Comment la santé mentale disparait avec les restrictions (1)

Imposer et lever des mesures de coercitions sociales est une affaire politique, une situation désastreuse pour la santé mentale.

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Comment la santé mentale disparait avec les restrictions (1)

Publié le 24 octobre 2021
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Par Patrick de Casanove.

Si l’épidémie causée par le variant indien est en nette régression, nous ne sommes pas pour autant sortis des mesures de contraintes sociales.

Venir à bout d’une épidémie est une affaire médicale. Imposer et lever des mesures de coercitions sociales est une affaire politique. L’une et l’autre n’ont aucun lien sinon que la première fournit un alibi à la seconde.

Grâce à cet alibi, le gouvernement a confisqué la gestion du covid. Dans sa prise en charge, il a choisi la politique au détriment de la médecine de soin et de terrain. Sa gestion du pays tourne autour d’un paramètre, le nombre de cas, réels ou supposés, de l’infection par le SARS-coV2.

Sa gestion du covid a comme fil rouge la surcharge des services hospitaliers et de réanimation à laquelle il s’est bien gardé de remédier.

Les résultats ont été désastreux sur les plans sanitaire, économique et social.

Le gouvernement par la peur

Le gouvernement devait à toute force convaincre les Français que l’épidémie était très grave et mettait chacun en danger. D’où un discours systématiquement catastrophiste, des modélisations systématiquement alarmantes, une propagande pro doxa éhontée, une censure étendue et une intolérance totale à tout avis contraire.

La gravité de la maladie était jugée à l’aune des mesures gouvernementales, selon la logique de « l’hiver qui sera froid parce que l’homme blanc coupe du bois ».

La première épidémie passée il fallait que la peur persiste. C’est une réussite puisqu’elle est prégnante dans notre pays.

Dans les médias il y a toujours un professionnel pour inciter à la prudence dans la levée des mesures de contrainte. Bien des personnes préfèrent continuer à appliquer des restrictions même quand elles ne sont plus obligatoires.

Il faut dire que l’angoisse est savamment entretenue. Si l’épidémie disparaît c’est qu’elle va revenir :

Il y a un risque non négligeable de reprise épidémique.

Le Premier ministre Jean Castex est partisan d’une troisième dose pour les plus vulnérables :

Le Premier ministre défend la troisième dose dans le cadre de la vaccination pour lutter contre le Covid-19 et plus particulièrement contre la cinquième vague qui se profile cet hiver […] Sans l’arrivée d’un nouveau variant, que rien n’indique pour l’instant, une cinquième vague semble néanmoins inévitable cet hiver, que le gouvernement attend entre novembre et janvier.

Il faut noter que ce terme de cinquième vague n’est pas anodin et participe à la diffusion de la peur.

En résumé : « Vous n’en sortirez jamais, tremblez bonnes gens, tout le monde peut mourir du SARS-coV2. Heureusement Big Brother veille sur vous ». Suite à quoi bien des Français sont convaincus que l’État agit pour leur bien.

Ce « bien » se limitant à ne pas contracter » le SARS-coV2. L’État a réussi à faire croire que la santé se limitait à ce concept étriqué. Ce qui est en total désaccord avec la définition de la santé par l’OMS et par le Serment d’Hippocrate.

Grâce à ses raisonnements, l’État veut persister dans la coercition et imposer le pass sanitaire jusqu’à fin juillet, et plus si affinité… le crédit social suivra.

Au bout du compte tous les Français auront perdu la liberté et pour beaucoup, la liberté et la santé.

Le désastre humain

Il se situe au confluent de la peur, des dégâts sanitaires, économiques et sociaux.

Le gouvernement matérialiste se présente comme plein de prévenance vis-à-vis des populations qu’il martyrise. Il assure que le côté matériel des pertes engendrées par ses décisions sera, moyennant certaines conditions dites vertes, pris en charge avec l’argent des autres et la planche à billets. C’est le fumeux « quoiqu’il en coûte »… ce n’est pas avec mon argent.

Sur le plan psychique, le côté délétère de la coercition est négligé. Pourtant, les conséquences psychologiques sont majeures : dépressions, suicides, anxiété, violences familiales, troubles de l’humeur, défiance envers autrui… L’angoisse diffuse dans la population, certains paniquent.

Dès le début des voix se sont fait entendre pour attirer l’attention sur le délabrement mental qu’entraînent obligatoirement les mesures de coercition sociale, l’incertitude sur l’avenir et l’isolement :

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, les psychiatres français constatent une augmentation du nombre de consultations et craignent d’arriver à saturation. […] On voit plusieurs tentatives de suicides par jour : les professionnels de santé mentale alertent sur l’impact du confinement chez les jeunes.

Des articles très complets sont publiés et régulièrement mis à jour.

Cette détérioration de l’état psychologique atteint toutes les catégories de population

Les enfants :

« Au moins un enfant ou un jeune sur sept a été soumis à des mesures de confinement pendant la majeure partie de l’année écoulée, au détriment de sa santé mentale et de son bien-être »

Les adolescents, les adultes jeunes :

« À Rennes, le suicide d’Alexia met en lumière le mal-être des étudiants confinés Génération coronavirus »

« En confinement, un étudiant se suicide sur le campus de son école »

« En plein confinement, un étudiant indien hébergé sur le campus de l’école HEC près de Paris s’est donné la mort. »

Les adultes :

« En larmes, un commerçant appelle au secours : Je n’ai même plus de quoi manger, il ne me reste plus qu’à prendre une corde pour me suicider »

Les personnes âgées qui se laissent mourir prisonnières d’une solitude mortifère.  

Ces exemples ne sont que la partie émergée de l’iceberg.

Rongées par le désespoir, des victimes en appellent à l’auteur de leurs tourments :

Je n’ai plus d’aide comme je ne suis plus dans les cases. Monsieur Macron, aidez-nous ! Aujourd’hui, je suis ouvert. Si je ferme, je suis mort. Je ne peux plus manger. Aidez-nous, je vous en supplie […] Laissez-nous ouvrir ! J’ai confiance en la France, j’ai confiance en Emmanuel Macron. Aidez-nous ! »

Demander à quelqu’un qui a créé une situation mortifère de nous en sortir est incohérent et ne donne jamais de résultat. Cela témoigne d’une grande souffrance et d’une perte des repères.

 

 

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  •  » passe sanitaire non obligatoire dans les meetings de campagne pour la présidentielle « ….en revanche , il est obligatoire pour avoir le droit d’aller bosser ….

  • Simple : CPEF, car le mal est fait

  • Un médecin fonctionnaire ou ministre qui ne voit jamais un patient peut-il avoir la moindre idée de ce qu’est la souffrance humaine ?

  • Tout cela, on le sait. C’est insensé, c’est même criminel puisque après plus de 18 mois ils ne peuvent pas ignorer tout cela, les dégâts considérables que LEURS décisions ont causés. D’autant que de nombreux exemples existent dans le monde, et pas si loin de nous (Suède, ou même Allemagne) montrant qu’il est possible de faire différemment en obtenant de bien meilleurs résultats à tous niveaux.

    Donc pourquoi ?
    Philippot disait il y a quelques jours à un journaliste (Morillot) qu’un médecin de plateau TV lui a affirmé, en off, que le pass sanitaire, « c’est à vie, avec deux doses obligatoires par an » et que s’y opposer ne sert à rien. Comme ce médecin, quel que soit son nom, ne connaît pas plus l’avenir que vous et moi, donc ne connaît pas l’évolution de ce virus, cela signifie qu’on a affaire, s’il dit vrai, à un projet purement politique. Rente de situation pour Pfizer and co – ça c’est fait – et contrôle de la population, comme l’éleveur contrôle son bétail. Bétail tout juste bon à travailler, à payer des impôts (la tonte, la traite) et à être jeté quand il n’est plus rentable.
    Comment les Français ne réagissent-ils pas plus que ça à cette perspective terrifiante ? Je sais, la plupart de mes compatriotes n’ont pas lu « 1984 », mais quand même…

  • Le plus grave, c’est qu’à part Dupont Aignan et Phillipot, aucun homme politique d’envergure n’ose défendre les libertés des Français.
    Ils sont paralysés à l’idée de dire qu’il faut sortir de cet état d’urgence sanitaire. Au cas où l’épidémie repartirait, on pourrait leur reprocher leur audace.
    Cette lâcheté est insupportable et est de très mauvais augure quant au redressement de la France !

  • A mon avis, le « quoi qu’il en coûte » de Macron englobait implicitement les dommages collatéraux cités dans l’article! C’était assez flou pour ne pas avoir à détailler le devis de ce qui nous attendait! Normalement, ça tombe sous le coup de la loi! ( Et surtout qu’il n’y a pas eu de formulaire de rétractation!)
    CPEF, effectivement le mal est fait et on ne ressuscitera pas les morts!

    • « CETTE DÉTÉRIORATION DE L’ÉTAT PSYCHOLOGIQUE ATTEINT TOUTES LES CATÉGORIES DE POPULATION »

      Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés.

      (Jean de La Fontaine Les animaux malades de la peste)

  • Les anglais sont moins bêtes que nous et quoique nos médias en pensent et veulent, Ils sont bien plus courageux et bien plus sensés que nous.
    Apres franchement entre le discours et la réalité il y a un fossé
    On arrive à trouver des restaurants sans masques ni pass sanitaire etc
    Je leur dis bravo

  • « Comment la santé mentale disparait avec les restrictions »

    Toutes ces restrictions sont soutenues par ceux qui ont peur : peur des virus, du nucléaire, du réchauffement, de la météo, de l’anthropie malthusienne, etc …

    Des articles ont cependant pointé que l’anxiété générée par ces peurs attaquait aussi la santé mentale et causait des dépressions.

    Donc tous à l’asile, à commencer par ceux qui nous embarquent dans leur folie. Ce n’est que justice. Mais il faudra quand même un de ces jours poser la question de la responsabilité des médias.

  • Vous avez entièrement raison. Le problème est que beaucoup de gens qui regardent la télévision en continu vivent dans la peur panique qui y est répandue et perdent tout pouvoir de raisonnement. En conséquence, ils suivent comme une horde de lemmings les injonctions qui leur sont faites et s’enfoncent dans la peur et la servitude. C’est désespérant!

  • Mon commentaire avec un lien vers la lettre du Dr Grégory Pamart à ses patients a été supprimé ?

  • Cinquième vague « inévitable » comme les 400.000 morts « quoi que l’on fasse » de Macron. Et aux prochaines élections ces bouffons pétochards seront réélus par une majorité de citoyen soumis et reconnaissant de ne pas avoir été tué par un virus très dangereux et surtout « intelligent » « qui choisit les non-vaccinés » et 100 fois moins virulent que la variole

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