Trafic de drogue : le nouveau gadget de l’inspecteur Darmanin

Pourquoi cette plateforme de renseignement recevrait davantage d’échos qu’un simple coup de téléphone au commissariat de proximité ?

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Screenshot_2021-02-02 Gérald Darmanin Plus de 600 000 contrôles ont été effectués depuis la mise en place du couvre-feu - DailyMotion

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Trafic de drogue : le nouveau gadget de l’inspecteur Darmanin

Publié le 6 mars 2021
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Par Laurent Sailly.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, mercredi 4 mars, l’ouverture d’une plateforme ouverte à tous, permettant de signaler aux forces de l’ordre des points de deal à proximité de chez soi. Si on ne peut douter de la volonté du ministre de lutter contre le trafic de drogue, la méthode appelle des remarques sur son efficacité.

L’organisation institutionnelle de la lutte contre le trafic de drogue

Créée en 1982, la mission permanente de lutte contre la toxicomanie, devenue la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues Et les Conduites Addictives (MILDECA), répond à la nécessité de coordonner une politique publique par nature interministérielle.

Placée auprès du Premier ministre, la MILDECA anime et coordonne l’action du gouvernement en matière de lutte contre les drogues et les conduites addictives. Elle élabore à ce titre le plan gouvernemental et veille à sa mise en œuvre. Le Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 a été validé par le cabinet du Premier ministre le 19 décembre 2018.

Dans chaque préfecture, la MILDECA peut s’appuyer sur un chef de projet chargé de relayer son action. Le chef de projet élabore un programme pluriannuel et interministériel fixant les axes prioritaires à mettre en œuvre au regard des orientations du plan gouvernemental et du contexte local.

Sur le plan international, la MILDECA contribue, en lien étroit avec le Secrétariat général des affaires européennes et le ministère des Affaires étrangères, à l’élaboration des positions françaises en matière de lutte contre les drogues et les conduites addictives. Elle fait valoir à l’étranger l’approche globale et intégrée de la France.

La MILDECA finance un groupement d’intérêt public : l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), qui assure l’observation des produits consommés comme des habitudes de consommation desdits produits.

En matière de lutte contre les réseaux de trafic de stupéfiants, c’est évidemment auprès du ministère de l’Intérieur qu’il faut se tourner. En son sein, l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants dirige les différentes administrations (police, gendarmerie et douane). La brigade des stupéfiants, mais aussi les services des douanes sont les principaux bras armés de l’OCTRIS.

Une plateforme de signalement numérique du trafic de drogue

Gérald Darmanin, qui donne chaque mois les chiffres des saisies de cannabis, cocaïne et héroïne, a fait de la lutte contre les trafics de stupéfiants sa priorité depuis son arrivée place Beauvau. Au 1er décembre dernier, un total de 3952 lieux de ventes de stupéfiants a été recensé en France métropolitaine et en Outremer par le ministère de l’Intérieur.

Il a déclaré, en décembre dernier, lors d’un entretien accordé au quotidien Le Parisien :

Je souhaite que la police et la gendarmerie s’attaquent à chacun d’entre eux. Je communiquerai tous les mois le nombre de points de deal démantelés sur le territoire.

À compter de ce mercredi, n’importe qui peut prendre part à la lutte contre le trafic de drogue. Gérald Darmanin a annoncé l’ouverture d’une plateforme permettant à chacun de signaler à la police et à la gendarmerie les points de deal à proximité de chez lui.

Le dispositif est déjà en place, permettant à chaque citoyen d’effectuer un signalement. La démarche est accessible sur le site « moncommissariat.fr » et, pour la zone gendarmerie, sur « ma brigade numérique », précise le ministère de l’Intérieur.

Un gadget tehnocratique

D’abord, chacun sait où sont ces fameux points de deal. J’en veux pour preuve que le ministère est dans la capacité de dénombrer exactement le nombre de points de deal au niveau national (cf. supra). Un classement départemental existe comme l’a révélé Le Parisien en décembre dernier avec la Seine-Saint-Denis et les Bouches-du-Rhône en tête (cf. infographie). Ils sont connus des policiers comme des consommateurs.

Pourquoi ne pas s’attaquer en priorité à eux ?

Ensuite, comme le rappelle l’adjointe au maire (PS) de Saint-Denis en charge de la sécurité et de la tranquillité publique dans la matinale de Sud Radio :

Les policiers arrêtent quotidiennement des dealers et quotidiennement, certainement par manque de moyens de la justice, ils ressortent ou sont condamnés à des peines un peu légères. Il n’est pas rare de voir un dealer venir revendre avec un bracelet électronique […] Soit on se dit qu’on prend les choses à bras le corps, on est dans le mode répressif, on s’en donne les moyens aux niveaux judiciaire et policier, soit on n’y arrive pas. Je ne dirai pas que je ne serais pas ravie d’avoir plus d’effectifs. Le deal de drogue est un fait important sur notre territoire. Mais quand vous arrivez à un certain grammage de produits, il n’y a pas de suite, pas même un rappel à la loi.

Enfin, on est en droit de se demander pourquoi cette plateforme de renseignement recevrait davantage d’échos qu’un simple coup de téléphone au commissariat de proximité… Sans moyen matériel, en personnel, comment multiplier les interventions ?

Dans les quartiers gangrénés par ces trafics il faut mener des opérations d’envergure avec des sanctions lourdes contre les dealers, les guetteurs, les mules, les consommateurs… La lutte contre le trafic de stupéfiant passe par la constitution de task-force rassemblant sous l’autorité du procureur des policiers, des magistrats, des personnels des douanes.

Un gadget déjà dépassé par le phénomène Ubershit

Avec le confinement, les livraisons de drogue à domicile se développent. Il n’est plus besoin ici d’un lieu où se rencontrent dealers et clients.

La livraison à domicile est en plein essor depuis le début de la crise sanitaire. On a maintenant l’habitude de se faire livrer ses courses ou son repas… Mais saviez-vous que le phénomène se développe aussi chez les trafiquants de drogue ? Notamment depuis la mise en place du couvre-feu à 18 heures. Ce phénomène baptisé Ubershit par les forces de l’ordre, est une nouvelle forme de délinquance prise très au sérieux notamment par le parquet de Grenoble.

Pour lutter contre le trafic, les enquêteurs se font passer pour des acheteurs.

L’article 230-46 du Code de procédure pénale permet aux cyberpatrouilleurs de la police judiciaire et de la section de recherche de la gendarmerie, sous contrôle du procureur de la République, de contacter les trafiquants et de leur commander des stupéfiants. Mais il s’agit d’une action très délicate qui ouvre sur de multiples recours en défaut de procédure.

La simplification du Code de procédure pénale est nécessaire pour faciliter, dans le respect du droit de chacun, les opérations de police. Malheureusement, le projet de réforme de la justice présenté cette semaine aux médias par la garde des Sceaux, n’en prend pas le chemin.

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  • La rareté fait exploser les prix. Plus on lutte contre le trafic de drogue plus il devient attractif pour des gens qui n’ont pas de revenus ou très peu. Je pense que c’est très difficile, sinon impossible et même parfois contre-productif de mener une lutte antidrogue de cette manière. En plus cela coûte un maximum en moyens humains et judiciaires… en plus il y a la criminalité induite autour du trafic.
    Cela ne me réjouit pas mais la seule manière efficace de lutter contre un trafic est de le légaliser et/ou casser les prix. Après c’est sûr que ces trafiquants vont se rabattre sur autre chose.

    • Pourquoi cela ne vous réjouit-il pas de légaliser le commerce de la drogue ? Vous n’êtes pas libéral ?…

    • Je partage votre analyse mais le trafic de drogue assure une « paix sociale » à laquelle les gouvernements successifs n’ont pas voulu renoncer.

      • « Assure la paix sociale » …et le paiement des loyers dans les HLM.

        • Ce n’est pas que cela même si « assurer la paix sociale » fait probablement partie de la problématique. Je connais peu de mouvances qui demandent une légalisation du commerce de drogue. Par contre, pour un statu quo, il y a les conservateurs, les vieux ronchons, les parents qui ont peur pour leur progéniture (vous savez maintenant avec les mesures covid comme la peur est mauvaise conseillère) et ceux qui croient vraiment qu’il est plus efficace d’interdire que de légaliser et d’informer. Et puis il y a la nuée de gauchistes hypocrites (pléonasme !) qui ne se prive pas d’une petite fumette à l’occasion mais voudrait l’interdire parce que « ce n’est pas bon pour vous ».

          Bref, n’importe quel politique qui oserait faire ce genre de proposition serait grillé pour longtemps. Et là-dedans, acheter la paix sociale est très secondaire comme critère.

          • @Oscar: je pense que vous avez raison mais PCC aussi. En fait la seule raison économique valable est effectivement le paiement des loyers HLM. Et à mon avis ça ne pèse pas lourd dans la « décision » de continuer avec la prohibition.
            Il s’agit d’un banal calcul politique. Je pense que vous avez raison.

    • On a toujours de bonnes âmes pour légaliser la toxicomanie mais on oublie les dommages au niveau de la santé, de la sociabilité et des capacités de travail.
      La toxicomanie c’est la forme d’aujourd’hui de l’esclavage du passé, jamais évoqué par les pseudo défenseurs des droits de l’homme.

  • Pour réduire la prostitution, on a pensé pénaliser les clients…
    Pourquoi pas en faire autant pour la drogue ?
    Manque de place en prison ? Ce n’est évidemment pas un lieu pour ces consommateurs – délinquants.
    Mais pourquoi ne pas construire sur le Larzac (ou le Plateau des Millevaches) de jolis baraquements où la pratique quotidienne du sport, 6 à 8 heures par jour, leur rendrait la santé que leur consommation de drogue compromet ?
    Oui, d’accord, pas pour le fils du notaire ou la fille du député… Désolé pour mes mauvaises idées.

    • « Pour réduire la prostitution, on a pensé pénaliser les clients…
      Pourquoi pas en faire autant pour la drogue ? »

      Ca, il y a bien longtemps que c’est fait. Depuis au moins 50 ans ! Avec le super succès qu’on connaît tous…
      Et si dans ce domaine, comme dans d’autres, on essayait enfin le libéralisme ?

    • Vous feriez pareil pour les alcooliques?

  • Quand on institue en France le principe de la délation, il faut faire les choses en grand ! On ne peut se satisfaire de petits coups de fil, en catimini, au poste de police du coin. L’échelon national est requis. Surtout si on veut pouvoir ensuite, comme avec le fisc, récompenser les Français « méritants » !
    Il est donc nécessaire de mettre en place un Commissariat général aux questions du trafic de drogue… pardon une Plateforme numérique… c’est comme ça qu’on dit maintenant…

  • si vous pensez que les dealers vont laisser un darmanin entraver leur petit commerce , vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude ; ce pays est gangréné par la délinquance ; l’état est lâche , les carottes sont cuites ….

  • N’est pas Eliot Ness qui veut.. Et puis cela c’est terminé par la fin de la prohibition…

  • Si la drogue était autorisée, le trafic de drogue cesserait. Et on pourrait la taxer. Ah oui mais le trafic de drogue assure la « paix » sociale dans les banlieues, et le gvt ne peut renoncer à cela.

  • la meilleur façon de lutter contre la drogue et tout ce qui tourne autour, c’est de l’égalisé toutes les drogues.

  • Le problème du trafic de drogue c’est qu’il génère de la violence et entraîne une baisse de fréquentation de l’école par les enfants des quartiers avec ces trafics (par appât du gain), et également des effets néfastes sur la santé des consommateurs. En libéralisant et en imposant des normes de qualité sur les produits (comme pour l’alcool) on détruit le business de ces trafics (ce qui fera changer de marché les anciens trafiquants, par exemple vers le trafic d’armes ou que sais-je?) et on améliore la santé des consommateurs, on réduit le risque de violences dans les quartiers de trafiquants etc.

  • démanteler les points de deal ? ou simplement les déplacer ? En dépénalisant le commerce du cannabis, on tarirait une importante source de revenus, et, comme il faut bien prendre l’argent quelque part, le risque de développement d’autres formes de délinquance est certain. Ces malfaiteurs sont de plus en plus violents, et les pouvoirs publics n’ont pas l’air de vouloir lutter contre eux autrement qu’en paroles….Le bout du tunnel est loin d’être en vue!

  • En même temps, les points de vente ne sont pas confinés. Le ministricule expliquait à Le Pen qu’il était pour des mesures plus dures qu’elle. Petit joueur.

  • un gadget de plus.A toulouse je vis dans un quartier où L’ Association de Quartier dénonce régulièrement aux autorités de police competentes les 2 ou 3 points de vente qui pourrissent la vie du quartier .Aucun résultat !!!!! Les dealers font la loi dans le quartier .Il n’ y a plus d’ autorité de l Etat .

    • Trop dure la vie, les municipaux passent leur temps à pruner au centre ville pour le couvre feu. Ils n’ont même plus le temps d’aller voir les filles au bord du canal.

      Hier soir un livreur a fait le taf des flics en s’occupant personnellement du type qui lui a volé son vélo et son téléphone.

      • a gironis les points de deal sont archi connus depuis des années et dénoncés régulièrement .les flics ne se dérangent même plus .les dénonciations sont régulièrement effectuées a tous les niveaux ( police , préfecture , élus etc … ) .Rien a faire .lorsque l’ état a démissionné c’ est fini .il n’ y a rien a faire .

  • La prohibition, ça peut marcher. L’histoire a des exemples de pays qui ont obtenu des résultats très probants en terme de limitation du commerce et d’usage de drogue. A vrai dire, à la lumière des ces exemples il me semble facile de déduire quelles mesures mettre en place pour arriver à un société quasi sans drogue.

    Les meilleurs exemples sont la Chine de Mao, les Phillipines de Duterte, et dans une certaine mesure, Singapour.

    Donc comment ces pays ont ils procédé?:
    Mao a plongé son pays dans le totalitarisme le plus absolu. Il a procédé à une épuration barbare avec des procès fantoche, des executions sommaires, une délation tres organisée, et des camps de concentration nombreux à la mortalité élevée. Le total abandon du principe de vie privée a aussi permis de fouiller absolument tout et d’ainsi installer un climat de terreur pour tous les habitants. Ceux cis denonçaient leurs voisins pour consommation d’opium afin d’être sûr de ne pas être victime eux mêmes de dénonciation calomnieuse. Et tout ce beau monde partait en camp sans procès. Ca, ça marche. A ce niveau là les traficants arrêtent et la consommation n’est possible que pour les dictateurs en place qui se contentent de se servir dans l’armoire à pharmacie de l’hopital.

    Aux Philippines, Duterte a opté pour la chasse aux sorcières avec les executions en pleine rue sans procès sur simple soupçon. Une fois de plus, le climat de terreur, et les massacres en pleine rue ont produit des résultats probants. Certes ça a couté quelques (dizaines de) victimes collatérales tuées par les balles perdues de la police. Certes, certains en ont profité pour résoudre leur problèmes de voisinage ou leur jalousies amoureuses par brigade anti drogue interposée. Il y a aussi eu une claire discrimination dans cette chasse aux sorciere. On a erradiqué le sale trafic, celui qui se voit, celui qui est sale: celui des pauvres. Les riches se droguent toujours, mais c’est plus clean. Apres tout, on s’en fout que les gens se droguent, on veut juste ne pas le voir et ne pas avoir des cmodos sales dans les rues.
    Ce qui nous amène à Singapour… Ahhh, le paradis des conservateurs qui se croient liberaux ( je ne parle donc pas de tous les conservateurs. Il y en a qui sont effectivement libéraux)… A Singapour on n’a pas de drogue officiellement. Chaque année on enferme des traficants à vie ou on les pend. Chaque année on fait des exemples, chaque année on fait des saisies, mais il n’y a pas de drogue. C’est à se demander où ils trouvent ces contrevenants… Et puis pourquoi les Singaporeens s’embêteraient ils à trafiquer chez eux? Allez en Malaisie à coté. Là bas c’est « légal » sous réserve de corrompre le bon flic.

    Le prix de la prohibition efficace est clair: un totalitarisme barbare, sanglant, avec beaucoup de victime collatérales, et un climat de terreur paranoïaque généralisé. Dès que ça s’arrête, le trafic reprend. Mais grâce à ça, selon les prohibitionnistes la société va mieux. La société sans drogue c’est possible. C’est beau comme du Staline, mais c’est possible.

  • « Dans chaque préfecture, la MILDECA peut s’appuyer sur un chef de projet chargé de relayer son action. Le chef de projet élabore un programme pluriannuel et interministériel fixant les axes prioritaires à mettre en œuvre au regard des orientations du plan gouvernemental et du contexte local. »

    c’est beau la technostructure française et transposable à n’importe quel domaine.

  • Je me demande dans quelle mesure un livreur style ubershit pourrait être condamné pour trafic : le facteur ou le transporteur ou le point relais n’ouvrent pas les colis pour s’assurer de ce qui est transporté… pourquoi le livreur ubershit le devrait, il effectue juste une prestation, surtout si en // ils livrent des repas, des colis etc…

  • De toute façon, depuis la disparition des mafias françaises, les autres (albanais, kosovars, georgiens, nigérians…) se sont octroyés le marché. Et comme ils ne parlent pas la langue, sans intérêt pour transporter et dealer, ils s’en tapent royalement de tout ce qui peut être signifié par nos gouvernants, en français. Et s’ils se font gauler, pas de moyens en justice pour rémunérer des traducteurs, si tant est que l’on sache de quelle nationalité ils sont.

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