Crise sanitaire : gouverner, c’est faire peur

Les gens ne jugent plus de la gravité d’une épidémie à partir de faits, mais à partir des mesures prises par l’État. Or, l’État a un objectif, celui de survivre.

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Crise sanitaire : gouverner, c’est faire peur

Publié le 25 février 2021
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Par Patrick de Casanove.

Il est légitime de se demander pourquoi le ministère de la Santé a publié vendredi 12 février une circulaire intitulée « Organisation de l’offre de soins en prévision d’une nouvelle vague épidémique » alors qu’au même moment  :

« Le nombre de nouvelles hospitalisations et entrées en réanimation de malades du Covid-19 ont continué de reculer au cours des dernières 24 heures, sans que la circulation du virus ne ralentisse […] Quant au nombre de personnes actuellement en réanimation […] cet indicateur était passé vendredi pour la première fois en cinq jours sous la barre des 3300. »

À quelques pourcents prêts, depuis quelques semaines, les chiffres de la crise sanitaire varient d’un jour à l’autre, dans un sens ou dans un autre. Cela dit, la baisse se confirme plusieurs jours après la publication de la circulaire. C’est la même chose au niveau mondial, sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Malgré cela le discours anxiogène persiste. La population doit continuer à avoir peur. Suite à l’annonce le 22 février d’un confinement partiel dans les Alpes-Maritimes Olivier Véran a déclaré :

« Aujourd’hui, la situation des Alpes-Maritimes ne correspond pas à la situation de l’ensemble du pays même si la situation sanitaire reste inquiétante à l’échelle du pays. »

Entretenir la panique avec les variants

Dès le préambule de la circulaire on lit :

« La situation épidémique est préoccupante […] En cause, une progression importante du virus et de ses variants […] qui influent fortement sur la sollicitation de l’offre de soins. »

 Le 19 février Santé Puplique France et Jean Castex en remettent une couche :

« Cette semaine, SPF fait part de bonnes nouvelles, comme la baisse de la circulation du coronavirus dans le pays ou la pression moindre sur l’hôpital. Mais avec la progression soutenue des variants plus transmissibles, […] une aggravation de la situation épidémiologique dans les prochaines semaines fait partie des scénarios à envisager, comme en attestent certains travaux de modélisation, avertit Santé publique France. L’inquiétude liée aux variants a été répétée par Jean Castex, en déplacement à Bordeaux ce vendredi. « Il y a beaucoup d’incertitudes, il y a les variants… Ça reste compliqué, ça reste préoccupant », a déclaré le Premier ministre, avertissant plus généralement sur le fait que le virus est toujours là. »

Les coronavirus sont connus pour muter et se recombiner. Pour la Covid-19 l’existence de variants a été mise en évidence dès l’été 2020 mais à l’époque peu de gens y attachaient de l’importance. La conséquence logique est que nous sommes en présence de nouvelles épidémies, dues à des virus différents du virus originel. Au sens strict, nous n’avons pas de deuxième vague, ni de troisième vague.

Le virus qui sévit en France depuis octobre 2020 (Covid-20 ?) est le virus baptisé Marseille 4.

C’est lui que concurrence le variant anglais et les autres variants.

C’est donc tromper les Français que d’additionner des chiffres, imprécis nous le verrons, qui correspondent à des infections liées à des coronavirus différents. Habituellement chaque épidémie est comptée comme une entité spécifique. C’est le cas par exemple de la grippe pour laquelle les statistiques ne sont pas cumulées d’une année sur l’autre.

Le fait est que l’annonce par Boris Johnson en décembre de l’existence du variant anglais fut pain bénit pour les gouvernements. Tout à coup, par la magie de la politique, les variants devenaient très importants !

Le variant a permis un nouveau tour de vis et une recrudescence du discours anxiogène. Puis se sont ajoutés les variants Sud-Africains, Japonais, Brésiliens etc. Tous bienvenus pour paniquer les foules et maintenir ou accentuer la coercition, d’où l’Organisation de crise.

Entretenir la panique avec les données

Les chiffres  

Cela fait un an que le problème de la fiabilité des chiffres a été soulevé et que le gouvernement trompe les gens.

Il ne fait pas la différence entre les personnes testées positives, les personnes contaminées, les personnes malades. Il n’est jamais fait allusion à la charge virale ni au seuil infectieux qui est la quantité nécessaire de germes pour submerger le système immunitaire et rendre une personne malade. Ce sont pourtant les B-A-BA en infectiologie.

Il donne les décès bruts. Ils ne sont analysés, ni par âge, ni par comorbidité, ni par période…

Il n’est pas fait de différence entre les décès entraînés par le SARS-coV2 et ses variants, les décès liés à d’autres pathologies chez des personnes testées positives, voire de décès attribués à la Covid, de personnes même pas testées.

Pour ne prendre qu’un exemple : dans l’étude « Hydroxychloroquine in Nonhospitalized Adults With Early COVID-19 »… 58 % des patients n’avaient pas été testés au coronavirus. Non seulement ils comptaient parmi les cas de Covid mais étaient de plus inclus dans une étude sur son traitement précoce.

Les travaux de modélisation sont toujours orientés vers le pire… et jamais confirmés dans la vraie vie. C’est le cas aujourd’hui où le reflux surprend les scientifiques.

Pour l’État la véracité des chiffres importe peu. Il n’est pas possible de faire du bon travail sans informations fiables mais il est possible de manipuler les foules et désorienter la population.

Si les chiffres montent, l’État s’en sert pour affoler les gens. Si les chiffres baissent, il s’en sert aussi pour affoler les gens car ils pourraient remonter.

Cela baisse aujourd’hui mais il faut continuer à avoir peur, un regain en mars est possible.

Si ça ne monte pas aujourd’hui ça montera demain. Cela s’appelle avoir raison trop tôt :

« Pour l’instant, […] il y a un contrôle de l’épidémie […] Mais la proportion (de variants dans l’ensemble des cas) continue d’augmenter, ce qui peut être le signe d’une lame de fond sous-jacente qui va malheureusement émerger à un moment où à un autre. »

Ou après-demain selon Antoine Vieillard-Baron, chef du service réanimation à l’hôpital Ambroise-Paré.

« Ça traduit la prise de conscience d’un risque qui est bien réel, (la possibilité) que survienne ce qui est arrivé aux Anglais en décembre dernier. »

Si les chiffres baissent c’est parce que l’État est intervenu. Si les chiffres montent c’est parce qu’il n’est pas assez intervenu. Quand la situation épidémique s’améliore c’est systématiquement attribuée aux mesures de coercition.

Ce qui est faux. Les autres facteurs sont négligés : la dynamique propre de l’épidémie, la fin de l’hiver sur notre hémisphère, la saisonnalité… Sans compter ceux qui restent inconnus.

 

Crise sanitaire et tension hospitalière

Extrait de la circulaire du 12 février :

« Cette organisation de crise […] doit être mise en œuvre dans chaque région, quel que soit le niveau de tension hospitalière, et doit être opérationnelle dès le 18 février. »

Cela signifie que la réalité de la situation, à savoir l’existence de services hospitaliers non sous tension, dans une ou plusieurs régions, n’influence pas la décision de l’État.

« Le document note que les transferts de patients entre régions […] pourraient s’avérer plus difficilement réalisables […] dans l’éventualité d’une troisième vague. Il est donc demandé aux hôpitaux français d’anticiper un potentiel manque de lits  »

Puisque la tension sur les services hospitaliers n’est pas la même selon les régions, il ne devrait pourtant pas y avoir de difficultés à transférer des malades d’une région à l’autre.

Quant à anticiper le manque de lits, cela fait un an que nous sommes confrontés à la Covid. Or, le gouvernement n’a rien fait pour augmenter leur nombre en réanimation, ainsi que leur personnel.

En justifiant chaque tour de vis par ce manque, l’État démontre qu’il a besoin de cette pénurie et ne compte pas y remédier. Pour imposer sa politique d’oppression il lui faut entretenir la peur des hôpitaux surchargés. S’ils ne le sont pas, faisons comme s’ils l’étaient, ou le seront, et adoptons une organisation de crise.

L’organisation de crise

Elle a débuté le 18 février et met en lumière l’état déplorable de l’organisation hors crise du système de santé français qui repose sur le rationnement des soins.

C’est là le fond du problème.

Le rationnement des soins est la base de toutes les mesures adoptées depuis des lustres pour sauver la Sécu. De déremboursements en fermetures de lits tout le monde en a fait les frais, sans autre résultat que d’avoir, au XXIe siècle, un système de santé indigent. Des Français en meurent.

La déprogrammation des interventions estimées non urgentes est un tri. Celui-ci est l’outil du rationnement. La prétention de ne pas vouloir faire le tri parmi les patients atteints par la Covid, pour leur permettre l’accès à l’hôpital ou en réanimation, signifie que le tri est fait en amont.

Il a lieu entre ces patients et ceux ayant d’autres pathologies, dites non urgentes. Il est fait entre les causes de décès possibles. Ceux dus à des pathologies désormais moins bien prises en charge ; ceux induits par les mesures répressives, comme les suicides, sont tolérés comme des dommages collatéraux. C’est inhumain.

Variants, chiffres et travaux de modélisation inquiétants, tension hospitalière et manque de lits, passage en organisation de crise, couvre-feux et menaces de reconfinement, entretiennent la panique. Les gens ne jugent plus de la gravité d’une épidémie à partir de faits, mais à partir des mesures prises par l’État. Or, l’État a un objectif, celui de survivre.

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  • Les bolcheviks avaient aussi ce type de gouvernement par la peur

  • errare humanum est, perseverare diabolicum!
    Tout est dit ici, sauf que ce n’est pas une erreur!

  • Après le rationnement des soins viendra celui des comptes en banque pour payer la douloureuse. Ça va très mal se terminer.

  • « Les gens ne jugent plus de la gravité d’une épidémie à partir de faits, mais à partir des mesures prises par l’État.  »

    non…par rapport à leur subjectivité…

    le problème est justement la prétention à objectiver le subjectif… et c’est les prises de becs surréalistes qu’on lit dans les commentaires…c’est grave non c’est pas grave! il faut s’en inquiéter, non il ne faut pas…

    est ce exceptionnel? je n’en ai pas l’impression.
    éducation santé et maintenant alimentation.. vous ne savez pas vraiment ce que vous voulez mais le gouvernement, épaulé par des scientifiques imbéciles ou corrompus par l’déologie sans s’en apercevoir, le sait..

    Monsieur le docteur quelconque, si vous trouvez que vous est légitime à légiférer pour dissuader monsieur machin de boire de l’alcool , de manger ce qu’il veut…ou de choper le covid ..vous avez franchi la limite de la science et vous voulez faire le bonheur des gens contre leur gré.. Dès lors, que des politiques le fassent , pas étonnant, que des scientifiques le fassent non plus à vrai dire.. mais attention ne me dites pas que c’est la science qui vous dicte cela…

    il est navrant sinon pathétique que ce genre de débat soit souvent pourri par l’inévitable accusation d’incompetence de bonnes ou mauvaises décisions..

    Il y a chez les partisans de raoult la même erreur que chez ses opposants..
    il n’y a aucune différence entre être rassuriste ou angoissiste…..subjectif.

    il n’y a PAS de bonne politique vis à vis du COVID… le bilan du covid c’est comme la croissance économique…

    avoir peur du covid ou n’en avoir rien à cirer sont deux attitudes parfaitement acceptable.

    que je sache des gens prennent parfois la décision demettre fin à leurs jours.. faut il criminaliser les tentatives de suicides?

    le bilan n’a d’importance que pour ceux qui disent qu’ils ont pour objectif d’agir sur celui ci…

    et vous pouvez juste e e dire que je suis un idiot, irresponsable… mais certainement pas m’explqiuer pourquoi VOTRE point de vue qui justifie selon vous de régir ma vie est dans le vrai.

  •  » l’épidémie ,est un prétexte des états pour porter atteinte aux droits humains  » ( Antonio Guterres secrétaire général de l’ONU )….

  • il y a rien a craindre a la désobéissance, mais tout a craindre de continué dans l’obéissance et la soumission.

  • Il est bien triste de constater, à l’occasion de cette pandémie, à quel point beaucoup de personnes ont une mentalité d’esclave. Les esclaves raisonnent ainsi : plus j’obéis, moins je serai battu. Traduction : plus nous obéissons aux règles, plus vite les maîtres vont nous libérer.
    L’homme libre comprend, d’instinct, que céder un peu c’est non seulement s’affaiblir, mais c’est aussi accroître la force de celui qui l’opprime.

    • Il y a toujours eu un grand nombre de gens avec cette mentalité d’esclave. Ce qu’il y avait aussi, et qui manque aujourd’hui, c’étaient des gens qui ne ramenaient pas le combat pour la liberté à : moins j’obéis, plus je suis un héros de la liberté, des gens qui imaginaient et validaient qu’il y a d’autres routes que l’obéissance et la révolte au degré zéro.

    • Ce qui est « presque » drôle c’est de voir nombre de personnes il y a un an qui se répandaient dans les réseaux sociaux hurlant avec les loups contre ceux qui osaient mettre le nez dehors en faisant fi du confinement ou qui critiquaient ces mesures d’un autre âge. Les voilà aujourd’hui pleurant à chaudes larmes leurs libertés disparues. Je trouvais déjà qu’il y avait une sacrée hypocrisie à applaudir les soignants tous les soirs durant le premier confinement, aujourd’hui les belles âmes se sont envolées, dégoutées de voir ce que l’Etat leur a servi (mais qui était prévisible) et n’attendent qu’une chose c’est retourner faire circuler le virus… en liberté.

  • Même les restaurateurs,on ne les entend plus,les grandes gueules comme Etchebest ont disparu,le propriétaire de brasseries parisiennes défenseur du curieux « restons ouverts » alors qu’ils sont fermés depuis des mois…qu’on voyait sur tous les plateaux aussi.
    Le mur de l’Etat a raison de tout.

    • On ne les entend plus parce qu’ils se cachent et agissent désormais discrètement. Puisque la Vox Populi n’a pas fonctionné, il reste toujours le marché noir, l’inévitable direction à toute forme d’interdiction.

  • Bah, le premier virus a disparu en 3 mois, les variants subissent le même sort jusqu’à sans doute le dernier donnant un banal rhum.
    Ça si on n’est pas complotiste et considérons que tout ce cirque est naturel… Mais l’affaire gilead nous dit autre chose… Alors la peur est là et pour longtemps,comment pourraient ils faire autrement alors qu’ils nous envoient tous dans le mur ?

    • C’est pas pour rien qu’entre 2 phrases et sujets, les médias nous faufile un « le vaccin est la seule solution pour nous permettre la reprise d’une vie normale ».

  • Encore une illustration du « management by crises », si inefficace dans ses conséquences mais qui donne l’illusion que le gouvernement prend à bras le corps des problèmes que son inefficacité a largement contribué à amplifier – « nous sommes en guerre », contre une maladie, préfigure l’expression de Sainte Gréta, à propos du climat, « je veux les faire paniquer »

    • Forcément quand les gens paniquent il font n’importe quoi, ils ont perdu toute raison et font le contraire de ce qu’il faudrait faire! C’est bien ce que les dirigeants écolos avouent.

  • Il y a un article ci-dessous jugeant que le monde courre et fait du sur-place sur un tapis roulant.

    Oui, la méthode est de faire peur, mais le gouvernement courre sur un tapis roulant.

    Ou dans une roue comme les hamsters ?

  • Ne nous faisons aucun espoir, le petit a tres bien compris qu’il suffisait d’entretenir la peur jusqu’en 2022; un peuple qui a peur vote toujours dans le sens du pouvoir en place; Sachant qu’en « démocratie »tous les votes ont le même pouvoir , c’est du pain beni pour la macronie, même pas besoin de campagne électorale,on en crèvera encore jusqu’en 2027

    • Je ne crois pas, il a été obligé d’embaucher une tonne de consultants en management de crise, peu efficaces d’ailleurs. Il semble aussi se distancer des machins plein de scientifiques de salon et même l’écologie commence à le barber, le petit est en train de grandir… En bien ou en pire, on le verra. assez tôt.

      • Oui et non, selon mon interprétation de l’évolution de la position de Macron sur la gestion de l’épidémie.
        Notamment son blocage du reconfinement voulu par Castex et Véran il y a 2 semaines.
        Oui, il change car il voit bien que, malgré les sondages plus ou moins bidonnés le donnant gagnant en 2022, que la réalité est tout autre, avec de plus en plus de Français qui se rendent compte, d’une part de l’étendue des dégâts humains, sociaux et économiques, d’autre part de la responsabilité de cette équipe de branquignols que Macron a nommé au gouvernement.
        Non, car c’est en fait très superficiel, de la communication de campagne, exactement comme en 2016/17 où il surfait sur tous les problèmes du moment en déclarant à chaque fois que « il allait résoudre ce problème que les gouvernements depuis 40 ans n’avaient pas traité », mais sans jamais dire exactement à quel problème précis il allait s’attaquer, et encore moins comment il allait le faire.
        Donc, il commence sa campagne électorale, en cherchant à reprendre à son compte (en apparence) les protestations des Français contre ce totalitarisme « médicalo-scientifique » (pas plus médical que scientifique en réalité, mais c’est un autre débat).
        Est-ce que cela marchera pour Macron en 2022 ?
        J’espère que non car c’est quand même lui qui a dressé les Français les uns contre les autres, ce qui n’est jamais une bonne méthode pour diriger un pays.
        Même et surtout si on veut faire des réformes de fond, traitant des sujets vraiment les plus urgents (pas les « totems »), avec des solutions réalistes et efficaces (on en est loin pour les « réformes » de Macron), tout en évitant d’écraser inutilement ceux qui subiront les effets négatifs de ces réformes (là aussi, il a souvent choisi des « solutions » très violentes).
        Ce que Macron ne cherche pas à faire vraiment d’ailleurs : il veut simplement être réélu.

    • Vous avez raison, et en 2022, il suffira de dire que si vous votez RN, ça sera pire, pour se faire élire sans problème…

  • Tout est dit… Mais vous allez être mis dans la catégorie des complotistes… 😉

  • Les commentaires sont fermés.

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