totale de règles.

          Le débat porte sur le niveau de la réglementation nécessaire. En l’occurrence, la mairie de Paris est entrée en guerre contre le bien commun, notamment parce que son but avoué est de bloquer le trafic au lieu de le rendre fluide.

          Le chaos naît d’un excès de règles, comme on peut le constater à Paris au quotidien, sûrement pas à cause d’une absence de règles, situation théorique qui n’existe jamais en pratique.

          1. 1- Je ne vois pas bien ni pour qui ni en quoi est ce méprisant
            2- Le « chaos » à Paris, ne vient pas d’un pb de règles, mais d’un problème historique de découpage administratif ayant provoqué un centralisation hyper excessive, doublé d’un manque de vision long terme et d’investissement

          2. « Je ne vois pas bien ni pour qui ni en quoi est ce méprisant »

            C’est une spécialité locale de faire dire au contradicteur ce qu’il n’a pas dit.
            On s’y fait jamais, il faut juste comprendre qu’ils ont des oeilllères de psychorigides.

        2. « Paris est très loin du chaos. »
          —————————
          Pourtant, le « chaos » automobile à Paris, c’est systématiquement le prétexte brandi par les étatistes pour dénigrer l’automobile, pour passer des réglementations anti-pollution toujours plus absurdes et pour financer le gouffre sans fond des transports en commun. Soit dit en passant, Paris est bien déjà en plein « chaos », pour un automobiliste de Province. Si c’était vraiment le chaos qui préoccupe les politocards, ils n’ont qu’à libéraliser l’ouverture des lignes de bus privés et de taxis. Chose qui n’est pas près d’arriver, preuve qu’ils n’en ont rien à battre du chaos.

          Donc l’argument du chaos est bien ce qu’il est : un prétexte sans fin pour toujours plus d’interventionnisme.

    3. Il est certain qu’il y a une limite à la quantité de gens qui peuvent circuler en même temps en un lieu donné, et il est probable que cette limite est atteinte pour Paris, dans les conditions actuelles.
      C’est un problème bien connu qui a des solutions bien connues ; et curieusement aucune de ces solutions ne consiste à réduire l’offre par sens unique, voies moins nombreuses, suppressions de places de parking, etc. Elles passent au contraire par une hausse de l’offre, et une pénalisation de la demande, la seconde finançant la première

    4. La régulation se fera NATURELLEMENT. Si elle doit se faire. Pas besoin d’imposer de force en réduisant les libertés individuelles alors que par sa propre responsabilité l’homme choisira soit de se mettre dans le chaos, soit de l’éviter. Parce que si ça se trouve le chaos parisien avec plein de voitures, ça ne le dérange peut être pas trop. Ca le dérange certainement moins que d’être chassé et pourchassé par des idéologues fascistes qui ont décidé à sa place qu’il n’aimait pas le chaos.

  2. L’article omet de parler des projets pharaoniques de nos élus, car si la situation actuelle est mauvaise, l’avenir (et pas uniquement pour la SNCF) s’annonce vraiment mauvais.
    Regardons ces projets volontairement visibles : Tram, trolleybus, couloirs de bus, pistes cyclables, bus à la demande ( !!! ), et autres idées farfelues …

    Tout cela coûte une fortune, est fait à crédit, avec tout ce qu’il faut d’incompétence pour que cela ne soit pas rentable.
    Prenons l’exemple concret du tram toulousain, faites un parcours sinueux (pour rallonger le temps de trajet), une vitesse de croisière basse ( même but ), évitez soigneusement les endroit fréquentés ( en l’occurrence un grand hôpital, une grande surface, et une partie des sous traitants d’Airbus c’est pas rien), ne faites surtout pas de parking relais ( déjà que c’est plus rapide en voiture, faudrait pas non plus gagner du temps), et SURTOUT, une fois les travaux finis, recommencez la même chose immédiatement car vous êtes un maire socialiste efficace ( ajout de deux tronçons, de 3 km environs, coutant une fortunes, avec des trajets inutiles, retoqués plusieurs fois en procès).

    Avec tout cela il me faudra pour aller à l’aéroport : 1 min de marche (oui je suis pas loin), 10 min de métro, 1h de tram pour aller à l’aéroport. Sans compter les attentes, surtout pour le tram, car malgré le fait qu’une seule ligne soit présente, seul un tram sur trois y va …

    Mais je n’aurais payé (en tant qu’utilisateur du réseau) 1,50 euro !

    (trajet voiture = 20 min… lol)
    C’est y pas beau ???

    1. Je suis un libéral et un utilisateur du vélo (je travaille à 1km de chez moi), suis-je pour autant un bobo qui contraint les villes à construire des pistes cyclables ?

      Je ne crois pas. Comme les automobilistes, qui ont leur liberté de circuler avec leur voiture sur route, j’ai aussi la liberté de vouloir circuler en vélo sur une piste propre ou partagée. Et à mes détracteurs : il m’arrive aussi de prendre ma voiture.

      Attention à ne pas se tromper de débat : on parle du financement des transports, pas des transports.

      Nous sommes bien d’accord que les infrastructures coûtent cher, aussi bien pour les TC que pour l’automobile.
      Comment les financer autre que l’impôt ? A quoi ça sert que je paye via mes impôts locaux le doublement d’une ligne ferroviaire que je n’emprunte pas, ou de la construction d’une rocade autoroutière que je n’emprunte pas non plus ?

      1. Les pistes cyclables, comme les trottoir et la chaussé, est un investissement nécessaire, mais la façon dont sont faites les choses est douteuse dans la mise en place.

        Faire une piste cyclable sur un trajet identifié comme fréquenté est une bonne chose pour la bonne circulation et la sécurité, MAIS cela est rare, on trouve plutôt un bout de piste, par ici, un par là, sans cohérence. Le but est surtout de lancer des travaux pour dépenser un budget prévu à l’avance avant même les études (quand elles ont lieu), c’est surtout cela qui est regrettable.

        Vu votre trajet court, vous pourriez avoir un segment continu de piste pour vous rendre à votre travail, mais dès qu’il s’agit de faire 4 ou 5 km de vélo c’est l’enfer.

        Pour les TC, le problème est différent, puisqu’il s’agit d’un système qui, hors infrastructure, est financé pour la grande majorité par l’impôt.
        Je n’ai pas d’exemple d’infrastructure routière ou ferroviaire financée par le privé. Mais des systèmes privé de TC existent et fonctionnent.

        Quand je paye d’un coté 1€50 pour me déplacer (voir moins) en payant mon ticket, le coût à la collectivité est de 8€50 environ. Pour un système mal géré et souvent mal construit. Ne peut-on rien changer à cela ???

    2. Je ne comprends pas bien , le tram s’arrête à Purpan le grand hôpital de Toulouse il ne l’évite pas soigneusement comme vous le dîtes . Pour le reste je suis d’accord , c’est lent et le tracé est mauvais . Mais dans la pensée socialiste il s’agit d’amener les transports en commun dans des zones encore « peu habitées » … encore une fois il ne suivent pas la demande mais la crée artificiellement , c’est d’ailleurs bien pour cela que tant de « grands travaux » sont en cours à partir du quartier des arènes . Pierre Cohen est tellement fier de son projet du « grand Toulouse  » qu’il dépense sans compter et veut absolument que cela se voit : prenez le boulevard de Strasbourg et vous pourrez admirez toutes les pubs sur les bienfaits ( à venir !) de la communauté urbaine de Toulouse .

  3. On pourrait commencer par cessre de bloquer l’infinité des solutions qui sont possibles: http://archives.contrepoints.org/Transports-en-commun-appel-au.html

    Aujourd’hui, les autorités monopolisent de plus en plus la chaussée avec leurs solutions chéries à elles, tram et bus, et avec des taxis au nombre de licenses grotesquement limité. Mais il y a des centaines d’autres solutions possibles. Tout ce qu’il faut, c’est ne pas les bloquer, et elles fleuriront.

    1. « De même, engagés à fond dans la politique la plus injuste qui soit, les socialistes et verts du conseil régional d’Île-de-France entendent supprimer toute dimension de zones tarifaires et faire payer chaque consommateur le même prix, qu’il utilise le réseau pour 1 ou 100 kilomètres ! »

      Non cette disposition EXCESSIVEMENT démagogique (pronée par les Verts) est pour le moment abandonnée.
      Le PS n’est pas non plus près à augmenter les « dépenses sociales » n’importe comment.

      @Xav
      Oui vous avez raison de donner en exemple les situations lamentables des pays africains.Pour les pays où il n’y a pas de réglementation c’est sur ce continent qu’il faut aller y voir et porter un jugement.
      L’Europe n’a pas vocation (à coup de derèglementations et d’abandons de l’espace public) à ressembler au Gabon ou au Togo !
      Ceux qui souhaitent une dereglementation totale sont cordialement invités à s’expatrier vers l’Afrique et on en discutera après !

      @ Nick de Cusa
      « Mais il y a des centaines d’autres solutions possibles. Tout ce qu’il faut, c’est ne pas les bloquer, et elles fleuriront.

      Non désolé il n’y a pas trente six solutions.
      Votre façon de ne pas aborder les problèmes concrets avec des réponses du genre « Tuez les tous, Dieu reconnaitra le siens » , cela représente tout à fait un mode de pensée d’anarchiste irresponsable que rejettent nos concitoyens.

  4. il faut ajouter que ce système pervers de subvention au déplacement incite les gens à s’installer toujours plus loin : quand ils ont un budget de (par exemple) 1 h et 5 € par trajet, ils finissent par se poser à un endroit qui correspond à ce budget. Et si il y a 20 € de cout collectifs (subvention etc.) en plus, ça n’entrera pas en ligne de compte dans leur calcul.

  5. Comme l’a écrit « Skan » :

    « on trouve plutôt un bout de piste, par ici, un par là, sans cohérence. Le but est surtout de lancer des travaux pour dépenser un budget prévu à l’avance avant même les études (quand elles ont lieu), c’est surtout cela qui est regrettable. »

    J’ajouterais qu’il est tout autant regrettable de constater dans de très nombreuses villes – toutes, à partir de la catégorie « ville moyenne », peut-être ? – ce type d’aménagement « par petits bouts » de tronçons qualifiés de… cyclables.
    Les maires n’auraient-ils pas reçu l’OBLIGATION édictée par un ou plusieurs ministères pour la mise en œuvre de kilomètres de bandes cyclables ?
    Et tant pis s’il n’y a, in fine, aucune cohérence.

    La seule chose qui semble compter pour l’élu (qu’il soit de droite ou de gauche) est celle de montrer aux populations que leur maire est sensible aux choses de l’environnement en préconisant les déplacements « doux ».

    P.S : Pourquoi, d’ailleurs, ne pas les qualifier de « bisounours », tant qu’on y est !

  6. Personnellement je suis prête à payer pour que les autres prennent les transports en commun pour que je puisse utiliser ma voiture.
    Faire payer le « prix coutant » des transports en commun me parait pas une bonne solution. En tout cas, étant donné la situation économique actuelle, certains ne pourraient tout simplement plus se les permettre… conséquences? Sans être communiste, je pense qu’un système peut être équitable sans être financièrement exact.
    Et que fait-on des personnes qui n’ont pas de voiture et qui paient pour les infrastructures routières?

    1. D’ accord avec vous…Je paye la sécu alors que je ne suis jamais malade, je paye pour le train alors que je ne le prend presque jamais, je paye pour l’ école alors que je n’ ai pas d’ enfants, je paye la retraite des vieux sans savoir si quelqu’ un en fera autant pour moi demain… mais si un jour il faut une opération à 100 000 € pour me sauver la vie, je serai content qu’ il y ait plein de couillons qui payent ça à ma place même si ça les emm….de, parceque moi je ne pourrai pas le faire! Très souvent beaucoup d’ intervenants sur ce site s’ imaginent que dans un régime libéral « parfait » , ils ne paieraient d’ impôts qu’ a hauteur de ce qu’ ils utilisent,mais là on est dans le rêve.La mauvaise gestion de la dépense publique est un autre sujet, il est clair que si demain la moitié du réseau ferré de province disparaîssait avec ses TER de 200 tonnes pour transporter 5 personnes, personne ne s’ en apercevrait !

      1. « mais si un jour il faut une opération à 100 000 € pour me sauver la vie,  »
        Même sans parler d’opérations délicates et vitales, peu de gens savent que 5 jours passés à l’hopital dans un service de soins intensifs ça coute 20 000 euros. ( et cela, sans même subir une intervention chirurgicale) .
        – 1. Soit vous allez dans un hopital public, vous donnez votre carte vitale et à la sortie, au revoir m’ssieurs-dames , rien à payer c’est la secu qui reçoit la note.

        2- Soit vous allez à l’hopital américain de Neuilly/ seine (où vont les « peoples » ) , et là en sortant, ils vous demandent un chèque de 20 000 euros et vous délivrent les feuilles pour vous faire rembourser.
        Si la secu met 2 semaines pour effectuer le remboursement, vous êtes à decouvert pendant ce temps et payez des agios à votre banque.

      2. Et si votre maison à 200 000€ part en fumée, c’est la sécu qui paie ?
        Pourtant vous serez également remboursé par votre assurance volontaire et j’imagine que votre assurance n’acceptera pas de payer pour 2 ou 3 administratifs derrière chaque ouvrier.

        De plus la sécu ne paie pas pour tout ce qui est accident avec auteur connu. Elle est sensé se retourner vers l’assurance du responsable de cet accident pour se faire rembourser les factures. C’est le but de l’assurance responsabilité civile je crois :
        Quand vous faites 5 jours de rea suite à un accident de vélo contre voiture, par exemple, ca ne coute pas un rond à la sécu juste l’avance des frais. C’est l’assurance de la voiture qui paiera si la sécu fait l’effort de lui transmettre la facture.
        Par contre si vous chuter de votre vélo par qu’il y a un trou non signalé sur la chaussée, c’est la sécu qui paiera mais uniquement parce que personne (surtout pas vous)ou presque n’a le courage d’engager la responsabilité de la ville ou autre collectivité pour le mauvaise entretien de la chaussée et la sécu prend en charge des couts qu’elle n’aurait pas à assurer dans un état de droit . Dans un état ou on peut engager la responsabilité de l’état et de ses sbires.

      1. Anne Hodermi : « La plus basique (et économique) des voitures coûte 0,3€/km »
        —————————————
        Un coût au km aussi élevé suppose des hypothèses d’utilisation irréalistes (15.000 km/an, durée d’utilisation 3 ans). Avec une diesel, on peut facilement avoir des coûts de moins de 0,2 €/km, et ce malgré un carburant taxé à 200% : http://www.moniteurautomobile.be/prix-revient-voiture.cfm
        Donc non, on est largement perdant avec les transports publics. Et vous n’avez même pas encore parlé de la perte de temps et encore moins des subventions énormes au prix du ticket.

  7. Crier ici à « l’injustice » n’est pas très droit. Il y a beaucoup d’autres dispositifs dits de « solidarité » en France, plus particulièrement au niveau des transports puisque c’est un nerf de la guerre pour l’économie. Si vous ne voulez pas payer pour les autres, prenez donc vous aussi ces transports, la nature vous le rendra (hors de Paris, les TeC sont très propres et agréables). Que dire aussi du financement des routes par l’Etat ?
    J’ai beau être d’essence libérale, il ne me semble pas grossier de faire un « éclairage » par prise en charge des coups sur un usage qu’on souhaite généraliser pour l’avenir.

    1. @Neoxys
      Tous ces points (impact sur l’économie, financement des routes…) ont déjà été abordés et chiffrés précisément. Cf par ex les travaux de Christian Girondeau (son livre Les Danseuses de la République est un très bon condensé). Et la conclusion est implacable : l’organisation à la soviétique des TC par l’Etat est un désastre pour l’économie.
      Vous ne pouvez pas vous contenter de vagues généralités et de faire comme si cet « éclairage » n’a jamais été fait.

      Quant au « la nature vous le rendra », non mais lol quoi. Tant qu’on en est au chantage moral avec des insinuations à deux balles, moi aussi, je peux dire : la nature, elle n’en a rien à battre de vos états d’âme. Bah oui, on fait parler les choses, donc on peut tout dire à leur place.

  8. Article intéressant.

    En plus de l’injustice, cette pseudo-gratuité des transports en commun ne doit pas être pour rien dans l’explosion des temps de transport en particulier dans la région parisienne.

    Avec une facturation réelle (routière ou ferroviaire) du transport, le télétravail, les bureaux « locaux », les « vrais » emplois de proximité seraient sans doute beaucoup plus développés qu’aujourd’hui.

    On continue de transporter les travailleurs d’un bout à l’autre d’une région alors que les informations peuvent maintenant circuler si facilement.

    1. et avec un vrai prix, on aurait surement un vrai service

      Quand çà coute apparemment rien, c’est pas facile d’aller se plaindre de la qualité du service.

      La sncf, avec ses tarifs délirants, commence à s’en rendre compte même si ce n’est que le début.

  9. Le transport public est un cas qu’on doit encore mettre en relief,pour que le voyage soit impeccable,je dirais qu’un voyage en autocar est plus rentable,plus rapide et plus ambiant