États-Unis : les démocrates veulent recréer « La Grève »

Les démocrates considèrent La Grève d’Ayn Rand comme un manuel d’instruction. Pour eux, les membres les plus productifs de la société sont des poules aux œufs d’or, et ces derniers ne rouspéteront jamais.

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États-Unis : les démocrates veulent recréer « La Grève »

Publié le 5 avril 2022
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Quand vient le temps de trouver de nouvelles sources de revenus, les politiciens ne manquent jamais d’idées. Après tout, il est plus populaire de demander aux « riches » de payer leur « juste » part – jamais définie objectivement – que de couper dans les dépenses excessives, comme celles de la Défense. Ou de comprendre l’importance capitale des incitations dans les actions des agents économiques.

Il semble que, malgré son âge avancé, Elizabeth Warren ne comprendra jamais ce dernier point. À l’instar de son défunt programme présidentiel en 2020, ses idées se résument à ceci : davantage de gouvernement. Sa dernière trouvaille : taxer les profits des sociétés pétrolières qui profitent de la guerre actuelle pour s’en mettre plein les poches.

Oh, il n’y a pas de doute que les prix du pétrole et de l’essence ont fortement augmenté depuis janvier 2021. Le fait que l’administration Biden ait bloqué toute exploration sur les terres fédérales et qu’il ait juré de mettre fin à la dépendance du pays aux énergies fossiles est sans doute une pure coïncidence…

Pour le reste, les États-Unis ont déjà imposé une taxe sur les profits dits excessifs pendant la gouvernance de Jimmy Carter, et les revenus ont été nettement inférieurs aux prévisions. Pourquoi ? Non seulement cette taxe était déductible de l’impôt, mais elle augmentait le prix de la production, décourageant ainsi l’exploitation des puits. On peut en déduire que la même chose se produirait.

Les démocrates veulent punir le succès

Comme si ce n’était pas suffisant, voilà que l’administration Biden veut également un impôt minimum de 20 % sur les revenus supérieurs à 100 millions de dollars.

On y retrouve la justification habituelle « qu’imposer les riches est moins grave qu’imposer les enseignants » et le soutien habituel de sbires socialistes comme Oxfam qui salivent à l’idée de distribuer la richesse. Ces sophismes sont tellement rocambolesques que le nouveau-né de mon cousin pourrait émettre un argument économique plus sensé.

Tout d’abord, il repose sur le mensonge que l’économie de marché – ou du moins, ce qui en subsiste – est un jeu à somme nulle, le gain de l’un étant la perte de l’autre. Or, il n’en est rien si le gouvernement ne fausse pas la donne. Malgré leur enrichissement impossible à atteindre pour le commun des mortels, des personnes comme Bill Gates, Jeff Bezos et Steve Jobs ont eu un impact nettement positif sur nos vies.

De plus, même si, oui, les milliardaires paient un moins grand pourcentage de leur revenu en impôt, leur contribution n’est pas moins importante. Par exemple, Elon Musk a payé quelque 15 milliards en impôt l’an dernier. Si les chiffres de 2019 n’ont pas trop changé, alors lui et le 1 % le plus riche ont payé près du quart de tous les impôts, nettement plus que les trois quintiles des salariés inférieurs. Et ce, même s’ils gagnent moins que ça (environ 21 %) de tous les revenus.

« Mais ils trichent en modifiant leurs sources de revenus ! », se plaindront les socialistes. Effectivement, certains utilisent comme revenus des investissements ou des stocks-options qui ne sont pas imposés de la même façon. Cela s’explique par les incitatifs mentionnés plus hauts. Leurs conseillers financiers leur indiquent comment légalement maximiser leurs gains.

Ces mêmes incitatifs expliquent pourquoi les revenus projetés par les gouvernements sont toujours inférieurs. La Tax Foundation le fait dès qu’on lui ouvre la porte. Ses plus récentes estimations montrent que, oui, le gouvernement va augmenter ses revenus, mais au prix catastrophique de près de -0,5 % du PIB et de 125 000 emplois. Sur le long terme, les revenus vont donc diminuer.

Se sachant davantage taxés, les entrepreneurs ont donc moins d’incitation à travailler et ainsi créer des emplois. Cela se voit au niveau national, les États fortement démocrates et taxés ont perdu beaucoup de population au profit des États républicains à la taxation plus légère. Et historiquement, les périodes d’augmentation des impôts ont vu une croissance plus faible, voire négative, que la situation inverse.

Et punir la concurrence

Finalement, afin de récompenser ses argentiers syndicaux, de récentes déclarations de Biden suggèrent qu’il veut s’attaquer aux écoles dites à charte.

En effet, son administration a discrètement introduit des mesures contraignant les écoles à charte – qui ont aidé tant de familles défavorisées – à faire la preuve de leur utilité. Et dans la « tradition » de la mouvance woke, ces écoles devraient faire état de leurs efforts pour encourager la diversité.

Il est à noter que ces mesures ne s’appliquent pas aux écoles publiques. En d’autres termes, la main visible du gouvernement intervient une nouvelle fois pour fausser la main invisible du marché. Très souvent, les parents qui en ont l’opportunité inscrivent leurs enfants dans une école à charte pour la meilleure implication des enseignants, mais aussi pour leur plus grande transparence et responsabilité. Une école à charte qui ne satisfait pas les exigences de réussite sera signalée, voire fermée. On ne peut pas en dire de même des écoles publiques…

Bref, les démocrates montrent une fois de plus qu’ils considèrent La Grève d’Ayn Rand comme un manuel d’instruction. Pour eux, les membres les plus productifs de la société sont des poules aux œufs d’or, et ces derniers ne rouspéteront jamais.

Ils oublient que ce sont des humains, avec leurs forces et leurs faiblesses qui, s’ils sont trop plumés, produiront moins ou iront dans un poulailler où ils seront mieux traités.

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