La liberté d’instruction disparaîtra avec la loi sur les séparatismes

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La liberté d’instruction disparaîtra avec la loi sur les séparatismes

Publié le 20 janvier 2021
- A +

Par Isa Lise.

Après la liberté d’instruction, combien d’autres libertés parentales ou individuelles pourraient être remises en question ?

La communauté sans école sous le choc

Le 2 octobre, le président de la République a annoncé un projet de loi sur les séparatismes. Au nom de la lutte contre le radicalisme, il entend soumettre l’instruction en famille à autorisation, en réalité l’interdire car les seuls cas évoqués sont ceux du CNED règlementé :

  • Enfants handicapés ou présentant un problème de santé suffisamment grave
  • Sport ou pratique artistique de haut niveau (à prouver)
  • Itinérance non choisie de la famille
  • Éloignement géographique conséquent d’un établissement scolaire

Pour les familles sans école, c’est un choc terrible.

Certains ont choisi une vie alternative, à l’écoute de tous les besoins de leur enfant (pas de réveil précoce, pas de sieste imposée ou au contraire supprimée, pas de pipi sur commande, etc.), souvent une vie écologique. Leur mode de vie est remis en question. Leurs opinions ne semblent avoir aucune valeur.

La liberté naturelle consiste dans le droit de faire tout ce qui ne nuit pas au droit d’autrui. Nicolas de Condorcet 

La devise de la France est « Liberté, égalité, fraternité. Notre Constitution, la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen affirment le droit à la liberté.

Article 26-3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme :

« Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leur enfant ».

À quel moment les parents ont-ils perdu ce droit ?

Le gouvernement affirme qu’il s’agit de lutter contre la radicalisation pour justifier ce choix. Mais aucun chiffre ne permet de l’étayer.

Le conseil d’État a invité à ajouter une situation supplémentaire au projet de loi devenu « loi confortant le respect des valeurs de la République » :

« L’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. » (extrait de l’article 21)

Un choix pour l’enfant, pas contre la République

La défenseure des droits a pointé des « risques d’atteintes aux libertés », estimant qu’il n’y avait pas lieu de soumettre ainsi l’instruction en famille à autorisation, la loi étant déjà stricte : contrôles, risque d’amende très élevée en cas de non respect, injonction de scolarisation si défaut d’instruction.

De plus, le gouvernement a reconnu à plusieurs reprises que très peu de familles étaient concernées par un risque de radicalisation !

Les exemples cités concernent certaines écoles, pas les familles sans école. Les écoles clandestines sont interdites par la loi.

Alors pourquoi vouloir limiter ainsi ?

La vie humaine n’est point une lutte où des rivaux se disputent des prix ; c’est un voyage que des frères font en commun… Nicolas de Condorcet

La souffrance s’ajoute au choc pour un grand nombre de familles sans école.

Ne devrions-nous pas nous soutenir au lieu de créer des amalgames qui ne correspondent nullement à la réalité ?

En effet, si certaines familles ont fait ce choix de longue date, pour d’autres, c’est une souffrance de leur enfant qui les amenés sur ce chemin : harcèlement, phobie, système inadapté (précocité, difficultés d’apprentissage, autisme, etc.).

On pourrait penser qu’au moins ces familles auraient la possibilité de permettre à leur enfant d’apprendre ailleurs qu’à l’école. Rien de moins certain ! En effet, la situation particulière sera évaluée par des tiers. Sur quels critères jugeront-ils ? À l’heure actuelle, le CNED règlementé peut être accordé pour des enfants en phobie scolaire et pourtant, nombreux sont ceux qui n’obtiennent pas cet accord.

La possible interdiction d’apprendre autrement 

De plus, quelle instruction pour ces enfants qui obtiendraient l’autorisation ? Auront-ils la possibilité d’apprendre autrement ou bien devront-ils être inscrits au CNED qui est une stricte reproduction de l’enseignement à l’école, un système qui est souvent à l’origine de la déscolarisation…

Les familles sans école sont un grand laboratoire d’explorations. Elles peuvent apporter à la communauté éducative par la pratique de pédagogies alternatives, elles l’ont déjà fait, explorant des chemins oubliés ou de nouveaux chemins.

Des enfants en danger

Comment les urgences seront-elles traitées ? Aujourd’hui, si un enfant parle de mourir car il n’en peut plus d’aller à l’école (harcèlement, phobie ou profil particulier), son parent peut le déscolariser en urgence. Si la loi est votée, il devra attendre différentes évaluations, que sa situation soit jugée suffisamment particulière…

Depuis cette loi, des centaines de familles m’ont écrit leur désarroi et les cauchemars de certains enfants qui ont vécu des moments difficiles, qui commencent seulement à se reconstruire. À plusieurs reprises, on m’a même parlé de volonté de mourir…

Des élus s’engagent

Difficile de rester confiant face à une volonté d’acier qui refuse d’entendre les multiples témoignages et de reconnaitre la liberté essentielle ancrée dans notre République. L’espoir réside dans les élus qui s’engagent à nos côtés, conscients que cette liberté essentielle amoindrie risque fort d’être le jeu d’un État totalitaire par la suite. En effet, une fois l’autorisation inscrite dans la loi, il serait très facile pour une tyrannie de s’installer ainsi en manipulant les esprits enfantins.

Si la volonté gouvernementale n’en est pas là, on peut légitimement s’inquiéter de la perte de cette liberté fondamentale et se demander quelle autre initiative parentale pourrait ensuite être remise en question ?

Isa Lise est l’auteure de Faire l’école à la maison et L’école à la maison- Des pistes pour apprendre autrement. Elle est également la créatrice du Monde de Mei et Noé

 

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  • la majorité voit l’etat comme un outil pour réprimer les mal pensants.. ils n’ont pas de réelle adhesion aux principes de sacralité des libertés individuelles, . vous leur montrez un « méchant  » ils n’ont aucun problème à le condamner pour ses idées.

    Mais cette majorité est rarement d’accord sur qui sont les mal pensants, le fait qu’on dispose encore de libertés tient à un status quoi entre socialistes et conservateurs, ça semble être arrivé au point de rupture aux usa!!!

    Comme leur objectif du moment et de réprimer les intégristes islamistes..la majorité tolère cela…

    On sacrifie la liberté et on a aucune garantie que se limiter à l’ecolepermettra de stopper l’islamisme..et d’une certaine façon , heureusement.. car sinon quoi envoyer des inspecteurs dans les familles pour voir si les parents disent des horreurs à leurs enfants?

  • les socialistes n’aiment pas la liberté : c’est tout !

    • ce n’est pas seulement les socialistes mais plutôt les étatistes..

      • Oui mais les socialistes ont la facheuse tendance de se mêler des sphères privées qui ne les concernent pas. Orientation sexuelle, Education des enfants, Sexe et genre, marriage.

        Evidemment les libéraux ont leurs affres aussi, et la facheuses tendance à ne vouloir légifèrer sur rien au nom de la sacro sainte liberté.

        Quand est-ce que nous avons eu à nous polariser de la sorte d’un coté ou de l’autre de ces 2 pôles ?

    • D’accord avec Jacques, et j’irai plus loin : cette loi n’a rien à voir avec le socialisme et tout avec l’étatisme. D’autant que ses principaux responsables (Macron, Castex, Darmanin…) sont socialistes comme moi je suis évêque !
      D’une manière plus générale, cette maladie de l’étatisme a amplement contaminé gauche et droite. On observe d’ailleurs que l’opposition dénonce un texte bien trop timide…
      Et dans le passé, quelques exemples nous montrent que les promoteurs des restrictions des libertés se recrutent dans tous les camps :
      – quand il s’est agi de pénaliser les clients des prostitué(e)s, il y a eu un bel unanimisme sur tous les bancs de l’Assemblée ; seuls les écolos se sont vraiment prononcés contre
      – quand il s’agit de maintenir les interdictions du cannabis, la droite se retrouve en première ligne
      – en matière de liberté d’expression, en revanche, c’est plutôt la gauche qui sort les crocs pour en déchiqueter des pans entiers
      – etc
      Bref, il n’y a rien à attendre de tous ces gens-là.

  • Voilà exactement.

    La seule raison qui motive la décision gouvenramentale (et qui n’est évidemment pas dite) est que les hommes de l’Etat veulent impérativement savoir et contrôler tout ce qui rentre dans les têtes et ne surtout pas avoir des déviants anti-Etat qui mettent le droit naturel au-dessus de tout (comme moi).

    Notons que cette stra

    • Je pense que ça n’a rien à voir avec la déviance anti-Etat, dont l’Etat, en tout cas ici, se moque comme de sa première chemise.
      C’est bien la déviance islamiste qui est visée, qui est autrement plus dangereuse pour notre société, qu’un quelconque courant libéral, qui ne se traduit même pas dans les urnes (souvent par absence de candidat, d’ailleurs).
      Si on pouvait arrêter de psychoter à côté de la plaque, ce serait parfait, merci.

      • Sauf que la déviance islamiste n’en a rien à faire, de cette mesure, elle ne fait pas l’instruction à la maison.
        Macron le sait parfaitement, mais il pond quand même cette interdiction. Donc oui, on peut psychoter, car il y a forcément une raison à cet apparent non-sens.

        • Des familles musulmanes font de l’instruction à domicile. Officiellement en tout cas. En réalité, ces enfants se retrouvent souvent dans des écoles islamistes clandestines… C’est cela qui inquiète, à juste titre, le gouvernement.

          • L’Etat incapable de trouver ces écoles interdit à tout le monde cette liberté ? Jusqu’où pouvons-nous aller alors si ce principe est appliqué partout ?
            Par ailleurs, aucun terroriste n’a bénéficié de cette instruction à domicile.

  • ce type est un enfoiré ;

  • Logique oligarchique:
    Etape 1: Relocaliser des millions de théocrates vers un territoire relativement paisible, au nom des libertés, droits de l’homme et bisous.
    Etape 2: Faire semblant de découvrir que lesdits théocrates ne sont pas vraiment super laïcs, droitdlhomistes ou bisoucompatibles.
    Etape 3: Supprimer les libertés fondamentales des indigènes au nom de la lutte contre la théocratie, de la sécurité et des bisous.
    Etape 4: ???
    Etape 5: Profit?

    • l’utilisation du mot relocaliser indique une action volontaire, mais en fait il me semble qu’il y a eu surtout le choix de ne pas avoir de politique migratoire selective, où en gros on se foutait de laisser entrer des gens cherchant à détruire la société ou pas..

      ce fut une énorme connerie et non un plan.
      grosso modo tout le monde peut assimiler les principes républicains. et paf non.

      • Ne rien faire est déja une situation en soit.
        L’extrême droite en son temps avait déja vu ce que vous dites. La gauche était donc parfaitement au courant et à laisser faire.

        Pas la peine de plan lorsque la rivière coule déja dans le bon sens.

        • pas que l’extreme droite mais bon à ceci près que si vous vous disiez favorable à une politique migratoire selective , ce qui semble assez normal, vous étiez classé extreme droite ..
          la politisation pourrit tout..

          d’ailleurs aujourd’hui si vous exprimez des reserves sur « les migrants », que vous désirez seulement qu’on les regarde un par un.. c’est inacceptable..

      • Il serait bien curieux qu’une caste administrative et politique connue pour sa rage normative et réglementaire, se trouve, dans ce cas unique, adepte du laisser-faire.

        Depuis le regroupement familial tout se passe comme si il y avait une volonté de relocalisation sans assimilation, avec création de communautés de plus en plus insulaires.

        • Aucune volonté. Mais une incapacité manifeste à agir. Comme pour beaucoup de choses d’ailleurs. L’Etat est un monstre immobile, incompétent et imprévoyant.

  • Laurent Lenormand
    20 janvier 2021 at 11 h 27 min

    L’orientation totalitaire de l’Etat français n’est plus un mystère : fichage des gens sur leurs opinions, liquidation des modes d’instruction alternatifs, état d’urgence permanent sous prétexte sanitaire, bientôt le passeport biologique.
    Le futur qui est promis aux Français est celui d’un troupeau de veaux, bien confiné dans un pré entouré de barbelés (physique et numériques).

    • @Laurent, Etat d’urgence sanitaire permanent et conseil de défense sanitaire (secret défense) au cas où des espions du covid seraient infiltrés dans les plus hautes sphères de l’Etat.

  • De cela je ne suis pas certain. Ceux que j’ai connus et qui pratiquaient l’instruction en famille étaient plutôt des gaucho-écolos radicaux, des sectaires ou des inadaptés dans le sens que rien n’est bon dans la société et le contact avec ses semblables risque de pervertir mon enfant.

    L’école est aussi un lieu de contact avec les autres et d’apprentissage de la vie en société, se priver de cela est dommageable pour l’enfant.

    Si sur le point précis de la liberté, cet article a raison, je m’interroge cependant sur le mauvais usage qui est fait de cette liberté par beaucoup. Et ce n’est pas le responsable qui paiera ses errements, ce sont ses enfants.

    • Ca fait du bien de lire un avis un peu plus mesuré que la moyenne…

    • Ceux que j’ai connu était catholiques pratiquants, très tournés vers les autres par des activités extra-scolaires, la paroisse, et une maison ouverte aux copains ainsi faits.
      Un autre était déscolarisé parce que bouc-émissaire. L’univers de l’école n’est pas toujours un bon apprentissage de la vie en société, loin de là, les enfants peuvent être très cruels entre eux. Evanelle (je ne sais plus l’orthographe) n’est plus là pour en témoigner, en revanche nombre d’autres n’étant pas allé jusqu’au suicide peuvent le faire. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de plus en plus de harcèlement scolaire, ce n’est pas juste un sentiment. Les enfants différents vivent des années difficiles.
      Il faut se garder de supprimer une liberté au prétexte que certains n’en feraient pas un bon usage (ces familles sont en plus contrôlées), quelle prochaine liberté sera supprimée parce que certains n’en font pas un bon usage ?

      • Votre question est intéressante mais j’en étais resté aux commentaires de l’article comme quoi l’instruction à la maison est une façon de ne pas soumettre les enfants au lavage de cerveau socialiste. J’ai subi ce genre d’établissement scolaire (j’ai d’ailleurs envoyé un petit texte qui en témoignait mais que Contrepoints n’a pas publié), je n’en suis pas pour autant devenu socialiste et mes condisciples non plus. Ah oui, celle de mes condisciples qui était la plus rouge (très foncé, je vous assure) a fini par épouser un gendarme et devenir employée de banque. C’était il y a quarante ans.

        Cela dit, l’école est effectivement formatée pour les « profils moyens ». Les atypiques, surdoués ou moins doués n’y trouvent malheureusement pas leur place. Ceci faisait aussi partie de mon témoignage Cela peut justifier un enseignement à la maison mais pas pour les raisons que les commentaires exposent.

  • Si on pouvait éviter simplement la photo de ce type ce serait bien, car ça donne pas envie de lire quoique ce soit ; ça frise le raz le bol, merci

  • Bof !
    Si la loi sur le séparatisme était un médicament, il recevrait son AMM. Il a certes un côté sombre, comme cette restriction sur l’enseignement à domicile, qui touche un échantillon epsilonnesque de la population française – je note, un peu amusé, que ce sont souvent les mêmes qui ne veulent pas de la liberté offerte aux homos de se marier, bien plus nombreux que les gusses qui éduquent à la maison, qui se targuent de prendre fait et cause pour une petite minorité de citoyens…
    Bref, un petit risque pour l’instruction à domicile, mais un gros bénéfice pour éviter des dérives sectaires, et en l’occurrence islamistes.

    • Gros bénéfice ? Mais les islamistes ne font pas l’instruction à la maison. Qui plus est, ils ont déjà obtenu maintes et plaintes adaptations de l’école républicaine : suppression du porc dans les cantines, mères accompagnantes voilées, langue arabe largement diffusée soit disant pour leur permettre de connaître leurs origines alors même que la plupart n’entend pas un mot de français à la maison, école obligatoire des 3 ans soi-disant pour que ces mêmes enfants découvrent le français plus tôt (bravo la contradiction), « pasdevague » ou comment laisser la violence se diffuser de plus en plus en classe.
      Alors oui, si un infime pourcentage de la population peut préserver ses enfants de cet univers ayant perdu sa fonction première (parce que, en plus, bonjour le niveau de nos jours), il est scandaleux de le leur interdire, infime pourcentage en hausse, d’ailleurs, justement du fait de la violence.
      Quand à votre amalgame avec la « liberté » des homos de se marier, vous-même, qui êtes contre cette liberté d’enseignement, êtes certainement pour d’autres libertés, non ?

      • les islamistes (les musulmans) font l’école à la maison : dès qu’ils sont nés, les enfants baignent dans l’islam : leurs moindres gestes quotidiens, leurs rapports aux autres, leurs connaissances, tout est intégralement régi par le coran, qui est l’alpha et l’oméga de la vie des musulmans. Et à moins d’éradiquer l’islam, aucune mesure concernant l’école n’a de prise sur eux.

      • « Mais les islamistes ne font pas l’instruction à la maison »
        Si. Officiellement en tout cas. En réalité, dans des écoles clandestines…

        • L’Etat serait donc incapable de trouver ces écoles clandestines et interdirait donc à tout le monde le droit d’enseigner chez soi ? Jusqu’où irons-nous si nous acceptons ce principe ?

  • Encore une fois, c’est un pansement que l’on applique à une hémorragie. On traite la conséquence (en tout cas on essaye, attendons de voir les effets de bords déjà) au lieu de la cause. Quel est le but sous-jacent ? Empêcher l’enseignement de l’islam (radical) à la maison (mais aussi comme dans les mosquées il suffit de voir tout le bruit médiatique autour de la charte de l’islam). La solution serait pour commencer l’arrêt de l’accueil de migrants (qu’ils soient entrés légalement ou non) jugés dangereux et leur renvoi illico presto. Sans parler de pratiquer une immigration choisie. Là c’est comme dirait le principal instigateur M. Macron: « de la poudre de perlimpinpin »

    • Oui, mais ça c’est une solution à 10 ou 20 ans ! On fait quoi aujourd’hui pour tous les petits enfants susceptibles de recevoir une éducation tout ce qu’il y a de plus islamiste par des parents désormais francais ?…

  • Le ministre Blanquer, peut-être obligé de défendre ce projet, vient d’affirmer devant la commission parlementaire ad hoc:
    « L’enfant n’appartient à personne, et c’est son intérêt qui doit primer ».
    Tout le monde semble avoir compris que l’enfant n’appartient pas à ses parents, ce qui est vrai, mais personne n’a apparemment compris que l’enfant n’appartient pas non plus à l’Etat.
    Il faut distinguer instruction et éducation.

    Ne pas imposer à un enfant lecture, écriture, calcul, raisonnement et politesse est aussi grave que le manque de soins et devrait conduire les responsables (parents ou école) devant les tribunaux pour mauvais traitement.

    Mais l’éducation est une autre affaire qui oriente les opinions, convictions, religions et ne doit surtout pas être confiée à un Etat forcément partisan qui en profitera pour se constituer une clientèle aliénée aux partis pris politiques et sociaux du moment. On a le droit de ne pas formater irréversiblement des petits gauchistes.

    Tout projet de restreindre le droit des familles à guider le développement de leurs enfants est révoltant: il faudra apprendre à résister à cet embrigadement.

    • Si l’école républicaine formait « irreversiblement des petits gauchistes » il y a belle lurette que nous n’aurions plus ni élus ni gouvernements de droite ! Et si l’Etat avait jamais eu cela comme objectif, alors il faut reconnaître qu’il s’est largement planté, sur ce sujet comme sur tant d’autres.
      En tout cas, ce n’est certainement pas pour cette raison que le gouvernement a fait le choix de limiter l’instruction à domicile. Se donner tout ce mal pour soit disant récupérer quelques milliers de voix republicaines de gauche dans 20 ans ce serait complètement stupide !
      Ce type de procès d’intention confine vraiment au délire…

      • Vous ne semblez pas avoir remarqué que nos gouvernements « de droite » se sont comportés en cryptosocialistes en contradiction avec leurs promesses, ni que le corps enseignant est quand-même passablement ancré à gauche et que l’enfance est suffisamment malléable pour en être intellectuellement aliénée.
        Enfin je n’ai pas dit et je ne crois pas du tout que l’aggravation de cette aliénation de la jeunesse soit le but de l’opération, mais je crains que cela n’en soit le résultat.
        La nationalisation totale du système scolaire serait une grave erreur. Il faut au contraire favoriser la diversification des formations en encourageant les écoles hors-contrat et l’instruction à domicile chez les familles qui en sont capables.

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