Abel Wolman et Linn Enslow, la purification de l’eau – Les Héros du progrès (16)

Portrait des deux hommes qui ont découvert comment utiliser de façon sûre le chlore pour purifier l’eau : Abel Wolman et Linn Enslow.

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Abel Wolman (à droite) and Linn Enslow (à gauche)

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Abel Wolman et Linn Enslow, la purification de l’eau – Les Héros du progrès (16)

Publié le 27 mars 2022
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Par Alexander Hammond.
Un article de HumanProgress

Voici le seizième épisode d’une série d’articles intitulée « Les Héros du progrès ». Cette rubrique présente une courte description des héros ayant apporté une contribution extraordinaire au bien-être de l’humanité.

Nos seizièmes héros du progrès sont Abel Wolman et Linn Enslow. Ces deux scientifiques américains du XXe siècle ont découvert comment utiliser en toute sécurité le chlore pour rendre l’eau potable. La formule de Enslow et Wolman a été perfectionnée en 1923 et grâce à leur découverte, plus de 190 millions de vies ont été sauvées dans le monde jusqu’ici.

On n’avait pas attendu Wolman et Enslow pour se servir du chlore afin de purifier l’eau. Lors d’une épidémie de choléra en 1854, il a été utilisé pour l’eau potable de Londres. De même, le premier brevet américain pour un système de chloration de l’eau a été accordé en 1888. Alors qu’il était admis que le chlore pouvait tuer les bactéries, on en savait peu quant au procédé de purification et le chlore pouvant être toxique pour l’Homme, en mettre dans l’eau pour la purifier restait dangereux.

Au début du XXe siècle, les villes d’Amérique croissent à un rythme rapide et le luxe d’avoir l’eau courante à l’intérieur des foyers se développe de plus en plus. Sans méthodes simples ou efficaces pour la purifier, les fournisseurs d’eau propageaient souvent malgré eux tout un tas de maladies telles que le choléra, la dysenterie et la typhoïde. C’est ici que Wolman et Enslow entrent en scène.

Abel Wolman, né en juin 1892, à Baltimore, Maryland, était l’un des six enfants d’immigrés juifs polonais. Bien qu’il ait voulu initialement se consacrer à la médecine, ses parents l’ont incité à devenir ingénieur. En 1915, il devient la  quatrième personne à obtenir un Bachelor Degree (l’équivalent du baccalauréat scientifique, NdT) de la nouvelle école d’ingénieurs de l’Université John Hopkins.

Linn Enslow naît en février 1891 à Richmond, Virginie. Il étudie la chimie à l’Université John Hopkins où il fait la connaissance de Wolman. Une fois diplômés, ils commencent à travailler au Service public de Santé du Maryland. En 1918, ils s’associent pour étudier l’action du chlore dans la purification de l’eau.

Lors de leurs recherches, Enslow et Wolman sont amenés à analyser l’effet du chlore sur l’acidité, les propriétés bactériennes et le goût de l’eau potable. En 1923, le duo crée une formule standard détaillant la quantité de chlore nécessaire pour purifier les réserves d’eau en toute sécurité.

Les recherches scientifiques rigoureuses de Enslow et Wolman avaient jeté les bases de la purification de l’eau dans le monde entier.

Après leur découverte, Wolman, plus activement qu’Enslow, encourage les États et les pays à adopter leur formule. Il peut enfin appliquer cette nouvelle méthode de purification à la réserve d’eau potable du Maryland.

Vers 1930, les cas de typhoïde dans cet État diminuent  de 92 %. En 1941, 85 % de la totalité de l’approvisionnement en eau des États-Unis ont recours à la formule Enslow-Wolman. Le reste du monde a suivi l’exemple américain.

La carrière de Wolman décolle. Tout juste trentenaire, il devient président de la Commission de Planification de l’État, consultant auprès du Service public de Santé fédéral, ingénieur en chef public du Service public de santé du Maryland. Il crée le Service d’ingénierie sanitaire à l’Université Johns Hopkins en 1937.

Au cours de sa vie, Wolman siégera à de nombreux conseils d’administration et conseillera des États sur la purification de l’eau partout dans le monde. Il prendra sa retraite en 1962 et décèdera en 1989, dans sa ville natale de Baltimore à 96 ans.

Entretemps, Enslow était devenu rédacteur en chef de la revue Water and Sewage Works pour laquelle il a travaillé  jusqu’à son décès prématuré d’une crise cardiaque en 1957.

Grâce aux travaux de Enslow et Wolman, des milliards de personnes ont à présent accès à de l’eau potable exempte de toute une série de maladies potentiellement mortelles. On estime que l’adoption de leur formule dans les systèmes de distribution d’eau dans le monde a permis de sauver près de 200 millions de vies.

C’est pour cette raison que Linn Enslow et Abel Wolman sont nos seizièmes héros du progrès.

Article paru initialement le 10 mai 2020.

Les Héros du progrès, c’est aussi :

Traduction par Joel Sagnes pour Contrepoints de Heroes of Progress, Pt. 16: Abel Wolman and Linn Enslow

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  • oh le chlore un produit chimique dans l’eau!!! et un produit toxique!!
    mais que font les ong???

  • 200.000.000 de personnes sauvées : insupportable ! C’est sans doute pour ça qu’après le DDT, Greenpeace s’est attaqué au chlore

    • c’est ce que dit moore je le crois volontiers mais j’ai eu la flemme de chercher des preuves..que j’aurais sinon partagées..

  • Dernièrement, il y a eu quelques discussion sur l’intérêt général. Certains prétendent qu’il n’existe pas, qu’il n’est que des intérêts particuliers qui s’imposent à tous par la coercition, blabla. Et l’exemple de l’eau potable m’est récemment venu en tête : en effet, est-ce que avoir un système d’eau potable est d’intérêt général OU est-ce que cela n’est PAS dans l’intérêt de certaines personnes ?
    Oh, et notons svp où travaillaient ces deux ingénieurs: Service public de Santé du Maryland. Certains ici (je pense à une personne en particulier) sont persuadés que toute personne travaillant pour l’état est malhonnête, ne touche pas un clou, trafique ces résultats pour obtenir des financements.
    (A noter si besoin que je ne suis nullement étatiste, que je ne défends pas plus la recherche publique, indispensable dans certaines branches, que la recherche privée, plus performante dans d’autres; j’essaye juste d’équilibrer les choses en apportant de la nuance).

    • « est-ce que avoir un système d’eau potable est d’intérêt général  »

      Est-ce que tu t’es lu quand t’a bu (de l’eau non potable ?)

    • @chat bleu . Quelle est votre définition de l interet général ? Et pourquoi attachez vous de l importance à ce concept ?

      • @Val. Pour moi, l’intérêt général est plus que la somme des intérêts individuels, il est aussi leurs intérêts potentiels futurs et bien sûr, cet intérêt général existe indépendamment de moi. En effet, si je meurs demain, il ne sera pas changé. Et il faut souligner que l’intérêt général n’est pas antinomique de l’intérêt individuel, et qu’il ne faut pas le confondre avec les intérêts collectifs, qui sont plus ponctuels, plus localisés. (Exemple : potabilisation de l’eau = intérêt général. Construction d’une usine d’embouteillage d’eau minérale = intérêt collectif. Eau potable à la sortie de mon robinet = intérêt individuel).
        Pourquoi j’en parle ? Ben comme dit, plusieurs fois ces derniers temps, des gens ont dit que l’intérêt général n’existait pas, ou qu’il n’était que de la coercition sous un autre nom, qu’il n’était que la somme des intérêts individuels. Cet article tombe donc à point nommé pour prouver, si besoin est, l’évidence qu’ils ont tort.
        D’autres exemples évidents existent bien sûr : l’intérêt général d’avoir une police et justice efficace (ça n’arrange pas les voleurs, certes. Faut les plaindre ?). L’intérêt général d’être dans un pays économiquement libre. L’intérêt général que la population soit en bonne santé (certains ne comprennent pas que des personnes affaiblies consomment moins et travaillent moins).

        • des cas pratique..
          est ce qu’avoir un système d’au potable relève de l’intérêt collectif non..surtout si vous ne spécifiez rien..

          vous utilisez une pirouette en affirmant que les interets t futurs ne sons pas nonplus des interets individuels;.. ça n’éclaire rien..

          il me semble qu’en réalité..
          l’intérêt collectif est le fait que l’etat fixe une hiérarchie des « interets » et retire cette liberté de choix aux individus…. en général en appelant à une idée que l’etat juge peu discutable..

          en pratique c’est le confinement obligatoire l’etat qui intime à tous de renoncer à leur revenus… contre des bénéfices de santé globaux ..
          je t’oblige à mettre au dessus ‘le nombre de morts total de l’épidémie » contre ton travail..

          c’est juste interdire une autre hiérarchie de valeur que celle choisie par l’etat..
          ce qui est derrière ici est que la santé n’aurait pas de prix..

          je suis désolé je prendrai peut être un jour le temps de rédiger et mettre au clair ma pensée..mais en gros les morceaux sont là..

          • Si c’est vous ou moi qui définissons de manière précise l’intérêt général de l’ensemble des habitants de la planète, il y aura 7 milliards de gens qui voudront notre peau pour en faire leur décente de lit.

            (A part dans certains coins reculés où l’on n’a pas perdu la technique de réduction de tête).

        • Vous rendez vous compte que l’intérêt général tel que définit (non par vous-même explicitement) par certains groupes (très explicitement) est à la base de génocides au cours des siècles.

          Alors qu’on peut difficilement justifier de tels comportement avec un intérêt général étendu à l’ensemble de la population mondiale.

        • Personnellement, je bois de l’eau du robinet.

          Cela ne me dérangerait pas outre mesure de multiplier les bouteilles en plastique et de trimbaler des pack d’eau en voiture diesel. (Mais cela m’étonne un peu de votre part).

          Je veux bien croire que les multinationales qui gèrent la distribution d’eau ne sont pas top. Je suis d’accord que les déchets sont un problème ainsi que les gaz d’échappement. Mais votre arbitrage personnel en matière d’intérêt général doit laisser de marbre l’intérêt collectif de celles qui font des kilomètres avec des sceaux d’eau sur la tête en Afrique.

          • Et je vous conseille fortement de vérifier les garanties de votre mutuelle avant de boire l’eau du sceau.

            • C’est assez confus tout ce que vous dites, et il semble que vous interprétez comme bon vous semble l’exemple utilisé, pourtant clair comme de l’eau de roche :-).
              Quand je dis « potabilisation de l’eau = intérêt général », il faut évidemment inclure le réseau de distribution.. sinon, ben ça sert pas à grand chose de la potabiliser.
              Quand je dis « usine d’embouteillage = intérêt collectif », c’est plus un entrepreneur qui investit dans une usine, des travailleurs qui auront un emploi (développement économique), des consommateurs qui auront le confort de la bouteille, des vendeurs qui les vendront en rue, en magasin, etc. Mais sans cette eau en bouteille, les gens ne meurent pas de soif. Certains n’en boivent pas, seuls certains en utilisent.
              Et intérêt individuel, c’est l’utilité de chacun d’avoir à la fois une eau potable, et de pouvoir avoir de l’eau en bouteille s’il veut.
              Bref bref, aucun arbitrage de ma part.
              Et en fait, je ne comprends même pas ce que vous voulez dire ou prouver avec votre exemple africain.

              • non.. définissez CLAIREMENT la notion d’intérêt général;;puis illustrez par une exemple..
                les réponses sont confuses car il ya de l’ambiguïté..

                • de votre part…
                  il n’y PAS d’intérêt général.. c’est une quasi évidence.. la fin m^me de l’espèce humaine est souhaitée par certains.
                  la notion d’intérêt général passe donc par un rejet des idées de certains,
                  ce qui de toutes façons est le cas de toute société..

                  c’est un habillage de l’arbitraire. ça reste arbitraire..

                  et compte tenu que nos société ont bien des valeurs, comme l’humanité etc..parfois c’est acceptable. parfois non..

                  un réseau d’eau potable est un mauvais exemple..
                  très naturellement les gens en font un si ils le peuvent et souvent collectivement…

                  mais pas dans une idée « globale ».
                  si vous invoquez l’intérêt general ça ne servira qu’à faire contribuer de force les individus qui n’ont pas d’interet à en avoir un..et ils existent.

                  • Donc selon vous, une police et justice efficace n’est pas un intérêt général car cela va a l’encontre des intérêts des voleurs et criminels.

                    • en effet ,la justice n’est pas fonction de l’intérêt général elle repose sur l’arbitraire de la loi.. l’intérêt général est un principe creux..c’est une perte de temps de l’invoquer à mon opinion, il vaut mieux toujours passer au pratique…

                      c’est acceptable dans le cas de société où un socle de valeurs sont partagés par une majorité…mais c’est toujours arbitraire..

                      alors je veux bien débattre mais à une seule condition..que vous me donniez une definition précise de l’intérêt général… à mon opinion, ça risque fort de toujours être l’intérêt d’une écrasante majorité..
                      vous allez toujours planquer l’arbitraire…

                      et tu invoqueras toujours l’intérêt général pour contraindre un minorité à agir en fonction des interets d’une majorité.. et quand tu choisi de faire ça , tu ne sauras jamais où t’arrêter..
                      mais je le répèté donnez une définition… qui permette de dire ça interet général ça non allez si , sinon perte de temps…

                    • Jacques, je l’ai donnée ma définition, diantre… (voir commentaire ci-dessus du 10 mai à 21H28).
                      « général » veut dire « Qui s’applique à la très grande majorité des cas ou des êtres », définition du Larousse.
                      Si vous réfutez le concept d’intérêt général, vous invalidez la notion et la légitimité de la Nation, du peuple. Et on peut même pousser plus loin : vous réfutez la légitimité de l’actionnariat d’entreprise :-). Eh oui, aussi :-). Je possède des actions de société X, j’ai 0,001% de de droit de vote à l’assemblé des actionnaires. Ben qui décide ? les gros actionnaires pardi, au profit de qui ? Ben de eux-mêmes qui logiquement a le même profit que moi. (mais pas toujours dans l’intérêt de l’entreprise). Cet exemple n’est pas parfait, je sais, mais dans le principe, c’est pas stupide.
                      Bon, selon vous, la justice n’est pas de l’intérêt général car repose sur l’arbitraire de la loi. Vous confondez l’état et l’intérêt général. Est-il de l’intérêt général que le vol soit interdit ? (respect de la propriété privée). Est-il de l’intérêt général que l’air que l’on respire ne soit pas toxique ?
                      N’hésitez pas à dire non. Et pourquoi.

                    • non vous n’en avez pas donné..
                      désolé…

                    • qui applique à la très grande majorité des cas n’est pas précis..
                      cette formulation implique qu une discussion doit avoir lieu pour savoir si la majorité est assez grande!!! .;en outre cette definition d’intérêt général n’est pas du tout compatible avec ce que vous disiez sur le fait que l’intérêt général ne s »oppose pas aux interets individuels.. vous pouvez tuer une minorité au nom de l’intérêt général..
                      l’intérêt général est donc opposé aux interets d’une minorité!!!

                      c’est l’intérêt d’un groupe…et quand on l’invoque mal propos sans se poser de question de respects de valeurs; la démocratie devient la tyrannie..

                      en pratique les sociétés humaines fonctionnelles ont des règles… et la force prévaut..

              • L’Afrique a besoin d’infrastructures pour se développer. Les infrastructures (routes, voies ferrées, réseaux de distribution d’eau gaz électricité …) permettent des réductions de coût (donc le développement de l’économie).

                Dans les pays pauvres, on transporte des bouteilles de butane sur des mobylettes et dans les pays très pauvres, on fait des kilomètres à pied pour ramener du bois ou de l’eau et aller à l’école. Cela fonctionne effectivement, mais avec une vie dure et un maintient dans la pauvreté.

                La bien-pensance de chez nous prétend leur trouver des solutions afin de leur imposer un modèle – sans ce soucier des limites de ce modèle, ou de son efficacité. Mais c’est à eux de décider.

                • Ben oui.. je n’ai pas dit le contraire. Autant chez les socialistes (avec leur foutu universalisme) que chez les libéraux, spécialement les capitalistes, beaucoup pensent avoir le modèle de développement parfait.

                  • « chez les libéraux, spécialement les capitalistes, beaucoup pensent avoir le modèle de développement parfait » : bien sûr que non. Observer ce qui ne fonctionne pas (la collectivisation) ne signifie pas qu’on sait ce qui marche.

                    La logique de vos propos, en particulier vos prétendues nuances, a été analysée et dénoncée depuis longtemps : « Un malentendu fausse quasiment toutes les discussions sur les mérites respectifs du socialisme et du libéralisme : les socialistes se figurent que le libéralisme est une idéologie. Les socialistes, élevés dans l’idéologie, ne peuvent concevoir qu’il existe d’autres formes d’activité intellectuelle. Le libéralisme n’est pas le socialisme à l’envers. »

                    Revel, La grande parade.

                    https://www.contrepoints.org/2011/07/10/34398-un-debat-truque-socialisme-contre-liberalisme

                    • C’est marrant comme dans votre extrait, ce sont les socialistes les « méchants ». Perso, étant libéral, je sais bien que le libéralisme n’est pas une idéologie. J’allais écrire qu’il est évident que le libéralisme n’est pas le socialisme à l’envers, mais en fait c’est plus simple : cette phrase ne veut rien dire. Sauf pour les personnes qui ne savent réfléchir qu’en binaire socialisme/libéralisme, sans nuance.
                      Vous ne pouvez pas concevoir qu’il existe d’autres formes intellectuelles que le socialisme et le libéralisme (ou votre conception très personnelle du libéralisme).
                      Je critique surtout les capitalistes qui forcent ce système partout. Je lis actuellement un livre sur la colonisation belge : une phrase m’a marqué : l’argent, le capital, a été introduit au Congo pour permettre de lever l’impôt. Amusant comme le capitalisme donne de l’argent à quelqu’un pour pouvoir lui prendre. Tout comme le salaire à un travailleur permet de le faire consommer.

                    • C’est la nouvelle mode chez les socialistes de se prétendre libéraux en prêchant le contraire de la liberté. C’est 1984, tout en nuance…

    • « notons svp où travaillaient ces deux ingénieurs » : lapalissade qui ne prouve rien. Curieusement, ce sont les militaires qui font la guerre. Tout aussi curieusement, lorsque la gestion de l’eau est publique, ce sont des agents publics qui s’occupent de l’eau. Puisqu’on ne peut pas faire l’hypothèse qu’il y aurait le choix, aucune conclusion ne peut émerger de cet état de fait.

      L’élite étatique s’autojustifie en méprisant ouvertement la population, au prétexte qu’elle serait incapable de s’assumer par elle-même. Mais d’où vient cette élite sinon de la population méprisée ? Soit l’élite étatique possède les mêmes tares que la population et l’Etat ne peut être cet idéal supérieur qu’il prétend incarner, soit la population n’est pas affectée par les tares supposées et l’Etat ne se justifie pas. Dès lors, l’intérêt général comme expression et légitimation de la toute puissance étatique n’existe pas. Au contraire, on démontre sans effort que l’Etat se justifie seulement pour faire moins bien que ce qui aurait été accompli en dehors de sa sujétion. C’est notamment le cas de la redistribution socialiste. La collectivisation conduit nécessairement à un résultat sous-optimal.

      C’est en limitant l’Etat à sa plus simple expression régalienne, en contraignant fermement ses ressources financières, qu’on évite ses effets pervers innombrables, en particulier l’incroyable prétention de certains de ses membres conduisant inéluctablement à des catastrophes à la chaîne telles qu’on peut les observer actuellement.

      L’Etat non régalien (socialiste) est incompétent par nature, par construction. Ceux qui le servent sont incompétents par destination mais redeviennent compétents à l’instant où ils sont libérés de sa sujétion, profitant des effets bienfaisants de la concurrence.

      • Vous menez un raisonnement par l’absurde sur l’Etat. Et vous le basez sur une pure égalité de tous les êtres humains, autant dans leurs capacités que dans leur volonté. Dans votre argument, tout le monde a une valeur de 1, personne ne peut décider ou acquérir les connaissances, l’expérience pour avoir la valeur 2. (Ne me faites pas dire qu’ils sont supérieurs hein…), comme s’il ne pouvait pas avoir de médecins ou d’ingénieurs ou simplement de gens plus doués que d’autres. Vous considérez même la population comme un tout homogène (qui doit donc posséder un intérêt homogène, mais je ne fais que pointer une incohérence supplémentaire).
        La principale erreur de raisonnement que vous faites, le postulat en fait, c’est confondre Etat et intérêt général. Comme si le premier représentait systématiquement le deuxième et le deuxième ne pouvait être défendu que par le premier. Cette confusion, j’espère involontaire, est problématique.

        • Vous fantasmez pour parvenir à argumenter. Déjà arrivé au bout de votre logique médiocre ?

          • Ma logique est limpide et cohérente. Mais encore une fois, nous allons déraper sur le ad personam au lieu de parler du fond.

            • Vous passez votre temps à vous livrer à des attaques personnelles et vous vous plaignez d’en recevoir une de temps en temps. Cuistre !

  • Etranges discussions…
    La compagnie de distribution des eaux est une case du Monopoly, non ? Et l’ISO, qui va définir normes et recommandations, est un machin qui fonctionne avec les cotisations de ses membres et la vente de ses normes. L’intérêt général peut donc se satisfaire sans le monopole d’Etat…

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