L’Occident déboussolé abandonne l’Ukraine

Trois jours après l’invasion de Poutine, nos dirigeants déboussolés et tremblants se sont mis à parler haut et fort de sanctions tout en continuant à payer les droits sur le gaz à Moscou.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 1
Joe Biden by jlhervas (creative commons) CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’Occident déboussolé abandonne l’Ukraine

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 mars 2022
- A +

L’endroit le plus sûr pour échapper aux missiles russes qui bombardent l’Ukraine se trouve le long des pipelines qui alimentent toujours les capitales européennes en gaz russe. Trois jours après cette invasion poutinesque, nos dirigeants déboussolés et tremblants se sont mis à parler haut et fort de sanctions tout en continuant de payer les droits sur le gaz à Moscou.

Cette hypocrisie et cette désespérance mettent en lumière l’état pitoyable des dirigeants occidentaux.  Alors que l’Ukraine se dresse bravement et combat, seule, pour la démocratie et la liberté, nos dirigeants européens et américains se disent scandalisés (et ne font pas grand-chose de plus). Pendant les trois semaines qui ont précédé l’invasion, l’Occident a pratiquement donné sa bénédiction à la Russie pour qu’elle envahisse une nation souveraine qui cherchait à se rapprocher de lui.

  • Joe Biden a audacieusement choisi ses mots et s’est engagé à tout faire pour protéger les pays membres de l’OTAN.
  • Boris Johnson a parlé de restreindre des banques russes de second plan et quelques oligarques.
  • Ursula von der Leyen a ricané en parlant de sanctions ciblées.
  • Annalena Baerbock, ministre des Affaires étrangères, a haussé le ton en parlant de bloquer les transactions financières SWIFT pour « un certain nombre de banques russes » (c’est-à-dire celles qui ne sont pas liées à Gazprom).
  • Et Emmanuel Macron ? Mon Dieu, quelle blague.

 

Vladimir Poutine a reçu le message cinq sur cinq. Un Occident faible et sans leader a renoncé d’avance à l’Ukraine tout en faisant semblant de s’en soucier. Deux semaines avant l’invasion, les USA ont même évacué d’Ukraine leurs diplomates et leur personnel militaire.

Les Ukrainiens se sont retrouvés seuls pour lutter contre la deuxième armée du monde. La population mondiale a été scandalisée, le public a cherché des manières de protester et des moyens de soutenir les courageux citoyens de Kiev… pendant que les dirigeants se regardaient le nombril avec un air penaud.  Pendant ce temps, la fascinante diaspora ukrainienne est montée en régime. Le seul dirigeant exaltant qui a émergé de ce merdier tragique est un ex-comédien auquel bien peu faisaient confiance auparavant.

Comment l’Occident s’est-il égaré à ce point ?

J’ai montré ailleurs que, voilà deux décennies, les stratégies de gouvernance ont fait basculer les processus de prises de décisions vers une approche avec davantage de participation, de consultation, d’association. Ce basculement de consultations menées par des experts vers des processus interminables menés par des parties prenantes signifiait que les décisions politiques étaient prises par des rats de bibliothèque obsédés par le consensus plutôt que par des dirigeants exaltants poursuivant des idéaux. Alors que les processus s’éternisaient et étaient handicapés par le besoin d’entendre toutes les voix, les seules décisions qui pouvaient finalement être prises étaient précautionneuses.

Ainsi, un lieu comme Bruxelles qui, avant l’an 2000, pouvait se vanter de réussites telles que la suppression des contrôles aux frontières, la création d’une monnaie commune et la liberté de circulation des biens et des services, pouvait à présent tout juste imposer aux technologies innovantes des restrictions par précaution. Aujourd’hui la seule politique dont Bruxelles est capable de s’occuper est son Pacte Vert. Il a des objectifs ambitieux, mais sa capacité à réaliser quoi que ce soit est minable.  Avec une seule idée en tête, la Commission von der Leyen obsédée par la protection de l’environnement, n’a été capable ni de montrer la voie à l’Europe pendant une pandémie à coronavirus, ni de gérer une crise des réfugiés. Comment aurions-nous pu espérer que ces fonctionnaires européens désemparés puissent montrer la voie lorsque la Russie a décidé d’envahir son voisin ?

Mais la conclusion la plus tragique de ce basculement dans la gouvernance est que l’Europe est trop faible même pour imposer des sanctions significatives à Moscou. Au cours des cinq dernières années, le Tsar du climat de l’UE, Frans Timmermans, a joué le rôle du joueur de flûte de Hamelin en incitant des dirigeants de plus en plus faibles dans des pays comme la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas à abandonner leurs champs gaziers et à refuser l’exploitation de gaz de schistes abondants. Encore plus hypocrites que les Norvégiens (qui ont augmenté leurs exportations de combustibles fossiles tout en prétendant passer au vert), les dirigeants européens jouent les sauveurs vertueux du climat tout en se reposant, totalement à présent, sur la Russie et Gazprom pour faire fonctionner leurs économies.

Et voilà encore une idée géniale : « Arrêtons tous les réacteurs nucléaires parce qu’une minorité bruyante de militants nous l’a demandé ». Aucune vision, aucune logique, aucune responsabilité. Ils ne peuvent même pas faire en sorte qu’une entreprise qui s’auto-proclame « énergies vertes et renouvelables ». BP se désengage de Rosneft (mise à jour du 28 février 2022 : cinq jours après le début de l’invasion BP vient d’annoncer céder son investissement dans Rosneft).

Nous sommes dirigés par des hypocrites faibles et pitoyables.

Poutine est peut-être un voyou malintentionné, mais il n’est pas idiot. On lui a donné carte blanche pour rétablir l’identité historique russe du XIXe siècle et il l’a prise. Nos dirigeants ne dirigent pas et ils sont à présent incapables d’appliquer des sanctions sévères à moins d’imposer d’âpres souffrances économiques à leurs populations. S’ils n’ont pas le courage de résister à la Russie, auront-ils celui d’affronter leurs électeurs en colère ? Ceux de Bruxelles ont de la chance, ils n’auront jamais besoin de se présenter à une élection.

Alors que la pandémie fait une pause, le Pacte Vert va se poursuivre alors même qu’une Russie menaçante sera bientôt aux frontières de quatre nations de l’UE supplémentaires. Et lorsque l’inflation verte auto-infligée paralysera l’économie européenne, peut-être que nos dirigeants blâmeront la Russie. Puisque nous savons qu’ils sont incompétents, pourquoi attendre d’eux qu’ils assument leurs responsabilités ?

La vertu écolo ne devrait pas être une excuse pour l’incompétence gouvernementale.

Pourquoi cela me touche personnellement

J’ai grandi dans la ferme d’une famille ukrainienne. On se moquait de nous en nous traitant de beaux gosses et de travailleurs de seconde zone, mais je préfère penser que nous travaillions dur. Nous ne posions pas de questions. Quand il y avait besoin d’accomplir une tâche, nous nous retroussions les manches et nous faisions tout ce qu’il fallait. Si nous croyions en quelque chose, nous étions prêts à nous battre. J’ai eu la chance qu’on m’inculque les plus belles valeurs qu’on puisse inculquer à un enfant et je suis fier de les transmettre à mon tour, chaque jour, chaque fois que je le peux.

Les Ukrainiens font face à un défi impossible et j’ai la certitude qu’ils se battront jusqu’au bout. Ils se donneront à fond et feront tout ce qu’il faudra pour accomplir la tâche (expulser ces envahisseurs de leurs terres). Et lorsqu’ils auront réussi, je soupçonne que nos faibles dirigeants européens s’applaudiront fièrement pour s’auto-féliciter. S’il y a un chose de certaine, c’est que je ne leur pardonnerai pas.

Slava Ukraini !

Sur le web

Voir les commentaires (9)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (9)
  • A lire ce texte, on se demande si ce que les ukrainiens recherchent est vraiment une démocratie libérale, avec des dirigeants dont la main tremble avant de prendre des décisions ?

  • Les verts ! En effet, avec Merkel, ils ont poussé dans la direction de la dépendance vis à vis de la Russie, et maintenant, ils sont contre Poutine mais timorés sur les sanctions, pardi !

  • J irai pas jusque la. Deja les pays europeens fournissent en armes les ukrainiens, ce que je n aurai pas cru tellement nos dirigeants ont une tradition de capitulards. regardez les allemands: qui aurait cru qu un gouvernement avec des ecolos augmente le budget de la defense et accepte de livrer des armes a un pays en guerre ?
    Ensuite, c ets sur que c est regrettable pour les ukrainiens, mais une intervention directe de nos pays serait une declaration de guerre pour les russes et donc un embrasement mondial. On peut certes etre un peu hypocrite et envoyer des volontaires sur le modele de chinois en coree mais pas plus

    Sur le plan des infrastructures, il faut pas oublier qu entre la decision et la realisation il y a des dizaines d annees. faire un pipe line entre la russie et la RFA il y a plus de 10 ans ne paraissait pas une si mauvaise idee

    • Euh… Ce sont les écolos avec leur hantise du nucléaire (qu’ils commencent au final à accepter aujourd’hui) qui ont forcé l’Allemagne à accepter ce pipeline (et potentiellement l’argent qui pouvait en résulter, sans parler du contrôle de l’UE… mais ce n’est pas le sujet).
      Et dès 2008-2014, des questions ont été posés sur la dépendance croissante de l’UE avec la Russie… Mais à l’époque, c’était des questions de complotistes, protectionnistes, climatosceptique ou fachos…
      Il est de plus en plus un compliment en 2022 de s’être fait traité d’imbécile dans l’expression « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » : je préfère être l’imbécile et avoir raison dès le début…

      • « forcé à accepter » ? Rendu rentable la construction serait une expression plus adaptée. Il est bien rare qu’on soit forcé à accepter de commercer quand l’interdiction de ce commerce conduit, elle, à une explosion des prix. Ce sont les écolos, aussi je suppose, qui ont forcé les agriculteurs bretons à accepter de nourrir leurs vaches avec du tourteau russe pour produire local, plutôt que faire venir le lait et la viande de pays lointains, mais politiquement sûrs et dans le camp du bien. Que vont manger les vaches cette année, et à quel prix ?
        Des petits Ukrainiens, sans doute, vu que la vache enragée va prédominer…

  • Vous avez grandi en Ukraine et vous ignorez la division d’un pays mal né en deux peuples qui n’ont pas du tout les mêmes aspirations géopolitique ? Le pays 117ème pour la corruption et 150ème pour la liberté économique dont le gouvernement mafieux mène une politique belliciste envers l’est russophone depuis 8 ans « se dresse bravement et combat, seul, pour la démocratie et la liberté ? »
    L’approbation de Zelensky n’était pas tombée à 26% avant les événements ?
    .
    En réalité les rouges et leur bureaucratie se sont emparés des leviers de pouvoir de nos pays et de l’UE et tout le reste en découle: l’incompétence, la destruction des fondamentaux, les gosplans, la chute de l’économie, la totale déconnexion du réel à l’image de Bruno « guerre totale » le Maire ou de Van der Layette « intégrons l’Ukraine dans l’UE. Nous n’avons plus ni énergie ni armée, c’est le moment de menacer l’Ours russe ».
    .
    Et comme le résultat est invariable avec eux, le reste du cortège arrive aussi: la misère, la répression, la censure, la guerre peut-être.

    • Je ne pense pas que Poutine aille jusque à la guerre avec l’Europe.
      Et puis il n’est pas idiot, même s’il souhaitait notre fin (ce que je ne pense pas), laisser faire nos dirigeants actuels donnera un meilleur résultat en ne lui coutant rien…

      • Lui non et c’est une évidence, il n’y a aucun bénéfice et la victoire est impossible.
        La lecture du « great reset » de Schwab ne révèle pas un « complot », mais le mode de pensée des oligarchies mondialiste et il est aussi terrifiant que les utopies Maoïstes.
        Ce qu’a peut-être sous-estimé Poutine, c’est la quantité gigantesque de perte qu’ils sont prêts à accepter pour leur peuple. L’Ukraine serait même le prétexte idéal pour finir de refermer un couvercle dictatorial bien commencé avec le Covid et si le prix est quelques millions de morts par la misère énergétique ou le conflit, aucun problème, c’est autant de carbone en moins et autant d’autoritarisme en plus.
        .
        L’idéologie en vogue chez ces néo-marxistes est que « l’Homme est toxique pour la planète » quand le fond idéologie des marxistes était quand même le « bien » humain.

  • « Alors que l’Ukraine se dresse bravement et combat, seule, pour la démocratie et la liberté »

    L’Ukraine ne combat pas du tout pour la démocratie et la liberté… Je comprends qu’ayant grandi en Ukraine vous ayez une vision idéalisée du pays mais si l’Ukraine en est aujourd’hui réduite à combattre l’armée russe sur son territoire, c’est surtout parce qu’elle n’a pas respecté les accords de Minsk et qu’elle a continué pendant 8 ans à humilier (pour être précis, il s’agit de sabotages de l’approvisionnement en eau et en électricité, de tirs d’artillerie directement sur les villes, d’assassinats, d’interdiction d’utiliser la langue russe, etc.) les populations des régions autonomes de Donetsk et de Lougansk, faisant à peu près 14000 morts civils au passage… D’ailleurs, le fait d’avoir intégrer les paramilitaires néonazis à l’armée régulière (régiment Azov) et persister à considérer Stepan Bandera comme un héros de guerre n’est pas une très bonne preuve de démocratie…
    L’Ukraine de Zelensky est donc vraiment tout sauf un pays démocratique… Sur ce plan, l’Ukraine et la Russie sont parfaitement comparable et utiliser le prétexte de la démocratie est manipulateur et mensonger de la part de Zelensky.

    « Vladimir Poutine a reçu le message cinq sur cinq. »

    Le message qu’il a reçu depuis 2014, c’est surtout que tous les dirigeants européens sont inféodés aux intérêts américains et que ces intérêts américains n’ont pas changé depuis la guerre froide, considérant toujours la Russie comme un ennemi à abattre et l’intégralité de la planète comme leur appartenant (peut-être un reste de l’esprit pionnier)… Ca fait quand même depuis 2007 que Poutine avertit que si on ne respecte pas la Russie (en construisant des bases de lancement de missiles de plus en plus proche de leurs frontières, en rapprochant les frontières de l’OTAN de la frontière russe, etc.), il y aura la guerre… C’est particulièrement gonflé de jouer les étonnés après…

    « Un Occident faible et sans leader a renoncé d’avance à l’Ukraine tout en faisant semblant de s’en soucier.  »

    C’est parfaitement exact. L’occident se fiche aussi du fait que leurs armes servent à massacrer des civils yéménites (environ 1 million), par exemple. Et c’est peut-être la preuve que « l’occident » n’est pas le « camps du bien », non?

    « Le seul dirigeant exaltant qui a émergé de ce merdier tragique est un ex-comédien auquel bien peu faisaient confiance auparavant. »

    Il faudrait être bien naïf pour lui faire confiance aujourd’hui… Il n’a jamais montré de volonté d’apaiser les tensions à l’Est. Il n’a jamais montré la moindre intention de respecter les accords de Minsk. Il voulait surtout faire comme ses prédécesseurs (qu’ils soient pro-européens ou pro-russes), s’enrichir et enrichir ses proches… Et après, il se fait passer pour un chef de guerre démocrate et vertueux…

    « Aujourd’hui la seule politique dont Bruxelles est capable de s’occuper est son Pacte Vert.  »

    C’est un peu restrictif… L’UE est également très occupée par la création du crédit social et le renversement de nos valeurs libérales.

    « refuser l’exploitation de gaz de schistes abondants »

    Vu le degré de pollution hallucinant que génère ce type d’exploitation, j’aurais tendance à me réjouir de ce dernier point. Quand on voit l’état des zones où cette exploitation a eu lieu (les photos avant/après ont très parlantes), on ne peut que souhaiter que ça n’arrive jamais chez nous (à moins de trouver des technologies moins polluantes). Pour être pour l’exploitation du gaz de schiste, il faut vivre en dehors des régions concernées, de préférence dans une grande métropole, histoire de pouvoir en ignorer les conséquences…

    « Encore plus hypocrites que les Norvégiens (qui ont augmenté leurs exportations de combustibles fossiles tout en prétendant passer au vert), les dirigeants européens jouent les sauveurs vertueux du climat tout en se reposant, totalement à présent, sur la Russie et Gazprom pour faire fonctionner leurs économies. »

    Oui, l’incohérence des dirigeants européens en la matière est à vomir.

    « Poutine est peut-être un voyou malintentionné, mais il n’est pas idiot.  »

    Et je ne pense même pas qu’on puisse le qualifier de voyou malintentionné. Ca fait une quinzaine d’années qu’il avertit l’OTAN et l’Europe d’arrêter d’humilier la Russie au risque de conséquences funestes. Tout le monde l’a méprisé et les conséquences funestes sont là, devant nos yeux, exactement comme prévu…

    « On lui a donné carte blanche pour rétablir l’identité historique russe du XIXe siècle et il l’a prise.  »

    Non, on n’a pas cessé d’humilier la Russie depuis la chute de l’URSS… Pas autant que l’Allemagne après la 1ère guerre mondiale mais suffisamment pour être perceptible par tous les russes… De plus, au nom de quoi devrions-nous interdire à la Russie d’être fière de son identité et de ne pas vouloir la voir dissoute dans un mondialisme moral directement issu de la culture américaine?

    « La vertu écolo ne devrait pas être une excuse pour l’incompétence gouvernementale. »

    Sont-ils vraiment incompétents? Je n’en suis pas si sûr… Je pense surtout qu’il y a tromperie sur la marchandise. Nous pensons tous que les gouvernements gouvernent pour l’intérêt des peuples alors qu’en réalité, ils ne gouvernent que pour leurs intérêts propres (s’enrichir, enrichir leurs proches, limiter leur responsabilités au maximum)…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Quel suspense insoutenable cela fut. Alors que depuis deux mois, le nom d’Élisabeth Borne était susurré dans la presse, elle a évidement été nommée à Matignon. Bien qu’elle constitue un formidable symbole pour l’égalité des sexes, elle incarne en réalité la gauche technocrate dont est issu le chef de l’État.

Sa nomination illustre très bien la tonalité générale du gouvernement annoncé vendredi après-midi : technocrate et vaguement saupoudré d’écologie et de wokisme pour marquer le ton de la campagne législative.

Car ce gouvernem... Poursuivre la lecture

Le 6 août 2014, je publiais un article sur La neutralité de la Suisse et la guerre en Ukraine. J'y rappelais que la neutralité de la Suisse trouvait son origine dans la défaite de Marignan (1515) à partir de laquelle fut mis fin à la politique d'expansion des Confédérés.

Après une courte période, entre 1798 et 1815, la neutralité de la Suisse a toujours été effective, jusqu'en 1989. Elle est devenue de plus en plus relative notamment à la suite de son adhésion à l'ONU en 2002, bien que deux articles de la Constitution suisse énoncent q... Poursuivre la lecture

J’ai eu l’occasion d’aller à l’European Liberty forum, dirigé par l’Atlas Network, qui a eu lieu la semaine dernière à Varsovie. Ce congrès a réuni de nombreux think tanks libéraux et prolibertés européens et nord-américains.

Ce forum a montré un point : le libéralisme n’est pas mort en Europe, il est bien vivant et bien actif. Malgré la guerre dans le pays voisin, la détermination des organisations défendant la liberté était bien présente.

En cela, l’European liberty forum a été une expérience rafraîchissante et très inspirante... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles