Voitures-radars banalisées privées : le risque de dérive sécuritaire

En matière de GovTech, la vigilance s’impose pour éviter qu’innovation ne rime avec milice-nation. 

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Voitures-radars banalisées privées : le risque de dérive sécuritaire

Publié le 27 avril 2021
- A +

Par Pierrik Halaven.

La double page du Parisien-Aujourd’hui en France du 21 avril était entièrement consacrée au déploiement progressif des radars mobiles sur le territoire français.

Toujours aligné sur l’objectif paradigmatique de la diminution des accidents de la route dus aux excès de vitesse et sans doute motivé par la diversification de ses sources de revenus, le gouvernement systématise le recours aux radars mobiles, une technologie embarquée dans des véhicules banalisés circulants qui flashent les  délinquants du volant qui circulent dans le même sens ou en sens opposé. Ils seront 200 à être déployés prochainement.

Alors que les initiatives visant à confier au privé des prérogatives habituellement réservées au public ont été fort rares au cours des dernières années (y compris dans la gestion du Covid) et qu’il n’y aucun plan ambitieux en vue de rendre l’État plus compétitif, pour une fois, pour ce sujet des excès de vitesse, on est dans l’optimisation, le partenariat public/privé, la subsidiarité !

Gestion privée des voitures-radars banalisées privées

Des entreprises privées se voient en effet confier la gestion de ces voitures-radars. Exemple caractéristique : celui de la société Mobiom dont on peut consulter ici les offres d’emploi en CDI (oui c’est parti pour durer).

Les conducteurs recrutés doivent circuler tranquillement en respectant grâce à leur GPS le circuit défini avec les autorités publiques. Le système fait le reste… Déclenchement du flash, envoi automatisé du PV etc.

Un rapide calcul montre que le business est rentable dès la première année : en imaginant que la prestation soit facturée à l’État 50 000 à 70 000 euros à l’année pour une voiture (salaire conducteur 25 000 euros + charges sociales + véhicule en location longue durée + essence + entretien + frais de gestion + marge…), en comptant grossièrement 200 jours de travail effectifs, le coût refacturé par jour à l’État est compris entre 250 et 350 euros.

L’amende minimale étant de 68 euros si l’excès de vitesse est inférieur à 20 km/h et de 135 euros pour les excès entre 20 et 30 km/h, on peut supposer que le PV moyen sera d’environ 100 euros… Il suffira alors que le conducteur flashe au minimum 3 à 4 délinquants de la route par jour pour que l’État rentabilise l’opération ; en raisonnant en coût marginal, et en ne comptant pas tous les moyens déjà mis en œuvre pour gérer le système de recouvrement etc.

Pourtant, cette organisation facilitée par les nouvelles technologies pose problème.

Depuis des années, les gouvernements ont compensé la faillite de l’État-providence par la multiplication des lois et des contraintes diverses.

S’il y avait un policier au coin de chaque rue, les verbalisations pourraient pleuvoir à verse, tellement les règles à respecter sont nombreuses… Pour sanctionner les automobilistes, les deux roues et autres engins de mobilité urbaine, les incivilités, le harcèlement de rue (depuis la loi de 2018), etc, etc. À ce sujet, on pourra consulter avec délectation l’infographie de la prévention routière sur les infractions possibles à vélo.

Avec ces voitures-radars banalisées privées, la solution low cost privilégiée

Cette fois donc, l’État semble avoir trouvé la solution low-cost et agile : il suffit désormais de se tourner vers le privé. Et pourquoi pas un jour vers des indépendants auto-entrepreneurs ?

Alors les plus libéraux d’entre nous ne s’en offusqueront pas. Depuis des années, nous pouvons constater une forte privatisation du secteur de la protection, avec la multiplication des entreprises de gardiennage privé. Il y a peut-être plus aujourd’hui d’agents privés de sécurité que de gardiens de la paix. En France, on compte plus de 10 000 entreprises dans le domaine pour un effectif d’environ 175 000 personnes… À comparer avec l’effectif de la Police nationale : environ 150 000.

Tant mieux pour le budget et le déficit.

Mais si ces agents privés contribuent grandement à la prévention des risques, ils ne sont en aucun cas des supplétifs, des sous-agents assermentés.

Et surtout, si la privatisation de la police ou de la justice satisfera les libertariens, le harcèlement textuel – pour reprendre la formule choc d’Alain Madelin pendant la campagne de 1995 et la multiplication des infractions/verbalisations qui sont des formes d’impôts à la volée déguisées pour financer le déficit structurel d’un État impotent ne pourront en aucun cas les satisfaire.

Ce type d’initiative, certes moins sophistiquée que bien des innovations chinoises en matière de contrôle social, est inquiétante.

Dans cette histoire de voitures radars aux mains de salariés d’entreprises privées, il y a un petit quelque chose de la Stasi : à sa dissolution, le contingent de la Stasi était « estimé entre 90 000 et 91 000 agents sur le territoire de la RDA ». Mais on estimait aussi «  à 190 000 le nombre d’agents informels en RFA. »

Une appli téléchargée sur mon smartphone, et hop je peux devenir un auxiliaire de police, qui par exemple photographie une personne qui téléphonerait en conduisant, ou bien un agent informel qui enregistrerait à leur insu des personnes exprimant des paroles réprimables dans un restaurant ou dans un train et en transmettant l’enregistrement aux autorités.

Un risque de dérive évident

Ce nouveau dispositif de voitures-radars banalisées privées revient ainsi à créer des espèces de milices, au sens premier du terme défini par le Larousse : « Du Moyen Âge au XVIIIe siècle, troupe levée dans les villes ou les paroisses pour renforcer l’armée régulière ». Mais avec un risque de dérive évidente vers la seconde définition du Larousse : « Organisation paramilitaire constituant l’élément de base de certains partis totalitaires ou de certaines dictatures. »

En matière de GovTech, la vigilance s’impose pour éviter qu’innovation ne rime avec milice-nation.

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  • C’est curieux comme quoi nos politiques ne veulent ni voir ni comprendre quels sont les problèmes de sécurité qui préoccupent les Français. Ils s’acharnent sur les usagers de la route mais laissent beaucoup de crimes et délits inpunis. C’est plus facile de mettre un pv à quelqu’un qui sort sans son autorisation que de mettre le même dans une zone de non-droit.

    • Quand je pense à usager, j’ai toujours cette image d’une capote remplie de liquide seminal.

    • les socialistes ne vivent pas du produit de leur travail, mais de la spoliation du bien d’autrui : cela autorise tous les rêves !

    • Vous avez parfaitement raison. Les verts et les étatistes collectivistes rêvent de supprimer les moyens de déplacements individuels (sauf les vélos …jusqu’à nouvel,ordre surtout depuis qu’ils sont « électriques »). Pire que le PCF qui aimait les voitures à condition qu’elles soient populaires et modestes: La 4cv Renault par ex puis la R4…..

  • Voilà : encore des pseudo fonctionnaires pour éviter d’augmenter les effectifs des vrais, écoeurant !

  • Le rendement de ces milices pour l’État est bien meilleur que ne le suggère votre calcul. En effet, le prix de revient estimé (location de véhicule, salaire, carburant …) s’entend prélèvements fiscaux compris qui retournent dans les poches de l’État. Il suffit d’un ou deux PV par jour par espion pour rentabiliser l’affaire.

  • ça magouille sec la haut pour récupérer de l’argent ; ils en sont même à vouloir imposer le contrôle technique aux motards alors que les usagers de motos prennent particulièrement soin de celle ci ; d’ici qu’on leur impose la ceinture de sécurité sous peine de les verbaliser , y a pas loin ….

    • Le contrôle technique des motos ne rapporterait pas beaucoup à l’Etat.
      C’est plutôt un exemple type de capitalisme de connivence qui nous vient de Bruxelles, les sociétés de contrôle technique ayant produit de faux chiffres liant contrôle technique et mortalité routière, et la Commission étant trop heureuse de faire un peu de gesticulation politique tout en mettant tout le monde au même niveau (autos, camions et motos)…

    • ça fait des années qu’ils veulent nous imposer le contrôle technique, sauf que les motards sont un poils plus solidaires que les caisseux et les manifs ça fait tâche dans le paysage politique hypocrite français, ça ne passera jamais.

  • Le gouvernement espère deux milliards de recettes par an, de ce raquette. Il est très facile pour un conducteur , de rouler a une vitesse irrégulière en dessous du maximum autorisé sur une route dégagée pour provoquer un dépassement. ça va déraper ,c’est sur.

    • Bien plus que 2 milliards, une seule voiture va flasher des centaines d’automobilistes par jour

      • Non.

        Ces voitures ne rouleront pas 24/7. Avec 1,000 voitures, cela donne une voiture pour 10,000 kilomètres de routes publiques. Il y a beaucoup de déchets techniques (système complexe). Les gens respectent globalement bien.

        Faible probabilité de rencontrer une voiture radar, faible probabilité d’être en infraction à ce moment, faible probabilité que l’infraction soit relevée sans erreur technique, etc.

        L’essai en Normandie a, d’ailleurs, fait un bide. Cela ne rapport pas grand chose.

        • J’aime votre optimisme mais si ces véhicules flashent dans les 2 sens en choissant bien son parcourt, fréquenté mais pas trop , bingo

        • 24/7… Je ne sais pas. Mais le contrat passé avec l’Etat prévoit qu’elles roulent la nuit, le jour, et les WE, dimanche compris.
          Histoire sans doute de maintenir une certaine pression psychologique sur les conducteurs.

        • Ça dépend des routes alors. Sur l’autoroute que je prends régulièrement personne ne respecte la vitesse indiquée, pas même les camions. Sachant que c’est une des autoroutes les plus fréquentées de France, ce serait retrait de permis direct pour presque tout le monde. Tout le monde roule entre 110 et 130 voir 150 sur des tronçons régulees à 70.

    • Non. Cette tolérance n’existe pas en France.
      Ceci dit, il faut savoir une chose. Ou plutôt deux.
      1. La vitesse retenue par le radar embarqué sera l’affichage du radar moins 10 km/h (ou 10 % si la vitesse est supérieure à 100), c’est lié à l’erreur possible du radar
      2. Les radars ne sont pas homologués pour prendre en dessous de 20 km/h. Si vous dépassez le véhicule radar, le delta de vitesse devra donc être supérieur à 20 km/h. Si le véhicule roule à 80, vous pourrez donc le doubler à 100 km/h. Il faudra donc être particulièrement attentif aux vehicules roulant autour de 70 km/h, car là vous serez en faute dès 91 km/h…

    • il faut arrêter, si on n’est pas capable de respecter les limites de vitesse, il ne faut pas conduire.

      • Il faut arrêter. Si on ne roule pas il ne faut pas faire le morale à autres.

        • je roule et les fois où j’ai pris un PV pour excès de vitesse, je savais que je roulais au dessus. Je ne viens pas faire mon français de base en chialant au racket, ouin ouin ouin méchant état de m’avoir puni alors que je connais les règles

          • Ces règles ont été faites pour punir et bien récupérer de l’argent pas pour de la prévention routière. Rouler 5 ou 10 km/h de plus ne tue personne. Ce qui tue c’est une vitesse inadaptée à une situation donnée. Même si c’est autorisé, rouler en montagne à 80 c’est plus dangereux que de rouler à 110 sur une départementale dans la Beauce ou les Landes.

            Cette politique a été mise en place car ça rapporte et que c’est un des rares leviers de l’état pour tenter de faire baisser la mortalité et donc de l’affichage ( cf Sarkozy et la droite) . Mais comme il y a des limites car la vitesse n’est pas la raison principale de la mortalité, les règles sont de plus en plus dures.

            C’est plus facile de taper sur les automobilistes que d’investir dans de nouvelles infrastructures ou maintenir juste les routes existantes qui ne font que se dégrader. Ce n’est pas pour rien que l’état veut se débarrasser de l’entretien des routes nationales aux Régions.

            • De plus la mortalité (relative au kilométrage parcouru) ayant été divisée par 25 en 40 ans ce n’est plus du tout un problème. Nous en sommes arrivé à un point ou pour baisser la mortalité de 25 personnes par an il faut des efforts gigantesques (asymptote)
              Effectivement il faut « juste » sécurisé les infrastructures. Problème : au lieu de rapporter des sous cela en coûte.
              Cet état nous étouffe de toute part.

      • pauvre charlot, si t »es pas foutu de te responsabiliser au volant tu préfères que l’Etat le fasse à ta place, pauvre baltringue.

  • Pas très ecolo de faire rouler des voitures à essence sans aucune raison valable. Un mouchard dans chaque voiture est préférable pour la planète ?

  • Certains seront contents de découvrir que leur voisin qui n’est ni flic ni gendarme leur aura mis une prune en loucede.

  • Je ne sais pas si l’Etat a mesuré les risques de révolte des usagers, lorsque les amendes vont s’accumuler il n’est pas dit que des nouveaux gilets jaunes ne se lèvent…

    • Le racket restera limité.

      Quelques centaines de voitures sur un territoire comme la France. Il n’y a plus d’un million de kilomètres de route publique, avec disons 1,000 voitures, cela donne 1 voiture pour 10,000 kilomètres.

      Au final, sauf à faire plusieurs dizaines de milliers de kilomètres par an, vous ne risquez globalement rien. Surtout si vous habitez à la campagne et évitez les grands axes.

      L’objectif est juste d’augmenter un peu la pression fiscale mais sans trop fâcher les automobilistes afin, justement, d’éviter un nouveau « Gilets Jaunes ».

      • par ailleurs, si un véhicule est repéré, cela peut mal tourner pour lui dans certains endroits : je doute qu’il soit mieux respecté qu’un véhicule de police… Trouvera-t-on alors des chauffeurs ?

        • Ces véhicules n’iront jamais en banlieues chaudes bien évidemment. Ils seront réservés aux grands axes urbains et routes à grandes circulations. Par ailleurs, ils devront rouler en permanence. Ils n’ont pas le droit de contrôler des vitesses à l’arrêt.

        • C’est déjà arrivé car ce n’est pas nouveau. Il y à déjà eu des articles sur des sites automobiles.

  • Et bientôt, radars embarqués sur tout les véhicules privés neufs, faisant de chaque automobilistes un milicien de la sécurité routière…

    • Pourquoi pas ? Je serais prêt à accepter un tel équipement dans mon véhicule à condition qu’il ne donne pas lieu à une amende ou une condamnation mais simplement à un avertissement pour le contrevenant. Lorsqu’un contrevenant sera surpris par un véhicule officiel, on pourra tenir compte du nombre d’avertissements sans frais reçus pour fixer le niveau de l’amende ou de la condamnation.

      • Le niveau de l’amende devrait dépendre du risque que le véhicule fait courir aux automobilistes. Mais comme la plupart des véhicules flashés le seront dans des circonstances où il n’y a aucun risque à dépasser la limite, genre limite idiote justement pour pousser à l’infraction et remplir les caisses…

      • Nouvelle preuve, si on en doutait encore, que le recrutement de Kapos n’est jamais très difficile…

      • En quoi c’est mal de rouler à 85 km/h au lieu de 80 sur une route à deux fois deux voies ou une route droite sans virage ni croisement sur 10 km ?

      • Je ne comprend pas que vous rameniez à sa plus simple expression, voir à néant, le premier mot de votre pseudo.

  • Je n’aime ni le culte de la vitesse, ni ce machin là qui ressemble que très peu à de la prévention. Par conséquent, je pense qu’il faudrait prendre un malin plaisir à ne jamais se faire avoir, pour ne jamais filer de thunes.

    • Impossible. Tout le monde se fera avoir. Notamment en urbain ou suburbain ou il est fréquent de voir de grandes artères filantes limitées à 50, et où le flux normal de circulation s’établit plutôt autour de 65-70.

      • D’ailleurs il me semble (corrigez si je me trompe) qu’aux usa (peut-être pas tous les états mais certains d’entre eux) ce sont des ingénieurs ou techniciens qui viennent mesurer la vitesse naturelle de circulation sur une route, puis fixent le seuil de vitesse par rapport à ça. En cas d’incohérence avec la « requête » de changer la limitation de vitesse de la part du législateur, ce sont les ingénieurs qui ont le dernier mot.

    • Je me suis fait avoir l’an dernier sur l’A6 dans le secteur de Chalons/Saône où c’est limité à 110 (requête obtenue par le maire il y a quelques années pour réduire la pollution et le bruit). Il faut spécialement se méfier quand il y a peu de circulation, car on a plus facilement tendance à rester à 130 (mon cas).

    • Intéressant. Je me demande si réglementairement il n’y a pas une interdiction à quasi superposer des changements de limitations, ne serait-ce que pour la lisibilité des règles de circulation… et donc la sécurité des usagers.

  • Aujourd’hui, effectivement, toutes les mesures répressives liées à la vitesse sont vaines. On l’a bien vu avec le 80, qui n’a servi à rien en termes de mortalité routière, n’en déplaise à la propagande du gvt.
    Il reste par contre une grosse marge sur l’alcoolémie. Certains pays (de mémoire Angleterre, Allemagne, Espagne) font bien mieux que nous sur le sujet).

    • Boire deux ou trois verres au lieu d’un ne tue pas. Ce qui tue c’est de conduire en étant fatigué parce que l’on habite loin de son lieu de travail, parce qu’il est tard le soir ou parce qu’il y a un horaire à respecter. Ce qui tue c’est de jouer, se maquiller ou téléphoner en roulant. Ce qui tue ce sont des routes mal entretenues parce que les pouvoirs publics en ont délégué la responsabilité sans les moyens aux départements.

  • Un rapide calcul montre que le business est rentable dès la première année »
    Un peu rapide en effet,vous oubliez le coût de l’équipement qui ne doit pas être neutre

  • Il suffit que tout le monde respecte les limites de vitesse et le système n’est pas viable.

    • Il suffit de rendre les limitations de vitesse inrespectables pour rétablir sa viabilité.

      • Si dur que ça de respecter des limites?

        • Ralentir à 30 à l’heure au voisinage d’une école fermée depuis des mois ? Lorsque les limites sont choisies de manière sensée, ce qui est de plus en plus rare, c’est très facile de les respecter, en effet. Quand elles n’ont aucune logique de sécurité, et qu’on a un minimum d’esprit logique, oui c’est dur. Mais en effet, on peut intellectuellement démissionner et s’en remettre à la discipline bête en suivant des directives qui ne visent qu’à satisfaire ceux qui nous gouvernent et ne font nullement progresser nos intérêts.

        • oui c’est dur des respecter les limites de votre connerie ..qui semble sans fin.

    • Et c’est pour ça que les pouvoirs publics ont inventé les 80 km/h qui est une vitesse totalement inadaptée, le fait de rouler 20 km/h de moins en cas de pollution sans que ce soit clairement mentionné, les tronçons à vitesses régulées alors qu’il n’y a pas de bouchon, etc

      • « 80 km/h qui est une vitesse totalement inadaptée »
        Surtout que tous les véhicules modernes ont des moteurs optimisés pour les vitesses de 90 à 130km/h en fonction de l’étagement des boites x6.

  • Un problème que personne ne semble relever, c’est que sur l’avis de contravention doivent figurer avec précision le lieu, l’heure et la date de l’infraction, ces éléments devant être validés par le conducteur flashé. Or ces véhicules étant anonymes et banalisés, qui peut affirmer que les éléments figurant sur l’avis correspondent bien à une limitation effective à l’endroit indiqué ( même s’il ya une photo du véhicule? Quel conducteur sera en mesure de vérifier à quel endroit il a été flashé, sauf à accorder au matériel de mesure et aux pandores assermentés une totale confiance? J’ai encore le souvenir d’une contravention récoltée par mon épouse dans un endroit très piégeux, en rase campagne où la limitation passait de 70 à 50 km/h ( panneaux espacés de 50 mètres environ) et où pour une vitesse retenue de 51 km/h, l’amende appliquée était celle ( majorée à 90€)du dépassement en agglomération alors que l’entrée de l’agglomération ( panneau) était 1 km plus loin. Et là, on parle de radar fixe! alors avec un radar qui roule……ça sera surement dugrand n’importe quoi!?

    • c’est déjà le cas avec les radars mobiles. Bon courage pour faire sauter un PV.

      • Oui, enfin partiellement, car avec les radars mobiles ou les radars chantiers, votre appli ( cam sam ou waze ou autre…. ) vous indique les endroits à risque assez rapidement quand ils sont mis en place.
        Alors qu’un véhicule banalisé, à part repérer à temps le gros appareil de prise de vue derrière le pare brise, vous ne serez jamais sûr de n’être pas déjà pris!

  • Pour la circulation, c’est tout de même rigolo cette fixette sur la vitesse.

    Parce que les comportements dangereux comme:
    -rouler à 70 sur voie du milieu d’un axe limité à 110
    -non-respect de la signalisation quant aux sorties d’axe rapides
    -queue de poisson (pas de vérification de l’angle mort, quand ce n’est pas sciemment accompli)
    -et sans clignotant dans les changements de voies
    -être sur la voie de droite pour tourner à gauche (et vice versa)
    -…

    Ya pas besoin d’être en excès de vitesse pour être dangereux. Mais jamais de forces de l’ordre pour remonter les bretelles à ces idiots.
    Trop cher pour peu de gain (il faut le flagrant délit en gros).

    • Pas plus tard qu’hier soir sur le boulevard périphérique parisien.
      Le quidam sur son 50 cm3 à 50 km/h sur la 2 ème voie de droite (0 bouchon, circulation très fluide).

      Les voitures radars banalisées privées n’ont pas mandat pour intervenir. Seuls les forces de l’ordre le peuvent.

      Ou comment, avec la fixette sur la vitesse, les autorités s’imaginent réduire l’accidentologie et donc réduire la présence des forces de l’ordre sur la voie publique, alors que les situations dangereuses vont se multiplier et perdurer.

      Pas d’excès de vitesse du tout, mais juste une situation dangereuse.

  • « améliorer les communications véhicules/véhicules et véhicules/infra avec la 5G » surtout pas car les données seront rapidement mises la disposition des pouvoirs publics avec les conséquences délétères attendues…

  • Le raisonnement est évidemment bon mais le calcul des marges est erroné car le montant des amendes est de 45 € et 90 € dans la majorité des cas (les montants annoncés sont pour les amendes forfaitaires majorées -dépassement du délai de paiement-)

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