Comment la santé mentale disparait avec les restrictions (1)

madness! by Mats Törnberg (Creative Commons CC BY-NC 2.0)

Imposer et lever des mesures de coercitions sociales est une affaire politique, une situation désastreuse pour la santé mentale.

Par Patrick de Casanove.

Si l’épidémie causée par le variant indien est en nette régression, nous ne sommes pas pour autant sortis des mesures de contraintes sociales.

Venir à bout d’une épidémie est une affaire médicale. Imposer et lever des mesures de coercitions sociales est une affaire politique. L’une et l’autre n’ont aucun lien sinon que la première fournit un alibi à la seconde.

Grâce à cet alibi, le gouvernement a confisqué la gestion du covid. Dans sa prise en charge, il a choisi la politique au détriment de la médecine de soin et de terrain. Sa gestion du pays tourne autour d’un paramètre, le nombre de cas, réels ou supposés, de l’infection par le SARS-coV2.

Sa gestion du covid a comme fil rouge la surcharge des services hospitaliers et de réanimation à laquelle il s’est bien gardé de remédier.

Les résultats ont été désastreux sur les plans sanitaire, économique et social.

Le gouvernement par la peur

Le gouvernement devait à toute force convaincre les Français que l’épidémie était très grave et mettait chacun en danger. D’où un discours systématiquement catastrophiste, des modélisations systématiquement alarmantes, une propagande pro doxa éhontée, une censure étendue et une intolérance totale à tout avis contraire.

La gravité de la maladie était jugée à l’aune des mesures gouvernementales, selon la logique de « l’hiver qui sera froid parce que l’homme blanc coupe du bois ».

La première épidémie passée il fallait que la peur persiste. C’est une réussite puisqu’elle est prégnante dans notre pays.

Dans les médias il y a toujours un professionnel pour inciter à la prudence dans la levée des mesures de contrainte. Bien des personnes préfèrent continuer à appliquer des restrictions même quand elles ne sont plus obligatoires.

Il faut dire que l’angoisse est savamment entretenue. Si l’épidémie disparaît c’est qu’elle va revenir :

Il y a un risque non négligeable de reprise épidémique.

Le Premier ministre Jean Castex est partisan d’une troisième dose pour les plus vulnérables :

Le Premier ministre défend la troisième dose dans le cadre de la vaccination pour lutter contre le Covid-19 et plus particulièrement contre la cinquième vague qui se profile cet hiver […] Sans l’arrivée d’un nouveau variant, que rien n’indique pour l’instant, une cinquième vague semble néanmoins inévitable cet hiver, que le gouvernement attend entre novembre et janvier.

Il faut noter que ce terme de cinquième vague n’est pas anodin et participe à la diffusion de la peur.

En résumé : « Vous n’en sortirez jamais, tremblez bonnes gens, tout le monde peut mourir du SARS-coV2. Heureusement Big Brother veille sur vous ». Suite à quoi bien des Français sont convaincus que l’État agit pour leur bien.

Ce « bien » se limitant à ne pas contracter » le SARS-coV2. L’État a réussi à faire croire que la santé se limitait à ce concept étriqué. Ce qui est en total désaccord avec la définition de la santé par l’OMS et par le Serment d’Hippocrate.

Grâce à ses raisonnements, l’État veut persister dans la coercition et imposer le pass sanitaire jusqu’à fin juillet, et plus si affinité… le crédit social suivra.

Au bout du compte tous les Français auront perdu la liberté et pour beaucoup, la liberté et la santé.

Le désastre humain

Il se situe au confluent de la peur, des dégâts sanitaires, économiques et sociaux.

Le gouvernement matérialiste se présente comme plein de prévenance vis-à-vis des populations qu’il martyrise. Il assure que le côté matériel des pertes engendrées par ses décisions sera, moyennant certaines conditions dites vertes, pris en charge avec l’argent des autres et la planche à billets. C’est le fumeux « quoiqu’il en coûte »… ce n’est pas avec mon argent.

Sur le plan psychique, le côté délétère de la coercition est négligé. Pourtant, les conséquences psychologiques sont majeures : dépressions, suicides, anxiété, violences familiales, troubles de l’humeur, défiance envers autrui… L’angoisse diffuse dans la population, certains paniquent.

Dès le début des voix se sont fait entendre pour attirer l’attention sur le délabrement mental qu’entraînent obligatoirement les mesures de coercition sociale, l’incertitude sur l’avenir et l’isolement :

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, les psychiatres français constatent une augmentation du nombre de consultations et craignent d’arriver à saturation. […] On voit plusieurs tentatives de suicides par jour : les professionnels de santé mentale alertent sur l’impact du confinement chez les jeunes.

Des articles très complets sont publiés et régulièrement mis à jour.

Cette détérioration de l’état psychologique atteint toutes les catégories de population

Les enfants :

« Au moins un enfant ou un jeune sur sept a été soumis à des mesures de confinement pendant la majeure partie de l’année écoulée, au détriment de sa santé mentale et de son bien-être »

Les adolescents, les adultes jeunes :

« À Rennes, le suicide d’Alexia met en lumière le mal-être des étudiants confinés Génération coronavirus »

« En confinement, un étudiant se suicide sur le campus de son école »

« En plein confinement, un étudiant indien hébergé sur le campus de l’école HEC près de Paris s’est donné la mort. »

Les adultes :

« En larmes, un commerçant appelle au secours : Je n’ai même plus de quoi manger, il ne me reste plus qu’à prendre une corde pour me suicider »

Les personnes âgées qui se laissent mourir prisonnières d’une solitude mortifère.  

Ces exemples ne sont que la partie émergée de l’iceberg.

Rongées par le désespoir, des victimes en appellent à l’auteur de leurs tourments :

Je n’ai plus d’aide comme je ne suis plus dans les cases. Monsieur Macron, aidez-nous ! Aujourd’hui, je suis ouvert. Si je ferme, je suis mort. Je ne peux plus manger. Aidez-nous, je vous en supplie […] Laissez-nous ouvrir ! J’ai confiance en la France, j’ai confiance en Emmanuel Macron. Aidez-nous ! »

Demander à quelqu’un qui a créé une situation mortifère de nous en sortir est incohérent et ne donne jamais de résultat. Cela témoigne d’une grande souffrance et d’une perte des repères.

 

 

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