Démographie française : virus, retraites, immigration et émigration

Les chiffres du bilan démographique français 2020 ne sont rien sans leur contexte, c’est-à-dire leurs causes et leurs conséquences, parmi lesquelles le virus et ses effets sur les retraites, l’immigration et l’émigration.

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Démographie française : virus, retraites, immigration et émigration

Publié le 27 janvier 2021
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Par Yves Montenay.

La presse nationale a récemment relayé les principaux chiffres du bilan démographique français 2020 publié par l’INSEE. Mais les chiffres ne sont rien sans leur contexte, c’est-à-dire leurs causes et leurs conséquences, parmi lesquelles le virus et ses effets sur les retraites, l’immigration et l’émigration. C’est aussi l’occasion de vous exposer mes idées hétérodoxes sur ces questions.

Le virus impacte-t-il la fécondité française ?

Ce qui a frappé la plupart des journalistes, c’est la baisse des naissances qui sont passées à 740000, contre 820 000 en 2014, soit 1,84 enfant par femme, alors que le taux de fécondité doit être au minimum de 2,1 pour assurer le renouvellement des générations.

Certains ont un peu rapidement accusé le virus, oubliant qu’il faut neuf mois de gestation entre un événement et sa conséquence éventuelle sur les naissances.

L’impact sera donc sentir en 2021, et on aura sûrement du mal à distinguer si le confinement a rapproché ou éloigné les couples, ou si ceux dont l’emploi a été détruit ou menacé ont retardé leur projet de fonder une famille.

Cet impact va continuer en 2022, car il est probable que fin mars 2021 la pandémie ne sera pas terminée et surtout que les emplois perdus ne seront pas encore retrouvés.

Or il est admis aux États-Unis qu’un point de chômage de plus entraîne une baisse d’un point des naissances.

Les raisons de la baisse de la fécondité en 2020 sont ailleurs

Parmi les raisons de la baisse de la fécondité en France, il y a en premier lieu la forme de la pyramide des âges française avec moins de parents potentiels, c’est-à- dire d’adultes en âge de procréer.

Pyramide des âges 2020 - France et France métropolitaine

Ensuite nous avons ce que l’on nomme l’effet calendrier, c’est-à-dire le recul de l’âge de la mère à la naissance de son premier enfant ainsi qu’aux naissances suivantes. L’âge moyen de la maternité atteint 30,8 ans en 2020.

C’est un phénomène qui n’est pas récent, peut-être lié à l’allongement de la durée des études et à la difficulté croissante de trouver un emploi stable entre 20 et 30 ans. On retrouve la raison exposée ci-dessus pour les États-Unis : la précarité pèse sur la fécondité.

Autre phénomène à long terme, l’érosion des avantages financiers aux parents :

  • au nom de la solidarité, les aides allouées aux ménages aisés ont été progressivement rabotées, voire annulées, au profit de celles distribuées aux familles moins riches.
  • au nom de l’égalité, on ne veut pas que les enfants des ménages riches rapportent à leurs parents davantage d’argent que ceux des pauvres via le quotient familial lié aux impôts.

Certes les ménages aisés ne font pas d’enfants pour avoir de l’argent, mais cela crée une ambiance de moins en moins favorable à la fécondité.

Les démographes en étaient d’ailleurs tout à fait conscients lorsqu’ils ont demandé en 1939 que la politique nataliste ne soit pas confondue avec la politique sociale.

Mais cette idée a été cataloguée de droite, comme étant une façon indirecte de maintenir les femmes à la maison, ce à quoi la gauche est opposée. Celle-ci a donc rogné les avantages financiers à chacun de ses passages au pouvoir.

L’expérience montre pourtant que les Françaises ont en général à la fois un travail et des enfants, même si c’est acrobatique.

Bref, il est vraisemblable qu’en 2021 et 2022 le nombre de naissances continuera à baisser, et que le virus en sera directement responsable, ou indirectement du fait des difficultés économiques.

L’impact du virus sur les décès 2020

Les décès sont au nombre de 667 000, soit une augmentation d’environ 54 000 morts par rapport à 2019. Tiens, direz-vous, c’est un chiffre plus faible que celui que l’on apprend chaque soir, celui du nombre de morts dus au virus.

En effet, en parallèle, les confinements ont diminué les décès par accident, de la route ou du travail (6 % de moins pour les moins de 25 ans)… Ils ont également diminué les décès dus à la grippe dont le virus a lui aussi pâti des précautions sanitaires.

Cette mortalité liée au virus, minorée par la diminution des autres causes de décès, restera probablement élevée en 2021.

Une fois terminée cette perturbation due à la pandémie, le nombre de décès devrait continuer à augmenter doucement avec le vieillissement de la population. Conjugué à la diminution probable de la fécondité, cela va considérablement diminuer l’accroissement naturel de la population française.

Le virus et les retraites

Voilà un beau sujet, auquel n’ont pas résisté certains complotistes : « Et si c’était une manière de tuer les vieux pour soulager les caisses de retraite ? » Hélas pour les cyniques, ça ne va pas très loin. On ne pourra chiffrer cet effet sur les dépenses des caisses de retraite que dans deux ou trois ans, mais un calcul extrêmement grossier montre qu’il est momentané et secondaire.

Momentané, car beaucoup de décès dus au virus atteignent des personnes non seulement âgées, mais déjà affaiblies (diabète, pathologies cardiaques, forte obésité…), qui seraient mortes de toute façon un petit nombre d’années plus tard.

Nous allons supposer quatre années en moyenne dans le calcul qui suit.

Si le retraité moyen perçoit 1382 euros net par mois, soit 16 584 euros par an, et si l’on suppose qu’en 2020 et 2021, 70 000 retraités mourront quatre années plus tôt, cela fait 4,6 milliards d’euros d’économie. Cette somme est certes importante, mais il ne faut pas oublier qu’à l’inverse, les actifs et leurs employeurs payent actuellement beaucoup moins de cotisations du fait des difficultés économiques. Je n’ai pas connaissance du chiffrage pour l’instant, mais je parierais volontiers que les caisses sont en train de s’endetter et pas du tout de prospérer !

Ces 4,6 milliards d’euros de retraites non versées à 70 000 personnes restent faibles si ils sont rapportés au total des retraites versées à nos 16,4 millions de retraités durant ces mêmes quatre années. Cet impact disparaîtra ensuite, sauf nouvelle pandémie ou autre catastrophe.

Rappelons que les actifs ne sont pratiquement pas atteints mortellement par le virus. Ce sont eux eux qui voient au contraire leur mortalité baisser via les accidents évités grâce aux confinements. La population active ne sera donc pas atteinte.

Le virus et l’immigration

Là, l’effet est net : l’immigration a chuté. En effet la circulation internationale a été profondément perturbée, notamment pour les étudiants.

Beaucoup d’adversaires de l’immigration vont se réjouir, mais à tort. De même que l’on ne voit pas les trains qui arrivent à l’heure, mais seulement ceux qui ont un problème, on ne voit que les immigrants qui en posent et non la grande majorité qui est indispensable à la production nationale, notamment dans les hôpitaux ! Le gouvernement vient d’ailleurs d’offrir la nationalité française à des centaines de médecins algériens.

Quelques chiffres pour situer cette baisse de l’immigration : 20 % de titres de séjour en moins, 27000 visas pour le travail contre 39 000, la baisse la plus forte touchant les deux extrêmes en matière de qualification : les scientifiques et les saisonniers. On espère que les scientifiques ont compensé partiellement leur absence par un télétravail avec la France.

Le regroupement familial est passé de 91 000 à 75 000, les étudiants de 90 000 à 72 000, l’humanitaire de 37 000 à 32 160 200. Soit un total de 220 000 titres de séjour compte tenu des divers.

Ce chiffre est néanmoins considéré énorme par certains, mais il faut rappeler qu’une partie des étudiants repart.

Plus généralement, en déduire que la France est ouverte à l’immigration est une erreur car il est extrêmement difficile d’immigrer si l’on n’entre pas dans l’une des catégories ci-dessus. Nous perdons vraisemblablement beaucoup de personnes qualifiées, alors que les États-Unis en recrutent dans le monde entier, notamment en conservant les meilleurs étudiants.

Le regroupement familial est dans le collimateur mais comme pour les autres pays, il nous est imposé par les traités internationaux. La fraude aux vrais passeports établissant faussement une parenté est probable, mais l’opinion s’est prononcée contre l’obligation de tests génétiques.

Chez nos voisins britanniques, la diminution de la population a été brutale et importante, avec le départ des citoyens européens préférant rentrer au pays, c’est-à-dire en général dans une maison familiale, au lieu de payer un loyer en Grande-Bretagne. Il s’agit surtout de Polonais dont la présence jugée excessive a été l’une des raisons de la victoire des Brexiters.

Le virus et l’émigration

Là, on ne peut faire que des supputations.

Il est en effet impossible de mesurer l’émigration, car il n’y a aucune formalité administrative à faire pour quitter la France. On ne peut que lancer quelques coups de sonde a posteriori (liquidations fiscales, inscription dans les consulats étrangers…).

On sait seulement qu’elle est très importante depuis longtemps (100 à 200 000 par an ?), mais néanmoins proportionnellement moins forte que celle de nos voisins qui partent massivement, tel que par exemple les Britanniques vers les États-Unis ou les Italiens vers l’Allemagne.

Il est probable que les restrictions d’entrée dans les pays étrangers auront fortement diminué l’émigration française cette année et probablement en 2021, mais on ne le saura que dans un certain temps.

Une opportunité pour mieux gérer l’immigration

Finalement, le virus a légèrement aggravé notre situation démographique. Profitons-en pour rendre plus efficace la gestion de l’immigration.

En effet, si le virus a chamboulé quelques chiffres particuliers, il n’a pas encore modifié profondément la démographie française. Il a accéléré sa détérioration avec la diminution des naissances qui devrait être constatée en 2021 et 2022.

Mathématiquement, un recours accru à l’immigration serait souhaitable, mais l’opinion n’en veut pas, ignorant les personnes qualifiées s’intégrant sans bruit et sans lesquelles la chute de notre niveau de vie serait brutale, comme vont bientôt le constater les Anglais.

Mais nous sommes en démocratie, donc la vis va continuer à être serrée, au lieu de réfléchir à un changement de législation.

Je rêve par exemple d’un rôle donné aux chefs d’entreprise en matière d’immigration, en contrepartie d’un contrat de travail et d’un suivi de l’intégration. Ce serait dans l’intérêt de tous, mais se heurtera à une double réaction idéologique : celle, en principe de droite, des anti-immigration et celle, en principe de gauche, considérant que l’on traiterait ainsi les immigrés comme des marchandises…

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  • le conseil d’état a rétablit le regroupement familial ; avant de faire rentrer des familles sur notre territoire , il serait judicieux de s’occuper d’abord de la progéniture de celles qui se trouvent déjà en France et qui sont censés être cette  » chance pour la France « dont on nous rabat les oreilles ;

  • J’ai bien aimé votre analyse trop rarement lue sur la fécondité et en particulier celle des plus « aisés » . Il existe effectivement un véritable scandale concernant les jeunes diplômés : les salaires à l’embauche leurs donnent un plus faible niveau de vie qu’avant, les impôts ont explosé , l’immobilier est tres cher, ils payent plein pot les crèches, bref ce sont les gens qui font vivre le système et eux mêmes peinent à vivre, rare sont ceux qui peuvent tout simplement se permettre d’avoir des enfants avant 30 ans ….

    • avec les taux d’intérêts négatifs, les classes moyennes sont laminées : la petite épargne n’es plus rémunérée et l’immobilier continue de s’envoler (merci les lois ALUR et autres folies socialoécologistes).

  • Les gens de droite -à supposer que ce terme veuille dire quelque chose en France- ne sont pas contre l’immigration, mais pour une immigration choisie et maîtrisée. Ils ont fait le constat de l’incurie (la trahison) de l’état dans ce domaine et du coup beaucoup sont partisans de la stopper faute de mieux. Par ailleurs , considérant le fort taux de chômage des jeunes, il est assez cocasse d’importer des gens pour faire un travail si peu qualifié . Nos voisins suisse à ce titre gèrent très bien leurs quotas, si le chômage monte , ils retirent les permis de travail et dehors les étrangers .

  • ce n’est pas tant l’immigration qui pose problème que la faillite de l’Etat providence.

  • « l’opinion s’est prononcée contre l’obligation de tests génétiques. »

    ah bon ??? Il faudrait encore qu’elles soit interrogée et non fabriquée par le pouvoir/médias !

  • La démographie, c’est un sujet analogue au climat, on cherche son contrôle, c’est incontrôlable. Combien de chômeurs en France déjà ? Sans doute n’avons nous pas besoin d’en rajouter.

  • Encore un formidable article de M. Montenay !

  • « Le gouvernement vient d’ailleurs d’offrir la nationalité française à des centaines de médecins algériens. »
    – On favorise la formation externe même si de qualité inférieure faute d’avoir anticipé (jusqu’en 2018 le numérosus clausus était à l’oeuvre en disqualifiant des étudiants ayant fait leurs études en France: et pour Mr Montenay y compris ceux d’ « origine étrangère »).
    Ainsi un sujet d’origine algérienne aurait eu intérêt à se « rapatrier » en Algérie pour y faire ses études avant de revenir en France !!

    – Les pouvoirs publics n’ont absolument pas anticipé : certes il faut 9 mois pour une grossesse mais 10 à 12 ans pour faire « sortir » un réanimateur.

    La démographie est une des variables conduisant à l’obtention de main d’oeuvre.Effectivement favoriser celle issue de milieux défavorisés n’est pas la solution.

    Toute main d’oeuvre ne se vaut pas.

    La main d’oeuvre pas chère (à tous égards d’ailleurs) a pénalisé la robotisation en France (moins en Europe si l’on regarde l’Allemagne). Dans les années 70 le calcul était fait entre robotiser (déjà) et embaucher à vil prix (de source sûre : mon père était directeurs d’usines et le « calcul » était bien intégré à la prise de décision)
    Preuve : la robotisation a conduit à la fermeture des usines automobiles jetant au chômage des immigrés de première génération. Cela n’empêchant même pas la délocalisation des usines en Roumanie…
    On s’est retrouvé avec des centaines de milliers d’immigrés sans emploi, inemployables car peu ou pas qualifiés, et sans pouvoir les renvoyer chez eux (que ce soit moral ou pas).
    La Suisse n’hésite pas à renvoyer dans leurs pays d’origine les non-Suisse dès lors que leur population a besoin d’un emploi…

    La France actuellement a encore un retard en robotisation et machines outils qu’elle achète d’ailleurs ailleurs (Allemagne, Tchèquie, Italie…). Les gains de productivité pourraient, si l’on s’en réfère au Japon notamment, être colossaux.

    Il en résulterait (et l’on devrait conjuguer au futur…) un changement de la qualité de la « main d’oeuvre » qui devrait alors être beaucoup mieux qualifiée. Celle-ci ne méritant plus vraiment son nom car de qualification bien supérieure.

    En cela l’immigration non choisie, à laquelle le rapprochement familial participe (on ne choisit pas la profession de la famille des immigrés !), est un non sens économique et social. De plus on laisse venir par lâcheté des immigrants illégaux sans formation, ne maitrisant pas notre langue (+ aspects culturels et religieux délétères) qui viennent augmenter nos charges sociales et ne répondent pas aux critères souhaitables pour apporter une valeur ajoutée à notre pays.
    On a plus besoin de cohortes d’immigrés pour creuser des tranchées dans nos rues ! La pelle mécanique est arrivée depuis longtemps !
    Preuve : l’Allemagne suite à l’arrivée massive d’un million d’immigrés a été « déçue » car uniquement 10% d’entre eux ont pu être employés rapidement…

    En augmentant nos charges sociales (import de pauvres ou futurs pauvres) on baisse le rendement de nos revenus nets de charges et d’impôts ce qui fait fuir notre élite en baissant leurs revenus réels (nets de charges et d’impôts)

    Les obstacles :
    – la médiocre (je suis gentil) qualité de notre éducation nationale à l’exception des grandes écoles, d’Art & Métiers, etc…(beaucoup d’étudiant « en tout » sauf en sciences dures et sciences appliquées)
    – ceux issus des filières à haute valeur scientifique (dont chercheurs) fuient de plus en plus notre pays car en France peu de « capitaux risques » et d’une manière générale il faut faire beaucoup avec peu ce qui n’est pas compensé par le fait d’être « planqué » au CNRS ou ailleurs… (Cf Mr Bancel/Pfizer)

    Fuite également des cerveaux car la valeur se paye et si l’on regarde les revenus nets de charge (augmentées par l’import de main d’oeuvre sous qualifiée) et d’impôt l’avenir est ailleurs.
    Les salaires (nets toujours…) des ingénieurs ce sont réduits beaucoup depuis les années 50-60…

    A cela il faut rajouter comme cause d’émigration la baisse des libertés individuelles.

    Financement de nos retraites : les cotisations étant proportionnelles au salaires importer 10 immigrés à bas coût est nécessaire pour cotiser la même somme qu’un immigré CSP+.

    On peut soutenir l’immigration CHOISIE à condition :
    – de rentabiliser notre éducation nationale qui a perdu son rôle d’instruction et d’apprentissage des connaissances utiles à pouvoir être un jour intégré au marché du travail au profit de rôles sociaux : « éduquer », voir « programmer » les esprits, parfois même les laver… (diminution de la nécessité de l’immigration en valorisant nos ressortissants)
    – de favoriser les études supérieures débouchant sur des emplois à haute valeur ajoutée et notamment favorisant l’émergence, la re-localisation d’une industrie, au détriment des filières littéraires au sens large non productives de valeur ajoutée et d’emplois (secteur tertiaire)
    – exclure le rapprochement familial qui n’est par définition pas choisi
    – imposer l’assimilation sur nos valeurs occidentales,
    et seulement après déterminer nos besoins.

    • @balthazar tout à fait d’accord

    • on a détruit le marché du travail et la vérité des prix..

      dans une économie libre l’immgration professionnelle baisse le prix de la main d’oeuvre.. il ya quelque chose de bizarre à ce que un pays riche importe des gens hautement qualifiées d’un pays pauvre.. ça traduit une anomalie.. ça traduit surtout une désincitation à acquérir des competences couteuses dans le pays riche..

      Dans un pays prospère et à l’endroit , les habitants devraient inciter leur mouflets à acquérir des competences et « fuir » les bas salaires…

      et faire venir des ramasseurs de pommes ou des mineurs ne pose pas de « problèmes »..

      on fait venir des médecins de pays plus pauvres que nous… ça traduit des problèmes profonds..

      je parle de l’immigration professionnelle…

    • 1 robot de production remplace 10 migrants bac -7

      • Et encore vous n’avez pas tout vu avec l’IA, on pourra bientôt remplacer presque tous nos grattes-papiers d’administration

    • Faire venir des médecins africains dans nos hôpitaux, cela fait baisser le niveau de revenu des médecins français et, cela prive les pays du tiers-monde de leurs forces vives.
      En effet, c’est gagnant-gagnant.

  • Considérer l’immigration de nos jours comme la possibilité d’un apport de compétences me paraît être une vaste blague. Comme si le pays n’avait pas la capacité de former des spécialistes de tous ordres dans tous domaines, en mettant à part les sciences politiques, l’économie sociale et solidaire et autres disciplines parasites. La démographie découle des choix opérés, et il a été judicieux de citer les mesures de type égalitaires tueuses de natalité, surtout de la meilleure, celle qui agit sur les classes aisées, celles-là mêmes dont les progénitures atteignent les meilleurs niveaux en sciences (pures et dures j’ajouterais) . L’immigration n’est pas la solution, c’est le problème.

    • si vous voulez, mais il faut des années pour former certaines personnes..

      si on PEUT former le nombre de gens compétents « necessaires », parfois on ne sait pas de quelles compétences on aura besoin dans dix ans.. quand en plus on a foutu le bordel dans les mécanismes de marche..et de prix..quand on plus on installe des aides sociales qui désincitent à faire des boulots peu payés..

      on se retrouve avec » zut ya pu de médecins ou de dentistes.. de soudeurs..re ramasseurs de pommes.. »

      Poser comme principe de se passer de l’emigration professionnelle est idéologique et ne sert pas le pays mais certains groupes..

      c’est le but et le moyen..

  • le problème est que quand un collectiviste ou une étatiste commence ce à compter le nombre de mouflets, il le voit comme un levier macroéconomique »..
    et il va vouloir agir dessus..

    les couples raisonnable se posent la question de savoir si ils ont les moyens d’avoir et élever ne enfant.. eux pas l’etat!

  • L’immigration illégale et l’immigration en général – sauf quelques exceptions – ne constituent aucun apport de compétence.
    Bien au contraire, l’immigration est actuellement la principale source d’augmentation des effectifs de la fonction publique – déjà obèse – pour l’éducation, le maintien de l’ordre, la justice, l’administration pénitentiaire et l’aide sociale diverse à des personnes sans emploi.
    Vouloir poursuivre la politique immigratoire est une option suicidaire pour une France désindustrialisée ou, même, nos ressortissants de souches ont de plus en plus de difficultés à trouver des emplois.
    La Suisse et le Luxembourg qui contrôlent rigoureusement les flux immigratoires constituent les pays d’Europe les plus prospères à tout point de vue.

    • @dugandin voila pourquoi on peut dire qu’avec les paramètres actuels, les immigrationnistes sont des traitres. D’autant plus qu’avec la souplesse actuelle de l’emploi , les entreprises n’ont aucun problème à faire venir des travailleurs (ex une entreprise de l’ile de France fait venir des cohortes de polonais pour cueillir des cerises, pourquoi ? ils travaillent vite, bien et sont heureux car le salaire est enorme comparé au salaire polonais et c’est du net , ils sont nourris logés : c’est du win win , ces polonais n’ont aucun intérêt à venir s’établir en France) Faire venir des immigrés c’est du loose – loose , un miroir au alouettes savamment et honteusement entretenu par des traitres qui se croient des anges.

    • ne confondez la pas la proie pour l’ombre..
      cherchez les motivations des immigrés.. INDIVIDUELLES…
      cherchez les motivations de ceux qui les accueillent,
      cherchez si il a des « causes politiques »

      il ya simplement plusieurs immigrations.

      • Val et Jacques
        Il y a effectivement des causes politiques qui constituent « un miroir aux alouettes savamment et honteusement entretenu par des traitres qui se croient des anges ».

        • je n’accepete de considérer les immigrés en un groupe pertinent que pour de rares raisons relatives à une frome de pragmatisme politique..sinon arbitraire…
          L’immigration ne doit pas être un outil politique , c’est à dire bouleverser les status quo.

          elle doit reposer sur des règles claires..et stables..

  • Très bon article mais il est toujours énervant de confondre immigration légale et illégale !
    « Beaucoup d’adversaires de l’immigration vont se réjouir, mais à tort »… Aucun « adversaire de l’immigration » ne va s’en réjouir, car toutes ces immigrations sont légales donc ne posent absolument pas de soucis et comme l’auteur l’écrit, sont utiles !
    En 2021, ne pas avoir compris qu’elle était la véritable demande des « adversaires de l’immigration », surtout dans une journal comme Contrepoints est dommage…
    Alors on va la rappeler : contrôler l’immigration ILLEGALE de notre pays ; le contrôle de l’immigration légale se faisant à peu près (même si très certainement perfectible).

  • Si on retire des stats démographiques les Français trop blancs, les chiffres sont très très bons, le pays se peuple allègrement…

  • Pour un gauchiard le sens des mots n’a pas de sens si il est approprié, il n’a de cesse que lorsque ce mot est suffisamment tordu pour dire le contraire de ce que le sens commun comprenait précédemment . . . . exemple le mot libéral que Monsieur Montenay utilise.

  • déjà quand on accepte de parler de l’immigration sans considerer AVANT TOUT les individus, leurs raisons, leurs qualités.. on tombe dans une forme de piège.. dans le meilleur des cas, on adoptera une position pragmatique face à l’immigration c’est à dire qu’on fera évoluer la politique en fonction de critères prédéfinis..arbitraires bien sur mais connus, mais sur lesquels il existe une forme de consensus..mais force est de constater qu’on tombe vite dans l’idéologie..

    Une chose est certaine, si on crois à la notion de pays et de peuple, de démocratie, alors l’immigration doit être contrôlée..

    parce que l’immigration modifie a priori peuple culture …la premiere chose qui importe est le » rythme » acceptable.. sinon la politique migratoire devient un outil politique  » antipopulaire »…

  • L’émigration depuis un pays développé comme la France, c’est principalement la fuite de cerveaux qui vont vers de meilleurs horizons (politiques, économiques et de libertés). L’immigration que subit la France (oui car elle n’est pas choisie contrairement à ce qu’on veut nous faire croire) est à la fois issue de pays développés (arrivées d’autres « cerveaux ») mais aussi massivement de pays sous-développés et en partie illégalement. Ces dernières personnes viennent en Europe pour de meilleures perspectives et surtout car les politiques de regroupement et sociales leur sont extrêmement favorables. Leur arrivée illégale est massive et difficilement gérable aux « frontières » (combien de fois on a appris les arrivées de migrants avec la frontière italienne, espagnole ou dans les îles…). Pour faire un résumé, sur le total on perd une élite économique et on gagne la misère du monde. Et en plus on fait un déni de réalité là-dessus

    • Une réflexion courageuse et objective
      Bravo!

    • Commentaire fort constructiviste. En effet, il faut tenir compte que ces mouvements de population sont aussi des choix de vie individuels, des risques pris. Non seulement pour le migrant sur un bateau de fortune, celui qui traverse les cols de montagne en hiver ou ceux qu’on retrouve entassés et morts dans une remorque de camion, mais aussi pour ceux qui partent avec famille et meubles dans un pays différent, autre culture, autre langue, etc…
      Ce sont des choix individuels et libres aussi. Certains osent dire au sujet des migrants « ah ben ils n’ont qu’à rester chez eux et se battre »… eh bien disons la même chose au banquier d’affaire qui n’arrive pas à faire plus de 300.000 par an en France… (ironie).
      Pour les politiques sociales « extrêmement favorables », c’est un mythe qui a été débunké des dizaines de fois. Bien sûr, il faut chercher l’info. Mais certains préfèrent le déni de réalité.

    • subit.. »elle n’est pas choisie »
      vous raisonnez globalement ..
      en portant un jugement global négatif mais sans préciser que votre opinion sur ce qui devrait déterminer la politique migratoire..

      la majeure partie des gens est d’accord pour avoir une politique migratoire car les migrations changent leur vie..

      et je suis persuadé que si on débat on peut se mettre d’accord sur beaucoup de points..

      ce n’est pas si compliqué , par exemple il faut débattre de l’islam.. si il pose un problème politique et culturel. ça ne doit pas être tabou.

      ça peut être relativement simple d’ailleurs puisque qu’on dit que l’islma radical pose problème faire entrer une personne qui s’enrevendique ouvertement c’est niet.

      Qui pose problème ? Il s’agit des gens qui pensent que la France ne doit pas servir son propre interet quand il s’agit d’acceuillir un migrant..elle doit être absolument désintéressée .. ça ne marche pas.. d’ailleurs c’est autodestructeur.. si on accueille des gens qui sont contre les droits de l’homme , on ne pourra pas longtemps prétendre être le « champion!!! »

      la pauvreté n’est pas une vertu, être étranger non plus..

  • Je ne comprends pas le concept d’immigration de travail, qualifié ou pas avec plus de 6 MILLIONS de chômeurs !

    • parce que vous ne voulez pas comprendre que le chomage est un choix..

      d’un coté on a décider qu’il valait mieux donner le rsa à un type que dele laisser travailler pour un salaire « indécent »..de l’autre , il y a la réalité économique et la compétitivité..

      en gros les boulots quine demandent pas de compétences sont surpayés en France.. comparé au reste du monde..
      et ça n’a rien à voir avec la politique migratoire.

      • Le chômage n’est pas un choix (dans l’immense majorité des cas) mais résulte très souvent de l’inadéquation de l’offre et de la demande, des postes à pourvoir et des compétences disponibles (ce qui entraine en partie des migrations d’ailleurs : qu’il s’agisse du doctorant en biologie burkinabé ou de l’aspirant pêcheur né à L’Alpe D’huez). Un exemple : les électromécaniciens : du côté de Lille et en Belgique, il faut plus de 6 mois à des sociétés pour en trouver un. On ne devient pas électromécanicien du jour au lendemain, encore moins un bon électromécanicien et l’immense majorité des personnes ne sauraient pas devenir électromécanicien…
        De plus, forcer vaille que vaille les gens à travailler pour des salaires indécents, dans des boulots qu’ils n’aiment pas et des conditions de travail minables, c’est un camp de travail à ciel ouvert, ce dont certains rêvent pour leur profit et leur tranquillité de situation.

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Il y a quelques temps, j’avais publié un billet portant sur la bande dessinée de l’économiste Bryan Caplan intitulée Open Borders, qui faisait l’apologie de l’immigration. Même si cette œuvre était très convainquante, certains pourraient préférer un livre plus formel sur cette question.

Ces derniers mois, j’ai lu deux livres sur le sujet de l’immigration. Le premier intitulé Wretched Refuse, par Alex Nowrasteh et Benjamin Powell (ANBP) est un ouvrage très empirique, qui épluche toute la littérature académique sur les impacts de l’immig... Poursuivre la lecture

Par Alessandro Mazzola. 

 

Giorgia Meloni, 45 ans, leader du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, se prépare à présider le 68e gouvernement italien depuis la Seconde Guerre mondiale, qui sera le gouvernement le plus à droite depuis Benito Mussolini.

La coalition dans laquelle sa formation tient le premier rôle a en effet obtenu près de 44 % des suffrages (plus de 26 % pour Fratelli d’Italia, 9 % pour la Lega de Matteo Salvini et 8 % pour Forza Italia de Silvio Berlusconi) aux législatives tenues ce 25 septembre.... Poursuivre la lecture

Outre la santé, l’immigration est sans doute le sujet politique le plus polémique aux États-Unis. Les deux principaux partis se renvoient constamment la balle sans apporter de solution constructive à ce problème criant.

Car n’en déplaise à la vice-présidente, à qui incombe le problème, la frontière est très poreuse. Selon les dernières estimations, deux millions de personnes pourraient avoir traversé la frontière d’ici la fin septembre. On vient même de nuit pour tenter sa chance, et depuis le Pakistan parfois.

Et ce ne sont pas... Poursuivre la lecture

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