États-Unis : les inepties de Joe Biden continuent

Depuis son investiture l’an dernier, Joe Biden fait paraitre Gaston Lagaffe comme un habile funambule jonglant sans se blesser avec des tronçonneuses.

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Joe Biden by jlhervas (creative commons) CC BY 2.0)

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États-Unis : les inepties de Joe Biden continuent

Publié le 23 avril 2022
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Depuis son investiture l’an dernier, Joe Biden fait paraître Gaston Lagaffe comme un habile funambule jonglant sans se blesser avec des tronçonneuses. Non seulement il gâche tout ce qu’il touche sans en assumer la responsabilité au moins partielle, mais il rappelle la grande hypocrisie des médias quand vient le temps de rapporter les actions d’un président « du bon côté. »

En effet, alors que tout édit du méchant homme orange était perçu comme (insérer variant du fascisme à la mode), la même action effectuée par un démocrate est estimée courageuse et salutaire.

 

Joe Biden : ignorer l’éléphant dans la pièce

C’est le cas d’un récent édit de Biden bannissant les « fusils fantômes » c’est-à-dire dépourvus de numéro de série car pouvant être fabriqués à la maison. Bien que leur utilisation a effectivement augmenté ces dernières années, c’est un détail à côté d’un problème plus profond : l’augmentation vertigineuse de la violence aux États-Unis, particulièrement dans les grandes villes.

De l’aveu même du département de la Justice en 2004, l’interdiction des armes a au mieux un effet marginal sur la violence. Même la police de New York pense qu’arrêter les criminels serait plus efficace que de saisir toute les armes qu’ils peuvent.

Malheureusement, elle doit se battre contre des procureurs et/ou des lois facilitant, voire encourageant la criminalité. Les exemples abondent et de nouveaux s’ajoutent régulièrement.

Une récente fusillade à Sacramento a été commise par un criminel endurci libéré trop tôt, malgré un rejet de la commission des libérations conditionnelles quelques semaines avant la tragédie. Malgré tout, la Maison Blanche régurgitait ses inepties dans les heures suivant la tragédie.

Mais avec les élections de mi-mandat qui approchent à grands pas, elle devra faire nettement mieux si elle veut éviter une défaite cuisante des démocrates. Biden en a fait part lors de son discours sur l’état de l’Union le mois dernier en affirmant qu’il fallait soutenir les forces policières et leur attribuer assez de financement.

Cela pourrait créer des guerres intestines dans son parti. Depuis les manifestations « majoritairement pacifiques » de l’été 2020, plusieurs démocrates ont milité pour une réduction du financement, voire la suppression des forces policières. Mais sans doute parce que selon les sondages la criminalité est le deuxième problème le plus important chez les électeurs, certains prennent leurs distances envers cette mesure.

Alexandria Ocasio-Cortez, qui défend bec et ongles cette mesure, n’en démord pas. Un comité politique la soutenant demande carrément à tout candidat voulant un soutien qu’il milite pour une réduction du financement des forces de l’ordre.

 

Refuser toute responsabilité

Par ailleurs, l’inflation est en ce moment le problème le plus inquiétant pour les électeurs. Elle s’est certes développée sur une longue période, mais les actions de l’administration Biden démontrent qu’on ne sait pas comment la combattre.

Ou plutôt, ses non-actions… Depuis le début de la guerre en Ukraine, elle nous casse les oreilles en blâmant la Russie et Poutine. Certes, la guerre n’aide pas et sa rupture de la chaine d’approvisionnement laisse entrevoir un proche avenir très troublé.

Mais affirmer sans broncher que 70 % de l’inflation est causée par Poutine mérite l’étiquette pants on fire. Alors que les « vérificateurs » de faits dorment au gazrefusant carrément de coter cette énormité – la population ne se laisse pas duper.

Partout, des graphiques facilement accessibles prouvent que l’inflation a dramatiquement augmenté depuis janvier 2021, surtout après le passage du « stimulus » économique en mars de la même année. Le taux est maintenant à 8,5 %, le plus élevé en 40 ans. La supposée contribution de Poutine est plutôt minime.

 

Des actions destructrices

Les timides actions de l’administration Biden ne feront qu’affaiblir le pays à moyen terme, notamment en puisant dans la réserve stratégique de pétrole pour diminuer les prix de l’essence.

Oh, les prix sont effectivement descendus dans mon coin de pays de 10 à 15 %. Mais la réserve porte son nom pour une raison : c’est en cas d’urgence. Et comme les démocrates semblent se moquer de son réapprovisionnement, ils l’utilisent à des fins électorales. De toute façon, le retour de sévères restrictions en Chine, en particulier à Shanghai, a sans doute eu une influence aussi.

Biden a bien ré-autorisé l’exploration et l’extraction sur les terres fédérales en catimini. Mais à l’instar des politiciens dans La Grève, cette « permission » arrive accompagnée de plusieurs restrictions, notamment une augmentation des royautés. Et avec les personnes habituelles fustigeant contre Big Pétrole, les incitatifs pour explorer et forer en sont diminués.

Bref, une fois de plus, Joe Biden nous rappelle qu’être le chouchou des médias ne confère pas d’habiletés supplémentaires. Lui et ses partisans auront beau faire leur Isabelle de Castille avec les statistiques économiques, le fait demeure que les États-Unis sont sur une pente descendante abrupte.

Lui aussi, d’ailleurs. S’il n’est pas strictement encadré, son comportement frôle l’errance d’une personne fortement affectée par la démence.

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  • M; Biden a surtout tout fait pour éviter les tractations de son fils en Ukraine. Là, les media ont été très sympathiques et n’ont pas cherché plus loin.

  • Les commentaires sont fermés.

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