Climat et nucléaire, il est temps de choisir !

Entre les risques climatiques et nucléaires, il est préférable de choisir ces derniers car les premiers sont bien plus graves pour l’humanité.

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Climat et nucléaire, il est temps de choisir !

Publié le 18 décembre 2021
- A +

Par Emilio Raimondo.

Les opposants au nucléaire avancent souvent les deux arguments suivants « le nucléaire est dangereux » et « les déchets peuvent durer des milliers d’années ». Mais ces deux affirmations n’informent pas sur les risques encourus.

Ce sont les risques provoqués par les activités dangereuses qui posent un problème et non les dangers eux-mêmes s’ils sont contrôlés.

Un danger est caractérisé par deux critères : sa probabilité d’occurrence (fréquence) et sa gravité.

Ainsi le soleil est dangereux à regarder sans lunettes ou lors d’une exposition exagérée l’été pour bronzer. Mais des précautions simples peuvent éviter ces risques.

À l’inverse des pratiques sportives et activités humaines, jugées moins dangereuses que le nucléaire, vont pourtant faire courir plus de risques à la population que le nucléaire.

Par exemple le nombre de morts par noyade, par accident domestique ou de la route est important chaque année alors qu’aucun mort du nucléaire civil n’est à déplorer en France depuis 50 ans d’exploitation des centrales nucléaires et de traitement de leurs déchets.

Comme le nucléaire est jugé dangereux, avec raison, les centrales nucléaires ont été dotées de systèmes de sûreté conçus pour diminuer la probabilité d’occurrence des risques d’incidents ou d’accidents, et minimiser leurs conséquences grâce à un important retour d’expérience.

Cela explique que si le danger est grand, le risque associé à l’exploitation des centrales nucléaires en France est faible.

La majorité des autres industries et activités polluantes ne fait pas l’objet du même contrôle rigoureux que le nucléaire.

L’OMS se réfère toujours à 4,2 millions de décès imputables à la pollution de l’air extérieur, sur la base de l’année 2016. Les chercheurs de Harvard arrivent eux à un total de 8,7 millions de morts prématurées sur la base de l’année 2018. Soit un décès sur cinq dans le monde » – Le Monde du 9 février 2021

Mais cela ne semble pas émouvoir les écologistes alors qu’un simple événement mineur dans une centrale nucléaire va défrayer la chronique et soulever leur indignation.

Mais alors, comment sortir des énergies fossiles que sont le charbon, le pétrole et le gaz ?

Comment faire sans énergies fossiles ?

Pour se passer des énergies fossiles il faudra remplacer leurs usages actuels (voiture, chauffage, industrie etc.) par des solutions à base d’électricité décarbonée. Même en devenant plus sobre, la croissance des besoins en électricité sera énorme.

Le vent, le soleil (diffus et intermittents) et des moyens de stockage gigantesques qui n’existent pas à l’heure actuelle, ne pourront pas répondre à cette forte demande permanente.

L’énergie nucléaire pourra faire face à cet exceptionnel nouveau défi. Elle ne pourra pas résoudre seule le problème, mais elle permettra de faciliter cette transition vers l’élimination progressive des énergies fossiles.

Grâce à sa densité de puissance, son impact minime sur l’utilisation des sols, sa production continue et pilotable (alors qu’elle est intermittente et aléatoire pour l’éolien et le solaire), et à son faible bilan carbone, l’énergie nucléaire est la principale solution.

La preuve est donnée par la production électrique en France qui est l’une des plus décarbonée d’Europe. Seuls certains pays nordiques, ayant beaucoup d’hydraulique, font légèrement mieux.

Se passer du nucléaire rendrait la solution du problème impossible à atteindre malgré les économies réalisées.

Face à deux dangers dont l’un résultant du réchauffement de la planète qui présente des risques avérés pour l’humanité tout entière et l’environnement, et l’autre lié à l’exploitation des centrales nucléaires qui présente des risques faibles sur une zone limitée, lequel choisir ?

Pour ma part, je choisis sans hésiter l’énergie nucléaire civile qui finira par sauver la planète et permettra le retour à une vie aussi normale que possible pour les jeunes générations.

En effet les risques majeurs résultant du réchauffement climatique se manifestent déjà violemment ces dernières années (incendies, inondations, ouragan) et vont s’aggraver, alors que les risques liés au nucléaire, malgré Tchernobyl et Fukushima, ont été bien maîtrisés jusqu’à aujourd’hui dans les pays nucléarisés et le seront encore davantage à l’avenir.

Le nombre des victimes de l’énergie nucléaire depuis plus de 50 ans d’exploitation dans le monde est infiniment plus faible que celui de n’importe quelle autre industrie ou activité humaine sur la même période. Lorsque le charbon fait 100 victimes, le pétrole en fait 10 et le nucléaire une. Le nucléaire a permis d’éviter de nombreuses victimes dans les pays qui l’utilisent au lieu du charbon et du gaz au cours de ces 50 dernière années.

Par ailleurs, la peur des déchets nucléaires fait davantage de dégâts que les déchets eux-mêmes. Les risques associés aux déchets sont quasi nuls (les déchets nucléaires sont gérés depuis plus de 70 ans sans observer le moindre incident).

Entre les risques avérés du dérèglement climatique et ceux improbables du nucléaire, il faut choisir sans hésiter ces derniers.

 

Voir les commentaires (8)

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  • « En effet les risques majeurs résultant du réchauffement climatique se manifestent déjà violemment ces dernières années (incendies, inondations, ouragan) et vont s’aggraver »
    si vous le dites… et les avantages du réchauffement climatique se manifestent violemment aussi?

    la question non triviale du climat optimum..
    et les avantages liés à l’utilisation des fossiles et le risque de les perdre? c’est pas violent?

    -1
  • Tellement évident !
    Et pourtant, on refuse ce « risque » infime du nucléaire. Folie assumée.

  • Ce choix se fera cet hiver, 4 réacteurs français à l’arrêt, le blackout est obligatoire sans compter sur l’augmentation vertigineuse du gaz et stream2 retardé jusqu’en 2022, seul moyen de compenser l’absence de gnl…… Après on y verra plus clair, le climat risque d’aller aux oubliettes pour l’éternité…. M’enfin, c’est bien tard, plus le temps de construire des centrales nucléaires, une période sombre nous attend.
    Nota, c’est exagéré de dire qu’il y a ou aura une augmentation des catastrophes climatiques, elles n’ont pas eu lieu jusqu’à présent.. Donc choisir le nucléaire pour éviter ce qui n’arrivera pas est un mauvais argument. Le bon argument est uniquement financier. Si le nucléaire coûte moins cher cela permettra de financer la protection contre ces pseudos catastrophes climatiques.. Faudrait être benêt pour croire que l’homme peut influencer le climat. Ces variations sont là pour l’éternité et depuis la nuit des temps. Et puis, un jour, il n’y aura plus de gaz ni de pétrole…. La date n’est pas encore déterminée 2050, 2100, ou plus.

    • Quand on aura vu qu’on survit au black-out, le choix risque de ne pas être celui que vous attendez ! Un peu comme quand voit qu’on survit aux grèves SNCF, l’interdiction des vols aériens là où il y a une voie ferrée…

      • Concernant la survie aux grèves de train, beaucoup d’usagers ont trouvé la parade: tous ceux qui le peuvent ont acheté une voiture et n’utilisent plus le train…

  • Encore l’hystérie climatique ?
    Pas besoin de devoir « sauver la planète » pour comprendre que le nucléaire est une source d’énergie sans équivalent actuellement, et, de plus, avec des perspectives d’avenir considérables !!!!

  • « Seuls certains pays nordiques, ayant beaucoup d’hydraulique, font légèrement mieux. »
    L’auteur a oublié de mentionner la SUISSE, grâce à l’électricité hydraulique (60%) et au nucléaire (35%).

  • Les commentaires sont fermés.

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