Crise sanitaire : pour aider les jeunes, il faut libérer l’économie

youth source https://unsplash.com/photos/98Elr-LIvD8

Monsieur le Président de la République, ouvrez les facultés, libérez l’économie plutôt que d’oppresser les jeunes Français !

Par Adnan Valibhay.

La période actuelle est certainement l’une des plus difficiles que la jeunesse ait eu à connaître. Le désespoir de chacun croît. Le mal-être constant est omniprésent.

Tous sont bouleversés par la crise sanitaire, ainsi que par ses conséquences sur les libertés. Nombreuses sont les personnes qui souffrent affreusement de la distance à l’égard de tous qui leur est imposée. Nombreuses sont celles dont l’espérance se tarit. Nombreuses sont celles qui sombrent dans la dépression.

Les étudiants touchés

Les étudiants aussi sont particulièrement touchés. Les étudiants aussi ont droit à l’avenir. Les étudiants aussi peuvent être fragiles. Ils se sentent pourtant oubliés.

Beaucoup doutent terriblement. Beaucoup cherchent désespérément des stages. Beaucoup travaillent avec ardeur. Beaucoup souffrent de l’isolement. Beaucoup sombrent dans le nihilisme.

Face à ce marasme sans précédent, face à l’urgence de la situation, des voix s’élèvent pour tenter de les aider. Les interrogations s’enchaînent tandis que les réponses n’adviennent nullement.

Certes, la jeunesse bénéficie désormais de la pitance publique pour se sustenter en ne déboursant pas moins que la coquette somme de un euro, mais aucune solution réelle ne leur a été proposée.

Généraliser l’assistanat n’est pas la solution

Pour ne pas changer ses vieilles habitudes, la gauche souhaite unanimement étendre le RSA dès l’âge de 18 ans. En d’autres termes, favoriser l’assistanat plutôt que de permettre aux jeunes d’accéder à la liberté en construisant dès maintenant leur indépendance.

La majorité présidentielle, par la voix du délégué général de la République en marche (LREM), Stanislas Guérini, entend faire bénéficier la même tranche d’âge d’un prêt de 10 000 euros à taux zéro remboursable uniquement si un certain niveau de revenu est atteint. Soit pérenniser l’endettement des Français en fragilisant l’avenir de ceux qui auront la lourde tâche de bâtir la France de demain.

Dans le même temps, les facultés restent fermées. En effet, l’ordonnance du juge des référés du Conseil d’État du 10 décembre 2020 estime que le distanciel assure l’accès à l’enseignement supérieur rejetant ainsi le recours formé par 77 enseignants chercheurs de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. En conséquence, la reprise des cours en présentiel ne peut se faire que très progressivement, à titre tout à fait sporadique, soit symboliquement alors même que nul enseignement digne de ce nom ne saurait se transmettre sans dialogue socratique.

Les théâtres et les musées, les restaurants et les discothèques, les festivités et les cérémonies, demeurant prohibées, l’économie est également sous pression. Une telle politique, en plus d’être destructrice du point de vue culturel, met sous la sellette bon nombre de jeunes pour qui ces activités tendaient à être des ressources vitales par lesquelles ils vivaient décemment en toute indépendance sans demander l’aumône à qui que ce soit.

La gestion invasive de la crise sanitaire

En conséquence, il est demandé à l’État de réparer ce qu’il fait subir à la population alors même que c’est sur chacun que pèsera tôt ou tard le poids de cette gestion invasive de la crise sanitaire, par notamment des hausses d’impôts directs ou indirects, des cotisations sociales toujours plus importantes, soit par un accroissement du cauchemar fiscal.

Sachant qu’il n’est en principe pas de son ressort d’être à ce point présent dans la vie de ses sujets, n’est-il pas grand temps pour lui de faire marche arrière en libérant les Français ?

Cette omnipotence de l’État n’est pas sans évoquer cette réplique d’Antigone dans la tragédie éponyme de Sophocle :

« Je ne croyais pas, certes, que tes édits eussent tant de pouvoir qu’ils permissent à un mortel de violer les lois divines : lois non écrites, celles-là, mais intangibles. »

Ce n’est pas d’aujourd’hui ni d’hier, c’est depuis l’origine qu’elles sont en vigueur, et personne ne les a vues naître. Il semble en effet constant que la liberté est un droit naturel auquel est aujourd’hui porté des atteintes de plus en plus significatives.

Déjà, au XVIIe siècle Pascal écrivait :

« Sans doute, l’égalité des biens est juste ; mais ne pouvant faire qu’il soit force d’obéir à la justice, on a fait qu’il soit juste d’obéir à la force ; ne pouvant fortifier la justice on a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût, qui est le souverain bien. »

Monsieur le Président de la République, ouvrez les facultés, libérez l’économie plutôt que d’oppresser les jeunes Français !

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.