Énergie : demandez le programme des candidats !

Voici les programmes sur l’énergie des différents candidats à la présidentielle. Peu ont une vision claire sur le sujet.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 2
https://www.youtube.com/watch?v=CjdzTOMHrR4

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Énergie : demandez le programme des candidats !

Publié le 26 janvier 2022
- A +

Les choix énergétiques figurant dans les programmes des 10 principaux candidats à l’élection présidentielle (Dupont-Aignan, Hidalgo, Jadot, Le Pen, Macron, Mélenchon, Pécresse, Roussel, Taubira, Zemmour) en matière d’électricité, de gaz, et de nucléaire pour les entreprises et les Français sont-ils pertinents ?

Énergie et démagogie dans les programmes des candidats

L’énergie est le fondement de toute économie. Sa production massive et bon marché répondant à la demande de l’industrie et des particuliers (électricité, chaleur, transport,…) en est le cœur vital.

Cette production fondamentale nécessite des ressources énergétiques disponibles (uranium, pétrole, gaz, charbon, biomasse, vent, soleil,…), des matières premières (cuivre, nickel, lithium,…), et doit limiter les nuisances environnementales (émissions de gaz à effet de serre, pollutions,…).

Si les orientations annoncées par ces 10 candidats dans le domaine des énergies contiennent beaucoup de grandes généralités démagogiques « passe-partout », d’incantations parfois incohérentes, et de lettres au Père Noël (Hidalgo, Jadot, Mélenchon,…), il existe aussi quelques choix de société.

Cinq candidats (Macron, Pécresse, Roussel, Zemmour, Le Pen) sont clairement favorables à l’énergie nucléaire, dont trois (Macron, Pécresse et Roussel) sont, hélas, également favorables aux énergies renouvelables, notamment l’éolien, probablement davantage par opportunisme politique pour ratisser large que par conviction technique.

Seuls trois candidats (Dupont-Aignan, Le Pen et Zemmour) sont clairement hostiles aux éoliennes.

Seule une candidate (Le Pen) évoque également l’arrêt des subventions aux panneaux solaires qui dilapident pourtant plusieurs milliards d’euros d’argent public chaque année en France pour une production infime et intermittente.

 

Une autre candidate (Taubira) propose un référendum sur le nucléaire, ce qui permettrait à toute la sphère médiatico-écolo-antinucléaire de déverser comme d’habitude sa bile et de se déchaîner pour pourrir les débats préalables afin d’effrayer les Français.

Faites votre choix !

En annexe figure l’essentiel des propositions des candidats dans le domaine énergétique à la base de toute activité et de production de richesse.

Il est désolant et préoccupant de constater que la plupart d’entre eux n’ont pas les idées claires sur les conséquences techniques, écologiques, géostratégiques, et sociales de leurs choix sur un sujet aussi crucial pour l’avenir de la France et des Français.

Certaines propositions (Jadot, Mélenchon, Taubira) sont mêmes techniquement et économiquement irréalistes, sans aucun fondement sur des réalités.

Ces programmes indigents dans le domaine de l’énergie à 3 ou 4 exceptions (Le Pen, Pécresse, Roussel, Zemmour) reposent sur le ruineux développement inconsidéré d’énergies renouvelables aléatoirement variables ou intermittentes (éolien et solaire).

Ils sont à l’image de la classe politique française : d’une affligeante médiocrité.

 

Annexe

Extraits centrés sur l’énergie des programmes de 10 candidats.

(Par ordre alphabétique)

 

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Réduction de nos factures d’électricité, en finançant un grand plan d’isolation thermique en utilisant les aides et incitations actuellement réservées aux éoliennes.

Zéro éolienne implantée en cinq ans.

 

Anne HIDALGO

Développement d’un plan sur 5 ans pour décarboner l’économie.

Accompagner chacun dans la fin du recours aux énergies fossiles. Passer de l’économie de la consommation à l’économie de la réparation, se déplacer sans abîmer.

Objectif : neutralité carbone en 2050 et chaque année faire voter au Parlement un budget carbone de la Nation.

Mettre fin aux subventions publiques aux activités néfastes (énergies fossiles, pesticides, etc.).

Sortie rapide du nucléaire.

Mise en place d’un ISF afin de mettre à contribution les plus fortunés pour financer la transition énergétique. Les placements liés aux énergies fossiles seront surtaxés.

Baisser les taxes sur les carburants (TVA à 5,5 %).

La fiscalité environnementale sera dotée d’une Règle d’Or Climatique pour assurer la transparence et la pertinence des usages : 50 % pour des dépenses accélérant la transition écologique et 50 % pour des mesures sociales en faveur des ménages particulièrement impactés par la transformation de nos modes de vie ou déjà en difficulté sociale.

 

Yannick JADOT

Développement d’une grande filière de la rénovation avec comme objectif la création de 200 000 emplois.

 

Marine LE PEN

Construction de 6 EPR, réouverture de Fessenheim et relance du programme Astrid.

S’appuyer sur l’hydrogène.

Arrêter les subventions aux énergies intermittentes telles que l’éolien et le photovoltaïque pour réaliser des économies de 6 à 7 milliards d’euros par an.

Faire un moratoire sur l’intégralité des chantiers d’éoliennes et engager de façon progressive leur démantèlement.

Baisse de la TVA sur le carburant (à 5,5 %) et sur le gaz et l’électricité.

 

Emmanuel MACRON

Les orientations du Président de la République Emmanuel Macron « futur candidat » sont contenues dans son discours du 8 décembre 2020 au Creusot dans lequel il a souligné le caractère fondamental de la filière nucléaire pour l’indépendance de la France, tant dans les domaines énergétique et climatique que de souveraineté nationale.

Il semble avoir compris que le nucléaire est le meilleur atout de la France en matière économique, industriel et écologique. Toutefois, il reste « en même temps » pour les énergies renouvelables auxquelles il ne renonce pas.

Il s’est exprimé sur la construction du nouveau réacteur EPR et sur le projet de « petit » réacteur nucléaire SMR (Small Modular Reactor), appelé « Nuward » en France.

Cependant, avec l’actuel Président, il y a les mots et les actes qui sont rarement en accord. C’est le principe flou du « en même temps ».

« Je veux du nucléaire et en même temps du renouvelable ! ».

« Alors qu’il est très difficile de dire aujourd’hui quel sera, du nucléaire ou des énergies renouvelables, la meilleure technologie pour remplacer notre parc nucléaire existant en 2035, nous devons donc regarder tous les champs des possibles.

Il nous faut étudier d’abord la faisabilité technique d’un mix électrique avec un très haut niveau d’énergies renouvelables ».

 

Jean-Luc MÉLENCHON

Assurer l’isolation d’au moins 700 000 logements par an.

Réduire l’impact écologique : développer la construction Bois Terre Paille.

Conditionner l’obtention de labels écologiques à des résultats énergétiques concrets.

Revenir sur la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz : stopper la privatisation des barrages hydroélectriques, créer un pôle public de l’énergie en renationalisant EDF et Engie et en lien avec des coopératives locales.

Instaurer une tarification progressive de l’énergie et garantir la gratuité des premières quantités indispensables à une vie digne.

Annuler la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz : stopper la privatisation des barrages hydroélectriques, créer un pôle public de l’énergie en lien avec des coopératives locales en renationalisant EDF et Engie.

Annuler les hausses du tarif du gaz depuis 2017.

Sortir du nucléaire : abandonner les projets d’EPR et d’enfouissement des déchets nucléaires, planifier le démantèlement de la centrale de Fessenheim.

Mettre en place une convention collective unique pour les travailleurs du nucléaire et arrêter l’utilisation massive de la sous-traitance, tout en garantissant leur reconversion au fur et à mesure des fermetures de centrales.

Mettre fin aux situations de précarité énergétique : privilégier les rénovations complètes, interdire la location des passoires thermiques, renforcer les programmes de détection des passoires énergétiques.

Planifier le 100 % énergies renouvelables avec un double axe sobriété/efficacité énergétique pour 2050.

Sortir des énergies carbonées : arrêter les subventions aux énergies fossiles, y compris à l’étranger.

Développer les énergies marines renouvelables (EMR) dans le cadre du plan de transition énergétique et d’une maîtrise publique des installations et réseaux : refuser l’abandon de la filière d’énergie marine et assurer son développement industriel par la nationalisation de la branche Energies Marines d’Alstom cédée à General Electric et de la branche éolienne d’Areva cédée à Siemens.

Relever les ambitions climatiques de la France avec pour objectif une baisse de 65 % des émissions en 2030 et rendre public un bilan annuel.

Obliger les entreprises à mettre en œuvre une comptabilité carbone pour les émissions directes et indirectes certifiée par un organisme public agréé.

Instaurer des droits de douane sur des critères écologiques (émissions carbones, pollutions, etc).

 

Valérie PÉCRESSE

Fusionner le Livret A avec le Livret développement durable pour mettre les ressources du Livret A au service de la transition écologique puisqu’à eux deux ils rassemblent près de 469 milliards d’euros.

Décarboner les transports : Objectif 2035 pour que tous les véhicules neufs ne consomment plus d’énergies fossiles, pas seulement les voitures, mais aussi camions, cars, bus, trains, deux roues, bateaux, petits avions (et 50 % de biocarburants durables dans les plus gros avions).

Simplifier les lois pour éviter que la justice annule des grands projets de transport ferroviaire après des années de concertation, alors qu’ils sont d’intérêt écologique.

Retirer la TVA sur la taxe de l’électricité.

Réformer le tarif régulé pour que les consommateurs profitent pleinement de la compétitivité de l’énergie nucléaire.

Remettre à plat les frais commerciaux des opérateurs qui enflent avec les certificats d’économie d’énergie.

Mettre sous contrôle le réseau de transport de l’électricité qui n’est pas transparent sur ses coûts qui explosent, alors que RTE est une entreprise publique.

Augmenter la quantité d’énergie vendue par EDF à la concurrence.

Électrifier les usages pour réduire les importations d’hydrocarbures.

Réinvestir dans le nucléaire, rénover nos installations, relever le défi industriel des EPR, envisager la piste des petits réacteurs modulaires.

Relancer le projet du réacteur Astrid.

Pousser les investissements de sûreté nucléaire ainsi qu’une politique de contrôle et de transparence irréprochable.

Relancer les projets technologiques qui permettront de limiter les déchets nucléaires et de les stocker.

Proposer une décision au Parlement sur le centre d’enfouissement des déchets, attendue depuis tant d’années, après tant de débats publics.

Se servir du nucléaire pour créer de l’hydrogène vert.

Passer aux biocarburants de deuxième génération pour les avions du futur, développer le bio méthane.

Soutenir les chaufferies de biomasses dans les zones rurales et le chauffage urbain issu de la géothermie.

Lancer un grand plan d’utilisation de l’hydrogène propre qui doit faire partie des priorités de l’avenir.

Développer en parallèle du nucléaire le petit hydraulique, le photovoltaïque et l’éolien. Pour l’éolien, il faut associer les habitants et édicter des zones de protection de nos espaces naturels remarquables et de nos zones de pêche.

Diversifier nos sources d’énergie, en poursuivant les investissements sur le stockage (barrages, batterie…) et la recherche / l’expérimentation sur l’hydrogène. Cependant les énergies renouvelables doivent respecter les paysages, l’adhésion des populations riveraines et faire en sortes que ces énergies ne soient pas inflationnistes, il y a trop peu de transparence et la rémunération des opérateurs doit être mieux contrôlée.

Développer les incitations financières plutôt que les taxes pour décarboner la consommation des ménages, (remplacement des véhicules ou des chaudières polluants).

 

Fabien ROUSSEL

Pour un mix énergétique avec du nucléaire et du renouvelable. La priorité est de se passer des énergies fossiles.

 

Christiane TAUBIRA

Concentrer l’ensemble des aides françaises et européennes à l’investissement et à la recherche pour accélérer la transition écologique des entreprises : décarbonation, nouvelles mobilités, sobriété énergétique du numérique… Ce soutien ira aux entreprises qui relocalisent et qui produisent en France.

Référendum sur la question du nucléaire : c’est une énergie non carbonée, c’est une réponse de transition, mais sa part doit diminuer et il est urgent de faire plus pour les énergies renouvelables. Ce sujet devra être tranché par les Français.

 

Éric ZEMMOUR

Pour le développement du nucléaire.

Interdire tout nouveau projet de construction d’éoliennes et geler les projets en cours. Rediriger le soutien public aux énergies éoliennes et solaires vers les renouvelables thermiques.

Baisse des taxes sur les carburants.

 

Voir les commentaires (19)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (19)
  • Sur les ENR, il semble qu’il y ait une ligne de fracture entre la droite dure vs le reste du monde.
    J’ai du mal à comprendre pourquoi. Partisans du Yakafaucon ? Légers en économie ? Anti-européanistes ?
    On ne peut pas en revanche sur ce coup-là les accuser de populisme, puisque 3/4 des Français sont favorables à l’éolien.

    -5
    • une remarque, si 3/4 des français sont favorables à l’eolien diable qu’ils en achètent;.
      et voila..

      je ne suis ni favorable ni défavorable à l’eolien ou au nucleaire ,
      parler comme ça est une escroquerie intellectuelle..

      je suis un consommateur… et un habitant de la planete..
      a: le climat ne me regarde pas , je m’en fous… car si je dis que je m’en soucie je deviens un pion pour les politiciens.. qui peuvent donc décider de me sacrifier.. NON.je refuse donc de payer parce que je nie la possibilité que je paye « justement » .. donc on me parlera de climat quand m’aura expliqué combien TOUS LES autres payent et POURQUOI..et par quel espèce de moyen on s’est mis d’accord sur UN CLIMAT!!! Non je ne joue pas au collectivisme.. je doute queles russes ou les koweitiens partagent une même opinion sur le climat souhaitable…on ne m’a pas demandé mon avis…et je devrais payer?????
      b: donc rapport qualité prix… donc production électrique libérée.. car la concurrence est ce qui fait baisser les prix et les producteurs spéculent et investissent leur argent..ils chercheront à me satisfaire..

      par ailleurs en tant qu’épargant donc ne quête d’investissement je peux être sensible à un discours sur différentes sources d’énergie..mais dans ce cas là si la politique s’en mêle…ça me bloque.. ou si je suis sur d’une rente …(durable) c’est une aubaine..

    • il ya une fracture de circonstance… car le gros de la population n’ a pas encore compris ce que signifie des objectifs comme baisser de 40% la consommation énergétique.. plus exactement le gros de la population se dit tiens encore un argument pour obtenir plus d’argent des autres.. »isolez votre maison pour rien », « pompe à chaleur gratuite »…miam…

      pour le moment elle ne réagit qu’aux conséquences des objectifs politiques..

      quand les gens auront compris..que l’argent des autre sortira de leur poche.. on va rire..

      • Certes. Mais cela ne m’explique pas pourquoi seule la droite dure est la seule à rejeter les ENR.
        Elle n’est pas monobloc, ni en termes de libéralisme (Zemmour comme Ciotti sont plutôt libéraux économiquement, Le Pen plutôt étatiste) ni en termes de CSP (la bourgeoisie à Zemmour, le prolétariat à Le Pen).
        Alors ?

        • parce que c’ets la seule pour le moment qui prend et assume uns posture clivante vis à vis de l’ecologisme politique … qui ose donc lui rentrer dedans ..EUROPE ECOLGIE LES VERTS…
          et le nucléaire est lié à l’ecolgosme politique français..

        • « pourquoi seule la droite dure est la seule à rejeter les ENR. »

          Parce que les EnR sont une idée de bobos qu’on met en place au détriment des « autres » : les « sans-dents », les bouseux, les provinciaux, les rétrogrades, les gâteux.

          La droite dure récupère tous ces frustrés et bien sur les carresse dans le sens du poil : les politiciens de la droite dure sont ni plus ni moins pourris en ce sens que ceux qui courtisent les bobos.

        • C’est pourtant facile à comprendre: les ENR sont un gouffre financier qui nous mettra dans le mur.
          Il y a ceux qui sont capables de comprendre / anticiper, et puis y a les autres…

    • « 3/4 des Français sont favorables à l’éolien. »

      3/4 des français sont faciles à embobiner. Mais 3/4 des français sont favorables à leur propre portefeuille et peut-être vont-il finir par comprendre ce que leur coûte les délires renouvelables et renouvelés.

  • Quelle misère et miséreux….. Heureusement qu’à la finale il n’en restera qu’un… Qui fera ce que la commission décidera…. Et vu le retard pris dans la construction de centrales nucléaires faudra sans aucun doute construire, fissa, des centrales à gaz… Si l’ue n’est pas devenue un champs de ruine economique ou ravagee par une guerre usa /russie/Chine.

    • Rassurez vous : Biden et Macron veillent aux destinées du monde et à nos intérêts. Ou pas ?

      Personnellement, je n’ai pas la science ou la géopolitique infuse. Mais étrangement je suis un peu inquiet étant donné le passif des 2 susnommés. Et cela d’autant plus que les médias nous assènent des « analyses » qui tiennent plus de la méthode Coué et du léchage de botte qu’autre chose. (On a atteint un niveau de non-sens économique, géopolitique et sociétal si élevé que mon pifomètre est complètement HS).

      Slurp !!!

  • moi j’ai un problème avec la promotion politique du nucléaire ..ou des eoliennes..

    les arguments sont
    a: prix bas
    b: independence energetique..
    mais plus indépendant =plus cher toute chose égale par ailleurs..
    l’indépdance comme principe devrait conduire au fait d’interdire les importations…ben si… et de constuire une surcapacité ou accepter delimiter la consommation de temps à autre.. en si..u
    c: fiabilité
    comme pour indépendance plus fiable = plus cher..toute chose égale par ailleurs ..

    climat.moi .je m’en fous..plus exactement je refuse d’entenir compte sans en savoir plus..

    vous voyez le dilemme en fait le prix le plus bas possible POUR un indépendance donnée et une fiabilité donnée.. en fait on peut faire des choix possibles…la politique énergétique revient à accepter choix de la majorité en fait…
    ça ne fait pas des principes.. voire des buts.. ce sont des choix..

  • youpi en 2022 les français élisent un homme politique qui relance la construction de réacteur nucleaire avec de l’argent public donc , avec des spoliations de terrains.. car c’ets l’ineret collectif et selon gay… une évidence..

    sauf que que;. en 2027 jadot est élu..et il décide d’arreter des réacteurs ou des constructions de réacteurs..

    voila en caricature ce qu’est la politique énergétique

  • une centrale nucleaire est surtout un investissement capitalistique initial..sur un machin qui va être en place des décennies donc sur lequel on doit spéculer sur des décennies.. pour déjà savoir à quel taux emprunter… et où un risque majeur est la politique..
    où le temps de construction est de l’ordre du risque de voir interdite la construction !!!!!

    le prix d’un joule nucleaire est en fait financier et l’image du risque politique du nucleaire..
    les écologistes peuvent le faire monter au ciel dès qu’ils sont au pouvoir..

  • Aucun ne me parait satisfaisant, voici mes commentaires sur le programme de Marine Le Pen qui est celui dont je me rapproche le plus:
    « Construction de 6 EPR » : ok
    « réouverture de Fessenheim » : non arrêtons de rêver, c’est trop tard, par contre y construire un des 6 EPR, ok
    « relance du programme Astrid » : ok
    Pour finir sur le sujet Nucléaire, il faut aussi dire qu’il faut engager le « grand carénage » de nos centrales en vue de prolonger leur durée d’utilisation jusqu’à 60 ans au moins (et 80 ans si possible).
    « S’appuyer sur l’hydrogène » : bof, pour faire quoi ?
    « Arrêter les subventions aux énergies intermittentes telles que l’éolien et le photovoltaïque pour réaliser des économies de 6 à 7 milliards d’euros par an » : OK
    « Faire un moratoire sur l’intégralité des chantiers d’éoliennes et engager de façon progressive leur démantèlement » : ok, mais ne jetons pas non plus le bébé avec l’eau du bain, démantelons partiellement seulement là où il y en a trop (Hauts de France en particulier) au point que c’est devenu infernal pour les riverains.
    « Baisse de la TVA sur le carburant (à 5,5 %) et sur le gaz et l’électricité » : je serai plutôt d’avis de retenir le taux de tva à 10% pour tous ces produits, faut pas rêver, la baisse des recettes fiscales de l’Etat ne doit pas être trop brutale car cela doit s’accompagner d’une baisse des dépenses publiques (et ça c’est pas gagné).
    J’ajoute enfin qu’il faut rompre avec l’UE et sa politique énergétique complètement folle, interdire l’installation de panneaux solaires sur des zones végétalisée, virer tout les fournisseurs d’électricité parasites qui n’en produisent pas et profitent scandaleusement à bas coût de celle produite par les centrales nucléaires d’EDF (c’est à dire arrêter le mécanisme de l’ARENH), et permettre à EDF de construire une ou deux STEP supplémentaires.

    • J’ajouterais:
      – simplifier le design des EPR, par exemple pourquoi 4 trains de systèmes de sécurité 100% alors qu’on a toujours travaillé avec 3×50%, c’est ceintures et bretelles
      – commencer à investiguer la filière Thorium (réacteurs à sels fondus) car l’avenir est là, un combustible très abondant (il y en a pour des milliers d’années), peu de déchets, sécurité intrinsèque, design prouvé sur prototype (Oak Ridge)

  • Merci pour ce travail qui éclaire un peu mieux les « promesses » des candidats.
    Dommage que Marine Le Pen envisage de s’appuyer sur la filière hydrogène, sinon elle aurait 20/20.
    Dommage que Macron n’ait pas été élu en 2017, sinon nous pourrions envisager l’avenir sereinement…

  • Un holà doit être mis à cette folie ambiante qui promeut le renouvelable. Cela restreint assez bien le nombre de candidatures valables.
    « On nous en demande de trop qui ne sert à rien » : https://www.youtube.com/watch?v=OaEi9b84lxg
    Eoliennes, du rêve aux réalités : https://www.youtube.com/watch?v=Vf9EbpzDvoY

  • C’est succinct et un peu incomplet pour le programme de Zemmour retranscrit:
    14 nouvelles creations de centrales nucléaires
    Augmentation à 60 ans de la durée de vie de celles existantes
    Relance du programme Astrid
    Source entre autres car cela avait été dit dans divers meetings:
    vers 22mn l’interview à la chaine public senat de cette semaine

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Alors que la France et l’Allemagne avaient trouvé mi-janvier un consensus pour inscrire à la fois le gaz et le nucléaire comme énergies dites « de transition » dans la taxonomie verte européenne, Berlin vient de faire marche arrière. L’information est tombée ce mardi sur le média Contexte confirmée ensuite par Marianne : « l'énergie nucléaire n'est pas durable et ne doit donc pas faire partie de la taxonomie » a déclaré le porte-parole du ministère allemand de l'Économie et du Climat dirigé par le Vert Robert Habeck au sein de la coalition SP... Poursuivre la lecture

Par Marc Deffrennes et Samuele Furfari[1. Hauts fonctionnaires retraités de la Commission européenne (Direction générale de l’énergie) Ingénieurs, Responsables respectivement de weCARE et de la SEII].

Une politique énergétique équilibrée doit reposer sur trois piliers :

La sécurité de l’approvisionnement. Une saine économie. La protection de l’environnement.

 

Cet équilibre est au cœur des actions de weCARE et la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels, à savoir : promouvoir un mix énergétique fiable, abor... Poursuivre la lecture

Bien sûr, il est question ici d’énergie et non d’armes nucléaires, domaine dans lequel je n’ai aucune expertise. Mais dans le domaine de l’énergie nucléaire, l’Union européenne (UE) paie certainement un lourd tribut à son désarmement nucléaire unilatéral.

Le traité Euratom a peu à peu été détruit

Dans quelques jours, les 1er et 2 juin, cela fera 67 ans que les fondateurs de l’UE ont lancé le concept du traité Euratom, qui était destiné à promouvoir — promouvoir ! — l’utilisation pacifique de l’énergie atomique ; l’idée sous-jacente éta... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles