Liberté scolaire dans le monde : la France mauvais élève

Alors que l’Éducation nationale connaît sa pire crise de recrutement depuis des décennies, l’État choisit délibérément de condamner les alternatives privées.

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Liberté scolaire dans le monde : la France mauvais élève

Publié le 8 septembre 2022
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Alors que les écoles indépendantes et l’école à la maison se développent partout dans le monde, la France a fait le choix de dire non aux alternatives à l’Éducation nationale. C’est ce qui ressort de la dernière analyse proposée par « Créer son école » lors de la tenue de sa conférence de rentrée du 7 septembre 2022.

Avec la crise du Covid-19, le recours à l’école à la maison s’est développé partout dans le monde. Aux États-Unis, le taux de homeschooling est passé de 3,5 % à 10 % de 2019 jusqu’à aujourd’hui. En Grande-Bretagne, la croissance a battu des records sans précédents : 130 % en trois ans !

Du côté des écoles indépendantes, la crise sanitaire n’a aucunement enrayé leur progression, bien au contraire. Parce que les établissements publics n’ont pas su faire évoluer leur enseignement vers le bilinguisme anglais, les élites de beaucoup de pays se sont tournées vers le privé.

 

Les effets désastreux de la loi anti-séparatisme

Malgré une demande intérieure forte pour un enseignement plus souple et davantage tourné à l’international, la loi du 24 août 2021 sur le respect des principes de la République aurait été, toujours selon l’analyse de « Créer son école », un instrument politique de lutte contre la liberté scolaire :

« La lutte contre l’islamisme ou le sectarisme religieux a été mise en avant pour justifier une politique ouvertement répressive contre la liberté scolaire ».

Au nom de ces objectifs sécuritaires, la loi a facilité la possibilité de fermer les écoles indépendantes par le préfet et alourdi les possibilités de sanctions contre les chefs d’établissement. Le rapport rappelle que l’écrasante majorité des écoles indépendantes ouvertes sont laïques (79 %), et les écoles créées sur un fondement religieux sont loin derrière (catholiques, 17 %).

Alors que l’Éducation nationale connaît sa pire crise de recrutement depuis des décennies, l’État choisit délibérément de condamner les alternatives qu’il ne voit que comme des menaces contre son monopole bureaucratique tout-puissant.

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  • Faut bien justifier l’emploi des enseignants fonctionnaires qui sont débordés, ainsi que leurs augmentation de salaire et d’effectifs. Et qui mieux que le école publique peut enseigner le socialisme triomphant ? Qui mieux que l’école publique peut enseigner l’écologie irrationnelle ?
    Si la populace n’est pas endoctrinéee dès son plus jeune âge, elle va savoir réfléchir, et c’est pas bon pour un pouvoir incompétent.
    Heureusement il reste l’école privée pour les enfants de nos ministres. Ouf ceux-là pourront toujours continuer l’oeuvre de leurs parents.

  • C’est normal tout ça Monsieur Mas. C’est parce qu’en France, il y a l’Egalité. Vérifiez, c’est écrit au-dessus de la porte de la mairie. Donc si l’école est médiocre, la loi doit veiller à ce qu’elle le soit pour tous, sans exception, sinon il y aurait rupture de l’Egalité.

    Je m’écarte un peu du sujet, vous m’en excuserez, mais j’ai constaté le même genre de dérive au niveau des lycées. Il y avait dans ma ville 4 lycées publics, dont un qui abritait en plus la prépa scientifique, et qui attirait tous les élèves plutôt motivés par les études scientifiques. Un autre faisait de même pour les littéraires, les arts graphiques, et ainsi de suite. C’est un système qui satisfaisait tout le monde, les élèves qui se retrouvaient dans des classes adaptées à leurs goûts, et les profs, qui avaient devant eux des élèves très motivés.

    Le gouvernement Hollande est venu foutre la m… là dedans en obligeant chaque élève à s’inscrire à son lycée de zone, donc en fonction de son adresse, et non plus en fonction de ses goûts. De plus, perversité des auteurs de la carte scolaire, ou paranoïa de ma part, je ne sais pas, mais les rues correspondant à l’ex lycée scientifique sont systématiquement celles des quartiers HLM, tandis que les rues des beaux quartiers sont toutes affectées aux autres lycées.

    Résultat: partout des élèves démotivés parce qu’on les oblige à suivre des cours qui ne correspondent pas à ce qu’ils voulaient faire, des profs tout aussi démotivés d’avoir en face des élèves démotivés. Bref, bravo les socialistes!

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