Épuisement des ressources : le démenti du pari Simon-Ehrlich

Epuisement des ressources naturelles, famines… les prédictions apocalyptiques des écologistes ne se réalisent pas. Au contraire.

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Épuisement des ressources : le démenti du pari Simon-Ehrlich

Publié le 24 janvier 2021
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Par Nathalie MP Meyer.

On pourrait définir l’écologie en disant qu’elle consiste à inscrire le développement de l’homme de façon aussi harmonieuse que possible dans son environnement, mais ce n’est pas exactement comme cela qu’elle est née ni qu’elle s’est développée.

Quand les questions écologiques font leur apparition dans le débat public à la fin des années 1960, l’inquiétude dominante concerne l’épuisement des ressources. La démographie est galopante, la consommation aussi ; comment tout cela ne finirait-il pas en effondrement de la planète et de l’humanité ?

Épuisement des ressources : une angoisse quasi ancestrale

Vers 1800, l’économiste britannique Thomas Malthus (1766-1834) théorisait le fait que laissée à sa croissance naturelle, la population augmenterait de façon géométrique tandis que les ressources naturelles, en l’occurrence les vivres, n’augmenteraient que de façon arithmétique.

D’où catastrophe assurée à plus ou moins brève échéance si aucun frein n’est mis à la cavalcade démographique. Il en vient donc à proposer ce qu’on continue à appeler une politique « malthusienne » consistant à limiter les naissances – de façon volontaire et non imposée, c’est à signaler.

Son idée est reprise en 1972 par le Club de Rome dans son célèbre rapport intitulé The Limits To Growth (Les limites à la croissance). Mais à ce moment-là, il n’est plus question de volontariat ni de choix des individus. Du planisme et de l’autoritarisme, point.

Fondé en 1968 par des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires et des industriels préoccupés de développement durable, ce Club influent considère que les ressources naturelles vont s’épuiser sous les coups conjugués des croissances démographique et économique débridées telles qu’ils les observent et telles qu’ils les modélisent sur une centaine d’années.

La conclusion est apocalyptique : si rien n’est fait au plus vite, le système économique mondial s’effondrera en 2030. Peut-être même en 2020, selon une mise à jour réalisée en 2012.

Comment éviter pareille catastrophe imminente ? Selon le Club de Rome, il serait possible d’atteindre un « équilibre global » à condition de limiter les naissances à deux enfants par famille, taxer l’industrie pour limiter la production, et organiser la répartition des richesses afin de distribuer à chacun selon ses besoins.

De quoi combler les attentes du biologiste et écologiste Paul R. Ehrlich de l’université américaine de Stanford qui préconise aussi de limiter les naissances via un système de primes et d’amendes afin de dissuader les gens de procréer. Car lui aussi pense que l’humanité court à sa perte.

En 1968, il publie son magnum opus The Population Bomb qui commence ainsi :

La bataille pour nourrir l’ensemble de l’humanité est perdue.

Il annonce des famines effroyables et la mort de centaines de millions de personnes dans les années 1970 et 1980. Dans des publications et déclarations ultérieures, il prédit que les États-Unis devront rationner l’eau en 1974 et que les pesticides et le DDT feront chuter l’espérance de vie des Américains à 42 ans dans les années 1980. « Si j’étais joueur, lance-t-il même un jour, je prendrais le pari qu’en l’an 2000 l’Angleterre aura disparu ! »

Rien de tout ceci ne s’est réalisé, heureusement – et nos écolos collapsologues d’aujourd’hui devraient peut-être en tirer quelques leçons – mais il faut croire qu’Ehrlich était un peu joueur. En 1980, l’économiste et professeur de management Julian Simon qui ne partage nullement ses idées lui propose un étrange pari qu’il accepte.

En voici les termes :

D’un côté, on a Ehrlich – et toute la planète écolo encore aujourd’hui – qui soutient que l’accroissement de la population conduira à la rareté des ressources et donc à leur renchérissement.

Et de l’autre, on a Simon qui pense au contraire que l’Homme est la « ressource ultime » : grâce à ses hautes capacités d’innovation, il sera toujours capable d’utiliser et de combiner au mieux les ressources dont il dispose afin de ne manquer de rien sur le long terme, ce qui entraînera la baisse des prix des matières.

Simon propose donc à Ehrlich de choisir un panier de cinq matières premières pour une valeur totale de 1000 dollars, ainsi qu’une durée supérieure à un an. À l’issue de cette période, le prix déflaté du panier sera calculé. S’il est supérieur à 1000 dollars, Ehrlich gagne le pari et empoche la différence. Dans le cas contraire, Simon gagne le pari et empoche aussi la différence.

Il est prévu au contrat que le prix des biens ne doit pas être contrôlé administrativement et que les États-Unis ne doivent pas être en guerre au moment où le pari prendra fin.

Ehrlich, enthousiaste, choisit le cuivre, le chrome, le nickel, l’étain et le tungstène, pensant que leur prix va fortement augmenter, et il fixe la fin du pari 10 ans après sa signature soit en octobre 1990. À cette date, il est contraint de constater son échec en dépit du fait que la population mondiale a augmenté de 870 millions d’individus sur la période et il envoie à Simon un chèque de 576,07 dollars. En dollars constants, le prix du panier a baissé de 36 %.

Il est certain que 10 ans ne forment pas une très longue période et peut-être Simon a-t-il juste eu de la chance. Une autre période décalée et/ou plus longue ne lui aurait peut-être pas été aussi favorable.

Pari gagné et confirmé

Mais il se trouve qu’en 2018, le rédacteur en chef de Human Progress Marian Tupy et le professeur Gale Pooley de l’Université Brigham ont développé le concept de Simon en l’élargissant à 50 produits sur une période de 37 ans (de 1980 à 2017).

Résultat : sur cette période, le prix réel de leur panier a baissé de 36,3 %. Ils ont aussi constaté que les produits qui s’achetaient avec 60 minutes de travail en 1980 ne demandaient plus que 21 minutes de travail en 2017 :

Pour Tupy et Pooley, tout ceci confirme l’intuition initiale de Julian Simon et leur permet de conclure leur étude sur la disponibilité des ressources sur une note à la fois typiquement libérale et agréablement optimiste pour l’avenir de l’humanité, contrairement aux prédictions toujours plus « ehrlichiennes », mélanges d’apocalypse et d’autoritarisme, des écologistes et de leurs clones anticapitalistes décroissants :

« The Earth’s atoms may be fixed, but the possible combinations of those atoms are infinite. What matters, then, is not the physical limits of our planet, but human freedom to experiment and reimagine the use of resources that we have. »
La terre est composée d’un nombre fini d’atomes, mais les combinaisons possibles de ces atomes sont infinies. Dès lors, ce ne sont pas les limites physiques de notre planète qui importent, mais la liberté humaine d’expérimenter et d’imaginer de nouvelles utilisations des ressources que nous avons.

Quant à Simon, et ce sera ma conclusion, voici ses prédictions à long terme :

« The material conditions of life will continue to get better for most people, in most countries, most of the time, indefinitely. Within a century or two, all nations and most of humanity will be at or above today’s Western living standards. I also speculate, however, that many people will continue to think and say that the conditions of life are getting worse. »
Les conditions matérielles continueront à s’améliorer pour la plupart des gens, dans la plupart des pays, la plupart du temps, indéfiniment. Dans un siècle ou deux, tous les pays et la majeure partie de l’humanité auront atteint ou dépassé le niveau de vie occidental actuel. Mais je suppose aussi que beaucoup de gens continueront à penser et à dire que les conditions de vie se détériorent.

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  • le problème e serait il pas la prediction auto réalisatrice? la peur de l’effondrement entrainant la chute?

    parce que entre y a pu charbon et ya pu droit de se servir de charbon..

    • car Erlicht est toujours un prophète..il s’agit d’idéologie, la vérité est donc idéologique ..
      Parlez avec un écolo, démontez chacune de ses affirmations , « sur le fond » un « écolo il estimera avoir toujours raison..

      il faut recycler, il faut arrêter le nucléaire, les pesticides.. et faire ceci ceci ou cela..c’est une LISTE…de trucs…

      Meme si là encore il faudrait distinguer les deux écologistes , le décroissant et de prétendu humaniste..

      Pour le décroissant il faut arrêter presque tout. parce que écosystèmes à preserver, détruire l’homme pour sauver l’homme..
      Et encore, parler avec des écologistes humanistes, vous vous apercevez qu’ils le sont rarement..pour eux, il ya une partie de l’humanité qui ne compte pour rien..ils sont l’humanité ..

      enfin bref..

      • Le premier geste tout à la fois d’honnêteté et de raison consiste à produire des objets à durée augmentée (encore mieux que jadis), un réfrigérateur qui dure 50 ans et plus avec accessoires facilement remplaçables ou encore une voiture dont le moteur (thermique en électrique) est aisément interchangeable durant le reste d’une durée de vie dépassant les 50 ans (pour les frivoles : pouvoir facilement changer les pièces de carrosserie « psychédélique » ou l’aménagement intérieur [sous entendu pour les Vbots bien évidemment]), la résistance de la cafetière facilement remplaçable . . .
        L’écologie? ça veut dire quoi écologie ? escrologie ?
        L’envers de la médaille c’est de supprimer la aussi un bon nombre d’emplois manufacturiers pour généralement obtenir des objets usables, cassables ou encore avec chronobsolescence subreptice.

        • en fait je ne crois pas..il n’ y a pas de solution bonne en soi..
          il est très difficile de prévoir si une technologie fera sens dans 50 ans.. et ce qui coutera cher dans 50 ans..et ça a un cout..
          On eut renoncer au frigo..ou en diminuer drastiquement l’usage..alors le volume…
          sa consommation électrique est en balance avec le cout de l’isolation et de son usage..
          il faut avoir une forme de modestie..la visibilité à 50 ans..sauf à penser que nous allons stagner au point de vue technologique..

          Je n’ai pas laissé ma faux parce qu’elle était usée..

          Il existe plein de vieux outils..en parfait état demarche..

          alors si ça ne coute pas plus cher, pourquoi pas prévoir la durée..mais sinon, c’ets juste un choix à faire..

          les appareils sont adaptés aux conditions du moment..

        • Réparable ou durable doit être un choix de marché, certainement pas une injonction idéologique.
          Et un frigo ou un magimix qui durera 40 ans plutôt que 20, quand au bout de 20 ans on pourra en racheter un neuf avec 2 fois plus de fonctionnalités pour seulement le quart de la différence de prix, c’est clairement un raisonnement de quelqu’un qui ne sait pas compter…

  • L’article n’envisage pas le suicide des lemmings – la course à l’écologie punitive qui parvient à imposer la décroissance

  • évidemment !! et presque après le règne des totalitaires terrassés par le sacrifice de millions d’humains, on a assisté à l’émergence des ayatollahs hystériques qui partout, sous une forme ou une autre ont pris le pouvoir par la force et la terreur , comme si les humains ne pouvaient être dirigés qu’au fouet !
    et partout, il faut camoufler que le contraire existe et produit des miracles partout où on laisse le génie de l’homme s’exprimer et qu’on ne s’acharne pas à formater les petits enfants pour servir de futur troupeau de vaches à traire !
    et d’urgence il faut expulser les Trump ou autres qui le prouvent avec brio!
    si vous ajoutez au sommet des bandes de malfrats aux lèvres dégoulinantes de salive qui tout d’un coup en ouvrant les yeux , découvrent que les plus grandes entreprises du monde ne sont pas celles qui sont cotées en bourses mais que les plus profitables sont LES ÉTATS et que rien ne dépassera en terme de profit l’exploitation des humains réduits à l’état de bétail craintif !!

    • non ce n’est pas une évidence..
      il arrive qui celui qui prédit la catastrophe de malheur ait raison..
      Le plus triste est de dire que ce soit le camp de la science..ce n’est que celui des hypothèses les pires..

      La prédiction n’appartient pas au domaine de la science… la prédiction implique TOUJOURS de commencer par dire si ce que je sais est correct, si il n’advient rien que je nai prévu ( pouf) alors il se passera cela…
      EN gros , l’echec de la prédiction  » scientifique » était expliqué par le fait qu’il était advenu un truc qu’on ne pouvait pas prévoir…
      Ce qui laisse songeur, est que la prédiction moderne reposant sur des modèles complexe est un curieux progrès, car non seulement ça exclut les trucs qu’on ne pouvait pas prévoir ,mais les calculs ne sont pas justes mais au mieux approchés en fait semblables..

    • @sultana-Dans ce cas l’Etat s’appelle une bétaillère
      Encore un petit effort

  • mieux vaut éviter les calculs.. si aucune civilisation n’a reposé sur l’aquaponie intensive c’est peut être qu’il ya une raison..la premiere étant qu’on a encore de la place pour cultiver et élever des animaux…pourquoi on se casserait le cul..

    Le poisson est cher.. si le bilan de l’aquaponie est si facile à faire..la pèche ne fera bientôt plus sens.. mais une de nos limite réelle est le temps de travail que nous pouvons fournir..et c’est un déterminant du vrai prix.
    Le charbon de terre est difficile à extraire un type en autarcie se résoudra à creuser profondément la terre pour l’extraire quand ..il aura coupé le bois..

  • Article instructif comme d’habitude, mais quand-même c’était mieux avant, on avait plus de place, on ne se marchait pas sur les pieds, on ne se crachait pas à la figure …
    Quant à Tupy et Pooley, leur démonstration est un peu facile puisqu’ils ont pu choisir 38 ans après les 50 produits qui confirmaient bien leur hypothèse.

    Ah et puis vous pouvez rectifier le titre: ce n’est pas Ehrich mais Ehrlich.

    • Pour un complément sur l’étude de Tupey et Pooley, et la contredisant : https://la-chronique-agora.com/est-ce-que-trompons-toute-ligne/

      • La contredisant?? 🙂
        Uniquement concernant le prix d’une camionnette F150 qui fait que le coût de celle-ci a augmentée de 30% par rapport au salaire moyen.
        Sauf que, comme le reconnait l’auteur de votre article, il n’est pas un spécialiste des camionnettes F150. C’est visible.
        Donc c’est bien beau de considérer que Tupy&Pooley aient surestimé le salaire horaire moyen et d’en rectifier autoritairement le montant à la baisse. Il faut alors rectifier le type de véhicule considéré.

        Dans les années 70, ces camionnettes constituaient un bas de gamme et un utilitaire. Alors que maintenant ces camionnettes sont une gamme moyenne voire moyenne/sup qui tiennent plus du SUV pour classe moyenne/sup. Rien a voir avec l’outil professionnel que constituait la F150 des années 70! Dans les années 70, il ne serait venu à aucune personne de la classe moyenne voire supérieur l’idée de déambuler dans ce type de véhicule en dehors de raisons purement professionnelles!

        Votre article dénonce des biais plus que discutables pour en introduire d’autres.

    • peu importe…

      car en général la chanson , c’est un jour moins de de saucisses. la solution est si on mangeait moins de saucisses maintenant..

      enrobé..

  • Et ça suppose de répartir les humains à la surface. C’est ballot l’homme a inventé les constructions en hauteur et profondeur et songe à réaliser l’ascenceur spatial…..

  • Nos contemporains vivant principalement en ville où la concentration est très élevée ils occupent moins de terrain!

  • On remarque que la surface agricole exploitée baisse dans les pays occidentaux. Alors que la production a considérablement augmenté. La forêt a doublé depuis 1850, occupant de nos jours 31% de la surface de la France!

    • Exact. L’agriculture se concentre sur les meilleures terres les plus rentable avec une production bien plus importante qu’il y a une 100aine d’année.
      Tandis que les terres médiocres sont rendues à la forêt ou transformées en pâtures pour élevage.
      Vous savez, cet « horrible » élevage tant décrié pas les écolos urbains car soi-disant détournant des terres d’une saine agriculture (bio évidemment). alors que la plupart du temps, ces terres seraient peu productives en agriculture classique (et encore moins en bio).

    • et oui…ce qui revient à dire que mieux vaut faire disparaitre les écosystèmes non anthropiques plutôt que de les polluer par des résidus de pesticides aux effets plus hypothétiques que réels..

      Si c’est une opinion qu’on peut avoir, ça n’a rien d’objectif..

  • la baisse tendancielle du prix des marchandises est une prédiction classique démontrée par Marx et effectivement toujours vérifiée. Elle est pour marx liée à la baisse tendancielle du taux de profit et la nécessité de la contrecarrer par des restructurations permanentes qui fonde l’instabilité structurelle du capitalisme. C’est amusant de lire la confirmation du marxisme sur ce site…
    Cela dit, l’important du point de vue des ressources naturelles n’st pas le prix de leur extraction, car ces ressources sont pour certaines effectivement finie et la ruée vers les pétroles non conventionnels n’a fait que repoussé le « oil pic » qui est une certitude physique… par contre, l’innonvation humaine va effectivement trouver comment le remplacer, en tout cas pour les usages énergétiques, et la recherche sur le nucléaire accélère (pas en france malheureusement, et ce ne sont pas les écolos qui l’ont décidé, mais Macron…).
    Il faudrait prendre un panier non pas de matières premières, mais de biens et services de consommation de besoins de base, car il tient compte justement des changements dans les ressources et les techniques utilisées pour répondre à ces besoins…
    Par exemple, effectivement on utilise moins de surface agricole pour produire plus d’aliments qui coutent moins chers… et d’ailleurs, on peut aussi le faire en bio, l’agrochimie n’ayant été qu’une phase du développement agricole, et l’innovation conduisant à réduire fortement les intrants chimiques…

    • dans la demonstration de la baisse tendancielle du prix il y a une entourloupe ..c’est le temps caractéristique..

      si on vous parle de basse tendancielle c’est qu’il n’ya en général pas de baisse…est ce marx vous a donné la clef pour choisir la durée de temps? sans l’affranchir des innovations? des changements d’usage?

      une remarque si marx avait démontré quoi que ce soit dont le résultat permette d’atteindre le bonheur ça se saurait…les communistes sont des idéologues les erreurs sont en général dans les prémisses.
      de façon simpliste, la preuve du succès du communisme c’est que le communisme existe. Vous ne pouvez pas démentir un communiste sans lui demander le but qu’il poursuit ..et bien souvent de l’expliquer.

      Ehrlich a été démenti car il a risqué des dates..

      je n’ ai pas lu marx…parce que j’ai vu ce qu’il a enfanté..je suis certain qu il n’ pas dit que des conneries..mais je sais que tous ceux qui ont prétendu mettre en pratique ses « enseignements » furent des criminels liberticides.
      curiosité à la rigueur..

      12 pelés cons comme des manches sur une ile déserte vont construire un système économique…je doute que l’apport d’un économiste soit ce qu’il ya de plus « utile »..

    • Sauf erreur, dans son analyse conduisant à la preuve que le capitalisme ne peut survivre car condamné à aller de crise en crise en exploitant de plus en plus le prolétariat, il ne prenait en compte que le prix de vente des produits finis, pas des matières premières.

  • Ce qui est à l’œuvre ici, ce sont les mécanismes d’économies d’échelle associés à la spécialisation, l’effet de l’expérience cumulée, et les synergies de partage de ressources. Le carburant est fourni par l »innovation qui provient de la concurrence.
    La compréhension de ces phénomènes systémiques permet d’admettre facilement que le prix traduit en efforts des MEMES produits baisse inéluctablement, mais pour des comparaisons sur 37 ans, cela n’est pas sérieux, nous disposons en règle quasi universelle de produits toujours plus performants.
    Ce qui serait intéressant, c’est de savoir si, au départ, les coûts ont bien tout inétégré : par exemple, EDF nous a distribué de l’électricité avec des postes dotés de pyralène, se dégradant en PCB qui aujourd’hui pollue le Rhône pour plusieurs siècles. Combien coûterait sa dépollution si on trouve un jour une solution ? Ce n’est qu’un exemple…
    Pour contrer les « écolomerdes », il faudrait les combattre sur le terrain qu’ils ont abandonné et qui est le seul crédible, la pollution !

  • Le pétrole est fini, 80% de notre énergie et sans lui rien n’est possible, depuis l’extraction des minerais, la transformation, le transport, la distribution, tout passe par lui, même les nouvelles technologies. Or depuis les années 80 nous consommons plus que nous trouvons, nous sommes même dans les rendements décroissants, toujours plus d’énergie et de métaux pour obtenir la même chose. Ne parlons pas de l’agriculture ou tout se disperse (100 litres de diesel par ha) pour les grains et dans 20 ans nous allons commencer à manquer de phosphate, sans substitution. Moins de production, moins de service. On est dirigé par des économistes qui n’ont jamais intégré l’énergie et les quantités dans leur modèle, donc tout ce qu’ils racontent est faux.
    http://www.aspo.be/lunion-europeenne-risque-de-subir-des-contraintes-fortes-sur-les-approvisionnements-petroliers-dici-a-2030-une-analyse-de-the-shift-project-juin-2020/

    • Ah, Maltus et le Club de Rome dans le même post.
      Cela faisait longtemps.
      Cela fait 200 ans que les prédictions maltusiennes se voient démenties par les faits et 30 ans pour le CdR, mais rien n’y fait. Le catastrophisme fera tjrs plus recette…

      • Quelle pauvreté de raisonnement, dans un monde aux rendements décroissant (EROI ou TER), comme la teneur métallique des mines, du pétrole qui ne remplace qu’un baril sur cinq consommé, pourrez-vous continuer comme avant et combien de temps ? Mettez des chiffres sur vos arguments !

  • En fait, ces gens du « Penthouse de Rome » ne sont jamais allé en Afrique on dirait… S’il faut limiter les naissances, c’est pas en Europe avec son difficile 2.0 de moyenne de naissance, contre quelque chose comme 4 pour l’Afrique ^^

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