Sandrine Rousseau rend le parasitisme acceptable

Comment peut-on être autant conformiste et transgressif à la fois ? Comment peut-on être aussi péremptoire en disant de telles sottises sans queue ni tête ?

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Screenshot 2022-09-20 at 16-54-12 (1) Adélaïde De Clermont-Tonnerre Jean-Pierre Jouyet et Sandrine Rousseau - C à vous - 19_09_2022 - YouTube

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Sandrine Rousseau rend le parasitisme acceptable

Publié le 21 septembre 2022
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Il existe des personnes que l’on n’interrompt jamais. Non pas par respect ou par politesse, mais par sidération ; parce que ce qu’elles disent nous paraît tellement hallucinant, tellement sidérant, tellement idiot, que ça nous laisse comme deux ronds de flan et que l’on ne sait simplement pas quoi répondre. Sandrine Rousseau en est l’archétype politique, tout comme Nabila en est l’archétype cosmétique.

Autant en rire et les prendre à la rigolade. Autant s’amuser de ce fabuleux cocktail de bêtises et de sans gêne. Autant applaudir à ce chef-d’œuvre de narcissisme décomplexé.

Ce paradoxe de la morale immorale fascine. Comment peut-on être autant conformiste et transgressif à la fois ? Comment peut-on être aussi péremptoire en disant de telles sottises sans queue ni tête ?

Sans doute parce que tout cela reste du spectacle, de la fiction, de l’amusement et qu’en fin de compte, personne ne prend Nabila ou Sandrine Rousseau au pied de la lettre, même si le succès médiatique leur apporte sans aucun doute à l’une comme à l’autre une reconnaissance flatteuse et pécuniaire non négligeable.

 

On les reconnait à leur absence d’humanité

Il y a toujours eu des invasions de pornographes jouisseurs dans les époques troubles : Caligula ou Néron inaugurant le lent déclin de l’Empire romain, le marquis de Sade préfigurant la chute de l’ancien régime.

Sandrine Rousseau est un pur produit du consumérisme exacerbé, une exagération du « parce que je le vaux bien », une soupape de sécurité qui s’enclenche par excès de pression narcissique. Sandrine Rousseau est un signal qu’il faut prendre au sérieux, car il nous montre avec éclat là où il ne faut surtout pas aller : dans l’égoïsme débridé et la haine violente de l’humanité qu’elle prône avec un sourire déconcertant et obscène.

Comment peut-on parler de décroissance sans faire preuve de la plus infime compassion pour les milliards de drames humains qu’un tel scénario pourrait déclencher ?

Sandrine Rousseau prêche la fin du monde, la fin de notre monde, la fin du monde actuel. Sandrine Rousseau prêche la révolution, et avec elle, son cortège de massacres, de règlements de compte, de délation et de lynchages. Mais pour elle, tout cela reste bien théorique : les vies humaines ne sont dans sa bouche rien d’autre que des chiffres dans une équation, rien d’autre que des variables dans une thèse qu’elle considère sensée, noble et scientifique : la solution finale au problème capitaliste.

 

La maladie marxiste

Le procès de Nuremberg a tenté et en partie réussi à faire le procès des criminels du nazisme. Il n’y a jamais eu de procès du marxisme.

Sans doute parce que les ravages qu’apporteraient les théories criminelles du faux prophète barbu ne se sont pas vues tout de suite. Sans doute parce que les couches et les couches de vernis moral étaient trop épaisses et qu’elles cachaient trop bien l’horreur des solutions sous la criante nécessité de régler les problèmes que le marxisme prétendait résoudre. Sans doute surtout parce que quand on a obtenu les preuves concrètes de la nocivité meurtrière du marxisme, il était déjà trop tard.

Ne commettons pas la même erreur avec tous ces nouveaux prophètes de la fin du monde dont Sandrine Rousseau fait partie : ne les écartons pas d’un revers de manche sous prétexte que ce qu’ils disent est totalement débile et ne repose sur rien.

La dictature du prolétariat également ne reposait sur rien et était une idée totalement stupide. Nous avons vu le carnage qu’elle a fait, et qu’elle continue d’ailleurs encore à faire.

Ne refaisons pas l’erreur qui a été de considérer Marx, Lénine, Trotski ou Mao comme des illuminés clairvoyants voulant œuvrer pour le bien de l’Humanité. Ces gens ne sont rien d’autre que des criminels qui ont construit une jolie histoire de conte de fée pour camoufler leur gigantesque appétit de gloire et de domination.

La théorie de la lutte des classes, l’utopie du paradis des travailleurs, l’aspiration égalitariste ne sont pas des nobles causes : ce sont à la fois des cauchemars et des idioties.

 

Rien que du déjà vu

La vision économique et sociale que nous présente Sandrine Rousseau découle en droite ligne de cette doctrine marxiste et des avatars qui en ont découlé.

Quand elle parle de « droit à la paresse », elle s’adresse directement au précepte marxiste que le travail, dans ce que Marx appelle la société capitaliste, procède en réalité de l’exploitation des travailleurs par le capital. Il serait donc tout à fait légitime de se rebeller contre cette injustice : de refuser de travailler afin de refuser d’engraisser les profiteurs.

Quand elle parle de « patriarcat », elle décrit la lutte des classes et son aboutissement dans la société du XIXe siècle, dominée par des figures mâles, blanches et occidentales.

Sandrine Rousseau répète inexorablement la leçon qu’elle a apprise à l’école, la petite histoire que d’autres avant elle ont pris comme parole d’évangile parce qu’elle faisait espérer l’avenir d’un futur radieux, où les injustices sociales auraient disparues comme par magie.

La seule touche nouvelle est de justifier le parasitisme et de banaliser la haine sexiste, raciste et ethnique, sous couvert de combat moral. Encore une répétition du fameux « la fin justifie les moyens » qui a servi de cache misère à toutes les horreurs que la doctrine marxiste a pu engendré.

 

Un combat ringard et dangereux

Nous ne sommes plus en 1867, en 1917, en 1949 ni même en 1959. Les connaissances et les esprits ont évolué et cela fait maintenant belle lurette que l’on a compris (et que l’on a de sérieuses preuves) que les théories avancées par Marx n’avaient rien d’historiques, rien de scientifiques et surtout rien de bénéfiques.

On comprend maintenant bien mieux comment la spécialisation des tâches a permis l’économie d’effort et le progrès à la fois matériel, social et culturel. On trouve des preuves écrites de la division du travail dans le code d’Hammurabi qui est un des tout premiers textes écrits. On peut scientifiquement attribuer dans la spécialisation éleveur-agriculteur l’origine même de la révolution néolithique.

La maîtrise du modèle mathématique et théorique s’est construite tout le long du XXe siècle et est devenue, depuis les années 1920 et les premières chaines de montage, le principal facteur de la croissance économique. C’est cette compartimentation des tâches et des productions, à des postes séparés, puis dans des ateliers séparés, puis dans des usines, des pays, des continents séparés, qui a en grande partie permis les fulgurants progrès technologiques de la fin du XXe siècle.

Rien de nouveau en vérité, juste la compréhension qu’il faut impérativement que les destins de chacun soient différents afin que chacun puisse vivre en société.

Cette réalité économique en réseaux interconnectés est totalement contraire à la vision verticale/horizontale du communisme. La propriété n’est pas clivée entre production et consommation. La propriété définit tout simplement les limites de la liberté et de la responsabilité individuelle dans une société. Elle en est la fondation sur laquelle tout l’édifice repose.

La propriété et la spécialisation sont à l’origine de la civilisation humaine.

 

Totale perdition

Les bêtises de Sandrine Rousseau auront au moins eu un bénéfice : montrer comment tout une partie du monde universitaire, médiatique et politique français peut se ridiculiser et démontrer avec autant d’arrogance son inculture, son nombrilisme et sa vacuité.

Le communisme n’a jamais fonctionné, non pas parce que ce n’était pas le vrai communisme, mais parce que l’utopie d’un monde communiste, sans propriété et sans spécialisation, correspondrait à la totale négation de l’humanité et à sa perte irrémédiable. Le communisme, c’est tout simplement la destruction définitive de l’espèce humaine dans d’horribles souffrances et la plus meurtrière des barbaries.

Laissons ce fantasme aux dépressifs suicidaires et aux narcissiques égoïstes et criminels dont le rêve est de posséder tout sans limite et sans aucun souci des autres. Mais surtout, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher cette épidémie de haine et de jalousie de se repandre comme le véritable poison qu’elle est, ce qu’elle a déjà malheureusement réussi à faire à de trop nombreuses reprises.

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  • Ce qui est très inquiétant, c’est qu’il y a des électeurs qui élisent député une telle abrutie !
    Un monde d’assistés cinglés qui ne nous mènera pas loin…

  • Dans un billet publié récemment dans contrepoints explique que généralement une minorité fait aboutir ses thèses plus facilement q une majorité.Mefions nous de ses gens qui prônent des discours de de croissance,de catastrophes climatiques ect beaucoup sont sensibles à ce discours.
    Le marxiste aurait du être depuis longtemps condamné pour ses crimes contre l humanité
    mais cela reste pour le moment un voeux difficile à atteindre.

  • Faut-il prendre Sandrine Rousseau au sérieux ?
    Elle profère une bêtise quasiment chaque jour, ce qui déclenche un déluge de commentaires. Alors, tous les médias l’invitent sur leur antenne dans l’espoir que le perspective qu’elle y dise une nouvelle ânerie attirera le public. Et la réaction en chaîne est enclenchée.

    • Nous avons eu le même phénomène avec Ségolène Royal il y a quelques années. Elle s’est quand-même trouvée au 2e tour de la présidentielle !

  • le tabac…et l’alcool..
    le tabac est une drogue mineure ..les effets sur les tiers sont faibles.. essentiellement enfants parents…

    mais pour le tabac, on a un narratif…c’est la faute du capitalisme.. bens si » t’as vu le film? »

    alors on tape dessus à bras raccourci..

    si ça continue il n’y aura pas d’autres moyens que de jeter l’e bébé avec l’eau du bain.. tant l’université refuse de résister à la corruption politique… et n’oubliez le silence est l’allié de ces gens…

  • Elle n’est pas la seule.
    Tous ces mouvements nouveaux ne sont que des recyclages du marxisme : les écologistes généralisent la planification au climat, les vegans généralisent l’exploitation de l’homme par l’homme aux animaux, les wokistes etc …

    • les « écologistes » sont en réalité des marxiste purs et durs, dont le but revendiqué est la destruction du capitalisme, comme l’une de leur représentante l’a déclaré naguère lors d’une réunion de l’ONU. Leurs simagrées « vertes » (protection de la nature) ne sont là que pour masquer leur but réel.

  • Elle est une insulte à l’intelligence.

  • Au moins Nabilla (qui prend deux « l ») est-elle plaisante à regarder !

  • Et l’on sait que ces personnages peuvent galvaniser les foules et c’est terrifiant. Il n’y a aucune raison que ce qui a fonctionné hier avec Robestpierre & cie , Lenine , Mao ne fonctionne pas à plein aujourd’hui , surtout si le « quoi qu’il en coûte » cale . Mais une fois dit ça une dose d’espoir sur notre malheureuse humanité : les monstres et les cupides sont obligés de donner l’illusion de la bonté pour massacrer , Croquemitaine est obligé de mettre les habits de papa Noël , le loup est obligé une fois de plus de se déguiser en grand mère . Sinon ? eh bien sinon ça ne prend pas, l’humain n’est pas aussi méchant que nos faiseurs de haines le souhaiteraient .

  • Si des personnes comme S. Rousseau sont élues, c’est parce-que l’éducation nationale a formaté pendant des années les esprits à la pensée unique de gauche. La gauche stalinienne c’est bien, le libéralisme américain c’est pas bien. Donc ne nous étonnant pas d’avoir de tels individus au gouvernement : toute les députés de la Nupes sont du même niveau.

  • Ah, Sardine Ruisseau et ses inénarrables sardines roussies au barbe cul 🙂

  • Pas d amalgame ! Mais que viennent foutre dans cet article « les dépressifs suicidaires(…) dont le rêve serait de posséder tout sans limite et sans soucis des autres ».
    Je vais bouder.

  • Mes biens chers frères ( comme chantait Eddy Mitchell dans ma jeunesse)
    Gardez confiance, tous ces baltringues vont être balayés par le maelström qui vient quand dans quelques semaines/ mois, il n’y aura plus de gaz , plus d’électricité, plus de granulés de bois, plus de transports, et tout le monde commencera à se les peler, en même temps calfeutrés chez eux et sans pouvoir aller bosser ni s’approvisionner en PQ. Le monde d’après arrive, tout n’est pas perdu, préparez vous, anticipez!

  • Comment peut-on attacher autant d’importance aux inepties de cette être vivante biberonnée à l’argent des contribuables?
    Sans relais médiatiques que serait-elle?

  • « de telles sottises sans queue ni tête »

    Pléonasme.
    « de telles sottises » suffit.
    Ou : « des propos sans queue ni tête. »

  • « Nous ne sommes plus en 1867, en 1917, en 1949 ni même en 1959. Les connaissances et les esprits ont évolué »
    J’aimerais vous croire, pourtant ce n’est pas ce que je constate autour de moi. Les théories décroissantes ont beaucoup de succès.
    Et puis le pouvoir actuel emprunte largement aux théories marxistes : chèques cadeaux distribués aux plus pauvres et payés par les un peu moins pauvres, suppression de la taxe d’habitation compensée par la taxe foncière payée par ces salauds de propriétaires, règlementations toujours plus tatillonnes, interdictions en tout genre (chaudière à fuel, moteurs thermiques…), libertés confisquées pendant le Covid….

  • Enfin un article qui énonce clairement une idée qui m’est chère et que j’essaye de soutenir auprès de mon meilleur ami ayant des idées plutôt à gauche (pour lui il y a eu un jour une gauche différente, à l’opposée de celle moderne). L’idée est que toutes la fariboles idéologiques de cette gauche moderne (décroissance, écologisme, discriminations positives, repentance, décolonialisme, différentialisme, wokisme, etc…) prennent leurs sources dans les extravagances idéologiques du 19ème siècle où les ismes fleurissaient par dizaines dans les rues et les usines en France (surtout) et ailleurs en Europe. Ce n’est qu’une longue suite de volontés de déconstruction de ce qui fait et faisait le sel de l’Occident, un intense et incessant ravalement de façade d’idées qui n’ont jamais marché et qui, quand elles furent appliquées ici ou là, ont toutes fait des dégâts plus énormes le uns que les autres et ça continue, encore et encore, c’est toujours le même film qui passe…

  • C’est paradoxal, mais elle dit tellement de bêtises qu’il faut qu’elle s’exprime le plus souvent possible. En espérant que cela discréditera toute la Nupes tôt ou tard ? On y a au moins deux clowns : elle et Mélenchon (beaucoup plus séduisant dans un autre style). Navrant qu’ils sont encore écoutés et même plébiscités !

  • Les commentaires sont fermés.

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