Comment l’État vous fait croire que vous travaillez moins pour gagner plus

Macron prend le contrepied de Sarkozy qui préconisait aux Français de travailler plus pour gagner plus.

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Comment l’État vous fait croire que vous travaillez moins pour gagner plus

Publié le 3 octobre 2022
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Depuis la crise du covid et son « quoi qu’il en coûte », nous assistons à une transgression économique sans précédent.

En effet « l’argent magique » coule à flots et les Français ont été nettement plus indemnisés avec le chômage partiel lié au covid, qui s’élevait en France à 84 % du salaire net et sans descendre en dessous du SMIC, contre 60 % (67 % pour enfants à charge) en Allemagne.

Le fait que pendant cette période les Français ont économisé 175 milliards d’euros de plus grâce au chômage partiel (sur un total de 267 milliards) démontre, lorsque l’on sait que ce seront nos enfants qui paieront la note, que l’indemnisation a été largement surestimée.

Le gouvernement a donc laissé croire aux Français que l’on pouvait gagner davantage, ou en tout cas économiser plus, en ne travaillant pas.

 

Une année sabbatique, voire plus

C’est un phénomène que l’on rencontre également aux États-Unis, mais pour d’autres raisons et principalement la valorisation de la bourse qui a permis à de nombreux Américains d’anticiper leur retraite par capitalisation.

Grâce à l’importante augmentation de leur bas de laine, de nombreux Français y ont vu l’opportunité de prendre une période sabbatique après une période stressante de confinements.

Alors, on y prend vite goût à être payé sans travailler et c’est certainement la raison pour laquelle le retour à l’emploi est plus lent.

 

Après le covid, pourquoi pas le chômage ?

Une autre spécificité française c’est l’indemnisation du chômage. Un nombre significatif de Français, à raison lorsque leur entreprise n’a pas survécu à la crise, y ont eu recours.

Mais les statistiques ayant démontré que le nombre de défaillances d’entreprises a fortement chuté ces deux dernières années, il semble clair qu’un certain nombre a choisi de démissionner pour profiter encore un peu plus du système.

C’est sans doute la raison pour laquelle le ministre du Travail veut réformer rapidement le système beaucoup trop laxiste d’indemnisation de Pôle emploi.

 

L’érosion de la valeur du travail

Nous pouvons remonter à la mise en place des 35 heures, voire des 39 heures sous le gouvernement Mitterrand qui les avait accompagnées de la retraite à 60 ans, pour constater le désintérêt grandissant de nos compatriotes pour la valeur du travail.

En effet, en France, un employé comme un fonctionnaire travaille 30 % de moins que son homologue allemand et certains syndicats prônent la semaine à 32 heures alors que l’industrie française s’écroule et que la France perd régulièrement des places dans les classements mondiaux.

Je rappelle la réaction de Gérard Schroeder qui, au sujet de la mise en place des 35 heures en 2002 a déclaré :

« Je suis pour les 35 heures… en France, c’est une bonne nouvelle pour notre industrie. »

 

À quand un président qui réveillera les Français ?

Les Français ont élu un président intelligent alors que nous avons besoin d’un courageux. Il est temps de dire la vérité, toute la vérité et d’arrêter de les caresser dans le sens du poil. Des jours très compliqués et très dangereux nous attendent, alors réveillons notre pays avant qu’il ne soit trop tard.

Le temps de se retrousser les manches est venu, tant pis si certains ne suivent pas. Il ne faut certes pas les abandonner mais réduire fortement ces indemnités, la seule façon de les remettre au travail car de nos jours, le travail n’est pas de l’esclavagisme, bien au contraire : il permet de s’épanouir et de trouver sa voie. Encore faut-il la chercher.

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  • ce que j’adore quant à moi ce sont les gens qui détestent les augmentations de productivité..tout en souhaitant des augmentations de revenus…

    le salariat soit être payé à l’heure a pour conséquence la flicage du salarié pour s’assurer de sa productivité horaire;.. il faut savoir ce qu’on veut!!!!

    un liberal se bat pour la liberté de négocier salaire et temps de travail..

    l’étatisme rend irresponsable..si l’etat vous force à ne pas travailler , il doit vous indemniser…
    la situation saine est de laisser un individu prendre le risque de travailler..d’aller boire un café d’aller au restaurant… .situation normale…au lieu r de cela…on a eu EN MEME temps.. glorification et vilification ceux qui bossaient..des salauds et des héros..

    tout ça pour sauver l’image de l’hopital public..

    l’étatisme vous incite à l’irresponsabilité.. et votre irresponsabilité justifie l’etatisme…

    ce qui me frappe au quotidien est la rigidité du modèle mental…

    les gens ne cessent de se plaindre del’etat..et dans la foulée les gens exigent que l’état répare les carences de l’etat.. (il faut parfois laisse run prof de l’education national e exprimer ses griefs…)

    désolé..comme d’habitude juste énervé..

    • Beaucoup de Français sont devenus de vrais petits oisillons : « cui, cui,cui », becs grands ouverts dirigés vers le haut attendant que l’Etat y déverse de l’argent volé aux autres !

      • « ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paie » – François Hollande –
        Et je ne peux résister à vous faire partager une autre citation
        du même niveau et du même grand homme politique :
        « Je n’aime pas les riches qui gagnent 4000 Euros ».

  • Même si je suis assez d’accord sur le fond, je ne pense pas que ce soit utile de jeter la pierre aux uns ou aux autres. Il y a des organisations (entreprises), qui ont des objectifs, il y a dans ces organisations des individus qui ont d’autres objectifs.

    Dans un monde idéal, les objectifs de l’organisation coïncident avec les objectifs individuels, les employés comprennent que leur réussite individuelle passe par la réussite de leur entreprise, et tout le monde est content. Dans la réalité, tout est fait pour décorréler les objectifs individuels de ceux des entreprises. A commencer par l’action d’un gouvernement qui fait prendre conscience aux gens qu’en restant à la maison, on peut gagner le même salaire qu’en allant travailler, tout en ayant une vie beaucoup plus libre et moins stressante. C’est pourquoi je me refuse à jeter la pierre aux travailleurs qui font le choix de rester à la maison. Ils agissent ainsi en agents économiques rationnels qui cherchent à maximiser leurs intérêts propres. Je jette la pierre beaucoup plus volontiers à ce gouvernement qui a foutu un bazar pas possible dans les relations entre entreprises et employés.

    • Vous pouvez aimer ou ne pas aimer votre travail et tant mieux si le travail est enrichissant.
      Mais là n’est pas le fondement du problème.
      Pour vivre, manger, se soigner, se divertir … , vous consommer le travail des autres et donc vous devez en contrepartie travailler pour apporter votre contribution à la création de richesses.
      On consomme toute sa vie (+80 ans) et 365 J/an, mais on ne travaille que 50 % de sa vie et 1620 h par an soit guère plus 2 heures utiles par jour !
      C’est assez peu pour espérer un pouvoir d’achat conséquent surtout compte tenu du chômage, arrêts de maladie, formations c’est à dire ce qui ne produit pas directement de richesses.

  • Le problème n’est pas de vouloir travailler ou non.
    Pour certaines d’entreprises on est trop vieux passé 30 voir 35 ans. C’est du vécu.
    Pour certaines entreprises travailler c’est à la demande et donc sans horaire fixe ou alors du mi temps à des horaires qui n’ont aucun sens. Il faut plus de temps à un employé pour se rendre au travail que le travail lui même.
    Pour certaines entreprises il faut impérativement des diplômes ou certifications et les entreprises ne font pas d’efforts de formation.
    Pour certaines entreprises elles choisissent de s’installer dans des zones au milieu du nul part ou il faut impérativement une voiture et forcement cela exclu les jeunes et entraine plus de difficultés de recrutement de personnes tres qualifiées.
    Les entreprises cherchent des moutons à 5 ou 6 pattes comme de vouloir des experts sur des technologies pointues alors que la technologie n’existe que depuis 6 mois ou des technologies qui n’ont aucun rapport les unes avec les autres.
    Je pourrais encore continuer longtemps.

    A quand une vraie introspection sur le monde du travail ?

    • conséquences de la sécurisation de l’meploi… la porte fermée pour sortit..empêche de rentrer!!!!

      typique… mettez vous à la place dun patron..

    • Si les entreprises existantes ne vous offrent pas un choix suffisant, montez la vôtre !

  • « Les Français ont élu un président intelligent »? La vérité est que QUELQUES français ont élu par défaut un président dont visiblement l’intelligence est un problème. On aimerait souvent avoir des dirigeants ayant « du bon sens populaire » comme disait mon prof de maths, et imperméables aux lubies à la mode.

    10
  • Tous au RSA ! Voilà le slogan de la gauche dont Macron est un grand défenseur. Quand ce sera le cas, la population française n’aura d’autre choix que de voter à gauche.
    Macron n’est ni plus bête ni plus intelligent que les autres ; il est tout aussi ambitieux et opportuniste. À ce titre, comme Poutine, il s’entoure de gens incompétents qui lui disent ce qu’il veut entendre et se fiche complètement des français.

  • « Nos enfants paieront la note »nous également nous payons la note
    Avec une inflation des prix entre autre certains puissent dans leurs épargne pour finir les fins de mois .
    Pour redonner goût au travail cela va être difficile
    Pour beaucoup une fois les comptes fait il est plus intéressant de rester à la maison que de travailler.
    Comme vous le dite il faudra un président courageux et non préoccupé par sa réélection .
    Mais pour le moment personne à l horizon de profile

  • L’urgence n’est pas la réforme des retraites mais celle de l’assurance chômage !
    Les Français qui travaillent sont, pour la plupart, méritants et aiment leur travail, certains y laissent leur santé.
    Par contre, il existe de nombreux inactifs par choix et ceux-là ne devraient pas être assistés.
    S’attaquer à ce problème demande un grand courage, que ce gouvernement n’a pas.

  • Les commentaires sont fermés.

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dame dans un bureau en train d'écrire sur un tableau blanc
1
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La notion de « fuite devant la monnaie » est familière aux économistes.

Celle de « fuite devant le travail » pourrait bientôt s'imposer dans le champ de leur réflexion au vu de la situation de pénurie de main-d'œuvre observée dans de nombreux secteurs et de l'émergence de comportements sociaux dévalorisant l'effort.

 

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