Nucléaire : le presque KO de Zemmour face à Mélenchon

OPINION : Zemmour a réussi à battre Mélenchon sur le thème du nucléaire parce qu’il avait préparé son sujet, et qu’il ne s’est pas laissé entraîner sur la pente de l’écologisme idéologique.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour bfmtv https://www.youtube.com/watch?v=Wsq1zIiJDa0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Nucléaire : le presque KO de Zemmour face à Mélenchon

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 septembre 2021
- A +

Par Philippe Charlez.

Si le débat entre Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon s’est concentré comme il fallait s’y attendre sur les thématiques identitaire et migratoire, nous avons toutefois eu droit à… une pause de 15 minutes sur le nucléaire.

Ce point de discussion avait été réclamé par le chef des Insoumis qui depuis quelque temps a fait sien le combat climatique. On s’attendait donc à ce que le député des Bouches-du-Rhône domine le polémiste sur ce sujet. Et pourtant l’analyse détaillée des échanges a posteriori prouve le contraire : Zemmour a été excellent et avait parfaitement préparé son argumentaire alors que Mélenchon tellement sûr de lui s’est engagé dans un discours fumeux démontrant qu’il ne maîtrisait en rien le sujet.

Argumentaire construit et sourcé chez Zemmour

L’essayiste est certes resté sur des propos très conventionnels, mais son argumentaire était parfaitement construit et surtout étayé par une remarquable connaissance des chiffres.

Ainsi, après avoir indiqué que « l’écologie avait depuis 40 ans été prise en otage par l’extrême gauche » il a promu une « écologie pragmatique de droite ».

Il a rappelé que grâce à ses 75 % de nucléaire et ses 12 % d’hydroélectricité, la France « était l’un des pays les plus décarbonés du monde » (110 gCO2/MWh soit la moitié de l’Allemagne et des États-Unis) et donc celui qui « se défend le mieux dans cette terrible bataille face au CO2 ».

Il a aussi avec justesse insisté sur le fait qu’abandonner le nucléaire « c’était abandonner la souveraineté de la France et renier un savoir-faire qui a tiré le meilleur des ingénieurs ».

Face au nucléaire Éric Zemmour a fustigé l’éolien « qui ne fournit de l’électricité que 25 % du temps » et « le solaire 12 % du temps ».

Il en a conclu avec beaucoup de justesse que sortir du nucléaire c’est « accepter une décroissance qui ne dit pas son nom », une décroissance que l’écologie politique appelle de ses vœux et qui nous conduira inexorablement vers la pauvreté absolue.

Éric Zemmour a aussi mentionné l’abandon lamentable du projet Astrid « réutilisant les déchets comme combustible ». Sa connaissance très précise du nucléaire lui a permis d’énumérer les émissions par kWh des différentes sources : les 12 gCO2/kWh sont parfaitement exacts.

Il en conclut que sans nucléaire « ce sera du gaz ou du charbon avec un accroissement significatif des émissions françaises ».

Un réquisitoire sans appel dont devrait s’inspirer l’Energiewende allemand !

Peur et ignorance du nucléaire chez Mélenchon

L’argumentaire de Jean-Luc Mélenchon pour « sortir du nucléaire » repose quant à lui sans surprise sur le « marché de la peur », une stratégie classique de ses amis écologistes.

Ressassant Tchernobyl (dommage qu’Éric Zemmour ne lui ait pas rétorqué que la catastrophe était le fruit de la déroute du communisme, un système que l’ancien trotskyste avait adoubé dans son jeune temps) et Fukushima (n’ayant fait aucune victime nucléaire directe ni collatérale), il s’est lancé dans une grande « tirade collapsologique » anticipant qu’un possible incident à la centrale de Nogent « nécessiterait de déplacer les 12 millions de Franciliens » et annonçant de façon péremptoire qu’en 2050 « Bordeaux et la centrale du Blayais auraient disparu… sous les eaux ».

Par ailleurs pourtant « coaché par des dizaines de sympathisants », sa maîtrise du sujet s’est révélée plus qu’approximative.

Entre le « comment refroidir les déchets », les « 4 centrales à l’arrêt pour causes de sécheresse et de canicule » et « la prise de risque supplémentaire de l’enfouissement non intégrée dans le prix du MWh » les imprécisions du patron des Insoumis se sont multipliées.

Quand le polémiste a parlé d’indépendance énergétique, Mélenchon a rétorqué « que l’uranium n’était pas produit en France » ce qui est vrai. Mais le député des Bouches-du-Rhône aurait dû s’informer : le prix du combustible représente moins de 5 % du prix du MWh nucléaire alors que pour la génération électrique gazière il pèse pour près de 60 %.

La sortie du nucléaire promue par le patron des Insoumis réduirait non seulement de façon significative l’indépendance énergétique française chèrement gagnée durant les années 1970 et 1980 mais surtout gonflerait de façon incontrôlée le déficit de la balance commerciale ainsi que la facture gazière des Français au grand dam du citoyen inquiet de voir les prix du gaz flamber depuis plusieurs mois.

Quant à la proposition de l’Insoumis de remplacer le nucléaire par des hydroliennes ou de la géothermie elle est tout aussi grotesque. Les quantités d’électricité produites resteront purement marginales par rapport à une demande électrique qui devrait doubler d’ici 2050.

Mais l’apothéose de l’imprécision mélenchoniste se situe sur le coût du grand carénage estimé selon lui à 150 milliards d’euros alors que l’évaluation actuelle d’EDF est de 49 milliards.

Zemmour, toujours aussi à l’aise avec ses chiffres, a rétorqué que 150 milliards d’euros était le prix engagé par l’État pour subventionner les renouvelables. Dommage que le polémiste ne lui ait pas répliqué que le carénage prolongeant de 20 ans la durée de vie des 55 réacteurs français n’augmenterait le coût de l’électricité que de 7 euros/MWh ce qui conduirait à un MWh de 49 euros alors que le MWh se négocie régulièrement entre 100 et 200 euros sur le marché spot.

Il n’y a donc aucun choix cornélien à faire entre un MWh pilotable à 50 euros et un MWh intermittent à 70 euros. Le match se serait alors terminé par un KO.

 

Voir les commentaires (34)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (34)
  • Certes.
    Mais le langage de la peur, tout le monde le comprend! Alors que le langage basé sur des chiffres aussi justes soient-ils, est plus difficile car un peu trop « technique » dans ce cas précis (ce n’est pas une discussion sur le prix d’une baguette). Cela fait moins recette.
    Au début tout du moins.
    C’est pour cela qu’il faudra que Zemmour ne cesse de les répéter à chaque intervention.

    Mais on peut faire confiance à ses futurs interlocuteurs pour éviter d’engager le débat sur ce sujet car trop risqué pour eux…

  • En revanche, il a été bien léger sur le coup des centrales à charbon allemandes.
    Il a prétendu, à tort, qu’avec les ENR, l’Allemagne recourait plus au charbon.
    Voilà les chiffres, M. Zemmour…
    2000 : production électrique « charbonnière » (charbon et lignite)… 290 TWh soit 50 %
    2020 : … 130 soit 23 % ! !
    Pendant ce temps là les ENR (eolien et solaire) passaient de moins de 2 % à plus de 30 %…

    Le fact checking a laissé passer les énormités de Zemmour comme une lettre à la poste. On voit bien leurs obsessions, l’immigration et la sécurité. Par contre, dès que ça devient technique, il n’y a plus personne !

    • Et le prix payé par les Allemands pour leur électricité? Votre défense des ENR oublie volontairement leur intermittence. Les allemands l’important des pays voisins quand ils en manquent, sauf que bientôt ce ne sera plus possible! Les besoins en électricité vont doubler en France avec les voitures et le chauffage!

    • Merci d’apporter un peu d’objectivité à cet article partisan

    • pas « faux » ..
      ça évite d’utiliser du charbon , mais ça coute très cher..
      en outre, il faut tout donner…

      les importation exportations..

      et les prix..

    • @lapurée :

      pour être juste, il faut bien préciser que les allemands ont recours aux importations pour répondre à des pointes d’utilisations quand il fait nuit et qu’il n’y a pas de vent, pointes d’utilisations fournis soit par les centrales au charbon allemandes, soit par le nucléaire français. Sans importations, les allemands auraient déjà vécu plusieurs black out … comme les australiens dans les années 2010, qui après en avoir subit plusieurs, ont réélu triomphalement leur premier ministre conservateur qui ne croit pas au réchauffement climatique et est pour les énergies fossiles, alors que curieusement les médias australiens disaient battu à plate couture …

      • Donc si on suit bêtement les a!allemands comme on est en train de le faire, on ne sera plus capables de simple et aux déficits de vent et de soleil, et en plus on n’a pas de charbon! Finement joué!

        • Aucune inquiétude ! L’Europe produira son électricité avec le gaz russe. Le gazoduc Nordstream II est juste achevé. Les écolos le savent: la combustion du gaz russe ne produit AUCUN gaz à effet de serre…

      • Même cet argument ne tient pas.
        En 2000, le solde net import-export était légèrement négatif. Il est positif depuis plusieurs années. Globalement, l’Allemagne exporte entre 20 et 50 TWh/an !

        • non justement.. ce n’est pas comme ça qu’il faut regarder

          il faut voir à combien on vend et à combien on importe.., jeanco a une courbe très claire à ce sujet..

          les danois qui vendait leur électricité aux suédois à bas prix et qui en achetait plein pot.

          • Exact, de mémoire les suédois profitaient de cette aubaine le temps remplir leur barrage, puis revendaient l’électricité de ces mêmes barrages lors des demandes danoise quand le vent ne soufflait et/ou pas suffisamment pour couvrir les besoins.

        • Il faudrait voir aussi si, au moment où les allemands achètent de l’électricité, ils seraient en mesure de s’en passer…

    • @Jerémy Lapurée: vos chiffres ne sont pas plus corrects. Allez voir ici: https://ag-energiebilanzen.de/index.php?article_id=29&fileName=awt_2019_e.pdf

      • Et alors… Vos chiffres font bien état d’une division par 2 du charbon-lignite et d’une progression encore plus spectaculaire des ENR. Plus élevée que ce que j’indique car je me suis limité au solaire et à l’eolien…

        • Non. Passer de 3524 PJ en 2000 à 2370 PJ en 2019 (production + importation) c’est une réduction de 32.75%.
          .
          D’autre part charbon+pétrole+gaz représentait 84.16% du mix en 2000, en 2019 c’est 81.59%.
          .
          Les ENR ont effectivement progressées de 229.27% mais ne représentent que 11.39% du mix aujourd’hui et ils sont à quasi saturation.
          .
          Donc si l’objectif est de réduire les émissions de CO2 comme ils le prétendent, c’est foiré et ils prennent les gens (leurs citoyens, leurs partenaires européens, etc.) pour des imbéciles. Et en 20 ans ils ont réussi l’exploit de devenir dépendants des Russes. Tout ça par dogmatisme anti-nucléaire. Qu’ils se l’imposent aucun problème, qu’ils cherchent à l’imposer aux autres est inacceptable. Cela dit, nous sommes également des imbéciles puisque l’on subventionne allègrement leur industrie ENR (et celle des Chinois).

        • « Et alors… Vos chiffres font bien état d’une division par 2 du charbon-lignite et d’une progression encore plus spectaculaire des ENR. Plus élevée que ce que j’indique car je me suis limité au solaire et à l’eolien… ».
          .
          Non. Charbon + lignite (production+importation) représente 3524 PJ en 2000 (soit 22.45% du mix) et 2370 PJ en 2019 (soit 14.07% du mix). C’est une variation de -32.75%.
          .
          Source — mix 2000 — mix 2019 — variation
          Charbon — 22.45% — 14.07% — -32.75%
          Pétrole — 40.53% — 32.81% — -13.11%
          Gaz — 21.18% — 34.22% — +73.35%
          ENR — 2.66% — 11.91% — +381.29%
          Autre (inc. nucl.) — 13.18% — 6.99% — -43.11%
          .
          Bilan:
          – l’augmentation des ENR allemandes n’a servi qu’a couvrir la réduction du nucléaire,
          – la production d’énergie de sources carbonées n’a quasiment pas variée,
          – les Allemands dépendent maintenant des Russes (sûrement mieux que d’être dépendent des Français…),
          – les Allemands ont construits une industrie ENR puissante subventionnée par les Français (entre autres j’ose espérer).

    • « Pendant ce temps là les ENR (eolien et solaire) passaient de moins de 2 % à plus de 30 %… »
      .
      Non. Ils sont passés de 417 PJ représentant 2.66% du mix en 2000 (production+importation) à 2007 PJ représentant 11.91% du mix en 2019.

      • Je vais vous faire la réponse de Zemmour à Elkrief : « vous êtes fou !  »
        Au sens où la folie est le refus du réel…

        • Qualification intéressante. Particulièrement savoureux venant de quelqu’un qui n’a jamais étayé ses propos au fils de l’échange.

          • Vous pensez sérieusement que l’Allemagne présentée par les partisans des ENR comme un modèle et comme un repoussoir par leurs contempteurs n’en serait qu’à 11,9 % du mix productif ?
            Pour info, la France est à environ 10 %…
            Vous voulez des chiffres ?
            – production électrique allemande : 574 TWh (2020)
            – eolien et solaire : 185,5 TWh
            – charbon et lignite : 134 TWh
            Je vous laisse faire les divisions en espérant que ça au moins c’est à votre portée.
            Pour résumer, les ENR ont couvert sur les 20 dernières annees et la reduction du nucléaire et la décrue du charbon.
            La seule chose raisonnable qu’on puisse dire c’est que SI l’Allemagne avait gardé ses capacités nucléaires, elle aurait pu faire baisser encore plus l’électricité « charbonnière ». Mais prétendre que les éoliennes ont nécessité une plus grosse production d’électricité liée au charbon c’est au mieux de l’incompétence au pire de la mauvaise foi totale…
            Quant aux émissions de CO2 de la production, elles ont chuté d’environ 30 %…
            Vous n’avez vraiment aucune idée de ne serait-ce que les ordres de grandeur.

            • Ca dépends ce que vous visez:
              – Si vous voulez réduire un peu vos émissions de GES OUI
              – Si vous voulez beaucoup réduire vos émissions de GES, NON

              Le problème, est celui ci:

              Vous faites 100% de votre elec avec du nucléaire à 6gr de CO2 par Kwh (EDF) , vous obtenez une émission moyenne <20gr/Kwh rejets gris compris (Technico économiquement possible pour un Mwh <110€ voire probablement un peu mieux).

              Quand vous avez pas suffisamment d'hydrau de lac pour palier a l'intermittence, il est techniquement impossible (comment qu'on tourne la question), de descendre à ces niveaux d'emissions avec de l'éolien solaire . En pratique vous stabilisez entre 200 et 400gr/Kwh…

              C'est pour cette raison que la Belgique va augmenter ses émissions de CO2 dans les années à venir!

              C'est pour cette raison que malgré les chiffres que vous évoquez et un investissement déjà colossal l'Allemagne a des résultats pittoyables au regard du mix Francais.

              Sauf découverte majeure en matière de stockage, ce que propose melanchon nous conduira a fortement augmenter nos émissions de GES, explosera la balance commerciale, les factures d'energie et est probablement voué a un échec grandiose (CF cours du gaz actuel…)

              • On s’éloigne un peu du sujet, mais au moins, vous posez les bonnes questions. Ca me change de ceux qui gobent sans réfléchir ni vérifier les âneries sur les centrales à charbon allemandes… Sans avoir aucune idée des grandes masses en jeu.
                Juste une remarque concernant la réduction des GES :
                – ce qui importe c’est pas « les fois où » mais le bilan global sur l’année.
                De ce point de vue, les choses sont claires pour la production électrique : le modèle vertueux est à base de nuc, d’hydro et d’ENR (eolien et solaire) en quantité minoritaire pour ces dernières (probablement moins de 20 %). C’est le modèle français, fortement décarboné. L’Allemagne a fait un autre choix. Il y a eu réduction notable des GES mais moindre, comme rappelé plus haut que si elle avait conservé son niveau de nucléaire

                PS : pour les pays qui partent de loin (charbon majoritaire), le recours au gaz est intéressant, à titre transitoire.

                • « le modèle vertueux est à base de nuc, d’hydro et d’ENR (eolien et solaire)  »
                  Le solaire par son profil partiellement en phase avec les variations jour nuit à un role intéressantcar il soulage les Steps en été pourvu qu’on mette juste la puissance qu’il faut (à mon avis entre 20 et 30GWc pour la France). En moyenne son apport est bien réel mais restera faible. Il serait intelligent de le développer le plus intelligemment possible…

                  L’éolien c’est plus compliqué, car sa production est erratique et même s’il a tendance a produire plus en hiver qu’en été (grosse tare du solaire), le profil de la production nécessite des systèmes de stockage dont on ne dispose pas ou pas assez.
                  Pour moi la bonne puissance éolienne si on vise du trés bas carbonne c’est 0GWc installé… En mettre plus c’est gaspiller inutilement de l’argent!

          • Pour finir, et au hasard, un article de Science et Avenir sur le sujet qui montre à quel point vous êtes loin du compte avec vos calculs absurdes…
            https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/l-eolien-premiere-source-d-electricite-en-allemagne-en-2020_152546

            • Encore une fois, vous ne citez aucunes sources.
              .
              Et prenez donc l’année 2019 pour annuler l’effet covid, ça sera plus honnête.
              .
              Maintenant, peut-être que mes chiffres sont faux mais ils émanent d’un groupe de travail officiel du gouvernement allemand (https://ag-energiebilanzen.de/40-1-Tasks-and-Objectives.html). Mais vous avez sûrement raison, Sciences et Avenir est effectivement un source bien plus fiable.
              .
              Ne prenez pas la peine de répondre, dans la mesure où vous ne citez aucunes sources, ce n’est pas un échange intellectuellement intéressant et j’ai assez perdu de temps. Continuer à vous abreuver chez Sciences et Avenir et TF1 et soyez heureux.

              • On a les mêmes sources, banane !… AG Energiebilanzen.
                Sauf que les tableaux auxquels vous vous referez sont ceux de la production/importation de l’ENERGIE (incluant par ex le pétrole qu’on met dans nos moteurs ou nos chaudières) et pas de la production ELECTRIQUE, qui est le sujet dont on parle depuis le début !!
                Vous êtes totalement hors sujet mon pauvre vieux !
                Allez courez vite vous cacher dans un trou pour vous faire oublier !
                ?

  • Le problème de Zemmour, c’est que c’est un anti libéral viscéral. Alors oui, il a une connaissance gigantesque de l’histoire, mais ça n’est pas ce qui fait un PdR.
    Ne rêvons pas.

  • Zemour avait préparé son sujet, probablement avec l’aide de Loïc Le Floch-Prigent qui dit-on le conseille sur l’économie et par ailleurs intervenant sur Contrepoints…..

  • Amusant mon échange avec Pixys ! Et drôle d’enseignement que je tire.
    Le gus était totalement hors sujet et personne ici n’a fait l’effort de comprendre…
    Comme avec Zemmour.
    Du moment qu’on tape sur les ENR, même avec des données fausses, ou totalement HS, ça le fait.
    On va pas se mettre à réfléchir, à perdre du temps à démêler le vrai du faux…

    La première fois que j’ai entendu ces histoires de centrales allemandes qui crachaient plus de charbon qu’avant pour compenser les ENR, je suis resté perplexe. Comment une nation d’ingénieurs pragmatiques et de budgétaires rigoristes avaient-ils pu ainsi se laisser balader par leurs Grünen au point de mettre en place des solutions pire qu’avant ? !
    C’en était choquant…
    J’ai fait l’effort (assez facile au demeurant) d’aller voir les chiffres. Evidemment, ceux-ci racontaient une tout autre histoire. Car bien sûr et c’est heureux, l’Allemagne fait moins cramer de charbon aujourd’hui qu’il y a 20 ans pour produire son électricité…
    Aujourd’hui, ce qui me choque, c’est que mes contemporains libéraux, pourtant épris de réalisme économique et politique, et d’un bon niveau intellectuel, se laissent raconter les mêmes sornettes sans sourciller.
    Que les choses soient claires. Je comprends qu’on puisse ne pas apprécier les éoliennes pour diverses raisons. Mais que pour cela, on soit près à nier la réalité de certains chiffres me sidère. Encore plus venant de mes compatriotes libéraux.

  • Quelques corrections à ce commentaire par ailleurs pertinent :
    – l’éolien ne produit pas « 25 % du temps », mais 25 % de l’énergie qu’il produirait s’il fonctionnait à pleine capacité. Il faudrait a minima dire « 25 % du temps en moyenne » ce qui serait « moins faux ».
    – les émissions de CO2 du nucléaire sont actuellement de 6 g/kWh (et non 12 g) : source ADEME, voir par ex. sur Wiki. Les progrès sur l’enrichissement du combustible ont permis ce résultat qui le rend aussi performant que l’hydraulique.
    – l’uranium est importé depuis de nombreux pays du globe, ce qui fait qu’une pénurie est hautement improbable. De plus, son fort pouvoir énergétique (1 g d’uranium produit autant qu1t de charbon) permet de stocker sur notre sol plusieurs années de besoins.
    – le coût de production du nucléaire actuel (coût « cash ») est de 33 €/MWh : mais il englobe le coût du Grand Carénage, évalué à 45-50 Mds€ jusqu’en 2025. L’ennui est que l’ARENH, même à 42 €, n’est pas suffisant pour permettre de réinvestir dans du nucléaire type EPR.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Au motif de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, remplacer des productions pilotables d’électricité, comme le nucléaire, par des sources d’énergies aux productions fatales, aléatoires et/ou intermittentes (EnRI), dépendant du vent et du soleil, est une idiotie.

 

Des œufs pourris…

Cela revient à enlever du panier des œufs sains (le nucléaire décarboné pilotable) pour les remplacer par des œufs pourris achetés chers (des productions intermittentes et non pilotables), ou pire encore, à les ajouter en doublons inut... Poursuivre la lecture

Le gouvernement allemand a demandé aux exploitants le maintien en réserve jusqu’au 15 avril 2023 de deux centrales nucléaires dont la fermeture était prévue au 31 décembre 2022 afin de fournir, si nécessaire, de l’électricité au cours de l’hiver à venir.

« La tâche consiste à assurer la sécurité de l’approvisionnement » a déclaré le ministre fédéral de l’Économie et de la Protection du climat, Robert Habeck.

Est-ce la dernière cigarette du condamné, ou le mégot qui permettra de rallumer le foyer du nucléaire allemand ?

&n... Poursuivre la lecture

On voit proliférer ces jours-ci une ligne d’argumentation commune entre la propagande d'État russe et les milieux complotistes américains, savoir : la guerre en Ukraine aurait été fomentée par les Américains pour détruire l’Europe (sic).

Par exemple, le site complotiste américain revolver.news renvoie sans problème aux considérations géostratégiques d’un grand expert sur la guerre en Ukraine, Andrew Korybko. Accessoirement, un analyste « basé à Moscou » financé par le gouvernement autocratique russe : détail sans intérêt ?

Bien ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles