Discours sur l’état de l’Union : la politique de Joe Biden sur le gril

Le discours sur l’état de l’Union de Biden n’était qu’un énième exercice partisan détaché de la réalité.

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Discours sur l’état de l’Union : la politique de Joe Biden sur le gril

Publié le 8 mars 2022
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« À l’occasion », le président des États-Unis doit informer le Congrès de l’état de l’Union. Mais comme trop de choses chez l’Oncle Sam, c’est devenu un discours hyper partisan où se succèdent les exagérations et les mensonges. Le discours de Joe Biden ne fait pas exception, et l’on peut ajouter opportunisme à la liste.

En effet, le port du masque est devenu optionnel juste à temps pour cet exercice partisan. Les démocrates plaideront que la science® a évolué. Mais la seule science qui a évolué est la science… sociale.

En effet, l’impopularité de Biden et de sa vice-présidente ne se dément pas, et les sondages génériques (sans nom de candidat) favorisent généralement les républicains depuis la mi-novembre. Avec les élections de mi-mandat dans moins de huit mois, les démocrates qui veulent une chance d’être élus doivent se distancer de ces mesures restrictives impopulaires. Cela explique sans doute la soudaine disparition du saint patron du CDC, qui est maintenant relégué à des blogues marginaux.

L’opportunisme s’applique aussi à la vague de définancement de la police. Voilà maintenant que Biden affirme que c’est une mauvaise idée et que son financement doit être maintenu ou augmenté. Encore une fois, les sondages font foi de tout. On affirme que les démocrates ne se soucient pas des vrais problèmes. Mais malgré ce changement, Biden n’a pas parlé des procureurs régionaux bonasses qui punissent d’au plus une tape sur les doigts des récidivistes dangereux.

Mentir en toute impunité

Toutefois, cet opportunisme est plutôt pâle quand on considère les mensonges qui auraient fait les gorges chaudes des vérificateurs de faits si Biden avait été républicain.

Il y a tout d’abord cette affirmation que l’économie va bien, notamment l’emploi. Oh, il est vrai que de plus en plus de personnes travaillent et de moins en moins sont au chômage. Mais affirmer qu’il s’agit de la meilleure performance en 40 ans torture des chiffres à faire pâlir d’envie Isabelle de Castille – ou Dick Cheney, dans ce cas-ci.

En effet, le niveau d’emploi, le taux de participation et de chômage n’ont toujours pas rattrapé ceux d’avant la pandémie en février 2020. Idem pour les chômeurs découragés et le PIB qui, selon les premières estimations, n’a que rattrapé le niveau de 2019.

L’autre mensonge concerne ces malnommées énergies vertes. Afin de pallier la hausse vertigineuse des prix du pétrole, Biden propose de redoubler d’effort avec la transition vers l’éolien et le solaire. Il affirme que le foyer moyen économiserait ainsi 500 dollars par année.

Un républicain qui aurait affirmé une telle ineptie aurait été qualifié de pants on fire – le plus haut niveau de mensonge possible – quand on regarde les prix en Europe. Les éoliennes ont toutes besoin de tonnes de pétrole et autres produits polluants pour être fabriquées et leur recyclage en masse est très difficile.

Elles ont aussi besoin d’énergie de soutien puisque les technologies de stockage sont (littéralement) explosives. Sous Trump, le problème était moindre car les États-Unis étaient redevenus un exportateur net d’énergie. Mais depuis l’entrée au pouvoir de Biden, tout a été fait pour bloquer l’exploration pétrolière. Maintenant, à l’instar de l’Union européenne, les États-Unis en sont réduits à quémander aux nations ennemies d’augmenter leur production pour tenter de calmer les hausses.

Ainsi, naturellement, l’administration Biden blâmera la hausse… sur Big Pétrole.

Ignorer la source des problèmes

On se croirait dans La Grève : le gouvernement met des bâtons dans les roues des compagnies et les blâme ensuite des problèmes qui s’ensuivent, même si cela pourrait être anticonstitutionnel.

Cette projection du blâme touche aussi les autres entreprises. Durant le discours, Biden a eu l’audace d’appeler à une hausse des salaires pour combattre l’inflation. Selon lui, les entreprises n’ont qu’à diminuer leurs coûts.

Les salaires ne sont donc pas un coût ? Par ailleurs, il est très difficile de diminuer les coûts quand tous les intrants coûtent plus cher à cause d’une planche à billets en surchauffe comme jamais. Sans compter que, comme Trump, Biden veut jouer la carte mercantiliste et favoriser l’industrie domestique pour éviter de se fier aux approvisionnements à l’étranger. Sauf pour le pétrole, semble-t-il…

Il propose aussi un contrôle des prix sans s’attaquer à la source même, c’est-à-dire les contrôles et incitatifs publics. Notamment, il veut plafonner le prix mensuel de l’insuline à 35 dollars, une fausse bonne idée qui ignore la cause des prix prohibitifs : c’est le gouvernement qui restreint l’offre.

Bref, le discours sur l’état de l’Union de Biden n’était qu’un énième exercice partisan détaché de la réalité. En plus de blâmer tout et rien pour les problèmes dont son administration est grandement responsable, il croit pouvoir falsifier l’offre et la demande en augmentant le salaire minimum fédéral.

Il croit également avoir droit à l’argent d’autrui en proposant aux riches de payer leur « juste » part – jamais définie – d’impôts. En d’autres termes, une vague républicaine se prépare en novembre, si tant est que le GOP ne se tire pas dans le pied avec des pacotilles comme la supposée pornographie sur Netflix.

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  • Biden a aussi confondu l’Ukraine avec l’Iran ; balbutier un truc qui parle de monter un mur assez haut pour garder … les vaccins en dehors.
    Même K. HARRIS a froncé du sourcil ; quand N. Pelosi se dandinait sur son fauteuil et se levait en acclamant son président quand il disait des sornettes. Entre grabataire ils doivent se comprendre…

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